juin 30 2008

La valorisation des noms de domaine - “brandabilité”

Catégorie : ValorisationRémy @

BrandsAprès plus de deux mois de disette, c’est le grand retour de la série d’articles sur la valorisation des noms de domaine ! Au menu aujourd’hui, l’un des critères qui passionne le plus les foules, ne serait-ce parce qu’on a déjà beaucoup de mal à lui trouver une terminologie digne de ce nom en français : j’ai nommé la fameuse “brand value” à l’anglaise. Certains en ont même fait un néologisme dans la langue de shakespeare et parlent de “brandability“. Je ne me suis donc pas gêné pour franciser le terme et même l’intégrer au titre de mon billet !

Ceux qui fréquentent les forums ou les blogs spécialisés ont certainement déjà entendu parler de noms de domaine “brandable(s)” en sachant plus ou moins bien de quoi il en retournait. Je vous propose donc en guise d’amuse-gueule de tenter de définir la chose.

En version brainstorming, ça donne : mémorisable, facile à prononcer, utilisable pour un nom de marque (déposable), facile à épeler, sexy, catchy, accrocheur, commercialisable, pertinent, à fort potentiel commercial, marketable, (très) populaire, remarquable (au sens propre)…

Rien que ça. S’il ne fallait choisir qu’un terme en français et puisqu’il faut bien se mouiller un peu, je retiendrais “accrocheur”. Mais dans les faits, “brandable” (prononcer au choix à la française *bran-da-bleu* ou à l’anglaise *bwane-deye-beul*) est un terme débarqué tout droit du jargon des domaineurs francophones et qui ne devrait pas percer avant des années. Il continuera d’être employé à tort et à travers par la communauté et les professionnels anglophones, mais avant qu’on le reprenne de l’anglais, il devrait se passer un peu de temps. En tous cas, il faudra que la notion de “domain marketing” fasse ses premiers pas en France avant d’imposer la batterie d’anglicismes qui va avec.

Donc brandable = brandable (jarg. dom. fr.), accrocheur. Cf dictionnaire anglais pour les puristes.

Ayant suffisamment épilogué sur des questions de langue, rentrons dans le vif du sujet. A quoi reconnaît-on un nom de domaine “brandable” et comment apprécier sa valeur ?

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juin 28 2008

Meeting ICANN Paris : les photos

Catégorie : GénéralRémy @

Pour ceux qui n’ont pas eu le loisir d’aller faire un tour à la réunion ICANN, j’ai pris quelques photos.

Laissez-vous guider des couloirs du Méridien Montparnasse à la soirée de gala à l’Hôtel de Ville !


juin 28 2008

Enchères Premium Sedo / Juin 2008 : les résultats

Catégorie : EnchèresRémy @

De retour de l’ICANN Meeting (article + photos à suivre)… back to business !

Voici une brève analyse statistique des résultats des enchères Premium Sedo/GreatDomains qui se sont tenues du 19 au 26 juin 2008 :

  • taux de réussite : 35%
  • volume des ventes : 201.159 EUR
  • répartition gTLD / ccTLD parmi les ventes : 91% / 9% (tous des .es)
  • part du .com : 55% des ventes / 59% des ventes de gTLDs
  • part des LLLs (domaines en 3 lettres) : 29% des ventes
  • 16% des domaines n’ont pas reçu d’offre

Pour les détails, tournez la page !

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juin 23 2008

Ex.tensions…

Catégorie : Général, Premier MarchéRémy @

Big BangJamais, de mémoire de (jeune) spécialiste en noms de domaine, une annonce n’avait suscité autant d’attention sur et en dehors du marché.

Tout est parti d’une interview accordée aujourd’hui au journal Les Echos par Paul Twomey, Président de l’ICANN, dans laquelle est abordée la question controversée de la multiplication des extensions.

