Ventes Sedo – semaine 44

SedoLa dernière liste des ventes hebdomadaires sur Sedo m’avait été livrée avec un peu de retard, et celle-ci arrive avec un peu d’avance. Conséquence : deux billets similaires qui se suivent sur Blogodomaines.

J’aurais pu dédier hier un billet à la récente annonce par l’ICANN de la fin de la « séparation des pouvoirs » entre registres et registrars, mais je n’ai pas encore décelé de conséquences palpables que cette décision pourrait avoir sur le second marché des noms de domaine donc j’ai préféré passer pour l’instant. Ne nous y trompons pas, toutefois : cette décision marque un tournant dans l’histoire du nommage sur Internet.

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GoDaddy à vendre (?)

Si le sujet n’a pas (encore) été vastement abordé dans la presse spécialisée francophone, la nouvelle a pourtant fait l’effet d’un coup de tonnerre chez nos voisins américains. Et il y a de quoi : GoDaddy.com, le premier registrar au monde par la taille – et de loinest serait à vendre. C’est en tous cas ce qui a été annoncé hier par le très sérieux Wall Street Journal. Sans que l’information n’ait encore été confirmée par du leader mondial de l’enregistrement de noms de domaine, elle semble émaner de personnes proches du dossier, comme il est coutume de les appeler dans ce genre de scénarios improbables. Ces sources affirment que la banque d’investissement Qatalyst Partners a été mandatée par Bob Parsons, fondateur et actionnaire unique de GoDaddy, pour trouver un repreneur à l’issu d’une mise aux enchères qui pourrait générer des offres avoisinant le milliard de dollars (source WSJ)

De prime abord, il me semble qu’il est de mise de prendre cette annonce avec la plus grande prudence : l’information n’a, encore une fois, pas été confirmée par les responsables de GoDaddy. Elle semble par ailleurs en décalage avec l’actualité d’une société dont il était question il n’y a pas si longtemps (en 2006, tout de même) qu’elle s’introduise en bourse. Le fantasque Bob Parsons avait quelques mois plus tard annoncé sur son blog qu’il renonçait à cette manœuvre dont GoDaddy n’avait selon lui `pas besoin´, en raison notamment des excellents résultats de l’entreprise et des conditions de marché loin d’être optimales à l’époque (que faudrait-il dire aujourd’hui ?)

GoDaddy aurait pourtant eu depuis 2006 l’occasion de revenir sur le front de l’introduction en bourse. Bob Parsons lui même avait d’ailleurs laissé entendre que la probabilité de ressortir le dossier des tiroirs n’était pas inexistante. Après tout, toutes les conditions avaient à l’époque été validées par l’autorité de régulation des marchés et la situation financière de GoDaddy ne semble pas s’être dégradée depuis, loin s’en faut. Le registrar, connu pour ses opérations marketing aussi « torrides » que coûteuses (les fameux spots TV à la mi-temps de la finale du Superbowl), possède actuellement une part monstrueuse de plus de 30% du marché ultra-concurrentiel de l’enregistrement de noms de domaine. Aujourd’hui, près d’un  nouveau nom de domaine sur deux est enregistré chez GoDaddy. La société emploie plus d’un milliers de collaborateurs, s’est diversifiée avec succès dans les prestations d’hébergement, les solutions e-commerce et même le second marché des noms de domaine.

Alors pourquoi vendre si tout va bien ? A moins qu’il ne faille retourner la question ainsi pour y voir plus clair : pourquoi attendre pour vendre si GoDaddy a atteint le haut d’une vague dont il ne peut désormais que redescendre ? C’est à vrai dire la seule perspective qui me semble à ce jour permettre de comprendre la situation décrite par le Wall Street Journal. En l’espèce, celle-ci me semble essentiellement dictée par le destin de son fondateur et actionnaire unique. Bob Parsons a aujourd’hui la soixantaine passée. Depuis 1997, il s’est évertué à faire de GoDaddy le leader incontesté de l’enregistrement de noms de domaine et un acteur incontournable sur les secteurs satellites, notamment l’hébergement et la commercialisation de certificats SSL. On peut imaginer que notre ami Bob, qui n’est manifestement pas du genre à faire dans la demi-mesure, ne se sente pas d’attaque pour le challenge de la prochaine décennie. Qui pourrait lui en vouloir ? Après tout, il est seul capitaine à bord et a visiblement mené la barque très convenablement jusque là. Pourquoi ne pas laisser la barre à quelqu’un d’autre, quitte à ce que se soit à un inconnu ?

