Faites-vous un nom (.fr) !

Cette fin de mois de novembre est décidément riche en évènements du côté de l’AFNIC : après avoir publié récemment l’édition 2010 de son observatoire du marché des noms de domaine en France – ou faudrait-il dire « des marchés » car cette étude consacre pour la 3ème fois consécutive* un chapitre au second marché – le registre du .fr a lancé hier une nouvelle campagne de communication destinée à promouvoir le .fr.

Du changement dans le contenu par rapport à la dernière édition, mais le support de communication reste le même : faites-vous-un-nom.fr (au sens propre, hein).

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Ventes Sedo – semaine 44

SedoLa dernière liste des ventes hebdomadaires sur Sedo m’avait été livrée avec un peu de retard, et celle-ci arrive avec un peu d’avance. Conséquence : deux billets similaires qui se suivent sur Blogodomaines.

J’aurais pu dédier hier un billet à la récente annonce par l’ICANN de la fin de la « séparation des pouvoirs » entre registres et registrars, mais je n’ai pas encore décelé de conséquences palpables que cette décision pourrait avoir sur le second marché des noms de domaine donc j’ai préféré passer pour l’instant. Ne nous y trompons pas, toutefois : cette décision marque un tournant dans l’histoire du nommage sur Internet.

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Les noms de domaine en .de d’1 et 2 caractères mis sur le marché !

La nouvelle a fait l’effet d’un petit coup de tonnerre dans le microcosme du nommage germanique. Avant-hier, le Denic (registre du .de / équivalent allemand de l’AFNIC) a annoncé dans un communiqué de presse qu’il serait désormais possible d’enregistrer des noms de domaine en .de composés d’1 et de 2 caractères, ainsi que de chiffres. Ce type de noms de domaine était jusque là gelé par le registre allemand.

Ce mini-landrush aura lieu le 23 octobre 2009 à 9 heures précises et c’est la (bonne vieille) règle du premier arrivé, premier servi qui s’appliquera.

Il est intéressant de noter que le registre allemand n’a pas opté pour la méthode la plus en vogue ces derniers temps, à savoir celle d’une mise aux enchères. On ne pourra donc pas accuser le Denic de privilégier l’aspect mercantile. Les premiers servis ne seront donc pas les plus offrants, mais bien les plus rapides. La lutte technique et stratégique risque donc d’être belle. Les moyens visant à augmenter les chances d’obtenir son sésame sont divers et variés. Parmi eux, passer commande auprès d’un grand nombre de registrars – si possible en alternant les gros et les plus petits – pour espérer faire mouche chez Pierre si Paul n’est pas assez prompt.

Mais nous ne sommes plus en 1995 : aujourd’hui, les enjeux sont tels que même les registrars eux-mêmes participent parfois aux landrush (avec l’avancée technologique et administrative qui est la leur) pour alimenter leurs portefeuilles privés. De là à qualifier la manœuvre de délit d’initié…

Sedo va encore plus loin en se positionnant comme intermédiaire dans cette mini-ruée vers l’or. Le leader mondial de l’achat-vente de noms de domaine, d’origine allemande, ne pouvait pas laisser passer cette occasion rêvée de faire du buzz.

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Un condensé de .FR

Pour ceux qui auraient raté l’info, l’AFNIC a mis en ligne fin février sur son site Internet une synthèse en 4 pages de son traditionnel Observatoire du marché des noms de domaine en France, dont l’édition 2008 était parue dans son intégralité le 25 novembre dernier. Un document qui ravira sans doute les pressés, les minimalistes et les sélectifs lorsqu’on sait que le rapport original comporte 112 pages.