Et quelle interview ! On y apprend que l’ICANN s’est fixé pour “enjeu clé” de sa 32ème réunion internationale se tenant actuellement à Paris la “libéralisation des extensions génériques sur Internet“. Rien de bien nouveau à première vue, simplement une manière ronflante de rappeler que l’introduction de nouveaux TLDs est l’un des principaux leviers du développement de l’espace de nommage à l’échelle mondiale.

Sauf que Paul Twomey va plus loin dans sa réflexion et enchaîne : “dès le premier trimestre de 2009, les 1,3 milliard d’internautes pourront acquérir des adresses génériques, en déposant des mots courants comme .amour, .haine ou .ville ou encore des noms propres, comme .lesechos, par exemple.

Le ton est donné. La nouvelle fait l’effet d’un coup de trafalgar et ne tarde pas à se propager sur la toile comme un feu de brousse. Le Monde, L’Express, La Tribune, L’Expansion et bien d’autres encore y vont de leur article. Et à l’heure où j’écris, le petit écran a sans doute pris le relais.

Info ou intox ? Si l’on ne peut occulter l’effet “coup de pub” souhaité par Paul Twomey (et le journal Les Echos, ce qui n’a pas échappé à Jean-Marie Leray) à l’heure où les pontes du nommage débarquent au Méridien Montparnasse, on ne peut pas non plus prendre la nouvelle à la légère. Un vent de révolution soufflerait-il sur le marché des noms de domaine et l’Internet en général ? Je laisse chacun se faire sa propre opinion, les lectures de chevet ne manquant pas.

Mais quid de l’impact d’une telle annonce - si l’ICANN devait aller au bout de ses ambitions annoncées - sur le second marché ? Je dois dire que jamais en 5 ans d’expérience dans le milieu on ne m’avait autant demandé mon avis qu’aujourd’hui. La nouvelle a donc au moins le mérite de faire l’effet un coup de pied dans la fourmilière.

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juin 21 2008

Enchères Moniker DomainerMeeting : les résultats

Catégorie : EnchèresRémy @

Marteau EnchèresMoniker vient de publier les résultats des enchères “Premium Live” qui se sont tenues le vendredi 20 juin dans le cadre du DomainerMeeting de Paris.

Je vous en propose aujourd’hui un rapide tour d’horizon, avec pour commencer les résultats “bruts”, suivis de quelques statistiques.

Domain Name Sold Price
Aftermarket.com $125,000
Rainbows.com $45,000
Domain.pl $45,000
PhoneAccessories.com $25,000
Loans.dk $15,000
MotorBikes.net $10,000
OUX.com $9,500
Bavarian.com $9,000
Next.org $9,000
ComputerNotebooks.com $7,500
AuPair.fr $6,250
Hoe.net $6,000
Indemnity.com $5,500
Propriedade.com $5,000
PetSupplies.info $5,000
Appeler.fr $3,500
AssurancesVoiture.fr $3,500
CareerAdvisors.com $3,500
BabyMedications.com $2,000
DVDs.us $1,800
DomainerMeetings.com $1,750
ParisCams.com $1,500
Meeting.eu $1,500
Domain.sc $1,500
FreeVideos.jp $1,500
AutomobilePolicy.com $1,250
Keep.info $1,150
Business.vg $1,050
Disease.es $1,000
LouGehrigsDisease.org $1,000
Vacations.org.uk $600
LawFirm.es $600
Foreclosing.co.uk $600
Nightclub.eu $600
MakeOut.asia $500
CosmeticSurgeons.de $500
LatinWomen.info $500
Muslim.info $400
ProfessionalAthletes.co.uk $300
FreeMusicDownloads.info $300
WrinkleFreeClothes.com $200
HollywoodReporter.net $125
ParisGuideBooks.com $100
Crepesuzette.com $100
21C.asia $100
Torche.info $100
Projecteur.info $100
AB.fm $100
Attorney.mn $100
Blackjack.gd $100
Convention.la $100

Quelques statistiques, en vrac :

