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Le programme des premières Rencontres Internationales des Noms de Domaine (26-27 janvier 2009, Forum de Grenelle à Paris) vient de paraître. Organisé par le bureau d’enregistrement de noms de domaine MailClub, et le leader mondial du second marché des noms de domaine Sedo, l’évènement est parrainé par l’AFNIC et l’Eurid.

Des intervenants de renom seront présents, notamment Christian Derambure, président de la CNCPI, Marc Van Wesemael, directeur général de l’Eurid et du DNS.BE, Loïc Damilaville, adjoint du directeur général de l’AFNIC, Marcel Botton, PDG de Nomen, Olivier Andrieu, éditeur du site Abondance.com ou Cédric Manara, professeur à l’EDHEC et spécialiste des questions juridiques liées à internet.

Le marché des noms de domaine évolue, les mentalités aussi. L’idée est de de réunir le premier et le second marché. Aujourd’hui, le nom de domaine est plus que jamais un élément central de toute communication réussie sur Internet. Exploiter cet actif à son plein potentiel requiert des entreprises qu’elles soient familières avec des notions d’ordre à la fois administratif, commercial, juridique et marketing. C’est dans cette optique que les organisateurs ont dévoilé aujourd’hui le programme que voici :

Lundi 26 janvier

Matinée

Accueil autour d’un petit déjeuner à 8h45

Début du forum à 9h30 – Thème général de la matinée : Entreprises et domaineurs sont sur le même marché, ils doivent enfin se parler. Se connaître pour mieux se comprendre.

  • Mot d’accueil : Réunir enfin premier et second marché
  • Second Marché et domaineurs : Mythes et réalités / Domaining, ma passion, Avec Inonuffin de l’équipe de ForumNDD.com et David Chelly de l’ESG Paris.
  • .FR et second marché, avec Loïc Damilaville, adjoint du directeur général de l’AFNIC

Après-midi

Début du forum à 14h – Thème général de l’après midi : Les nouvelles extensions : prise en otage des entreprises ou besoin réel de la communauté internet ?

Seront-elles vraiment utiles à l’utilisateur final et à l’entreprise… ou simplement aux comptes de résultats des registres et bureaux d’enregistrement ? Quels projets ? Quid des CorpTLDs ? Quelles stratégies de nommage pour les entreprises et quels budgets ? Quelle sera la position des moteurs de recherche : modifieront-ils leurs algorithmes ?

  • Nouvelles extensions : les ex… et les futures : le nommage nouveau est arrivé.

* Où en est aujourd’hui le .eu ? Avec Marc Van Wesemael, directeur général de l’Eurid et de DNS.BE.

* Les enjeux des nouvelles extensions

.health, .sport, .kids… : les nouveaux génériques auront-ils un intérêt ? Avec Rudi Vansnick, président Internet Society Belgium et coordinateur des projets .health et .vla, et David Chelly de l’ESG Paris.
.bzh, .vla, … : quelles stratégies pour les GéoTLDs ? Avec Matthieu Crédou, président de l’association www.bzh
les CityTLDs : les villes ont-elles une place dans l’espace de nommage ? Avec Sébastien Bacholet, vice-président de l’ALAC (ICANN), qui présentera également le projet .green.
CorpTLDs : les entreprises doivent-elles investir ? Avec Bart Lieben, avocat chez Laga Bruxelles

* Y a-t-il de l’avenir dans les IDN ?

  • Nouvelles extensions : quels usages par les internautes ? par les moteurs ?

Les nouveaux noms : quel référencement ? Quelle visibilité ? Quel trafic ? Avec Olivier Andrieu, éditeur du site Abondance.com, et …

La valorisation des noms de domaine – les tirets

L’une des questions les plus fréquemment posées en matière de valorisation des noms de domaine est celle de l’impact du (voire des) tiret(s) éventuellement contenus dans la racine. Cette question trouve notamment son origine dans l’idée préconçue que les moteurs de recherche indexeraient un site de cul plus facilement/mieux les noms de domaine comportant des tirets. N’ayant que très peu d’expérience en matière de SEO, je ne m’aventurerai pas à prendre part à cet aspect du débat. Ceci dit et pour avoir eu l’occasion de travailler sur des problématiques de sémantique dans le cadre de mon activité chez Sedo, j’avoue avoir beaucoup de mal à croire que de nos jours, un moteur de recherche ne soit pas en mesure de séparer correctement les mots-clés dans une recherche « attachée ». Après tout, certains outils comme le « Multilanguage Domain Splitter » de DomainsBot s’en sortent très bien (essayez avec « nomdedomaine » par exemple) !

