Partager un lien vers son portefeuille de domaines en vente sur Sedo

[UPDATE] : cette fonction (c.a.d. la première méthode décrite dans le billet ci-dessous) bien pratique pour les uns et bien incommodante pour les autres a vécu ses derniers instants début juin 2011, Sedo ayant manifestement choisi de la sacrifier sur l’autel de la confidentialité et de la protection des données personnelles.

R.I.P. :-)

NB : les méthodes 2 et 3 restent d’actualité

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Un mini tuto au programme aujourd’hui !

Voici 3 méthodes pour partager – notamment avec des acheteurs potentiels – un lien vers l’intégralité de votre portefeuille de noms de domaine en vente sur Sedo.

La première méthode, la plus old school car utilisable et utilisée depuis des années par les « Sedonistes » aguerris, n’est en revanche pas la plus sûre, comme vous allez le constater. Elle consiste à intégrer son identifiant Sedo dans le lien standard suivant :

http://sedo.com/search/searchresult.php4?showuser=IDENTIFIANT

, en veillant bien à respecter la casse (ex : NomDeDomaine VS nomdedomaine). Contrairement à ce qui était le cas jusqu’à il n’y a pas si longtemps, Sedo encrypte désormais le lien en question dès lors qu’il est saisi et validé dans un navigateur (en le remplaçant par l’URL d’arrivée http://sedo.com/search/searchresult.php4?language=fr). Mais à partir du moment vous avez pris le parti de communiquer ce lien à quelqu’un, vous prenez quoi qu’il en soit un risque en termes de sécurité. Votre interlocuteur connaît en effet de facto votre identifiant Sedo et vous venez gracieusement de lui ouvrir l’une des deux portes à l’entrée sur votre compte. En clair, il ne lui reste « plus » qu’à trouver votre mot de passe pour s’introduire tranquillement dans votre bergerie (bien qu’il ne puisse y chaparder de moutons à proprement parler, il pourrait caresser leur laine soyeuse). Les domaineurs sont généralement des gens très civilisés mais on ne peut pas en dire autant de tout le monde, donc soyez prudent avec cette méthode d’ancien combattant !

La seconde méthode, semblable voire équivalente à la précédente mais autrement plus sûre, a été récemment introduite par Sedo, sans que je puisse dire avec certitude si cela s’est fait lors de la refonte de leur site web l’an dernier où lors de la sortie il y a quelques jours de la dernière version de leur module de recherche. Toujours est-il qu’il suffit pour accéder à cette fonction de :

  • vous connecter à votre espace-membre Sedo (mon Sedo)
  • puis de vous rendre dans la rubrique « données personnelles »
  • et enfin d’aller sous l’onglet « paramètres personnels »

Vous verrez alors s’afficher en haut de page un lien en partie encrypté qui présente le double avantage d’être « jetable » – il est possible de générer à la volée de nouveaux liens encodés – et d’être sécurisé puisqu’au format https.

La troisième méthode, la moins directe, consiste à ne pas activer/à désactiver l’option « ne pas afficher de liens vers mon portefeuille de noms de domaine » dans les paramètres d’affichage de page d’offres de n’importe lequel de vos noms de domaine en vente sur Sedo. Cette fonctionnalité est accessible depuis :

  • mon Sedo > gestion de domaines > clic sur un domaine en vente de votre portefeuille > lien vers votre portefeuille de noms de domaine

Si vous activez cette option, l’ensemble de vos noms de domaine en vente sur Sedo apparaîtra directement sur n’importe quelle page d’offre de l’un des noms de domaine concernés.  Je n’ai pas pu trouver d’exemple de page d’offre intégrant cette fonctionnalité, dont j’ai l’impression qu’elle est peu populaire parmi les utilisateurs Sedo. Si quelqu’un a repéré un spécimen, il peut volontiers le partager en commentaires et je l’intègrerai dans cet article.

