juin 15 2008
Yahoo + Google = Google
La nouvelle était dans l’air depuis quelques mois déjà; c’est désormais officiel : Yahoo a annoncé vendredi qu’il avait conclu avec Google un accord de sous-traitance d’une partie de son activité publicitaire. En clair, on servira du flux publicitaire Google aux consommateurs Yahoo. En cuisine, le grand chef Google se régale déjà. En caisse, Le restaurateur au point d’exclamation espère empocher près de 800 millions de dollars de recettes publicitaires annuelles grâce à cet accord.
Que signifie ou peut signifier cette nouvelle pour le second marché des noms de domaine ? A la fois beaucoup et pas grand chose.
Beaucoup lorsqu’on sait le poids qu’a acquis le parking au fil des années et la consolidation qui lui est promise. Seulement voilà, l’un des prérequis de la consolidation d’un marché est la concurrence; or dans le cas présent, la dominance de Google risque bien de se transformer en monopole.
Pas grand chose lorsqu’on sait que la monétisation parking ne représente qu’une part relativement faible du gâteau « PPC » et que l’accord se limite au trafic nord-américain.
Mais une chose semble sûre : un accord entre Yahoo et Microsoft aurait pu faire autrement plus de bien au marché que celui annoncé vendredi. En effet, si les deux premiers avaient joint leurs forces, les plus optimistes auraient pu imaginer que leur union aurait été en mesure, à terme, de contrebalancer le poids insolent de Google sur le marché des liens publicitaires. Ou tout au moins pousser le géant de Moutain View à se surpasser en termes de technologies et de rémunérations. Au lieu de cela, ce deal devrait renforcer un peu plus la position dominante de Google et enfoncer le Live.com de Microsoft.
« If you can’t beat them, join them« . Un adage reconnu et renommé dans le monde des affaires. Mais nombre d’analystes pensent que Yahoo a opté pour la pire alternative stratégique qui soit en concluant ce partenariat avec Google. En effet, bien pire que de se priver d’un allié de choix dans la lutte contre leur rival historique, Yahoo déroule à ce dernier le tapis rouge vers son réseau d’annonceurs. « Google knows controls everything«

Comme promis, voici le deuxième volet de mon topo sur les fraudes en tous genres affectant le second marché des noms de domaine. Après un premier billet sur celles qui touchent à l’achat-vente, passons au parking. Là encore, il y a de quoi faire et surtout – nous allons le voir – les enjeux dépassent largement le cadre du second marché.

. Or se priver du réseau « contenu » ne se limite pas seulement à la satisfaction de ne pas apparaître sur les pages parking, mais revient inévitablement à se priver d’autres vecteurs de conversion efficaces (je souligne « autres » car les pages parking sont un vecteur de conversion efficace, Cf. plus bas). Pire, comme certains prestataires parking intègrent des moteurs de recherche à leurs templates, il fallait également – dans l’idéal – qu’un annonceur ne souhaitant VRAIMENT PAS apparaître sur une page parking renonce également au mode « recherche ». Autant se couper les jambes et essayer d’aller faire un bon footing.