S’il ne fallait retenir que les points mentionnés dans cette synthèse, on noterait alors que :

  • le .FR est l’extension favorite des Français
  • les dépositaires de noms de domaine en .FR sont de (toujours plus) jeunes particuliers (les vieilles entreprises apprécieront)
  • le marché des bureaux d’enregistrements (registrars) se consolide, tant au niveau de leur nombre que de leurs activités et de leurs tarifs
  • le second marché est de plus en plus dynamique
  • la plupart des noms de domaine en .FR pointent vers deux DNS actifs et que moins de 0,5% utilise le protocole IPv6
  • près d’un nom de domaine en .FR sur deux est utilisé à des fins professionnelles, le reste étant réparti entre sites personnels (5%), pages d’attente (17%), pages parking (6%). Les quelques 20% restants correspondant a priori à des noms de domaine inutilisés/inactifs.
  • le .FR a de beaux jours devant lui, principalement car il est parti de loin et que là où l’extension .DE s’est plutôt popularisée au début des années 2000 par exemple, le .FR n’a peut-être pas encore connu son heure de gloire.

Rendez-vous en novembre 2009 pour voir si le marché des noms de domaine en France aura tenu toutes ses promesses. Je le lui souhaite !

Évolutions des règles et des procédures d’enregistrement pour .fr et .re le 30 mars 2009

Parue à l’instant sur le site de l’AFNIC, une (bonne) nouvelle importante concernant l’évolution des règles et des procédures d’enregistrement pour les noms de domaine en .fr et .re :

*** DÉBUT DU COMMUNIQUÉ AFNIC ***

Le développement considérable de .fr, les évolutions du secteur international des noms de domaine et les pratiques des utilisateurs conduisent l’AFNIC à simplifier les règles d’enregistrement ainsi que les procédures pour les domaines .fr et .re.

Nouveautés dans les procédures d’enregistrement

Dans le cadre de la simplification et de la standardisation des procédures de travail avec les bureaux d’enregistrement, l’AFNIC mettra en place à compter du 30 mars 2009 le protocole EPP. (qu’est-ce que c’est ?)
La mise en œuvre de cette nouvelle interface d’enregistrement s’effectue en étroite collaboration avec les bureaux d’enregistrement depuis plus d’un an.

Elle s’accompagnera également de changements importants, notamment dans le délai de rédemption (qui passera de 7 à 30 jours), l’identification du titulaire, les modalités de changement de bureau d’enregistrement (transfer) d’un nom de domaine et le code d’autorisation unique (auth_info) qui devra être transmis à chaque titulaire de nom de domaine.

Autre changement majeur : l’état d’un nom de domaine.
L’AFNIC distinguera désormais l’enregistrement de l’activation d’un nom de domaine. À l’heure actuelle, l’enregistrement d’un nom de domaine n’est valide qu’après sa publication dans l’annuaire Whois et sur les serveurs DNS. À compter du 30 mars, un domaine pourra être uniquement enregistré, c’est-à-dire publié dans Whois et ensuite, de façon optionnelle, activé dans le DNS.

Pour plus d’informations, vous trouverez la première version du nouveau guide des procédures (1,5 Mo) qui entrera en application en mars.

Nouveautés dans les conditions d’enregistrement

Parallèlement à ces changements, une nouvelle charte de nommage pour les domaines en .fr et pour les domaines en .re entrera en vigueur le 30 mars 2009.

L’enregistrement directement sous .fr et .re sera priviligié et les principaux changements porteront sur les sous-domaines, avec l’objectif de les simplifier :

  • Les sous-domaines .nom.fr et .nom.re (réservés aux personnes physiques) ne seront plus disponibles à l’enregistrement ; les noms de domaine existants seront cependant conservés.
  • Les sous-domaines .prd.fr (dédié aux projets de Recherche et Développement) et .presse.fr (destiné aux organismes de presse) seront également fermés à l’enregistrement ; les noms de domaine existants seront à moyen terme supprimés.
  • Seules les conventions de nommage agglo-nom.fr, cc-nom.fr, ville-nom.fr, mairie-nom.fr, cg-nom.fr, cr-nom.fr seront conservées et soumises à un enregistrement autorisé. Les autres conventions seront amenées à être abandonnées.
  • Les domaines sectoriels ne seront pas oubliés : l’AFNIC consacrera l’année 2009 à leur migration progressive. Des contacts avec les différents responsables de ces domaines ont d’ores et déjà été établis.

