La nouvelle a fait l’effet d’un petit coup de tonnerre dans le microcosme du nommage germanique. Avant-hier, le Denic (registre du .de / équivalent allemand de l’AFNIC) a annoncé dans un communiqué de presse qu’il serait désormais possible d’enregistrer des noms de domaine en .de composés d’1 et de 2 caractères, ainsi que de chiffres. Ce type de noms de domaine était jusque là gelé par le registre allemand.
Ce mini-landrush aura lieu le 23 octobre 2009 à 9 heures précises et c’est la (bonne vieille) règle du premier arrivé, premier servi qui s’appliquera.
Il est intéressant de noter que le registre allemand n’a pas opté pour la méthode la plus en vogue ces derniers temps, à savoir celle d’une mise aux enchères. On ne pourra donc pas accuser le Denic de privilégier l’aspect mercantile. Les premiers servis ne seront donc pas les plus offrants, mais bien les plus rapides. La lutte technique et stratégique risque donc d’être belle. Les moyens visant à augmenter les chances d’obtenir son sésame sont divers et variés. Parmi eux, passer commande auprès d’un grand nombre de registrars – si possible en alternant les gros et les plus petits – pour espérer faire mouche chez Pierre si Paul n’est pas assez prompt.
Mais nous ne sommes plus en 1995 : aujourd’hui, les enjeux sont tels que même les registrars eux-mêmes participent parfois aux landrush (avec l’avancée technologique et administrative qui est la leur) pour alimenter leurs portefeuilles privés. De là à qualifier la manœuvre de délit d’initié…
Sedo va encore plus loin en se positionnant comme intermédiaire dans cette mini-ruée vers l’or. Le leader mondial de l’achat-vente de noms de domaine, d’origine allemande, ne pouvait pas laisser passer cette occasion rêvée de faire du buzz.
Voici une vidéo tournée par le registre TELNIC pour la promo des noms de domaine en .TEL ouverts hier au grand public et dont le nombre d’enregistrement dépasse déjà les 100 000 (moutons de Panurge y compris)
A la limite, je trouve le court-métrage plus réussi que l’extension en elle-même ^^
Hasard, lueur d’espoir ou autre facteur conjoncturel positif ? Toujours est-il que la liste de la semaine 9 fait plaisir à voir côté domaines francophones vendus sur Sedo.
Avec, fait assez exceptionnel, 2 noms dans le top 3. Ce sont les désormais modestement célèbresBruxelles.com et Belgique.com, partis pour respectivement 28.500 et 25.000 EUR. 53.500 EUR, c’est donc le prix à payer pour s’offrir un pays et sa capitale. LeBelge appréciera :o)
Abstraction faite de Sportissimo.com (20.000 USD), terme certes imaginaire mais assurément exploitable en français, suivent à plus de 10.000 EUR LOI.com (16.200 USD) et le naturel Herboriste.com (10.000 EUR).
Le keyword domain à tiret Jeux-Filles.com ne fait pas mauvaise figure avec un prix de vente de 5.000 EUR.
En pied de première page, on trouve l’adjectif Verifiable.com (2.250 EUR). Les « artificiels » CalcioFrance.com (2.200 USD) et 123Dollars.com (2.000 USD) ferment la marche de la liste des .COM.
Côté ccTLDs, le haut du classement en serait presque éblouissant de rouge et me force à jouer des bullet points pour ne pas écrire une tartine de mauvais jeux de mots :
CCE.fr (5.500 EUR)
Hypnose.eu (5.000 EUR)
Talent.de (3.600 EUR)
MusicStore.fr (3.100 EUR)
FormationPro.fr (3.000 EUR)
GoodJob.fr (3.000 EUR)
MMS.us (2.750 USD)
Zapping.tv (2.000 EUR)
PiscinesPolyester.fr (1.500 EUR)
Blog.pk (1.500 USD)
Godemichet.fr (1.400 EUR)
Pop-Up.fr (950 EUR)
VetementFemme.fr (850 EUR)
Hors-sujet : si vous êtes fans de ccTLDs, le célèbre investisseur en noms de domaine anglophone Rick Latona a annoncé hier le lancement d’un forum exclusivement dédié aux extensions géographiques. En (presque) toute logique, la place a été nommée ccTLDs.com. Un projet dans l’air du temps au vu u thème de la prochaine conférence T.R.A.F.F.I.C. qui se tiendra du 1er au 4 juin prochains à Amsterdam.
Les « autres gTLDs » ne sont pas en reste avec Bingos.org (2.200 EUR), Musiques.net (999 EUR), Contenu.net (975 USD), Chaussures.net (902 EUR) et Hits.info (800 USD).
Cologne, le 3 février 2009 / PR NewsWire – l’année a une nouvelle fois été fructueuse pour le second marché des noms de domaine. C’est ce que révèle la traditionnelle étude annuelle de Sedo, la première plate-forme mondiale d’achat-vente de noms de domaine. Le nombre de transactions est en hausse de 35 pour cent et le volume transactionnel de 8 pour cent.
Voici les faits marquants de ce rapport annuel :
- les 36884 transactions répertoriées en 2008 traduisent une progression de 35 pour cent par rapport à 2007 ;
- le prix de vente moyen d’un nom de domaine s’est établi à 1440 euros, en recul de 21 pour cent par rapport à 2007 ;
- les prix de vente moyens des gTLDs ont inégalement reculé et même l’extension « reine » .com a été modérément touchée ;
- les extensions géographiques telles que le .fr ont connu des augmentations conséquentes de leur valeur d’échange. L’extension française a notamment enregistré une hausse de 64 pour cent de son prix de vente moyen, de 95 pour cent du nombre de transactions et de 219 pour cent de son volume transactionnel annuel.
Sedo est le spécialiste du second marché des noms de domaine et propose – avec 14 millions de noms de domaine proposés à la vente par leurs titulaires sur sa plateforme dont plus de 5 millions sont en parking – le plus vaste choix mondial en la matière. Plus d’informations sur www.sedo.com
Sedo est une filiale d’AdLINK (ISIN DE0005490155/WKN: 549015), division du groupe United Internet AG (ISIN DE0005089031/WKN 508903).
Ça y est, les vacances touchent à leur fin. Et l’année aussi. Comme ce radin de Père Noël n’a pas voulu me prêter son traîneau pour rentrer chez moi, c’est en avion que je rallierai Cologne dès ce soir au terme d’une appréciable semaine de repos dans mon Forez natal.
Les fins d’année sont connues pour être toujours propices aux rétrospectives, résolutions et réflexions en tous genres (euh, je viens de faire une allitération là ???). Ayant déjà laissé trop de plumes dans certains regards vers l’arrière, je vous propose aujourd’hui un exercice de projection dans le futur.
Rassurez-vous, je n’ai nullement l’intention de dresser la liste de mes résolutions pour l’année à venir. Quand bien même j’aurais déjà réfléchi moi-même à ce que je compte m’imposer (par la force s’il le faut) en 2009, vous vous ennuieriez à mourir. Et puis les résolutions qu’on ne prend pas sont autant de résolutions qu’on ne risque pas de ne pas tenir (vieux proverbe Grolandais aux vertus embrouillantes).
Le but de la manœuvre du jour est simplement de sortir ma blogoboule de cristal laissée au placard la plus grande partie de l’année pour jouer les Madame Soleil des noms de domaine pour 2009. Prenez place, fermez la porte derrière vous, assurez-vous qu’aucun enfant n’écoute, sentez-vous libre de laisser un pourboire avant même d’entendre ma prophétie et n’hésitez pas à me rouer de coups en commentaires une fois mes inepties intégralement déblatérées.