Blogodomaines à la Une sur ITespresso.fr !

bePOINTcomLorsque Nicolas, rédacteur pour le compte d’ITespresso.fr, découvre le lancement par le Groupe Doctissimo (Lagardère Active) du site be.comla première communauté 100% mode – il se dit que son éditeur n’a certainement pas sorti un nom de domaine d’une telle trempe de sa cave personnelle. Lorsqu’on sait qu’à ce jour, tous les noms de domaine en 3 caractères sont réservés depuis belle lurette sous l’extension .com (et peut-être même tous les domaines de 4 caractères, à vérifier), que dire des pièces de collection que représentent ceux en 2 caractères – les fameux LL.com, NN.com ou LN/NL.com* dans le jargon des investisseurs en noms de domaine – ? Ce nom de domaine n’a donc pu qu’être racheté sur le second marché, pour la raison première qu’il avait été auparavant exploité par BEoS avant d’être repris par un investisseur.

Nicolas décide alors de prendre sa souris et son téléphone pour mener sa petite enquête sur l’acqusition de ce nom de domaine. Son instinct le mène d’abord tout naturellement au service presse de Lagardère, qui se montre sans surprise peu loquace sur le sujet, tout en avouant indirectement avoir racheté ce nom de domaine de grand cru sur le second marché. De nous jours, il est amusant de constater qu’il reste encore délicat pour les entreprises françaises de révéler les sommes déboursées sur le second marché pour acquérir (pardon, il faut dire « sécuriser » pour les Grandes Marques) des noms de domaine de qualité. Il est même ironiquement malvenu d’avouer qu’on a recouru au second marché tout court, sans doute pour des raisons d’égo. Alors qu’au contraire, cela peut se révéler tout à fait judicieux en termes de communication. Passons.

Toujours est-il qu’il ne fallait pas espérer lancer un nouveau site sous la langoureuse appellation be.com et passer totalement inaperçu aux yeux de quelques irréductibles passionnés de noms de domaine.

Sans se décourager, Nicolas poursuit son enquête. Est-ce par hasard ou parce que le monde est petit? Toujours est-il qu’elle le mène sur les traces de Blogodomaines et des tartines indigestes servies sporadiquement par son drôle d’auteur. S’en suivent quelques lignes échangées sur Twitter et par e-mail dans un déroutant jargon domainesque, puis une épique conversation sur Skype lors de laquelle Nicolas s’efforce de me faire expliquer dans des termes enfantins les plus obscures ficelles du domain marketing, de la valorisation des noms de domaine, de la « brandabilité » et de la navigation directe.

Un jour plus tard, me voici multi-cité dans un article dont l’angle d’approche est ma foi aussi original (d’habitude, on voudrait me faire parler de cybersquatting, de scandales et d’histoires de domaines à l’eau de rose, ce que je refuse le plus souvent pour ne pas faire perdre leur temps aux pauvres lecteurs à qui l’on servirait ça) que réussi.

Merci donc à Nicolas et à ITespresso.fr d’avoir pensé à moi pour cette bien modeste contribution, et bienvenue à vous qui découvrez ce blog grâce à eux :o)

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* L = Letter (lettre) et N = Number (nombre). Par exemple : ab.com, 12.com, 1a.com, b2.com

La valorisation des noms de domaine – Le potentiel de revente

Il existe à ce jour environ 185 millions de noms de domaine enregistrés dans le monde, toutes extensions confondues. Un chiffre qui croît de plusieurs millions par trimestre (par exemple, +9 millions d’enregistrements au 2ème trimestre 2009 par rapport trimestre précédent, selon le dernier rapport de Verisign)

Parallèlement, on dénombre quelques centaines de ventes publiques dans les sacro-saints tableaux hebdomadaires de DNJournal, chiffre également en croissance. A supposer que les ventes publiques ne représentent que l’infime partie immergée d’un gros iceberg (c’est le cas, mais reste à savoir de quelle taille est la partie du glaçon sous l’eau) et que s’échangent quotidiennement plusieurs milliers de noms de domaine en coulisses, on peut tout au plus chiffrer en dizaines de milliers le nombre de ventes mensuelles sur le second marché, toutes extensions, toutes catégories et toutes langues confondues.