  • Sur un inventaire de 229 domaines, 51 se sont vendus. Soit un taux de réussite de 22%. Dans le métier, il est de coutume de dire qu’une série d’enchères où 50% des domaines se sont écoulés est un succès. On peut donc parler d’un demi-succès en termes d’écoulement des stocks.
  • Le volume total des ventes est de 361.375 USD, soit 231.244 EUR
  • Les gTLDs (.com/.net./.info/.org) représentent 55% des ventes. A lui seul, le .com totalise 31% des ventes et 57% des ventes de gTLDs
  • Les ccTLDs n’ont donc pas démérité, loin s’en faut, avec 45% des transactions. Parmi elles, les .fr et le .uk placent chacun 3 représentants. Les .eu, .es et .asia totalisent 2 ventes chacun. Les extensions exotiques (.sc, .vg, .fm, .mn, .gd, .la) font curieusement bonne figure, représentant au final 10% des transactions totales
  • Le volume global des ventes de ccTLDs est de 85.800 USD, contre 275.575 USD pour les gTLDs. Soit un rapport d’environ 1/4 pour 3/4.
  • Les records : aftermarket.com pour 125.000 USD chez les gTLDs et domain.pl pour 45.000 USD chez les ccTLDs. A elles deux, ces transactions représentent 47% du volume total des ventes.
  • Cocorico ! Le .fr, avec 13.250 USD de volume de ventes, totalise 15% du volume des transactions sur ccTLDs et presque 4% du pactole global. J’imagine que les acheteurs sont des investisseurs étrangers. J’en mettrais même ma main au feu pour aupair.fr. Une seule transaction sur un terme francais en .com vient s’y ajouter : crepesuzette.com pour 100 USD.

Il y aurait bien sûr matière à faire d’autres statistiques, mais je m’arrêterai là pour vous éviter une indigestion. En revanche, je rappelerai que Moniker fait durer le plaisir en organisant du 20 au 26 juin des “Extended Online Auction” sur des centaines de domaines supplémentaires.

A ma connaissance, il s’agissait des premières enchères publiques sur noms de domaine en France, félicitations aux organisateurs pour cette belle initiative !


juin 20 2008

De la multiplication des TLDs

Catégorie : Premier MarchéRémy @

S’il est un sujet en vogue à quelques jours de la 32ème réunion de l’ICANN dont le coup d’envoi sera donné dimanche à Paris, c’est bien celui de la multiplication (prolifération ?) des extensions. Et plus précisément des motivations sur lesquelles ses “supporters” se basent.

. paris, .bzh, .cat, .sport… les nouveaux projets plus ou moins farfelus affluent à un rythme assez affolant.

Si l’on peut aisément concevoir que la mise en service de nouvelles extensions constitue à terme l’une des pierres angulaires de l’essor du nommage sur Internet dont l’un des plus gros problèmes actuel est l’embouteillage, on peut également se demander quel est le sens profond de la manoeuvre. Les véléités commerciales ne prendraient-elle pas sournoisement le dessus sur l’essentiel, à savoir l’intérêt pour l’utilisateur final de la chaîne de valeur : l’internaute.

C’est la question que s’est posée Charles Tiné, Gérant du registrar français Mailclub, nous livrant une analyse pertinente et pleine d’humour reprise dans les colonnes du Journal du Net et dont je recommande la lecture aux défendeurs comme aux détracteurs des nouvelles extensions.

Quant à moi, je devrais avoir l’occasion de m’exprimer publiquement sur la question d’ici peu, mais je n’en dis pas plus pour l’instant…


juin 19 2008

L’Internet Commerce Association (ICA) s’implante en Europe

Catégorie : GénéralRémy @

Dans un communiqué de presse en date de ce jour, Sedo a annoncé l’implantation de l’ICA (Internet Commerce Association) en Europe. La nouvelle a parallèlement été rendue publique dans le cadre de la conférence DomainerMeeting se tenant actuellement à Paris.

Ci-dessous le détail du communiqué de presse en question.