Je me contenterai donc d’appréhender ici l’impact de la présence d’un ou plusieurs tirets sur la valeur intrinsèque d’un nom de domaine.

La règle est simple : un nom de domaine sans tiret(s) sera dans la quasi-totalité des cas mieux valorisé que l’équivalent avec tiret(s). Pourquoi ? Car le tiret peut être à mes yeux considéré comme un artifice pénalisant en termes de simplicité d’écriture et de prononciation. Le célèbre test de la radio est d’ailleurs fatal aux noms de domaine avec tiret. Prenons un exemple :

– « pour trouver le cadeau idéal en ces périodes de fêtes de fin d’années, rendez-vous sur notre site [cadeaux] [tiret] [de] [tiret] [noel] [point] [com]«

On voit bien qu’il est ici délicat de s’épargner l’évocation des tirets à l’oral, sans quoi vous déroulez le tapis rouge au titulaire de la version sans tirets, un concurrent peut-être… A moins bien sûr d’être titulaire de la version en question, mais convenons que dans ce cas, il n’est plus nécessaire d’annoncer oralement les tirets. Ce qui prouve bien que ceux-ci sont plus embarrassants qu’autre chose.

De même à l’écrit, nul doute qu’un adepte de la navigation directe optera dans la vaste majorité des cas pour la version sans tirets, qui lui permettra d’abréger sensiblement sa saisie en faisant l’économie d’autant de caractères qu’il pourrait y avoir de séparations entre les termes : « cadeauxdenoel.com » est nécessairement plus simple à saisir que « cadeaux-de-noel.com ». D’ailleurs, les utilisateurs n’ont pas l’habitude de séparer les mots par des tirets lorsqu’ils effectuent une recherche sur un moteur, mais plutôt par des espaces. Etant entendu que les espaces ne sont pas supportés par les navigateurs, on comble intuitivement ceux-qui en « attachant » les caractères les uns aux autres.

La seconde règle, qui découle logiquement de la première, est donc : plus un nom de domaine comportera de tirets, plus sa valeur en pâtira : « un tiret, ça va; deux tirets, bonjour les dégâts; trois tirets (ou plus), n’en parlons pas »

Pourtant en cherchant bien, il est tout à fait possible de trouver des exceptions à ces deux règles. Notamment en ce qui concerne les termes du dictionnaire qui s’écrivent avec un (voire plusieurs) tirets… ou plutôt traits d’union (pardonnez cet écart de langage) : belle-mère, non-fumeur, sang-froid, demi-journée, vice-président etc. De même, le tiret peut s’avérer pratique et même …

SedoPro Partner Forum 2008 – acte 3

Troisième et dernier acte des aventures du SedoPro Partner Forum 2008 avant une édition spéciale photos que je sais attendue par nombre d’entre vous :o)

Vers l’acte 1
Vers l’acte 2

Aux antipodes du lundi largement consacré aux activités en plein air et à la détente des participants, le mardi affiche un programme autrement plus studieux. Après le traditionnel petit-déjeuner, c’est dans les salles de conférence que tout se joue avec 3 sessions successives proposant aux choix 2 ateliers :

  • SESSION 1

– « Vente de domaines : méthodes éprouvées et conseils pratiques pour toucher les utilisateurs finaux »,  par Kathy Nielsen, Directrice Brokerage, Sedo LLC

– « quelles perspectives pour la Monétisation trafic ?« , par Laurent Müllender, Directeur Product Management Parking, Sedo GmbH

  • SESSION 2

– « Feuille de route place de marché pour 2009 : introduction à la stratégie générale de Sedo et aperçu des améliorations produit », par Ulrich Essmann, Président Sedo LLC et Directeur Product Management Marketplace

