Entretien avec l’acheteur du nom de domaine brico.fr

vis écrouOfficiellement, il s’agissait du premier nom de domaine mis aux enchères publiques offline en France. Une nouvelle si insolite qu’elle avait même été reprise par le Journal Du Net, certes réputé parmi les moins avares en matière de publication d’articles sur le thème des noms de domaine.

Fin mot de l’histoire, brico.fr a bien été adjugé le 15 décembre dernier à Saint-Etienne. Ceux qui surveillaient le whois depuis cette date ont bien du s’en douter, mais rien n’avait jusque là vraiment transpiré sur les détails de la transaction et l’identité de l’acheteur.

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Les 100 meilleures ventes de noms de domaine en .fr en 2010

Pour honorer la tradition des best of de fin d’année, j’ai fouiné dans mes archives pour vous concocter une liste des 100 meilleures ventes de noms de domaine en .fr en 2010.

J’avais initialement prévu de publier un classement des 100 ventes record de noms de domaine francophones de l’année, mais je vous avoue que la montagne de travail de recherche nécessaire m’a un peu découragé sur le moment. Ne perdez cependant pas espoir : je pourrais être pris de remords et prévoir une nuit blanche pour vous préparer cette liste suprême dans les jours à venir !

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Faites-vous un nom (.fr) !

Cette fin de mois de novembre est décidément riche en évènements du côté de l’AFNIC : après avoir publié récemment l’édition 2010 de son observatoire du marché des noms de domaine en France – ou faudrait-il dire « des marchés » car cette étude consacre pour la 3ème fois consécutive* un chapitre au second marché – le registre du .fr a lancé hier une nouvelle campagne de communication destinée à promouvoir le .fr.

Du changement dans le contenu par rapport à la dernière édition, mais le support de communication reste le même : faites-vous-un-nom.fr (au sens propre, hein).

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Etude trimestrielle du second marché par Sedo : des volumes d’échange en légère baisse, des valorisations de noms de domaine en légère hausse

Etude de marché SedoSedo a publié ce matin sa traditionnelle étude trimestrielle du second marché des noms de domaine, proposant des statistiques détaillées sur les transactions enregistrées sur sa plateforme au cours des trois derniers mois.

Le rapport en question fait état de plus de 10 000 noms de domaine échangés sur la place de marché leader pour un volume global dépassant les 16 millions d’euros. Des valeurs en légère diminution par rapport au 2ème trimestre, tendance imputable selon Sedo à des mois de juillet/août traditionnellement calmes.

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Plus d’essence ? Roulez aux noms de domaine !

De ce que je lis dans la presse et constate aux stations-service en frontière franco-suisse, il devient de plus en plus difficile de trouver de l’essence en France par les temps qui courent. Par simple curiosité et en fervent adepte de la navigation directe, j’ai donc entré ce matin les domaines essence.fr et carburant.fr dans mon navigateur pour voir si le citoyen français pouvait trouver un peu de réconfort voire même une aide concrète sous ces noms « tête de gondole » de la thématique.

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Lancement du site ingenieurs.fr

Ceux qui connaissent un peu la région Rhône-Alpes, le football et les vieilles légendes savent combien il est difficile pour un Stéphanois de faire l’éloge d’une réalisation d’un voisin lyonnais (et vice versa). Comme l’ASSE a remporté le dernier derby à Gerland, je vais quand même (faire semblant de) me forcer et féliciter Thierry Debarnot et toute l’équipe de Media Etudiant pour le lancement du dernier poulain du groupe : ingenieurs.fr

ingenieurs.fr, ingenieurs.com, deux noms de domaine, même combat

MediaEtudiant.fr est la première communauté étudiante de France. Quoi de plus logique dès lors que d’avoir opté pour le nom de domaine de premier choix ingenieurs.fr pour bâtir la première communauté d’étudiants ingénieurs en France ?