Sans chercher à disserter ici sur le potentiel de croissance du second marché par rapport au premier, quelque chose saute à l’œil à l’étude de ces quelques chiffres : statistiquement, les probabilités de revente d’un nom de domaine sont relativement minces à l’échelle individuelle. Bien sûr et à moins d’être particulièrement maladroit, vous vendrez d’autant plus de noms que vous aurez un portefeuille fourni. Ainsi, BuyDomains – dont l’inventaire doit atteindre à vue de nez les 700 000 noms de domaine, arrive à clore quelques centaines de ventes chaque semaine. Mais soyons clairs : 1. ceux qui jouent dans cette ligue se comptent sur les doigts de la main et 2. ils ont d’autres soucis, notamment celui des coûts d’entretien de leurs portefeuilles (imaginez la facture de frais de renouvellement annuels chez BuyDomains…). Et même pour ces gros poissons, la question centrale n’est pas différente de celle que tout investisseur en noms de domaine, professionnel ou amateur, se pose : comment écouler suffisamment de stock pour que mon activité soit, si ce n’est bénéficiaire, au moins équilibrée/rentable sur le long terme ?

Bref, il faut vendre. Ceux qui vous disent qu’ils ne veulent pas/n’ont pas besoin de vendre ne sont pas des investisseurs, ce sont des collectionneurs. Bien sûr, on peut être un peu les deux à la fois et il est des bouteilles qu’on préfère garder à la cave jusqu’à pourquoi pas les savourer soi-même aux beaux jours de sa retraite. Mais globalement, il faut vendre un minimum pour que les achats et la démarche tout entière soit justifiés.

Toute la difficulté consiste donc à dénicher et à acquérir sur le premier ou le second marché des noms de domaine revendables. Et ce n’est pas une mince affaire. D’abord parce que personne n’est dupe (quoi que) et que mathématiquement, la probabilité de revendre tous ses noms de domaine est quasi nulle. Il va donc dans un premier temps falloir se faire à l’idée qu’une partie du cheptel sera irrémédiablement emportée dans la tombe; cette partie profitera tout au mieux à votre descendance, si encore elle sait préserver ce capital. Et je ne parle pas de le faire fructifier. Bref. Quel pourcentage de votre stock êtes-vous susceptible d’écouler chaque année ? 20% ? Certainement pas. 10% ? Si vous faites un deal de gros, pourquoi pas. 5% ? C’est déjà moins irréaliste. 3% ? Si vous êtes bien rodé, ok. 0% ?! Si vous faites n’importe quoi en termes d’acquisitions et faites en plus la fine bouche sur les rares offres qui se présentent, ce n’est pas impossible. Désolé si j’ai cassé un peu l’ambiance ou fait tomber un mythe.

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Rapport Sedo du second marché des noms de domaine : le volume transactionnel passe la barre des 50 millions d’euros en 2008

********** COMMUNIQUÉ DE PRESSE **********

Cologne, le 3 février 2009 / PR NewsWire – l’année a une nouvelle fois été fructueuse pour le second marché des noms de domaine. C’est ce que révèle la traditionnelle étude annuelle de Sedo, la première plate-forme mondiale d’achat-vente de noms de domaine. Le nombre de transactions est en hausse de 35 pour cent et le volume transactionnel de 8 pour cent.

Voici les faits marquants de ce rapport annuel :

–   les 36884 transactions répertoriées en 2008 traduisent une progression de 35 pour cent par rapport à 2007 ;

–   le prix de vente moyen d’un nom de domaine s’est établi à 1440 euros, en recul de 21 pour cent par rapport à 2007 ;

–   les prix de vente moyens des gTLDs ont inégalement reculé et même l’extension « reine » .com a été modérément touchée ;

–   les extensions géographiques telles que le .fr ont connu des augmentations conséquentes de leur valeur d’échange. L’extension française a notamment enregistré une hausse de 64 pour cent de son prix de vente moyen, de 95 pour cent du nombre de transactions et de 219 pour cent de son volume transactionnel annuel.

L’étude complète est disponible au lien suivant : http://www.sedo.fr/presse/EtudeMarcheSedo2008.pdf

À propos de Sedo

Sedo est le spécialiste du second marché des noms de domaine et propose – avec 14 millions de noms de domaine proposés à la vente par leurs titulaires sur sa plateforme dont plus de 5 millions sont en parking – le plus vaste choix mondial en la matière. Plus d’informations sur www.sedo.com

Sedo est une filiale d’AdLINK (ISIN DE0005490155/WKN: 549015), division du groupe United Internet AG (ISIN DE0005089031/WKN 508903).