À propos de l’AFNIC

(Association Française pour le Nommage Internet en Coopération)

Association à but non lucratif, l’AFNIC est l’organisme chargé de la gestion administrative et technique des noms de domaine .fr et .re, suffixes internet correspondant à la France et à l’Île de la Réunion.
L’AFNIC est composée d’acteurs publics et privés : représentants des pouvoirs publics, utilisateurs et prestataires de services Internet (bureaux d’enregistrement).
En savoir plus

*** FIN DU COMMUNIQUÉ AFNIC ***

Sans rentrer dans des considérations d’ordre technique, ce changement devrait permettre la fluidification des procédures de transfert de .fr, et donc des échanges sur le second marché. Un excellent contre-exemple est le .es, tellement coton a transférer avec ses liasses documentaires à faxer que même les domaineurs les plus expérimentés sont réticents à vendre (à prix bas, surtout) sachant les péripéties qui les attendent.

L’une des particularités du système actuel est également la période d’expiration de 7 jours (24h jusqu’à il n’y a encore pas si longtemps), qui s’alignerait donc sur ce qui se fait généralement sur les autres extensions en passant à 30 jours. Ce qui devrait amener les adeptes du « snap » (récupération automatisée de noms de domaine à l’instant de leur expiration) à revoir quelque peu leurs modèles – ou tout au moins à les adapter –

Gageons qu’une fois le nouveau système éprouvé, certains proposeront un système de backordering de .fr au grand public – là où ils l’ont pendant des mois/des années utilisé de manière artisanale à des fins personnelles.

Time will tell :o)

RINDD, demandez le programme !

Le programme des premières Rencontres Internationales des Noms de Domaine (26-27 janvier 2009, Forum de Grenelle à Paris) vient de paraître. Organisé par le bureau d’enregistrement de noms de domaine MailClub, et le leader mondial du second marché des noms de domaine Sedo, l’évènement est parrainé par l’AFNIC et l’Eurid.

Des intervenants de renom seront présents, notamment Christian Derambure, président de la CNCPI, Marc Van Wesemael, directeur général de l’Eurid et du DNS.BE, Loïc Damilaville, adjoint du directeur général de l’AFNIC, Marcel Botton, PDG de Nomen, Olivier Andrieu, éditeur du site Abondance.com ou Cédric Manara, professeur à l’EDHEC et spécialiste des questions juridiques liées à internet.

Le marché des noms de domaine évolue, les mentalités aussi. L’idée est de de réunir le premier et le second marché. Aujourd’hui, le nom de domaine est plus que jamais un élément central de toute communication réussie sur Internet. Exploiter cet actif à son plein potentiel requiert des entreprises qu’elles soient familières avec des notions d’ordre à la fois administratif, commercial, juridique et marketing. C’est dans cette optique que les organisateurs ont dévoilé aujourd’hui le programme que voici :

Lundi 26 janvier

Matinée

Accueil autour d’un petit déjeuner à 8h45

Début du forum à 9h30 – Thème général de la matinée : Entreprises et domaineurs sont sur le même marché, ils doivent enfin se parler. Se connaître pour mieux se comprendre.

  • Mot d’accueil : Réunir enfin premier et second marché
  • Second Marché et domaineurs : Mythes et réalités / Domaining, ma passion, Avec Inonuffin de l’équipe de ForumNDD.com et David Chelly de l’ESG Paris.
  • .FR et second marché, avec Loïc Damilaville, adjoint du directeur général de l’AFNIC

Après-midi

Début du forum à 14h – Thème général de l’après midi : Les nouvelles extensions : prise en otage des entreprises ou besoin réel de la communauté internet ?