Le partage public ou privé de son inventaire de noms de domaine peut s’avérer utile dans de certains cas, tels qu’une une vente de gros sur un forum dédié aux noms de domaine ou une vente ciblée sur une thématique à un utilisateur final. A vous de jongler avec les options ci-dessus au gré de vos besoins.

Bon partage à tous !

Blogodomaines à la Une sur ITespresso.fr !

bePOINTcomLorsque Nicolas, rédacteur pour le compte d’ITespresso.fr, découvre le lancement par le Groupe Doctissimo (Lagardère Active) du site be.comla première communauté 100% mode – il se dit que son éditeur n’a certainement pas sorti un nom de domaine d’une telle trempe de sa cave personnelle. Lorsqu’on sait qu’à ce jour, tous les noms de domaine en 3 caractères sont réservés depuis belle lurette sous l’extension .com (et peut-être même tous les domaines de 4 caractères, à vérifier), que dire des pièces de collection que représentent ceux en 2 caractères – les fameux LL.com, NN.com ou LN/NL.com* dans le jargon des investisseurs en noms de domaine – ? Ce nom de domaine n’a donc pu qu’être racheté sur le second marché, pour la raison première qu’il avait été auparavant exploité par BEoS avant d’être repris par un investisseur.

Nicolas décide alors de prendre sa souris et son téléphone pour mener sa petite enquête sur l’acqusition de ce nom de domaine. Son instinct le mène d’abord tout naturellement au service presse de Lagardère, qui se montre sans surprise peu loquace sur le sujet, tout en avouant indirectement avoir racheté ce nom de domaine de grand cru sur le second marché. De nous jours, il est amusant de constater qu’il reste encore délicat pour les entreprises françaises de révéler les sommes déboursées sur le second marché pour acquérir (pardon, il faut dire « sécuriser » pour les Grandes Marques) des noms de domaine de qualité. Il est même ironiquement malvenu d’avouer qu’on a recouru au second marché tout court, sans doute pour des raisons d’égo. Alors qu’au contraire, cela peut se révéler tout à fait judicieux en termes de communication. Passons.

Toujours est-il qu’il ne fallait pas espérer lancer un nouveau site sous la langoureuse appellation be.com et passer totalement inaperçu aux yeux de quelques irréductibles passionnés de noms de domaine.

Sans se décourager, Nicolas poursuit son enquête. Est-ce par hasard ou parce que le monde est petit? Toujours est-il qu’elle le mène sur les traces de Blogodomaines et des tartines indigestes servies sporadiquement par son drôle d’auteur. S’en suivent quelques lignes échangées sur Twitter et par e-mail dans un déroutant jargon domainesque, puis une épique conversation sur Skype lors de laquelle Nicolas s’efforce de me faire expliquer dans des termes enfantins les plus obscures ficelles du domain marketing, de la valorisation des noms de domaine, de la « brandabilité » et de la navigation directe.

Un jour plus tard, me voici multi-cité dans un article dont l’angle d’approche est ma foi aussi original (d’habitude, on voudrait me faire parler de cybersquatting, de scandales et d’histoires de domaines à l’eau de rose, ce que je refuse le plus souvent pour ne pas faire perdre leur temps aux pauvres lecteurs à qui l’on servirait ça) que réussi.

Merci donc à Nicolas et à ITespresso.fr d’avoir pensé à moi pour cette bien modeste contribution, et bienvenue à vous qui découvrez ce blog grâce à eux :o)

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* L = Letter (lettre) et N = Number (nombre). Par exemple : ab.com, 12.com, 1a.com, b2.com

credit.fr vendu 587 500 EUR

Selon une information DomainNameWire.com, credit.fr s’est récemment vendu pour la somme de 587 500 EUR sur Sedo.

Notons que la transaction semble englober à la fois le nom de domaine et le site Internet, celui-ci étant resté en ligne suite au transfert du domaine chez EuroDNS.