Ventes Sedo – Semaines 3 et 4

En coup de vent, voici les ventes Sedo pour les semaines 3 et 4 :

A noter l’excellente moisson de la semaine 4, notamment avec un .fr qui vient rejoindre le club des « trente-millaires » : ParierEnLigne.fr.

Au menu pour la semaine prochaine sur BlogoDomaines, la traditionnelle étude de marché annuelle des ventes sur Sedo. Pour travailler à son élaboration en ce moment-même, je peux d’ores et déjà vous dire que cette analyse sera riche en enseignements !

Désolé pour la rareté des billets ces derniers jours, mais j’ai un nombre non négligeable de chats à fouetter en ce moment :/

D’un côté, je laisse ainsi digérer ceux d’entre vous qui ont eu à me supporter deux jours durant à l’occasion des premières Rencontres Internationales des Noms de Domaines.

Bon WE à tous !

Ventes Sedo 2009 – Semaine 1

Une dernière ponte et la poule va se coucher, promis !

On attaque 2009 avec optimisme et motivation. Et ça commence fort côté .fr avec un PokerGratuit.fr qui fixe la mise de départ des records de l’année à 20 000 EUR. Son petit frère AnnuaireDuPoker.fr a beau tenter un coup de bluff, il reste à 1000 EUR, de quoi s’offrir un LLL.fr en guise de jeton pour une prochaine partie (fmb.fr, 1000 EUR)

Quotation.net (1050 USD) et var.info (750 EUR) ferment la marche.

Otto, où étais-tu sur basket.com (88 888 USD) ?

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Ventes Sedo – Semaine 52

Au menu des ventes francophones de la dernière semaine de l’année 2008, un anecdotique anecdotes.org pour 1000 USD. Et pas grand chose d’autre à se mettre sous la dent, ma foi.

On pourra se raccrocher au fait  que 25 est un chiffre utilisable dans toutes les langues (25.com, 124 555 USD), qu’Irène est un prénom français (irene.com, 19 388 USD), qu’123pets.com (10 000 USD) est interprétable dans la langue de Molière (« pets » = animaux de compagnie, en anglais) et que simplyhired.fr (1500 USD) a fière allure pour un terme aussi médiocre.

A noter également, pour faire mentir les sceptiques de ma trempe, que le .eu ne semble pas encore mort et enterré – sur le segment premium en tous cas – avec un joli money.eu parti pour 20 005 USD.

A noter que les 2/3 de l’équipe Transfert Sedo étaient en congés à cette période et qu’il y a donc eu nécessairement moins de dossiers bouclés.

On consulte la liste et on dit au revoir à 2008 !


Le .fr sous la loupe de l’AFNIC

L’AFNIC a publié cette semaine son Observatoire du marché des noms de domaine en France. Un rapport d’une centaine de pages aussi massif qu’instructif réalisé avec la collaboration de Telecom & Management Sud-Paris (téléchargeable dans son intégralité ici)

A noter que l’annonce a été plutôt généreusement reprise dans la presse, comme par exemple sur les sites de ZDnet.fr, VNUNet.fr, Silicon.fr ou encore 01net, pour ne citer qu’eux.

L’Observatoire affiche quelques nouveautés après le galop d’essai de l’an dernier, notamment une analyse détaillée du second marché.

Ayant eu le plaisir de contribuer modestement à cette étude, je suis évidemment heureux que le second marché bénéficie ainsi – une fois n’est pas coutume – d’une exposition méritée, d’autant plus que la nature du support rend le résultat nécessairement plus objectif que ce qu’on peut parfois lire dans la presse.

Ce fut l’occasion pour moi de me plonger dans l’historique des transactions en .FR conclues sur Sedo et de rassembler, recouper, découper, comparer, analyser, résumer et décortiquer toutes sortes de données. Les 2 graphiques présentés dans l’Observatoire ne sont pour ainsi dire que la partie immergée de l’iceberg et je dispose d’une mine d’informations à partir desquelles de nombreuses analyses sont envisageables et envisagées.

