jan 07

Qui a la plus grosse ?

Catégorie : Foire aux articles,Second marchéAdmin @

102Sur le second marché, la coutume veut souvent que les plus GROS domaineurs soient consacrés par la taille de leur portefeuille de noms de domaine. On lit encore fréquemment que le marché de la revente de noms de domaine est une affaire de volume et que quiconque veut y réussir doit donc l’appréhender comme tel. On s’émerveille devant les dizaines, voire les centaines de milliers de noms de domaine amassés par des structures spécialisées dans la revente de noms de domaine. Jusqu’à en oublier même qu’elles doivent à peine gagner de quoi couvrir leurs frais de fonctionnement.

Ce que j’en dis, c’est qu’il serait à la limite plus pertinent de déterminer qui sont les plus GROS domaineurs en les faisant simplement monter sur la balance – sans leur portefeuille de domaines, cela va de soi.

Les plus GROS domaineurs ne sont certainement pas ceux qui ont le plus de domaines. Ce ne sont certainement pas non plus ceux qui ont fait à un instant T la plus grosse vente ou le plus gros achat; peut-être avaient-il simplement entre les mains le fameux billet de loterie que même Roger ou Lucette auraient pu avoir. Ce ne sont sans doute pas non plus ceux qui génèrent le plus de revenus. Les plus GROS domaineurs ne sont pas ceux qui ont le plus de moyens à leur disposition.

Non, les plus GROS domaineurs sont de la plus petite des espèces : celle qui a compris, comprend et continuera à comprendre ce qui fait la VALEUR d’un nom de domaine.

La taille du portefeuille n’est pas l’amie de l’investisseur en noms de domaine. Elle est même souvent son ennemie. Sur un marché de la revente encore relativement peu liquide, les mégalomanes d’aujourd’hui sont les liquidateurs de demain. A l’heure des Grands Comptes, mieux vaudra avoir collecté 100 noms de domaine dans toute votre vie et avoir réussi à en vendre 50 à prix de marché qu’avoir du en accumuler 5000 pour être parvenu à vendre le même nombre, à prix cassé qui plus est. La quantité des stocks n’assure pas la quantité des ventes, elle plombe au contraire très souvent la rentabilité et les taux de conversion. Pire, elle grise le commun des domaineurs, à qui elle donne l’illusion de construire quelque chose d’évolutif (scalable). Certains sages disent (et se reconnaîtront) que la quantité est à l’investisseur en noms de domaine ce que l’ivresse des profondeurs est au plongeur.

Sauf exception, vous ne multipliez pas vos chances en multipliant les noms dans votre portefeuille. Vous multipliez vos chances en affûtant vos critères de sélection, ce qui vous conduira d’ailleurs souvent naturellement à réduire votre inventaire ou tout du moins à en réduire le taux de croissance.

Combien de mauvais domaines faut-il avoir eu la lucidité de laisser expirer, de revendre à prix coûtant ou de tout simplement ne pas enregistrer/racheter pour être un BON domaineur ? Beaucoup trop. Sachez vous contenter de cette quantité-là !

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Creative Commons License crédit photo : me and the sysop

4 commentaires :

  1. Tomsa

    Excellent article, j’adhère à 100% !

    Merci :)

  2. dymon

    Moi aussi.

    Toujours aussi bon avec une plume :)

  3. amelie

    Est-ce que les plus grosses entreprises sont celles qui
    ont la capacité à bien comprendre le marché, même si elles sont proches de faire faillite? Je ne crois pas. Les plus gros domaineurs sont ceux qui utilisent
    leur capacité à bien appréhender le marché des ndd mais pour
    en tirer des revenus conséquents, en tout cas avec
    le ROI le plus élevé. Sinon, on reste sur un secteur
    de collectionneurs passionés mais sans ambitions
    professionelles.

  4. DocteurHauss.com

    Sur le marché français et en terme de valeur, je constate que les pépites sont souvent chez des agences web du début de l’Internet qui ont eu l’intelligence de ne pas vendre leurs noms de domaine trop tôt !

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