A supposer qu’il ne s’agisse pas d’un bruit de couloir infondé et que GoDaddy soit effectivement vendu aux enchères dans les mois à venir, une chose est sûre : le paysage du premier marché des noms de domaine s’en trouverait sensiblement changé. Si un concurrent parvenait à faire main basse sur la société, alors ce ne serait vraisemblablement pas un outsider compte tenu du prix en jeu (il est question d’un milliard de dollars, mais cette somme correspondrait davantage à un prix de réserve qu’à un prix de vente d’après moi, compte tenu des $800 millions de chiffre d’affaires déclarés par GoDaddy en 2009); ce qui signifierait une consolidation du « portefeuille » de deux mastodontes et l’avènement d’une sorte de super-puissance des noms de domaine. Si GoDaddy était racheté par un acteur étranger au marché des noms de domaine – je pense notamment à un fonds d’investissement – alors son destin s’en trouverait là aussi grandement modifié. Bob Parsons n’a sans doute pas mené seul GoDaddy au succès, et le capital humain de la société a donc certainement un rôle important à jouer, mais ne dit-on pas qu’un troupeau n’est pas grand chose sans son berger ? Bob peut certes transmettre son bâton et quelques chiens du meilleur pédigrée, mais la transhumance ne sera pas pour autant vouée au succès pour le repreneur. Cela demeurerait un challenge des plus motivants.

Quoi qu’il en soit, il s’agit à n’en point douter d’un dossier à suivre de près pour les acteurs du premier comme du second marché des noms de domaine. J’ose demander qui d’entre vous n’a pas au moins un nom de domaine en gestion chez GoDaddy ?

Les noms de domaine en .de d’1 et 2 caractères mis sur le marché !

La nouvelle a fait l’effet d’un petit coup de tonnerre dans le microcosme du nommage germanique. Avant-hier, le Denic (registre du .de / équivalent allemand de l’AFNIC) a annoncé dans un communiqué de presse qu’il serait désormais possible d’enregistrer des noms de domaine en .de composés d’1 et de 2 caractères, ainsi que de chiffres. Ce type de noms de domaine était jusque là gelé par le registre allemand.

Ce mini-landrush aura lieu le 23 octobre 2009 à 9 heures précises et c’est la (bonne vieille) règle du premier arrivé, premier servi qui s’appliquera.

Il est intéressant de noter que le registre allemand n’a pas opté pour la méthode la plus en vogue ces derniers temps, à savoir celle d’une mise aux enchères. On ne pourra donc pas accuser le Denic de privilégier l’aspect mercantile. Les premiers servis ne seront donc pas les plus offrants, mais bien les plus rapides. La lutte technique et stratégique risque donc d’être belle. Les moyens visant à augmenter les chances d’obtenir son sésame sont divers et variés. Parmi eux, passer commande auprès d’un grand nombre de registrars – si possible en alternant les gros et les plus petits – pour espérer faire mouche chez Pierre si Paul n’est pas assez prompt.

Mais nous ne sommes plus en 1995 : aujourd’hui, les enjeux sont tels que même les registrars eux-mêmes participent parfois aux landrush (avec l’avancée technologique et administrative qui est la leur) pour alimenter leurs portefeuilles privés. De là à qualifier la manœuvre de délit d’initié…

Sedo va encore plus loin en se positionnant comme intermédiaire dans cette mini-ruée vers l’or. Le leader mondial de l’achat-vente de noms de domaine, d’origine allemande, ne pouvait pas laisser passer cette occasion rêvée de faire du buzz.