Des chiffres qui laissent présager une cuvée record pour les ventes de .FR en 2008 et une année 2009 où l’extension devrait poursuivre sa croissance. De là à savoir si elle fera encore mieux en 2009 qu’en 2008, il est encore trop tôt pour le dire. On a assisté à une véritable pluie de records cette année et le nombre  total de transactions n’atteignant pas encore des sommets, la récolte 2009 ne sera certainement aussi bonne que la précédente que si les ventes records de voitures.fr et auto.fr sont battues ou au moins égalées.

Je pronostique une baisse sensible du prix de vente moyen culminant actuellement à presque 3000 euros, mais  en premier lieu en raison d’une hausse combinée du nombre de transactions. Aussi, il me semble réaliste d’aspirer à franchir la barre des 300 unités annuelles. Il faut garder à l’esprit qu’une très large majorité des transactions se concluent en dehors de Sedo et donc ne pas hésiter à extrapoler généreusement ce chiffre. Quant aux prix de vente moyen, sa valeur de marché se situe à mon avis plutôt autour des 2000 EUR. Ce serait une erreur de prendre le chiffre actuel comme argent comptant : comme le souligne l’étude, « plus de la moitié des domaines analysés ont été vendus 1000 EUR ou moins« 

Ce qui montre bien que le .FR reste à la portée de la majorité des bourses sur le second marché, notamment celles des entreprises.

Au delà de ces chiffres encourageants, j’aimerais retenir le chemin parcouru par le second marché en termes de reconnaissance en France depuis 2004. De la méconnaissance à l’acceptation progressive en passant par l’incompréhension pour finalement arriver à quelque chose d’autrement plus constructif (« renforcée par la dynamique du second marché qui concourt à sa valorisation, l’extension .fr dispose d’atouts non négligeables pour aborder les défis de 2009« ), je constate une réelle avancée. Une avancée qui a été rendue possible par l’ouverture d’esprit affichée par nombre d’acteurs du marché.

Il ne faut ni se leurrer ni crier victoire pour autant. Le poids du second marché reste encore bien modeste par rapport aux volumes générés sur le premier marché et sa démocratisation ne sera vraisemblablement acquise qu’au terme d’un travail d’éducation de longue haleine dans lequel tous les maillons de la chaîne de valeur devront jouer un rôle.

Mais j’aime à dire que le marché a toujours raison et il réside à mes yeux dans les noms de domaine – .FR y compris – une réelle valeur qui n’est encore exploitée qu’à une partie infime de son potentiel. Des diamants bruts qui ne demandent qu’à être taillés, en quelque sorte. Alors creusons, taillons et exposons sans relâche !

La valorisation des noms de domaine – l’ancienneté – acte 2

Le monde est petit et les nouvelles vont vite. A peine posté mon dernier billet relatif à l’influence de l’ancienneté d’un nom de domaine sur sa valorisation, j’ai eu la bonne surprise de voir Barry Goggin y réagir sur son excellent blog PredictiveDomaining (en anglais). Barry est biologiste de métier, membre de l’Académie des Sciences de New-York et webmaineur à ses heures perdues. Son blog se consacre, comme son nom l’indique, au predictive domaining, un art (ou faudrait-il dire une science ?) qui consiste à déterminer quels noms de domaine ont une grande probabilité de « percer » dans le futur. Un exemple tout bête et fictif (je ne suis pas allé voir les whois): bien malin celui qui a pensé à enregistrer PanneauSolaire.com au milieu des années 90, quand le produit/le concept existait mais que beaucoup étaient loin de se douter de l’ampleur qu’allait prendre le phénomène à partir du milieu des années 2000. Et je ne parle pas de l’état des lieux en 2020 ;o)

A vrai dire, Barry a trouvé pas mal de choses à redire sur mon billet et c’est tant mieux, car cela apporte de l’eau au moulin et permet de confronter les idées. Un certain nombre de réactions intéressantes également sur ForumNDD.com, que je vous invite à visiter à cette occasion. Il faut dire que le thème intéresse tout particulièrement les référenceurs si l’on part de l’idée qu’on nom de domaine ancien à statistiquement plus de chances d’avoir une histoire beaucoup plus riche qu’un domaine fraîchement débarqué. A condition qu’il ait été indexé par les moteurs de recherche courants, a priori. Faute de quoi un nom de domaine ancien restera toutefois intéressant, mais plutôt pour l’aspect « bonne bouteille » (forme de prestige et de crédibilité).