Seront-elles vraiment utiles à l’utilisateur final et à l’entreprise… ou simplement aux comptes de résultats des registres et bureaux d’enregistrement ? Quels projets ? Quid des CorpTLDs ? Quelles stratégies de nommage pour les entreprises et quels budgets ? Quelle sera la position des moteurs de recherche : modifieront-ils leurs algorithmes ?

  • Nouvelles extensions : les ex… et les futures : le nommage nouveau est arrivé.

* Où en est aujourd’hui le .eu ? Avec Marc Van Wesemael, directeur général de l’Eurid et de DNS.BE.

* Les enjeux des nouvelles extensions

.health, .sport, .kids… : les nouveaux génériques auront-ils un intérêt ? Avec Rudi Vansnick, président Internet Society Belgium et coordinateur des projets .health et .vla, et David Chelly de l’ESG Paris.
.bzh, .vla, … : quelles stratégies pour les GéoTLDs ? Avec Matthieu Crédou, président de l’association www.bzh
les CityTLDs : les villes ont-elles une place dans l’espace de nommage ? Avec Sébastien Bacholet, vice-président de l’ALAC (ICANN), qui présentera également le projet .green.
CorpTLDs : les entreprises doivent-elles investir ? Avec Bart Lieben, avocat chez Laga Bruxelles

* Y a-t-il de l’avenir dans les IDN ?

  • Nouvelles extensions : quels usages par les internautes ? par les moteurs ?

Les nouveaux noms : quel référencement ? Quelle visibilité ? Quel trafic ? Avec Olivier Andrieu, éditeur du site Abondance.com, et Bertrand Floury, du moteur de recherche Seek.fr

Mardi 27 janvier

Matinée

Accueil autour d’un petit déjeuner à 8h45

Début du forum à 9h – Thème général de la matinée : Partage de savoir faire entreprises-domaineurs.

Les entreprises considèrent encore trop souvent le nommage internet comme une pure source de coûts et leurs portefeuilles de noms se développe de façon essentiellement défensive. Y-a-t’il une alternative à cette vision ? Comment peuvent-elle exploiter au mieux leurs centaines, voir milliers, de domaines ? En quoi le métier et l’expérience des domaineurs peuvent-ils les aider à optimiser leurs stratégies ?

  • Comment les entreprises peuvent-elles bénéficier de l’expérience des domaineurs ? Avec David Chelly de l’ESG Paris, et Loïc Damilaville, adjoint du DG de l’AFNIC.
  • Comment les noms de domaine ont-ils changé l’univers des marques (caractère distinctif, territorialité, spécialité), comment tirer pleinement parti des noms génériques ? Avec Marcel Botton, président-directeur général de Nomen, Julien Vaast, directeur marketing & web de Becquet.
  • Quels outils pour gérer vos marques sur internet, et rentabiliser vos portefeuilles de domaines : surveillance, statistiques, redirections. Avec Yves Estor, du groupe 3 Suisses International et Jean-François Poussard, rédacteur en chef de Mailclub.info.

Après-midi

Début du forum à 14h – Thème général de l’après-midi : enjeux juridiques de la propriété industrielle sur internet.

Évolution de la jurisprudence, cas des noms de domaine génériques, litiges sur Sedo. Internet et propriété industrielle : des enjeux qui dépassent les seuls noms de domaine.

  • Un nom de domaine potentiellement litigieux portant atteinte à vos droits se retrouve en vente ou en parking sur Sedo ? Parlons-en ! Du bon usage de la procédure de protection des droits de tiers RPP sur Sedo. Avec Sebastian Pritzkow LL.M. du service juridique de Sedo et Nathalie Dreyfus, Conseil en Propriété industrielle, Dreyfus & Associés
  • La PI va-t-elle être dominée par les enjeux internet ?