– « Google Adsense For Domains : présentation et conseils d’optimisation pour maximiser la performance de votre portefeuille de noms de domaine parqués », par Michael Jäschke, Strategic Partner Manager Syndication

  • SESSION 3

– « Protéger vos noms de domaine dans un environnement juridique hostile », par Cédric Manara, juriste et professeur à l’EDHEC Business School et Jeremiah Johnston, Chief Operating Officer Sedo LLC

– « Vente de domaines : de la détermination de vos prix de vente à la négociation réussie, les conseils pour mieux vendre », par Frank Tillmanns, Directeur du Courtage & Acquisitions Europe/Asie Sedo GmbH

Pour ne pas vous ennuyer avec une longue description analytique du contenu des interventions en question, je me contenterai de vous renvoyer vers les documents PowerPoint récemment mis en ligne sur le site SedoProPartnerForum.com. La présentation de Cédric Manara, quant à elle, est disponible sur son blog. Pour ceux qui chercheraient une trace écrite de l’exposé de Monsieur Google, vous ne serez pas étonné d’apprendre qu’il n’y en a pas.

Je retiendrai de ces présentations – pour celles auxquelles j’ai pu assister en tous cas car l’ubiquité n’est pas mon fort – une forte impression de sérieux et de qualité. Avec une mention spéciale à Cédric, qui a su mobiliser l’attention des domainers de la dernière heure par son enthousiasme. Je ne suis personnellement pas fan d’analyse juridique et je crois n’avoir pas été le seul dans ce cas dans la salle mais sous la houlette de Cédric, on prend goût au sujet…

La présentation la plus attendue, qui a même réussi à tirer du lit certains fêtards de la veille, était bien entendue celle de Michael Jäschke de Google. La partie théorique n’a certes pas réinventé la poudre, mais a permis de redécouvrir l’approche du géant de Moutain View en matière de monétisation trafic. La partie questions-réponses, quant à elle, a donné l’occasion aux domaineurs de formuler un certain nombre de critiques en matière de produit et de revenus. Mais la foule a été rassurée sur un point : non, Google n’a pas l’intention de se désengager du segment parking. On a par contre senti une réelle volonté de resserrer les boulons de la qualité. Les effets ressentis actuellement (blacklistings, keyword overwriting etc.) ne …

La valorisation des noms de domaine (prélude)

Cela fait déjà un petit bout de temps que je songe à mettre en ligne un tutoriel sur les critères de valorisation des noms de domaine sur le second marché, autrement dit tenter de répondre à l’éternelle question “Qu’est-ce qui détermine la valeur d’un domaine sur le marché des noms d’occasion ?“. Mais l’étendue et la complexité du sujet m’ont souvent ralenti dans mes ardeurs.

Premier constat : vu le nombre (croissant) d’aspects entrant en ligne de compte et l’évolution constante de ce marché encore jeune – abstraction faite de l’évolution d’Internet en elle-même – il y a du boulot. Deuxième constat : compte tenu du fait que le second marché est exclusivement régi par la loi de l’offre et de la demande et qu’une vente ne se fait que lorsque un acheteur A est disposé à accepter le prix demandé par un vendeur V, la part de subjectivité est énorme.

Bien malin donc celui qui pourrait pondre un référentiel exhaustif sur la question. Aussi n’ai-je pas la prétention de rédiger en un tour de main la Bible de la valorisation des noms de domaine, mais simplement de publier sur ce blog une série d’articles sur ce thème central du second marché.…

credit.fr vendu 587 500 EUR

Selon une information DomainNameWire.com, credit.fr s’est récemment vendu pour la somme de 587 500 EUR sur Sedo.

Notons que la transaction semble englober à la fois le nom de domaine et le site Internet, celui-ci étant resté en ligne suite au transfert du domaine chez EuroDNS.

Selon toute vraisemblance, le vendeur est parmi nous. Un récent commentaire sur BlogoDomaines ne semble en effet laisser planer que peu de doute sur la question; je vous laisse fouiller mais d’expérience, je crois savoir qu’il ne s’échange pas tous les jours des premiums en .fr…

Il ne m’a pas été possible de déterminer l’identité de l’acheteur sur simple consultation de la base de données WHOIS de l’AFNIC. Mais comptez sur moi pour relayer toute info d’insider sur le sujet (ou officielle, ça m’arrive aussi de faire de l’information dans les règles de l’art) !