Pour faire simple et avec son accord/encouragement, je vais reprendre les termes employés par Barry dans son billet (dont on pourrait traduire le titre par « Importance de l’âge du nom de domaine, mythes et réalités ») et laisser le manège des opinons faire le reste en commentaires ou ailleurs.

Pour (bien) commencer, l’auteur plante le décor en posant ouvertement la question de savoir s’il est juste d’intégrer la notion d’âge d’un nom de domaine à la liste des critères de valorisation. En clair, a-t-on ici affaire à un mythe ou à une réalité ?

Barry nous propose ensuite un listing des thèmes directement ou indirectement liés à l’ancienneté d’un nom de domaine :

Âge d’un nom de domaine (temps écoulé depuis son enregistrement)

Pour l’auteur, le simple fait qu’un nom de domaine soit plus ou moins vieux ne lui confère aucun avantage en soi, et ne doit par conséquent pas être considéré comme susceptible d’avoir un impact sur sa valeur. Mais Barry me rejoint finalement sur la notion de « cachet » d’un nom de domaine enregistré aux prémices d’Internet. Comparons cela à une 2CV : ce qui fait la valeur de ces voitures de nos jours, ce sont bien plus leur cachet que leur mécanique a proprement parler, car convenez que pour faire Paris-Nice sur 4 roues, on a inventé un peu mieux depuis. Quoi que la mécanique d’une 2CV, c’est quelque chose à ce qu’il paraît !

Âge d’un nom de domaine (présence dans les index des moteurs de recherche)

La durée d’indexation d’un nom de domaine dans les moteurs de recherche – et tout particulièrement Google – est à n’en point douter un facteur positif. Un nom de domaine indexé depuis des années est en quelques sortes la garantie d’un actif fiable et pérenne. Un « sceau de confiance », en quelques sortes. Pour Barry (et pour d’autres), c’est la durée d’indexation dans les moteurs qui valorise le plus un nom de domaine, plus en tout cas que sa date d’enregistrement initiale.

Âge d’un nom de domaine et pages parking

Les pages parking ne sont en général pas indexées dans les moteurs de recherche. Si certaines parviennent à s’y glisser – et c’est possible – elles n’y restent en principe jamais pour bien longtemps, car elles n’ont que peu de contenu et en général peu de liens entrants. En conséquence, elle n’ont établi aucune relation de confiance avec le moteur de recherche et ce indépendamment de leur durée de présence.

Je rajouterai ici un point important à mes yeux, car la question m’est souvent posée : non, un ancien nom de domaine parqué n’est pas condamné au bagne des index ! En lui associant un site de qualité, le domaine, a fortiori s’il est générique, trouvera aussi aisément que rapidement son rythme de croisière dans les moteurs.

Âge d’un nom de domaine et domaines expirés

En toute logique, un nom de domaine est appelé à disparaître des SERP quelques temps après son expiration. Il perd ainsi ses liens et sera, en cas de reprise, traité comme un nouveau venu par les moteurs de recherche. Sa valeur viendra alors de la qualité intrinsèque du nom de domaine et d’un potentiel trafic résiduel.

Âge d’un nom de domaine et historique (au sens d’histoire)

Un nom de domaine ancien ayant été désindexé d’un moteur de recherche pour en avoir violé ses conditions d’utilisation se retrouvera pénalisé et perdra par la même les bénéfices que lui avait conféré son listing dans l’index. Si vous êtes sur le point d’enregistrer ou de racheter un nom de domaine, vérifiez donc les Archives Internet (Wayback Machine, Cf. Archive.org) pour éviter les mauvaises suprises.

Âge d’un nom de domaine et thématique

Ou la question sujette à débat de savoir si un nom de domaine – a fortiori générique – doit héberger ou avoir hébergé un ou des sites en rapport direct avec sa thématique pour conserver toute sa valeur aux yeux des moteurs de recherche. L’exemple pris par Barry m’a d’ailleurs fait sourire car il risque de ne pas plaire à quelqu’un que je ne citerai pas et qui se reconnaîtra peut-être : « par exemple, utiliser mercure.com pour la planète ou l’élément chimique « mercure »« … CQFD. Sur le fond, Barry se soucierait davantage de savoir si les liens existants resteraient pertinents dans le cas où le site associé au nom de domaine viendrait à changer de thématique.