Selon toute vraisemblance, le vendeur est parmi nous. Un récent commentaire sur BlogoDomaines ne semble en effet laisser planer que peu de doute sur la question; je vous laisse fouiller mais d’expérience, je crois savoir qu’il ne s’échange pas tous les jours des premiums en .fr…

Il ne m’a pas été possible de déterminer l’identité de l’acheteur sur simple consultation de la base de données WHOIS de l’AFNIC. Mais comptez sur moi pour relayer toute info d’insider sur le sujet (ou officielle, ça m’arrive aussi de faire de l’information dans les règles de l’art) !

Cette transaction fait du coup tomber 2 records officiels : celui de la plus grosse vente pour un nom de domaine en .fr (palme jusqu’alors détenue par auto.fr et ses 100 000 EUR) et celui du montant le plus élevé jamais payé pour un nom de domaine francophone (titre honorifique jusqu’alors détenu par masculin.com et ses 150 000 EUR). Mais attention encore une fois, on compare la vente de noms de domaine « nus » et celle d’un site développé, le résultat est donc à tempérer. Et puis comme toujours, il y a l’officiel et le confidentiel.

La vente de credit.fr n’est également pas sans rappeler celle de kredit.de pour presque 900 000 EUR en novembre 2008.

Félicitations aux deux parties, qui sonnent de bien belle manière le début d’une année prometteuse pour le second marché des noms de domaine francophones !

Qui a la plus grosse ?

102Sur le second marché, la coutume veut souvent que les plus GROS domaineurs soient consacrés par la taille de leur portefeuille de noms de domaine. On lit encore fréquemment que le marché de la revente de noms de domaine est une affaire de volume et que quiconque veut y réussir doit donc l’appréhender comme tel. On s’émerveille devant les dizaines, voire les centaines de milliers de noms de domaine amassés par des structures spécialisées dans la revente de noms de domaine. Jusqu’à en oublier même qu’elles doivent à peine gagner de quoi couvrir leurs frais de fonctionnement.

Ce que j’en dis, c’est qu’il serait à la limite plus pertinent de déterminer qui sont les plus GROS domaineurs en les faisant simplement monter sur la balance – sans leur portefeuille de domaines, cela va de soi.

Les plus GROS domaineurs ne sont certainement pas ceux qui ont le plus de domaines. Ce ne sont certainement pas non plus ceux qui ont fait à un instant T la plus grosse vente ou le plus gros achat; peut-être avaient-il simplement entre les mains le fameux billet de loterie que même Roger ou Lucette auraient pu avoir. Ce ne sont sans doute pas non plus ceux qui génèrent le plus de revenus. Les plus GROS domaineurs ne sont pas ceux qui ont le plus de moyens à leur disposition.

Non, les plus GROS domaineurs sont de la plus petite des espèces : celle qui a compris, comprend et continuera à comprendre ce qui fait la VALEUR d’un nom de domaine.

La taille du portefeuille n’est pas l’amie de l’investisseur en noms de domaine. Elle est même souvent son ennemie. Sur un marché de la revente encore relativement peu liquide, les mégalomanes d’aujourd’hui sont les liquidateurs de demain. A l’heure des Grands Comptes, mieux vaudra avoir collecté 100 noms de domaine dans toute votre vie et avoir réussi à en vendre 50 à prix de marché qu’avoir du en accumuler 5000 pour être parvenu à vendre le même nombre, à prix cassé qui plus est. La quantité des stocks n’assure pas la quantité des ventes, elle plombe au contraire très souvent la rentabilité et les taux de conversion. Pire, elle grise le commun des domaineurs, à qui elle donne l’illusion de construire quelque chose d’évolutif (scalable). Certains sages disent (et se reconnaîtront) que la quantité est à l’investisseur en noms de domaine ce que l’ivresse des profondeurs est au plongeur.

Sauf exception, vous ne multipliez pas vos chances en multipliant les noms dans votre portefeuille. Vous multipliez vos chances en affûtant vos critères de sélection, ce qui vous conduira d’ailleurs souvent naturellement à réduire votre inventaire ou tout du moins à en réduire le taux de croissance.