L’ex étudiant en lettres/langues que je suis aurait bien du mal à vous parler des formations d’ingénieurs et des métiers d’ingénieurs comme si c’était une deuxième nature, mais les passionnés pourront échanger à loisir sur le forum d’ingénieurs.fr et, s’ils souhaitent donner un nouvel élan à leur carrière, consulter la rubrique emploi du site pour décrocher un stage ou trouver leur bonheur parmi les dernières offres.

Après le lancement très médiatisé de devoirs.fr, Media Etudiant montre une fois encore son attachement aux noms de domaine génériques de qualité. De mon côté, je suis heureux d’avoir pu les aider à faire l’acquisition de l’indispensable version en .com d’ingenieurs.fr. Je constate d’ailleurs qu’ingenieurs.com est l’URL officielle du site, bien que la communication soit centrée sur ingenieurs.fr. Dans tous les cas, l’espace est idéalement occupé puisque la seule carte manquante au carré – ingenieur.com – redirige sur ingenieur.de, un site en allemand qui ne devrait ni faire d’ombre à Media Etudiant, ni changer de main de sitôt.

À noter également, d’un point de vue « domainistique », que le groupe a su se donner les moyens de ses ambitions puisque les trois spécimens ingenieur.fr + ingenieurs.fr + ingenieurs.com ont été négociés sur le second marché (montants confidentiels). Il ne fait aucun doute que l’investissement sera rapidement rentabilisé pour le spécialiste du secteur au vu de la croissance soutenue des sites de son réseau. L’un des nombreux reporters de Blogodomaines qui parcourent le globe sans relâche à la recherche des derniers scoops en matière de noms de domaine a d’ailleurs pu retrouver M. Debarnot himself dans les tribunes de Gerland et recueillir quelques mots de sa part en exclusivité :

Je souhaitais lancer un site de niche innovant à destination des ingénieurs car les écoles nous ont sollicité à plusieurs reprises sur ce sujet. Pour nous imposer rapidement comme une marque incontournable auprès des jeunes et des étudiants ingénieurs, et aussi faciliter la commercialisation des espaces, je ne voyais pas de meilleur moyen que d’investir dans le couple de noms de domaine ingenieurs.fr/ingenieur.fr. Hasard du calendrier, quelques semaines seulement après la finalisation des négociations sur les deux .fr, ingenieurs.com était mis aux enchères; j’ai donc eu le plaisir de négocier son acquisition avec mon voisin stéphanois (enfin suisse plutôt) Rémy chez Virtual Network.

Et à peine 3 mois plus tard, Thierry est en passe de conquérir le monde avec son joyau, rendez-vous compte !

Ceux d’entre vous qui souhaitent en savoir plus sur l’initiative ingenieurs.fr peuvent contacter Thierry via l’espace presse du site ou consulter le communiqué de presse publié spécialement pour l’occasion. A écouter également, une excellente interview audio du fondateur sur FrenchWeb.fr.

Longue vie à ingenieurs.fr, bonne chance à Media Etudiant pour la suite et impatient de voir le prochain category killer de la maison !

Le second marché des noms de domaine vu par l’AFNIC

afnicAprès un dernier billet en forme de PoissonDavril.com, c’est encore l’AFNIC qui tient la Une de Blogodomaines !

Le registre du .fr vient en effet de publier l’un des dossiers thématiques dont elle a le secret. Et une fois n’est pas coutume, c’est du second marché des noms de domaine dont il est question. Dans un dossier aussi complet qu’instructif, l’AFNIC livre une analyse du secteur à portée de tous (l’analyse, pas le secteur… quoi que).

L’annonce de l’AFNIC est disponible au lien suivant et le dossier en question est téléchargeable au format .pdf ici.

Selon les termes de l’organisme en charge de la gestion du .fr, ce dossier s’adresse :

– aux entreprises détenant des portefeuilles de noms de domaine, dont certaines sont encore peu conscientes de la valeur que ce portefeuille peut représenter ;

– aux entreprises engagées dans des projets sur internet et confrontées à l’existence de noms de domaine déposés par des tiers, pour les sensibiliser au fait qu’un nom de domaine déjà pris n’est pas nécessairement inaccessible

– à tous ceux qui, pour des raisons professionnelles ou personnelles, veulent en savoir plus sur un aspect méconnu du marché des noms de domaine

Ce dossier se compose en trois parties, traitant essentiellement :

  • de l’origine, du fonctionnement, de la légitimité et des tendances globales du second marché
  • des principes et des critères de valorisation des noms de domaine (auxquels est consacrée pour rappel la rubrique « Valodomaines » de ce blog)
  • des forces en présence du marché (« domaineurs », intermédiaires, prestataires parking etc.)