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Chutes de domaines en altitude

Flocons - tombe la neigeExtrait d’un e-Mail reçu à l’instant du futur-ex prestataire Lycos : « Plus que 4 jours avant l’arrêt complet de notre service d’hébergement et la non disponibilité de votre domaine ! Le 1er mars, LYCOS cessera toute son activité d’hébergement et notre service client ne sera plus joignable. Si vous souhaitez continuer à utiliser votre domaine, votre  site ou votre serveur, il vous faut alors transférer IMMÉDIATEMENT votre domaine et votre site chez un autre hébergeur« 

A prévoir donc, de violentes chutes de domaines en altitude.

Nul doute que certains ont déjà tendu les bâches en contrebas, et qu’il y aura toujours suffisamment de badauds pour s’en étonner…

Bonne cueillette aux uns donc; et aux autres : il n’est pas trop tard pour ne pas avoir l’air bête !

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Creative Commons License Crédit Photo : Serge Melki

Sedo rachète à Dotster la société RevenueDirect

***** COMMUNIQUÉ DE PRESSE (version originale) *****

Sedo rachète à Dotster la société RevenueDirect

Grâce à l’acquisition d’un des leaders de la monétisation de noms de domaine, Sedo augmente considérablement ses parts de marché en Amérique du Nord et conclut un partenariat stratégique avec Dotster, l’ancienne maison-mère de RevenueDirect.

Cologne, Allemagne, 25/02/09 – Sedo, la première place de marché mondiale pour l’achat-vente de noms de domaine, a annoncé aujourd’hui l’acquisition de RevenueDirect, un prestataire spécialisé dans le parking de noms de domaine dont la clientèle est majoritairement composée d’investisseurs en noms de domaine. L’acquisition de l’imposante base de données clients de RevenueDirect permet à Sedo d’augmenter de manière significative ses parts de marché en Amérique du Nord.

Parallèlement à ce rachat, Sedo annonce avoir conclu un partenariat stratégique avec le registrar Dotster, ancienne maison-mère de RevenueDirect et leader sur le marché nord-américain de l’enregistrement de noms de domaine. Grâce à cette alliance d’envergure, Sedo accède au large inventaire de Dotster et profite de son excellent positionnement sur son marché géographique coeur. Les clients de Dotster, quant à eux, bénéficient de la technologie de monétisation trafic performante développée par Sedo depuis plus de 5 ans, ainsi que de son expertise du second marché des noms de domaine.

Sedo ambitionne d’exploiter les forces qui ont fait le succès de RevenueDirect sur le marché hautement concurrentiel de la monétisation de noms de domaine. Parmi elles, un large éventail de possibilités en matière de personnalisation des pages parking. En outre, la clientèle de RevenueDirect bénéficie dès à présent des technologies de monétisation innovantes et de l’excellent service de Sedo.

Le partenariat conclu avec Dotster en marge de cette acquisition est tout aussi intéressant pour Sedo. « Devenir le partenaire privilégié d’une entreprise du calibre de Dotster est une grande fierté pour Sedo. Cette collaboration sera bénéfique pour tous les clients de RevenueDirect et conduit parallèlement à une valorisation de l’imposant inventaire en noms de domaine de ce leader historique du marché de la monétisation trafic », affirme Tim Schumacher, PDG de Sedo. « Les nombreuses synergies entre Dotster et Sedo posent les bases d’une avancée stratégique majeure pour les deux sociétés et cette alliance témoigne de l’importance accordée par Sedo à l’établissement de liens forts avec des registrars de premier rang » poursuit-il. « Cette acquisition majeure démontre enfin les ambitions à long terme de Sedo qui, malgré le ralentissement économique actuel, renforce sa présence sur le marché de manière significative », conclut Tim Schumacher.