Combien de mauvais domaines faut-il avoir eu la lucidité de laisser expirer, de revendre à prix coûtant ou de tout simplement ne pas enregistrer/racheter pour être un BON domaineur ? Beaucoup trop. Sachez vous contenter de cette quantité-là !

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Creative Commons License crédit photo : me and the sysop

55.com currently auctioned at Sedo – reserve met – now it’s your chance!

55.comWe at Virtual Network decided to start an auction for our domain 55.com after receiving a 200,000 EUR offer through Sedo (ca. 287,000 USD).

This was not an easy decision to make because we deeply believe that this gem is worth more and are aware that there is a risk that the name actually sells for 200k€. But we think the possible outcome is worth the risk. As domain investors, we are dealing with risk management on a daily basis. Sometimes you win, sometimes you lose but bigger risks usually have bigger rewards, isn’t it?

We also thought the beginning of the year was a good timing to shake up the market with a 6 figure auction/sale.

55.com is not only one of our best NN.com, it probably counts among our most valuable online properties because it is universal. I often write about the language factor when it comes to domain valuation. Although we specialized on French domains over the time because French is our mother tongue and so the language we have the best feeling for, we always aim to bring the best possible linguistic diversity in our domain portfolio. In this sense, numeric domains are probably among the best investments you can make. Numbers are universal, you need  them and use them everywhere and everytime. Numbers are one of the first things children learn at school.

The number 5 has various symbolic applications across the globe, as you can read from Wikipedia. Because 5.com has been locked for registration by Verisign, 55.com is probably the best choice by nature for someone wishing to capitalize on the number 5.

I will stop the introductions here and let the domain finish the job. I guess it doesn’t need me much to find its way to success.

The auction takes place at Sedo and will end on January 12th at10 10:33 PM EST, or maybe a bit later if offers arise in the last minutes. Here’s the full link to the auction page: http://www.sedo.com/auction/detail/55.com/95205_us__

The reserve price has already been met, so the name will be sold in any case. If you want to participate in this auction, please note that you will need to go through the Sedo Premium Certification process! If you need a dedicated contact at Sedo, let me know and I will personnaly provide the best I know.

Thanks in advance to all of you that will spread the word. 55.com can cross any border, so let’s do the market a favour and make the news reach every single corner of the world!

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Image Source : thesunblog.com

Derrière chaque vente de nom de domaine se cache une histoire

Toutes les ventes récentes de noms de domaine sont riches en enseignements, notamment sur la question de l’identité des acheteurs. Certaines indications précieuses peuvent vous donner des pistes de réflexion concrètes, notamment en vue de cessions ou d’acquisitions futures. Vous pouvez par exemple être titulaire de la version au singulier d’un nom au pluriel vendu récemment, et le simple fait de vous en être rendu compte vous permettra peut-être de remonter aisément jusqu’à l’acheteur et d’entrer en discussions avec lui. De même, un domaine (ou un groupe de domaines) vendu récemment peu vous donner des idées d’enregistrement ou de rachats si vous jugez la thématique porteuse.

D’où l’intérêt de surveiller régulièrement le pouls du marché, par exemple en consultant l’excellente liste hebdomadaire compilée par le vénéré Ron Jackson de DnJournal.com. Les ventes les plus simples et les plus intéressantes à analyser sont sans doute les vôtres. Parfois, nul besoin d’attendre la clôture d’une transaction pour savoir qui se cache derrière un mystérieux acquéreur; car justement, tous les acheteurs ne se cachent pas. Certains préfèrent négocier en direct et à visage découvert. Vous vous retrouvez alors un peu comme un enfant qui sait ce qu’il va avoir à Noel : content quand même, mais rassasié niveau curiosité. A contrario, les ventes réalisées via les plateformes spécialisées comme Sedo ou Afternic peuvent donner bien du fil à retordre aux enquêteurs les plus chevronnés. En effet et dans la mesure où ces plateformes fonctionnent sur le sacro-saint principe de l’anonymat, vous ne pouvez en principe pas savoir qui se cache derrière M. l’Acheteur Potentiel (un bon copain de M. Ano Nymous de chez l’AFNIC, à ce qu’il se dit)