Sans m’épancher sur le contenu du papier ni me livrer à une analyse endiablée, je dirai simplement qu’il s’agit d’une lecture à mettre entre toutes les mains. Au delà du public de premier rang évoqué plus haut, je pense notamment aux enseignants en webmarketing… et à ceux qui les écoutent avec attention, à savoir les étudiants.

De là à dire que le second marché à gagné en la présence de ce dossier ses lettres de noblesse, je ne pense pas. Mais je note que les efforts d’évangélisation du public francophone engagés  par certains acteurs/spécialistes/experts du second marché des noms de domaine depuis plusieurs années déjà commencent à porter sérieusement leurs fruits. A mon sens, on est en train de passer du stade de la méconnaissance, de la méfiance et des stéréotypes à celui de la curiosité, dans le sens « ouverture d’esprit » du terme. La qualité du travail de recherche et de rédaction de ce dossier en sont la preuve la plus évidente. Les mentalités, quant à elles, ont encore le temps d’évoluer.

L’AFNIC et SEDO joignent leurs forces dans un partenariat d’envergure

logologo_refInformation exclusive Blogodomaines ! L’AFNIC (Association Française pour le Nommage Internet en Coopération, en charge de la gestion de la gestion administrative et technique des noms de domaine en .fr et en .re) et SEDO (Search Engine for Domain Offers, première plate-forme mondiale d’achat-vente de noms de domaine) organiseront prochainement, dans le cadre d’un partenariat exceptionnel, la mise aux enchères des noms de domaine de la liste des termes fondamentaux AFNIC.

Exception faite des noms des communes françaises et d’une liste noire non-exhaustive établie par l’AFNIC à son entière discrétion, l’ensemble de la liste des termes fondamentaux téléchargeable au lien suivant (réservé aux adhérents AFNIC) sera proposé dans le cadre d’enchères en ligne organisées par la société SEDO. En raison du volume non-négligeable de l’inventaire (plusieurs centaines de noms de domaine), l’opération devrait être répartie sur un trimestre et la liste scindée en plusieurs séries d’enchères hebdomadaires. Pour l’occasion, les sites internet www.sedo.fr et www.afnic.fr devraient arborer un design spécial. Il s’agit là d’un signe fort envoyé par les deux acteurs, le site de SEDO venant tout juste de faire peau neuve au prix de plusieurs centaines de milliers d’euros de budget marketing et celui de l’AFNIC n’ayant pour ainsi dire pas évolué depuis 10 ans.

Autre fait exceptionnel : les enchères seront ouvertes à tous (y compris aux Français de l’étranger et aux étrangers de France). Cette décision a été motivée par la présence dans la liste de noms de pays en .fr et par la volonté d’éviter toute discrimination. Nul doute que la bataille devrait être rude entre les milliardaires russes sur un federation-derussie.fr et que la Maison Blanche ne devrait pas laisser passer l’occasion de mettre la main sur « son » etats-unis-d-amerique.fr. Et que dire de l’attrait de noms prestigieux comme jamahiriya-arabe-libyenne.fr (الجماهيريةالعربية الليبية الشعبية الإشتراكية العظمى, en arabe)

Dans cette liste également, de nombreux noms de domaine premium tels que :

  • avocat.fr (nom d’un fruit gras à la peau verte),
  • barreau.fr (Cf. barreau de chaise, ou de prison),
  • docteurs.fr (j’ai le .com, il me FAUT la paire !),
  • presse.fr (les agrumes apprécieront),
  • email.fr (en attendant la version IDN),
  • whois.fr (j’imagine mal M. Ano Nymous laisser passer sa chance sur celui-là),
  • poudre.fr (excellente typo de poutre.fr)
  • travesti.fr (idéal pour une boutique de déguisements)
  • schnouf.fr (je n’ai pas retrouvé la signification de celui-ci, mais c’est un bon brandable)