Avec la participation de :

– Christian Derambure, président de la Compagnie Nationale des Conseils en Propriété industrielle (CNCPI)
– David Taylor, associé, Cabinet Lovells
– Eugénie Chaumont et Juliette Robin, Conseils en Propriété Industrielle, Cabinet Inlex IP Expertises
– Nathalie Dreyfus, Conseil en Propriété industrielle, Dreyfus & Associés
– André Bertrand, avocat

Conclusion des 1ères Rencontres Internationales des Noms de Domaine. Quels enseignements pour chacun des acteurs de l’écosystème du nommage internet – registre, registrar, plateforme du second marché, entreprise (marketing et juridique), domaineur. Quelle vision du marché dans 5 ans… ?

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Les Rencontres Internationales des Noms de Domaine sont co-organisées par le bureau d’enregistrement de noms de domaine MailClub, et le leader mondial du second marché des noms de domaine Sedo. L’évènement est parrainé par l’AFNIC et l’Eurid.

La participation à l’évènement est gratuite et ouverte sur invitation seulement. Si vous êtes intéressé, vous pouvez demander une invitation par e-mail à l’adresse contact[at]sedo.fr ou domaines[at]mailclub.fr.

Attention, le nombre de places est limité et le contingent déjà bien entamé !

Le .fr sous la loupe de l’AFNIC

L’AFNIC a publié cette semaine son Observatoire du marché des noms de domaine en France. Un rapport d’une centaine de pages aussi massif qu’instructif réalisé avec la collaboration de Telecom & Management Sud-Paris (téléchargeable dans son intégralité ici)

A noter que l’annonce a été plutôt généreusement reprise dans la presse, comme par exemple sur les sites de ZDnet.fr, VNUNet.fr, Silicon.fr ou encore 01net, pour ne citer qu’eux.

L’Observatoire affiche quelques nouveautés après le galop d’essai de l’an dernier, notamment une analyse détaillée du second marché.

Ayant eu le plaisir de contribuer modestement à cette étude, je suis évidemment heureux que le second marché bénéficie ainsi – une fois n’est pas coutume – d’une exposition méritée, d’autant plus que la nature du support rend le résultat nécessairement plus objectif que ce qu’on peut parfois lire dans la presse.

Ce fut l’occasion pour moi de me plonger dans l’historique des transactions en .FR conclues sur Sedo et de rassembler, recouper, découper, comparer, analyser, résumer et décortiquer toutes sortes de données. Les 2 graphiques présentés dans l’Observatoire ne sont pour ainsi dire que la partie immergée de l’iceberg et je dispose d’une mine d’informations à partir desquelles de nombreuses analyses sont envisageables et envisagées.

Des chiffres qui laissent présager une cuvée record pour les ventes de .FR en 2008 et une année 2009 où l’extension devrait poursuivre sa croissance. De là à savoir si elle fera encore mieux en 2009 qu’en 2008, il est encore trop tôt pour le dire. On a assisté à une véritable pluie de records cette année et le nombre  total de transactions n’atteignant pas encore des sommets, la récolte 2009 ne sera certainement aussi bonne que la précédente que si les ventes records de voitures.fr et auto.fr sont battues ou au moins égalées.

Je pronostique une baisse sensible du prix de vente moyen culminant actuellement à presque 3000 euros, mais  en premier lieu en raison d’une hausse combinée du nombre de transactions. Aussi, il me semble réaliste d’aspirer à franchir la barre des 300 unités annuelles. Il faut garder à l’esprit qu’une très large majorité des transactions se concluent en dehors de Sedo et donc ne pas hésiter à extrapoler généreusement ce chiffre. Quant aux prix de vente moyen, sa valeur de marché se situe à mon avis plutôt autour des 2000 EUR. Ce serait une erreur de prendre le chiffre actuel comme argent comptant : comme le souligne l’étude, « plus de la moitié des domaines analysés ont été vendus 1000 EUR ou moins« 

Ce qui montre bien que le .FR reste à la portée de la majorité des bourses sur le second marché, notamment celles des entreprises.