Âge d’un nom de domaine et linking

Les liens entrants sont un facteur déterminant dans le positionnement sur les moteurs de recherche, notamment Google. En outre, l’âge des liens est important et on peut aisément imaginer que plus un nom de domaine aura été indexé depuis longtemps, plus la probabilité pour qu’il aît accumulé des liens anciens est grande.

Conclusion

La valeur d’un nom de domaine est avant tout le prix qu’un acheteur est disposé à payer pour se l’offrir (et que le vendeur est disposé à concéder pour s’en séparer). La valorisation des noms de domaine se base sur des faits, mais également sur des mythes et des idées préconçues. Si un acheteur considère qu’un nom de domaine lambda enregistré il y a de cela plusieurs années et laissé depuis en parking est de meilleure qualité qu’un nom de domaine déposé il y a quelques mois mais déjà indexé par les moteurs, alors rien ni personne ne lui empêchera de proposer davantage pour le premier.

En resumé, voici donc les points à considérer par tout acheteur de nom de domaine en matière d’ancienneté :

  • durée de présence éventuelle dans l’index des moteurs de recherche de référence
  • indexation continue ou interrompue/saccadée
  • absence d’enfreinte aux règles des moteurs de recherche
  • âge des liens entrants

Pour finir, Barry ajoute qu’il a fait d’excellentes expériences de rachat de noms de domaine anciens associés à des sites pérennes, même si ceux-ci ont en toute logique un prix d’acquisition plus élevé.

L’auteur nous donne d’ores et déjà rendez-vous pour un prochain billet destiné à donner des pistes pour trouver des noms de domaine anciens d’une part, et des conseils pour préserver leur valeur d’autre part.

Je ne peux que recommander d’avance cette lecture et remercie Barry de m’avoir encouragé à rédiger cette V2 de mon billet initial !

La valorisation des noms de domaine – l’ancienneté

Ma liste de critères de valorisation des noms de domaine n’est pas terminée, loin s’en faut, mais je constate que nous rentrons au fil du temps dans des considérations plus spécifiques, accessoires voire sujettes à débat. Les spécialistes du sujet ont ainsi pour habitude de parler de hard factors et de soft factors.

Les hard factors sont ceux dont l’importance, indépendamment des vents et marées, reste identique au fil du temps. Un exemple parmi d’autres : la longueur d’un nom de domaine. En effet, les domaines les plus courts sont et resteront les mieux valorisés car pénurie de noms disponibles oblige, leur longueur moyenne augmente inexorablement. Autre exemple de hard factor, le trafic entrant. Un nom de domaine générant des vues naturelles via navigation directe sera nécessairement meilleur qu’un nom dépourvu de type-in.

Les soft factors sont quant à eux enclins à varier en fonction du cas d’espèce ou de l’air du temps. Ainsi, un nom de domaine peut avoir un potentiel commercial limité aujourd’hui mais appelé à donner sa pleine mesure demain. C’est en général l’un des terrains de jeux (de chasse ?) des predictive domainers, qui misent sur une prise de valeur de leurs acquisitions présentes en fonction de l’évolution future d’une thématique donnée.

Au programme du jour, l’un des derniers hard factors qu’il nous reste à étudier : l’impact de l’ancienneté d’un nom de domaine. Et comme pour tout hard factor, une règle simple : plus la date d’enregistrement initiale d’un nom de domaine remonte loin dans le passé, plus la valeur du nom de domaine en question s’en retrouve augmentée.

Petite parenthèse pour les novices, il suffit pour connaître l’ancienneté d’un nom de domaine d’effectuer une requête whois et de relever la date de création du nom de domaine en question. Exemple :

http://www.whois.de/whois/search/blogodomaines.com

Domain Name: BLOGODOMAINES.COM
Registrar: 1 & 1 INTERNET AG
Whois Server: whois.schlund.info
Referral URL: http://REGISTRAR.SCHLUND.INFO
Name Server: NS61.1AND1.FR
Name Server: NS62.1AND1.FR
Status: ok (j’en ai profité pour le verrouiller, même s’il est tout jeune on ne sait jamais ^^)
Updated Date: 05-mar-2008
Creation Date: 05-mar-2008
Expiration Date: 05-mar-2009

Plusieurs raisons à la règle-de-la-bonne-bouteille-de-vin, dont certaines a priori plus logiques que d’autres et dont la plus évidente se résumerait par l’adage suivant : « premier arrivé, mieux servi« . En d’autres termes et indépendamment des nouvelles opportunités (nouvelles extensions ou assouplissement de leurs règles d’attribution, niches sémantiques etc.), les meilleurs noms de domaine sont toujours partis et partiront toujours plus vite que les moins bons. S’opère donc une sorte de sélection naturelle par laquelle la qualité s’égraine au fur et à mesure que le temps passe.