Mais aussi des blockbusters comme internet.fr, webmaster.fr, dieu.fr, elections.fr, com.fr ou france.fr (le projet en cours ne devrait donc pas aboutir malgré une charte graphique déjà avalisée)

En accord avec l’Etat français, les noms de domaine liberte.fr, egalite.fr et fraternite.fr ne seront pas proposés dans le cadre de ces enchères spéciales. Greve.fr ne devrait pas non plus obtenir son bon de sortie, en vertu du droit fondamental qu’il symbolise en France.

Afin de garantir la meilleure activité possible, tous ces noms de domaine seront mis aux enchères sans prix de réserve. A moins qu’ils ne reçoivent aucune offre (pas à exclure pour certains navets comme cadavre.fr), ils trouveront donc preneur dans tous les cas.

Pour assurer la bonne marche des transferts des noms de domaine vendus, SEDO et l’AFNIC ont choisi de faire appel au registrar OVH, qui devra pour l’occasion revoir l’intégralité de sa procédure technico-administrative et son interface client d’un autre âge.

Fait important, tous les noms de domaine rachetés dans le cadre de ces enchères feront l’objet – à l’instar des méthodes pratiquées par Verisign sur le .TV – d’une trarification annuelle variable fixée après-coup par l’AFNIC en fonction de l’identité de l’acquéreur. Un nom comme notaire.fr devrait donc faire l’objet d’une facturation supérieure à un huissier.fr, jugé moins noble. En cas de rachats multiples par un même acquéreur, d’autres noms comme marijuana.fr pourraient être facturés au poids.

L’AFNIC et Sedo espèrent générer grâce à ces enchères plus de 10 millions d’euros de volume de ventes, là où la société INDOM – conseillère privilégiée de l’AFNIC depuis l’avènement du dossier .paris – a valorisé l’ensemble du portefeuille à 45 532 EUR (quarante cinq mille cinq cent trente deux euros). Exceptionnellement, Sedo ne touchera pas 10 mais 20% de commission sur les ventes réalisées. La société s’engage en échange à augmenter de 500% ses effectifs francophones et à bannir le titulaire du nom de domaine afnique.fr de sa plate-forme.

Cette collaboration faite suite à la récente réelection de l’AFNIC pour la gestion du .fr, et au prochain changement d’appelation du Groupe AdLINK pour Sedo Holding.

La date symbolique du 14 juillet devrait finalement être retenue pour le lancement de cette opération, au détriment de celle du 3 octobre initialement proposée par la société de droit allemand Sedo. Le jour de la Fête Nationale française aurait en outre été vivement conseillé par Bob Parsons à Matthieu Weill, le Président de GoDaddy lui ayant vanté les retombées exceptionnelles qu’entraîneraient un spot publicitaire télévisé passé à la mi-temps de la finale de la Coupe du Monde de football 2010.

credit.fr vendu 587 500 EUR

Selon une information DomainNameWire.com, credit.fr s’est récemment vendu pour la somme de 587 500 EUR sur Sedo.

Notons que la transaction semble englober à la fois le nom de domaine et le site Internet, celui-ci étant resté en ligne suite au transfert du domaine chez EuroDNS.

Selon toute vraisemblance, le vendeur est parmi nous. Un récent commentaire sur BlogoDomaines ne semble en effet laisser planer que peu de doute sur la question; je vous laisse fouiller mais d’expérience, je crois savoir qu’il ne s’échange pas tous les jours des premiums en .fr…

Il ne m’a pas été possible de déterminer l’identité de l’acheteur sur simple consultation de la base de données WHOIS de l’AFNIC. Mais comptez sur moi pour relayer toute info d’insider sur le sujet (ou officielle, ça m’arrive aussi de faire de l’information dans les règles de l’art) !