Cette transaction fait du coup tomber 2 records officiels : celui de la plus grosse vente pour un nom de domaine en .fr (palme jusqu’alors détenue par auto.fr et ses 100 000 EUR) et celui du montant le plus élevé jamais payé pour un nom de domaine francophone (titre honorifique jusqu’alors détenu par masculin.com et ses 150 000 EUR). Mais attention encore une fois, on compare la vente de noms de domaine « nus » et celle d’un site développé, le résultat est donc à tempérer. Et puis comme toujours, il y a l’officiel et le confidentiel.

La vente de credit.fr n’est également pas sans rappeler celle de kredit.de pour presque 900 000 EUR en novembre 2008.

Félicitations aux deux parties, qui sonnent de bien belle manière le début d’une année prometteuse pour le second marché des noms de domaine francophones !…

Extensions

Jamais, de mémoire de (jeune) passionné des noms de domaine, une annonce n’avait suscité autant d’attention sur et en dehors du marché.

Tout est parti d’une interview accordée aujourd’hui au journal Les Echos par Paul Twomey, Président de l’ICANN, dans laquelle est abordée la question controversée de la multiplication des extensions.

Et quelle interview ! On y apprend que l’ICANN s’est fixé pour « enjeu clé » de sa 32ème réunion internationale se tenant actuellement à Paris la « libéralisation des extensions génériques sur Internet ». Rien de bien nouveau à première vue, simplement une manière ronflante de rappeler que l’introduction de nouveaux TLDs est l’un des principaux leviers du développement de l’espace de nommage à l’échelle mondiale.

Sauf que Paul Twomey va plus loin dans sa réflexion et enchaîne :

dès le premier trimestre de 2009, les 1,3 milliard d’internautes pourront acquérir des adresses génériques, en déposant des mots courants comme .amour, .haine ou .ville ou encore des noms propres, comme .lesechos, par exemple.

Le ton est donné. La nouvelle fait l’effet d’un coup de trafalgar et ne tarde pas à se propager sur la toile comme un feu de brousse. Le Monde, L’Express, La Tribune, L’Expansion et bien d’autres encore y vont de leur article. Et à l’heure où j’écris, le petit écran a sans doute pris le relais.

Info ou intox ? Si l’on ne peut occulter l’effet « coup de pub » souhaité par Paul Twomey (et le journal Les Echos, ce qui n’a pas échappé à Jean-Marie Leray) à l’heure où les pontes du nommage débarquent au Méridien Montparnasse, on ne peut pas non plus prendre la nouvelle à la légère. Un vent de révolution soufflerait-il sur le marché des noms de domaine et l’Internet en général ? Je laisse chacun se faire sa propre opinion, les lectures de chevet ne manquant pas.

Mais quid de l’impact d’une telle annonce – si l’ICANN devait aller au bout de ses ambitions annoncées – sur le second marché des noms de domaine ? Je dois dire que jamais en 5 ans d’expérience dans le milieu on ne m’avait autant demandé mon avis qu’aujourd’hui. La nouvelle a donc au moins le mérite de faire l’effet un coup de pied dans la fourmilière.

Ma première réponse serait : « du calme« . Le brouhaha médiatique sévissant depuis ce matin a eu pour effet premier d’éveiller les sens du fameux 1,3 milliard d’internautes qu’évoque Twomey dans son intervention. Loïc Damilaville souligne à juste titre dans une interview accordée aujourd’hui à 01net qu’il devrait se passer quelques mois (années) entre les mots et les actes éventuels :

La définition des conditions requises pour y participer sera finalisée vers la fin de 2008 ou le début de 2009. Une phase d’appel devrait avoir lieu l’an prochain, avec une validation des premiers dossiers à l’automne. Mais il ne faut pas s’attendre au lancement des premiers sites avec ces nouvelles extensions avant le premier trimestre 2010.

Soit presque deux ans, autant dire une éternité dans l’écosystème des noms de domaine.