Si vous faites une requête whois sur un nom de domaine francophone premium en .com, il y a donc de très fortes chances que vous remontiez assez loin dans le temps, en général au milieu des années 90.

Pour un .fr et en raison de la relative jeunesse de l’extension, vous allez nécessairement trouver des traces plus fraîches, début des années 2000 tout au mieux.

Et ainsi de suite…

Tout cela pour dire qu’un nom de domaine récemment déposé n’est pas nécessairement mauvais, mais qu’il faut savoir replacer l’acte d’enregistrement dans un certain contexte. Et attention à la tentation de sortir le champagne dès que l’on vient de trouver un nom de domaine a priori bon disponible à l’enregistrement : s’il est resté libre jusqu’à présent, il y a certainement une raison…

On compare souvent (ou pas assez souvent, en fait) les domaineurs à des collectionneurs. L’une des raisons à ce parallèle réside justement dans la notion d’ancienneté de leurs biens. D’ailleurs, l’une des répliques aussi classique que frustrante à laquelle se heurtent les acheteurs potentiels ou les courtiers lorsqu’ils approchent un titulaire n’est-elle pas « je ne suis pas vendeur au jour d’aujourd’hui » ou « je ne suis pas pressé de vendre » ? Et pour cause ! La valeur des noms de domaine – à quelques exceptions près à rechercher du côté des flops du second marché (le .eu par exemple) – n’a jusque là cessé d’augmenter dans le temps. Ce qui en fait un actif de plus en plus apprécié des investisseurs de tous bords.

Mais alors si les domaines anciens sont favorisés, les domaines récents sont-ils pénalisés ? Il est d’usage de dire que les moteurs de recherche feront davantage confiance à un nom de domaine de plus d’un an d’âge. Pourquoi ? Car la plupart des domaines déposés spécialement pour des campagnes de spam sont abandonnés au bout d’un an. Il semble donc sage pour Google et consorts d’attendre que les petits derniers aient soufflé leur première bougie pour leur faire une place au soleil. La question étant : les moteurs accordent-il tant d’importance au nom de domaine qu’ils vont jusqu’à crawler les whois ? Et si c’est le cas, serions-nous arrivés à un point tel qu’il serait judicieux de leur faire un clin d’œil en réservant d’emblée pour deux ans un nouveau domaine ? La question mérite à mes yeux d’être posée et si quelqu’un dans l’assemblée a la réponse preuve à l’appui, qu’il nous en fasse profiter en commentaires !

Comme quoi la vieillesse a (parfois) du bon !

PS : cet article se joue en deux actes. Vous trouverez le second ici

La valorisation des noms de domaine (prélude)

Cela fait déjà un petit bout de temps que je songe à mettre en ligne un tutoriel sur les critères de valorisation des noms de domaine sur le second marché, autrement dit tenter de répondre à l’éternelle question « Qu’est-ce qui détermine la valeur d’un domaine sur le marché des noms d’occasion ?« . Mais l’étendue et la complexité du sujet m’ont souvent ralenti dans mes ardeurs.

Premier constat : vu le nombre (croissant) d’aspects entrant en ligne de compte et l’évolution constante de ce marché encore jeune – abstraction faite de l’évolution d’Internet en elle-même – il y a du boulot. Deuxième constat : compte tenu du fait que le second marché est exclusivement régi par la loi de l’offre et de la demande et qu’une vente ne se fait que lorsque un acheteur A est disposé à accepter le prix demandé par un vendeur V, la part de subjectivité est énorme.

Bien malin donc celui qui pourrait pondre un référentiel exhaustif sur la question. Aussi n’ai-je pas la prétention de rédiger en un tour de main la Bible de la valorisation des noms de domaine, mais simplement de publier sur ce blog une série d’articles sur ce thème central du second marché.

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