Cette transaction fait du coup tomber 2 records officiels : celui de la plus grosse vente pour un nom de domaine en .fr (palme jusqu’alors détenue par auto.fr et ses 100 000 EUR) et celui du montant le plus élevé jamais payé pour un nom de domaine francophone (titre honorifique jusqu’alors détenu par masculin.com et ses 150 000 EUR). Mais attention encore une fois, on compare la vente de noms de domaine « nus » et celle d’un site développé, le résultat est donc à tempérer. Et puis comme toujours, il y a l’officiel et le confidentiel.

La vente de credit.fr n’est également pas sans rappeler celle de kredit.de pour presque 900 000 EUR en novembre 2008.

Félicitations aux deux parties, qui sonnent de bien belle manière le début d’une année prometteuse pour le second marché des noms de domaine francophones !

Etude du second marché des noms de domaine au 2ème trimestre 2009 par Sedo

PaperasseLa traditionnelle étude de marché trimestrielle de Sedo est dans les bacs (PDF) depuis cet après-midi. Ce dossier souvent très instructif donne un aperçu global des transactions publiées sur la plateforme d’achat-vente de noms de domaine leader du marché. Pour cette édition Q2 2009, beaucoup étaient naturellement impatients de découvrir l’évolution des impacts de la crise économique mondiale, déjà ressentis lors des deux derniers trimestres.

Or selon Sedo, le second marché des noms de domaine n’a pas connu la crise d’avril à juin. Il a poursuivi sa croissance malgré une économie mondiale en berne et au total, ce sont plus de 9 400 noms de domaine qui se sont échangés sur la plateforme au deuxième trimestre 2009, totalisant un volume de plus de 11 millions d’euros. Toujours selon Sedo, l’une des tendances marquantes du trimestre écoulé est le passage de l’extension .co.uk devant le .com dans le classement des prix de vente moyens des TLDs. Ainsi et alors qu’un .co.uk s’est échangé pour 2 095 EUR en moyenne au second trimestre 2009, il n’a fallu en débourser que 1 355 pour un .com.

Si l’on s’en tient à la seule analyse globale de Sedo, tout laisse donc à penser que la multiplication des échanges de noms de domaine sur le second marché à suffit à compenser la baisse du prix de vente moyen. Car légère baisse il y a bien eu : rappelons qu’en 2008, un .com s’échangeait pour 1 493 EUR en moyenne sur la même plateforme Sedo. De là à comprendre si ce recul est du à une baisse du nombre de transactions record, à un rétrécissement de la « masse lourde » (transactions entre 10 000 et 50 000 EUR) ou à une surmultiplication des « petites transactions » (moins de 300 EUR)… Et si l’on compare le 2ème trimestre 2009 avec le 2ème trimestre 2008, la baisse est sans doute encore plus prononcée (je n’ai pas retrouvé l’info mais ce sont surtout les deux derniers trimestres de 2008 qui ont tiré les valeurs vers le bas, Q1 et Q2 étant même de très bons crus, de mémoire).

Le plus simple est de se pencher sur l’étude en question pour y voir plus clair.

Ce qui n’a pas changé tout d’abord : avec 76% des ventes totales de gTLDs, le .com truste le classement et poursuit sur sa lancée de 2008. Le .net a quant à lui croqué une plus grande part du gâteau, avec 11% des ventes de gTLDs contre 7% au premier trimestre. Parmi les ventes ccTLDs, même tendance à la stabilité. Le .de reste l’extension la plus populaire (60% des ventes), devant le .co.uk (13%) et le .eu (9%).  Le .fr ferme la marche avec 2% des ventes. L’extension nationale de la France est en perte de vitesse d’un point par rapport à la moyenne de 2008, mais il faut dire que certains ccTLDs aux allures de mastodontes comme le .cn poussent fort et font vite de la place autour d’eux (31% de croissance au 2nd trimestre par rapport au précédent).

Concernant le nombre total de ventes, Q2 à fait mieux (9 403) que son prédécesseur Q1 (9 326), mais là encore moins bien que Q2 2008 (9 727). Cependant, on semble sorti du trou d’air remarqué fin 2008 (8 754 ventes pour Q4).