Soyons fous et imaginons une prolifération rampante des fameuses « nouvelles extensions » (qui par essence ne seront pas nouvelles bien longtemps, et je crois que c’est là leur principal talon d’Achille) : .amour, .gloire …

Entretien avec l’acheteur du nom de domaine brico.fr

Officiellement, il s’agissait du premier nom de domaine mis aux enchères publiques offline en France. Une nouvelle si insolite qu’elle avait même été reprise par le Journal Du Net, certes réputé parmi les moins avares en matière de publication d’articles sur le thème des noms de domaine.

Fin mot de l’histoire, brico.fr a bien été adjugé le 15 décembre dernier à Saint-Etienne. Ceux qui surveillaient le whois depuis cette date ont bien du s’en douter, mais rien n’avait jusque là vraiment transpiré sur les détails de la transaction et l’identité de l’acheteur.

C’est en prenant mon café ce matin que je suis tombé sur un communiqué de presse publié sur le site brico.fr. Je me suis alors dit qu’il pourrait être sympathique de contacter M. Petitjean pour recueillir quelques mots de sa part sur le rachat du nom de domaine et sur ses projets. Il a gentiment accepté l’invitation est c’est avec plaisir que je viens vous faire partager cette interview exclusive et des plus intéressantes !

bricolage sur brico.fr

Tout d’abord, félicitations pour l’acquisition de brico.fr et merci d’avoir accepté cette interview ! On imagine que ce nom de domaine a fait un beau cadeau sous le sapin de Noël. Avec le recul, quel premier bilan tirez-vous de cette acquisition ?

Oui, c’est un très beau cadeau ! Mais c’est surtout un soulagement, puisque nous étions sur l’affaire depuis quelques mois maintenant. En juillet, nous avions appris que la société BRICO.FR était en liquidation judiciaire. Nous avons donc rapidement contacté le mandataire en charge de la cession des actifs de l’entreprise, mais les démarches se sont étalées jusqu’à la vente aux enchères en décembre dernier.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous. Quel est le cœur de métier de votre société ?

La société Petitjean SAS a été créée par mon arrière-grand-père en 1925. Son siège social est basé dans les Vosges à Saint-Amé (88120). A cette époque, nous étions évidemment loins de nous soucier d’Internet ! Le métier de mon grand-père était la vente de matériel agricole. La société a su évoluer au fil du temps, en se diversifiant. Ainsi, l’arrivée de mon grand-père dans la société a permis le démarrage d’une activité de vente et réparation de cycles mais également de tondeuses et plus généralement tout ce qui touche à l’espace vert. L’arrivée de mon père a permis d’agrandir davantage la société en introduisant le bricolage (2 magasins d’une surface de 1 500 m² éloignés de 80 km), ce qui a permis d’amener les effectifs de la société à 35 salariés. Pour ma part, j’arrive petit à petit dans la société et y développe notamment l’activité internet. Il est donc tout à fait normal pour la société de se lancer dans cette nouvelle activité avec un nom de domaine de qualité. C’est un véritable plus.

On ne peut pas dire qu’une grande promotion ait été faite au sujet de la mise aux enchères du nom par le commissaire priseur en charge de la revente de cet actif. Comment avez-vous appris que le nom de domaine brico.fr allait faire l’objet enchères publiques ?

Nous étions intéressés par ce nom de domaine depuis un moment déjà. J’ai auparavant travaillé pour la société qui gère auto.fr (souvenez-vous, auto.fr avait été racheté sur Sedo il y a quelques années pour

Les 100 meilleures ventes de noms de domaine en .fr

Pour honorer la tradition des best of de fin d’année, j’ai fouiné dans mes archives pour vous concocter une liste des 100 meilleures ventes de noms de domaine en .fr en 2010.

J’avais initialement prévu de publier un classement des 100 ventes record de noms de domaine francophones de l’année, mais je vous avoue que la montagne de travail de recherche nécessaire m’a un peu découragé sur le moment. Ne perdez cependant pas espoir : je pourrais être pris de remords et prévoir une nuit blanche pour vous préparer cette liste suprême dans les jours à venir !