Au delà de ces chiffres encourageants, j’aimerais retenir le chemin parcouru par le second marché en termes de reconnaissance en France depuis 2004. De la méconnaissance à l’acceptation progressive en passant par l’incompréhension pour finalement arriver à quelque chose d’autrement plus constructif (« renforcée par la dynamique du second marché qui concourt à sa valorisation, l’extension .fr dispose d’atouts non négligeables pour aborder les défis de 2009« ), je constate une réelle avancée. Une avancée qui a été rendue possible par l’ouverture d’esprit affichée par nombre d’acteurs du marché.

Il ne faut ni se leurrer ni crier victoire pour autant. Le poids du second marché reste encore bien modeste par rapport aux volumes générés sur le premier marché et sa démocratisation ne sera vraisemblablement acquise qu’au terme d’un travail d’éducation de longue haleine dans lequel tous les maillons de la chaîne de valeur devront jouer un rôle.

Mais j’aime à dire que le marché a toujours raison et il réside à mes yeux dans les noms de domaine – .FR y compris – une réelle valeur qui n’est encore exploitée qu’à une partie infime de son potentiel. Des diamants bruts qui ne demandent qu’à être taillés, en quelque sorte. Alors creusons, taillons et exposons sans relâche !

Juin 2008, quand le nommage internet a changé d’ère

J’avais déjà eu l’occasion de présenter ma vision des potentielles conséquences sur le second marché d’une multiplication des extensions telle qu’annoncée par l’ICANN lors de sa dernière réunion à Paris en juin dernier.

Alors que le prochain meeting du Caire approche à grand pas, les spéculations des premiers jours ayant suivi l’annonce font peu à peu la place à des approches plus analytiques et constructives. A l’heure où les premières manœuvres sont engagées dans les hautes sphères de la Gouvernance, entreprises et spécialistes des noms de domaine se demandent comment se préparer au mieux à ce potentiel changement de donne.

C’est ainsi que Charles Tiné, Directeur et Fondateur du Mailclub, a récemment sorti sa plume et rédigé une pièce en 4 actes visant à présenter son approche de ce qu’il n’hésite pas à qualifier de changement d’ère dans l’histoire du nommage Internet.

Il y analyse notamment les impacts de la libéralisation sur la stratégie de nommage des entreprises, le potentiel technique et marketing des CorpTLD (appellation choisie en référence aux gTLD, ccTLD et autres sTLD), le nommage à deux vitesses qui naîtrait d’un tel système et l’importance de l’appréhension des futures extensions par les moteurs de recherche.

Un article qui vaut le détour et que Charles m’a donné l’aimable autorisation de reprendre sur Blogodomaines.

Pour ma part, ma position de Saint-Thomas n’a pas singulièrement changé… une occasion de plus pour le marché des noms de domaine de me surprendre ;o)

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De la multiplication des TLDs

S’il est un sujet en vogue à quelques jours de la 32ème réunion de l’ICANN dont le coup d’envoi sera donné dimanche à Paris, c’est bien celui de la multiplication (prolifération ?) des extensions. Et plus précisément des motivations sur lesquelles ses « supporters » se basent.

. paris, .bzh, .cat, .sport… les nouveaux projets plus ou moins farfelus affluent à un rythme assez affolant.

Si l’on peut aisément concevoir que la mise en service de nouvelles extensions constitue à terme l’une des pierres angulaires de l’essor du nommage sur Internet dont l’un des plus gros problèmes actuel est l’embouteillage, on peut également se demander quel est le sens profond de la manoeuvre. Les véléités commerciales ne prendraient-elle pas sournoisement le dessus sur l’essentiel, à savoir l’intérêt pour l’utilisateur final de la chaîne de valeur : l’internaute.

C’est la question que s’est posée Charles Tiné, Gérant du registrar français Mailclub, nous livrant une analyse pertinente et pleine d’humour reprise dans les colonnes du Journal du Net et dont je recommande la lecture aux défendeurs comme aux détracteurs des nouvelles extensions.

Quant à moi, je devrais avoir l’occasion de m’exprimer publiquement sur la question d’ici peu, mais je n’en dis pas plus pour l’instant…