Du côté des canaux de ventes, les enchères système ont enregistré une hausse de 3% par rapport au 1er trimestre, le nombre de transactions découlant de négociations via le système « classique » d’offre/contre-offre affichant quant à lui un léger recul.

Le prix de vente moyen par domaine, toutes extensions confondues, s’est élevé au 2ème trimestre à 1 200 EUR environ. Le .com est donc comme d’habitude au-dessus de la ligne de flottaison, de même que le .net (1 337 EUR en moyenne au Q2). On ne peut pas en dire autant du .org (767 EUR), du .biz (461 EUR) et du .info (461 EUR également).

Chez les ccTLDs, le .co.uk est donc la star du trimestre avec un prix de vente moyen de 2 095 EUR, soit près de 900 euros de plus que la moyenne toutes extensions confondues.  Prix il est vrai largement drainé par les deux ventes record de horseracing.co.uk et onlinecasino.co.uk pour respectivement 100 000 GBP. Lorsqu’on sait que le Royaume-Uni est l’un des pays les plus durement affectés par la crise… Au rayon des bonnes surprises, le .at fait un bon de 100% par rapport au trimestre précédent et frôle la barre fatidique des 1 200 EUR (1 170 pour être exact). Le .es, le.fr, le .de et le .eu se prennent tous une sérieuse claque avec des prix de vente moyens divisés par 2 pour certains (dont le .fr, qui passe de 3 440 EUR au premier trimestre 2009 à 1 825 EUR au second trimestre – ce qui reste une performance très honorable). Si le .de s’échange bien, il semblerait que sa valeur moyenne s’essouffle un peu, passant de 950 EUR au premier trimestre 2009 à 734 EUR au second.

Je ne m’attarde pas sur les prix médians, s’agissant visiblement d’une donnée nouvelle (mais ô combien précieuse lorsqu’on connaît l’impact des ventes record!) dans le rapport Sedo, et les éléments de comparaison manquant quelque peu. Retenez seulement que le prix de vente médian d’un .com au second trimestre 2009 s’est élevé à 315 EUR, et celui d’un .fr à 646 EUR. Il sera intéressant de voir l’évolution de cette donnée au troisième trimestre.

Pour finir, voici les 10 plus grosses ventes publiques du deuxième trimestre, toutes extensions confondues (les prix indiqués sont en GBP, la flemme de faire les conversion ce coup-là ^^) :

  1. talk.com, 303 994£
  2. spel.se, 169 746£
  3. juegos.com.mx, 128 884£
  4. horseracing.co.uk, 100 000£
  5. onlinecasino.co.uk, 100 000£
  6. juegos.com.ar, 81 068£
  7. livestream.com, 68 138£
  8. timemanagement.com, 61 659£
  9. 90.com, 49 437£
  10. concept.com, 37 164£

La même chose, version .com only :

  1. talk.com, 303 994£
  2. livestream.com, 68 138£
  3. timemanagement.com, 61 659£
  4. 90.com, 49 437£
  5. concept.com, 37 164£
  6. foros.com, 32 285£
  7. kosovo.com, 30 079£
  8. viewit.com, 27 935£
  9. staysure.com, 23 936£
  10. directories.com, 18 837£

Sedo anticipe une légère baisse du nombre total de transactions pour le troisième trimestre 2009, été oblige, mais tablent sur une stabilisation du prix moyen et médian. Toujours selon Sedo, la conjoncture des ventes de ccTLDs devrait poursuivre sa belle progression, conséquence d’une tendance à la localisation des échanges sur Internet (même venant des multinationales, dont les canaux de distribution ont tendance à se localiser plutôt qu’à se globaliser).

Et vous ? Êtes-vous surpris par ces chiffres du second trimestre ? Correspondent-ils grosso modo à vos indices transactionnels ? Comment voyez-vous les mois à venir ? Dîtes-moi tout !

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L’étude Sedo est disponible dans son intégralité (et en anglais) au lien suivant : http://www.sedo.co.uk/press/domainmarketstudyQ22009-uk.pdf. Merci à leurs équipes pour ce travail de compilation !

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