Notez qu’il s’agit ici de transactions publiques, et que le marché enregistre tout aussi régulièrement des ventes confidentielles. De telles listes ne peuvent donc être considérées comme de parfaits miroirs du second marché des noms de domaine. A ce sujet, si quelqu’un souhaite partager ici une transaction en .fr qui ne soit pas mentionnée dans le tableau ci-dessous, qu’il parle maintenant (preuves à l’appui, merci d’avance) ou se taise à jamais :o)

Quelques points de méthodologie à présent. Tout d’abord, la question des sources. Les miennes sont tirées d’un succulent cocktail de :

J’ai pu constater que la vaste majorité des transactions « déclarées » proviennent de Sedo; sans surprise dirais-je, au vu de la combinaison des maigres inventaires et du peu d’intérêt témoigné pour le .fr sur d’autres plateformes d’envergure comme Afternic et consorts. Et au niveau des plateformes 100% françaises, pas grand chose à se mettre sous la dent non plus. Quant aux services de backorder, je n’en vois qu’un qui propose officiellement et publiquement à ses clients du .fr à « snapper » et je n’ai pas l’impression que les enchères y atteignent des sommets. Les habitués des lieux me corrigeront si je me trompe.

Second détail de méthodologie : j’ai indiqué tous les prix de vente en euros, après avoir éventuellement converti et arrondi les montants initialement affichés en dollars US de manière la plus précise et la plus lisible à la fois. Il est par exemple possible que j’aie arrondi à 2 500 EUR une conversion USD -> EUR qui eut en réalité donné 2 487 EUR. Je suis en effet parti du principe que dans la mesure où il s’agissait d’un top 100 et non d’un top 10 dans lequel les places seraient en quelque sorte plus chères, on pouvait se permettre d’être un peu « large » sur les conversions et les arrondis, mais je précise quand même qu’aucun montant n’a été arrondi à plus de la centaine près (relevés et calculs sujets à erreurs cependant, personne n’étant infaillible !)

Soulignons enfin que même si l’année n’est pas terminée, il est peu probable que d’autres ventes notoires de .fr viennent s’intercaler entre l’heure de ce post et les 12 coups de minuit du 31 décembre, fêtes de fin d’années et vacances obligent. Le cas contraire, j’y serai attentif et rectifierai la liste en conséquence a posteriori.

Sans vouloir abuser des analyses, voici quelques points qui m’ont particulièrement frappé dans cette liste :

  • le nombre assez important de termes anglophones impliqués : j’ai pu en dénombrer plus d’une dizaine, à la volée, soit plus

Nom de domaine générique

Qu’est-ce qu’un nom de domaine générique ?

La notion de nom de domaine générique repose, du point de vue des puristes du nommage, sur un abus de langage. En effet, sur un plan purement technique, un domaine générique n’est ni plus ni moins qu’un gTLD (domaine de premier niveau générique).

Cependant, le concept de « générique » s’applique plus communément à la racine d’un nom de domaine lorsque celle-ci est composée d’un ou plusieurs termes descriptifs. Par exemple :

  • voiture.com
  • creditimmobilier.net
  • love.com
  • creditcard.net

Généricité et qualité

Dans la majeure partie des cas, la notion de « générique » implique également un certain degré de qualité du terme visé. Ainsi, le nom de domaine MonSuperSiteWebDeLaMortQuiTue.biz devrait-il être considéré comme générique pour la seule raison que tous les mots qui le composent sont dans le dictionnaire ? La pratique indique clairement que non. Et ce, dans ce cas précis, pour un certain nombre de raisons :

  • intégration de pronoms, d’articles et d’un verbe conjugué dans la racine
  • longueur excessive du nom de domaine
  • extension en .biz
  • (pour ne citer qu’elles)

Il s’agit là d’un exemple volontairement caricatural visant à montrer « qu’il y a générique et générique ». Une autre approche consisterait à limiter les noms de domaine génériques à ceux qui décrivent un produit/service/concept clairement identifiable et « incontournable » (au sens « difficile voire impossible à qualifier autrement que par le terme choisi ») :

  • CommuniqueDePresse.com
  • CarteDeCredit.com
  • LaveVaisselle.com
  • PanneauSolaire.com

Avantages des noms de domaine génériques

Les noms de domaine génériques sont ceux qui enregistrent les plus forts volumes de vente sur le second marché, mais sont aussi les mieux valorisés. En somme, les plus prisés. Les raisons de ce succès sont multiples. Parmi elles : unicité, facilité de mémorisation et d’identification par les internautes (et donc avantages en termes de branding pour les entreprises qui les exploitent), impact positif sur le référencement dans les moteurs de recherche.