Internet Commerce Association

Sedo soutient l’implantation de L’Internet Commerce Association (ICA) en Europe

PARIS, le 19 juin 2008 – L’Internet Commerce Association (ICA) a annoncé aujourd’hui son implantation en Europe, en coopération avec le registrar EuroDNS. L’Internet Commerce Association Europe (ICA-EU) sera basée au Luxembourg afin de mieux pouvoir représenter ses membres auprès du Parlement européen à Bruxelles, de la Cour Européenne de Justice de Luxembourg ainsi que des différents gouvernements européens. Elle sera notamment représentée par le registrar EuroDNS.

L’ICA est une organisation à but non-lucratif basée à Washington, DC. Sa mission est de promouvoir et défendre les activités des investisseurs en noms de domaine (“domaineurs”) ainsi que des entreprises qui leur fournissent des services.

Sedo est membre fondateur de l’ICA et se réjouit du développement des activités de cette dernière en Europe.

A propos de Sedo

Sedo, acronyme de « Search Engine for Domain Offers », est leader mondial du second marché des noms de domaine. L’entreprise, basée à Cologne (Allemagne) et Boston (USA), offre – avec 11,5 millions de noms de domaine et sites Web proposés à la vente par leurs propriétaires sur sa plateforme dont 3 millions sont en parking – le plus vaste choix mondial en la matière. Ce succès a convaincu plus de 690 000 membres. Sedo est une filiale d’AdLINK (ISIN DE0005490155 / German WKN: 549015), division du groupe allemand United Internet AG (ISIN DE0005089031/ WKN 508903). Sedo propose des versions locales de son site Web en français (Sedo.fr), en anglais (Sedo.co.uk), en allemand (Sedo.de) et en espagnol (Sedo.com). Pour davantage de renseignements, visitez http://www.sedo.com


juin 17 2008

Record mondial : sexe.org vendu plus de 150 000 USD

Catégorie : Second MarchéRémy @

Fait assez rare pour être souligné, c’est un nom de domaine composé d’un terme de la langue française qui fait la Une de l’actualité du second marché aujourd’hui.

Sexe.org s’est en effet vendu pour la modique somme de 151 400 USD (l’équivalent de 97 520 EUR), ce qui en fait la plus grosse transaction de tous les temps sur un .org.

L’annonce a été faite conjointement par le vendeur, l’acheteur et le courtier sur leur sites respectifs, TheDomains.com, Sexe.org et ImmobilierVirtuel.com. Elle a également été reprise aujourd’hui dans le très sérieux LowDown de DN Journal.

Le vendeur, M. Berkens, est un avocat domaineur à ses heures perdues. L’acheteur est la société GN Multimédia SARL (éditrice de Rencontre.net). Le courtier est la société Ebridger SARL.

Il est intéressant de constater qu’il ne s’agit donc pas d’une vente inter-domaineurs, mais bien domaineur/utilisateur final dans la mesure où l’acheteur est un spécialiste établi de la monétisation adulte.

Sexe.org fait tomber de peu le record établi en décembre 2006 par date.org (150 349 USD), également utilisable comme terme francophone mais bien évidemment racheté dans une toute autre optique (”date” signifiant “rendez-vous (amoureux)/rencart” en anglais). Fait remarquable, sexe.org arrive presque au tiers du montant record payé pour un domaine francophone en .com, en l’occurence 150 000 EUR pour masculin.com en juin 2007.

Après porn.fr vendu 30 000 EUR en janvier sur Sedo et et porn.net vendu 400 000 USD en février sur SnapNames, les noms de domaine adultes semblent donc avoir le vent en poupe. Rien de bien étonnant lorsqu’on sait que le sexe est l’un des premiers vecteurs de trafic sur Internet et qu’il ne subit quasiment pas les effets de mode où de conjoncture.


juin 17 2008

Rapport Verisign : croissance soutenue du marché de l’enregistrement de noms de domaine au premier trimestre 2008

Catégorie : Premier MarchéRémy @

Selon un communiqué de presse publié le 16 juin 2008 par Verisign, le registre du .com/.net/.tv, la hausse des enregistrements de noms de domaine au premier trimestre 2008 s’est élevée à 6% par rapport au trimestre précédent. La tendance est stable comparée à la croissance trimestrielle moyenne reportée pour 2007.