« Au vu de la position dominante de Sedo sur le second marché des noms de domaine, cette acquisition est une excellente nouvelle » s’est félicité John Smrekar, Président de RevenueDirect. « En rejoignant les clients Sedo, les utilisateurs de RevenueDirect pourront profiter des services de monétisation de qualité supérieure et de l’excellent support clientèle offerts par Sedo. Lorsque nos deux plateformes feront l’objet d’une intégration commune, les clients Dotster bénéficieront par ailleurs de services à valeur ajoutée touchant au second marché des noms de domaine. Nous nous réjouissons donc à la fois de rejoindre une entreprise telle que Sedo et d’intégrer l’un des acteurs majeurs sur ce secteur d’activité porteur » a-t-il conclu.

A propos de Sedo

Sedo est le spécialiste du second marché des noms de domaine et propose – avec 14 millions de noms de domaine proposés à la vente par leurs titulaires sur sa plateforme dont plus de 5 millions sont en parking – le plus vaste choix mondial en la matière. Plus d’informations sur http://www.sedo.com. Sedo est une filiale d’AdLINK (ISIN DE0005490155 / WKN: 549015), division du groupe United Internet AG (ISIN DE0005089031/ WKN 508903).

Bilan 2008 de la perception du .fr

« Une bonne image sur un marché des noms de domaine encore trop méconnu du grand public » : voici selon l’AFNIC la synthèse du bilan 2008 de la perception du .fr. Le registre a en effet publié ce jour un communiqué de presse sur son site suite à la traditionnelle étude annuelle sur la perception du .fr et des noms de domaine par le grand public.

Réalisée par MetroPanel, l’enquête 2008 a été effectuée en ligne du 7 au 14 mars auprès de 1 265 internautes.

Les informations principales du communiqué de presse en question :

  • les noms de domaine sont clairement perçus par 62 % des répondants comme des moyens privilégiés d’affirmer une identité ou une personnalité sur internet;
  • les valeurs véhiculées par l’extension : francophonie (59 %), appartenance (28 %) et proximité (18 %);
  • on constate une forte notoriété de « l’offre .fr » (70 % des répondants déclarent la connaître);
  • 59 % des répondants n’ayant jamais déposé de nom de domaine déclarent ne pas voir à quoi cela leur serait utile;
  • 61% des répondants ont acquis leurs noms de domaine via un « package » (domaine + hébergement);
  • les prestataires (bureaux d’enregistrement) sont encore mal identifiés ou confondus par le public avec les fournisseurs d’accès;
  • 38% des répondants ont affirmé faire pointer leurs noms de domaine vers des contenus personnels et/ou les utiliser comme supports d’adresses e-mail (17 % des cas cités)

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Quelques réflexions en vrac :

  • là où environ 60% des répondants évoquent une vision positive du .fr, le même pourcentage n’a encore jamais déposé de nom de domaine. Il faut donc a priori rendre l’offre plus attractive pour que le public ne se contente plus de penser, mais agisse…

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On se lance…

Les noms de domaine étant mon cœur d’expertise de par mon activité de Chef de Zone chez Sedo mais aussi – et avant tout – une passion, c’est presque en toute logique que je m’essaye aujourd’hui à y consacrer un blog. Les articles rassemblés ci et là sur mon site Web s’y sentaient quelque peu à l’étroit et voulaient goûter à l’air du Web 2.0, pour voir… (je les ai d’ailleurs d’ores et déjà archivés sur ce blog pour référence)

Le second marché des noms de domaine, encore inconnu il y a de celà quelques années, sort peu à peu de l’ombre. Les articles et sources d’informations se consacrant au domaining et au domain marketing se multiplient, mais le chemin à parcourir en termes d’éducation reste encore long. L’objectif de ce blog est donc avant tout d’apporter un peu d’eau au moulin, mais également de faire partager au lecteur une vision plus personnelle et informelle des évènements du marché des noms de domaine dans sa globalité. Car si l’accent sera mis sur le second marché, j’aurai l’occasion d’évoquer le premier car les deux aspects sont intimement liés.

Je vous souhaite une excellente lecture et me réjouis de vos commentaires, suggestions et critiques !