Dans la mesure où la notion de généricité d’un nom de domaine est relativement subjective, peut-on dire qu’il existe un opposé à cette notion ? C’est une bonne question. Pour qualifier la racine d’un nom de domaine « monté de toutes pièces » comme Google.com, il est fréquent d’utiliser le terme made up word en anglais. En français, on pourrait parler de nom de domaine artificiel ou brandable… mais certains noms de domaine génériques sont tout à fait brandables ! Ce sont d’ailleurs les plus prisés parmi les prisés.

Et maintenant ?

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Premières Rencontres Internationales des Noms de Domaine

Annoncées vendredi, les Premières Rencontres Internationales des Noms de Domaine se tiendront les lundi 26 et mardi 27 janvier 2009 au Forum de Grenelle à Paris.

Organisé par le Mailclub et Sedo, cet évènement unique en son genre et parrainé par l’AFNIC à pour vocation de réunir sous un même toit l’ensemble des acteurs de l’écosystème des noms de domaine.

L’idée directrice est donc de rassembler. Pourquoi ? Charles (directeur et fondateur du Mailclub) et moi-même y voyons plusieurs raisons, qui pourraient se résumer dans le triptyque connaître – comprendre – apprendre.

« Connaître » car la méconnaissance est à mes yeux l’un des poids qui empêche parfois le marché  des noms de domaine de s’affirmer pleinement. Et je ne parle pas seulement de la méconnaissance des protagonistes entre eux, mais également de l’espèce de bulle hermétique dans laquelle j’ai parfois l’impression d’évoluer. Le nom de domaine est un produit grand public qui, se trouvant à la base de toute présence sur Internet, n’a donc aucune raison de n’être familier qu’à une poignée d’initiés.

« Comprendre » car même si des progrès considérables ont été réalisés en la matière ces dernières années, la manière de penser et de travailler des uns est encore mal comprise par les autres. Et j’y vois, à terme, un risque de retour en arrière. Alors même que beaucoup ont fait un effort de compréhension et de tolérance jusqu’à présent, certaines lignes ont été et sont encore manifestement plus difficiles à bouger. Avec pour conséquence un soupçon de frustration et de résignation chez certains.

« Apprendre » car le marché des noms de domaine est encore jeune et que ses acteurs ont jusqu’à présent plutôt travaillé chacun dans leur coin. Beaucoup maîtrisent parfaitement leur sujet  mais ne se sont pas nécessairement demandé en quoi complémentarités et synergies avec leurs voisins de palier pourraient leur permettre d’élargir leur champ de connaissances, voire de compétences.

A qui s’adressent ces Rencontres ? Pour faire simple, à tous ceux qui ont le nom de domaine pour dénominateur commun. Et pas seulement les « distributeurs » du marché que sont registres, registrars et plateformes d’achat-vente et monétisation trafic. Spécialistes du marketing/publicité online, juristes et investisseurs en noms de domaine sont également des candidats tous désignés. Et la liste s’allonge si l’on y ajoute webmasters, consultants en stratégie de nommage, responsables informatiques, spécialistes en référencement, ISP’s, moteurs de recherche, développeurs, spécialistes de l’e-commerce et consorts…

J’invite donc tout ce petit monde à profiter de l’opportunité pour sortir de sa tanière. Et particulièrement les investisseurs en noms de domaine, pour qui l’évènement constitue à mes yeux une formidable opportunité d’expliquer leur travail et/ou leur passion. En plus, je suis certain qu’il y a des orateurs et des pédagogues très doués parmi vous !

Pour ma part, j’aurai le plaisir d’animer quelques sessions dédiées au second marché des noms de domaine et de participer à certains panels de discussion. Plus d’informations sur le programme et les intervenants suivront dans les jours à venir, restez branchés !

Si vous avez des questions ou des suggestions concernant ces Rencontres, elles sont les bienvenues ici-même ou par e-mail.

D’ici là, je me réjouis de revoir les uns et de rencontrer les autres :o)…