Cette croissance des dépôts de noms de domaine s’élève à 26% sur l’année glissante, c’est à dire par rapport au premier trimestre 2007.

Verisign a pu dénombrer 162 millions de noms de domaine enregistrés au 31 mars 2008, gTLDs et ccTLDs confondus. Pour rappel, on comptait environ 70 millions de noms de domaine fin 2004. Ce sont donc presque 100 millions d’unités qui ont été ajoutées en un peu plus de 3 ans.

Les requêtes DNS sont également en forte augmentation, selon Verisign. En effet, ce ne sont pas moins de 50 milliards de requêtes quotidiennes qui ont été comptabilisées au premier trimestre 2008, contre une moyenne de 30 au même trimestre l’an dernier.

Au niveau local, Verisign tient à souligner l’importance croissante de l’Inde dans le paysage Internet. Avec plus de 41 millions d’utilisateurs Internet, le pays constitue la huitième population Internet la plus élevée au monde. Parallèlement, l’Inde n’affiche qu’un taux de pénétration de 4%. Son potentiel de croissance est donc exceptionnel, y compris dans le secteur de l’enregistrement de noms de domaine. Ainsi, Verisign a pu remarquer une hausse des enregistrements en Inde de 46% sur l’année glissante et des 12% par rapport au quatrième trimestre 2007.

Ces conclusions sont tirées du traditionnel rapport trimestriel de Verisign sur l’industrie des noms de domaine (Domain Name Industry Brief). L’ensemble de ces rapports est consultable au lien suivant : http://www.verisign.com/domainbrief.


juin 15 2008

Yahoo + Google = Google

Catégorie : GénéralRémy @

YahoogleLa nouvelle était dans l’air depuis quelques mois déjà; c’est désormais officiel : Yahoo a annoncé vendredi qu’il avait conclu avec Google un accord de sous-traitance d’une partie de son activité publicitaire. En clair, on servira du flux publicitaire Google aux consommateurs Yahoo. En cuisine, le grand chef Google se régale déjà. En caisse, Le restaurateur au point d’exclamation espère empocher près de 800 millions de dollars de recettes publicitaires annuelles grâce à cet accord.

Que signifie ou peut signifier cette nouvelle pour le second marché des noms de domaine ? A la fois beaucoup et pas grand chose.

Beaucoup lorsqu’on sait le poids qu’a acquis le parking au fil des années et la consolidation qui lui est promise. Seulement voilà, l’un des prérequis de la consolidation d’un marché est la concurrence; or dans le cas présent, la dominance de Google risque bien de se transformer en monopole.

Pas grand chose lorsqu’on sait que la monétisation parking ne représente qu’une part relativement faible du gâteau “PPC” et que l’accord se limite au trafic nord-américain.

Mais une chose semble sûre : un accord entre Yahoo et Microsoft aurait pu faire autrement plus de bien au marché que celui annoncé vendredi. En effet, si les deux premiers avaient joint leurs forces, les plus optimistes auraient pu imaginer que leur union aurait été en mesure, à terme, de contrebalancer le poids insolent de Google sur le marché des liens publicitaires. Ou tout au moins pousser le géant de Moutain View à se surpasser en termes de technologies et de rémunérations. Au lieu de cela, ce deal devrait renforcer un peu plus la position dominante de Google et enfoncer le Live.com de Microsoft.

If you can’t beat them, join them“. Un adage reconnu et renommé dans le monde des affaires. Mais nombre d’analystes pensent que Yahoo a opté pour la pire alternative stratégique qui soit en concluant ce partenariat avec Google. En effet, bien pire que de se priver d’un allié de choix dans la lutte contre leur rival historique, Yahoo déroule à ce dernier le tapis rouge vers son réseau d’annonceurs. “Google knows controls everything

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