Cependant, il existe des moyens simples de lever au moins partiellement le voile sur l’identité des acquéreurs. Ou tout du moins d’essayer, essentiellement sur la base du bon viel adage « ça ne coûte rien de demander ». Vous pouvez donc, via les systèmes de commentaires en ligne souvent intégrés par les plateformes en question, poser quelques questions à l’intéressé concernant son identité et ses intentions. Parfois, ça marche. Mais attention, c’est à double tranchant : en se sentant questionné voire espionné, votre acheteur peut sérieusement se refroidir. Notamment s’il a été mandaté pour racheter votre nom de domaine dans le cadre d’un projet confidentiel sous toutes coutures. Il sera alors typiquement dans une approche « sous-marin » qui n’aura pas pour but premier de contrecarrer votre envie de tout savoir, mais simplement de maintenir un degré de confidentialité maximal. En tant que vendeur, il est important de savoir respecter ce genre de détails si vous ne voulez pas voir certaines ventes vous passer sous le nez par excès de curiosité. Mon conseil : concentrez-vous sur votre prix de vente et faites abstraction des éléments extérieurs !

Une vente est une vente, et croire que l’on tirera nécessairement plus de bénéfices d’une vente à un groupe du CAC40 ou à une multinationale plutôt qu’à une start-up ou une PME est souvent faux. Rappelez-vous que le potentiel d’un nom de domaine de qualité est souvent mieux reconnu par un acteur économique de type « outsider dynamique » que  de type « mastodonte bien établi », qui lui cherchera davantage à capitaliser sur ses acquis. C’est la théorie que je tâcherai de vous démontrer par l’exemple un peu plus loin dans ce billet… n’hésitez pas à aller vous chercher un thé ou à faire une pause pipi dès à présent si l’envie vous en prend : [modestie off] le billet est encore un peu long avant de donner sa pleine mesure [/modestie off]

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Victime de la mode

Little brown bag of Shopping !En suivant des enchères sur une plateforme de snap hier, j’ai eu l’occasion de revisiter les contours d’une notion qu’on n’évoque peut-être pas assez lorsqu’il est question de valorisation de noms de domaine. Cette notion, c’est ce que j’appellerais la « durabilité » du nom de domaine, à savoir sa propension à traverser les années sans prendre une ride.

Or dans un monde qui évolue à 200 à l’heure et un environnement Internet à 500, il est toujours plus difficile de trouver des noms de domaine – disponibles sur le premier marché ou  abordables sur le second – correspondant à des concepts solides et résistants aux effets de mode. Pour peu qu’on soit un adepte du predictive domaining, ça devient carrément compliqué de trouver un équilibre entre les notions qui n’en sont aujourd’hui qu’à l’état de germe mais dont on pense qu’elles feront un carton dans 3/5/10 ans et celles dont on pense qu’elles sont indémodables, mais tomberont inexorablement dans l’oubli au fil des ans.

Un bon exemple de thème indémodable, dont les générations présentes et futures parleront toujours (plus) et qui sera donc toujours générateur de trafic sur Internet : la météo. Qu’il pleuve, neige ou vente, tout est matière à vives discussions sur le temps qu’il fait. D’accord, l’exemple est stéréotypé : y a-t-il seulement un seul jour où nous ne parlons pas de météo avec notre entourage depuis que nous sommes en âge d’avoir une vie sociale (ou pas, pour les plus reclus d’entre vous) ? Par extension, on peut penser qu’il faudra toujours utiliser des thermomètres pour mesurer la température. Certes, l’objet évolue et on est passé du thermomètre à mercure à la démocratisation du thermomètre électronique sans qu’on s’en rende vraiment compte. Mais à terme, qu’est-ce qui peut remplacer le thermomètre ? Sans doute pas grand chose, mais ne sous-estimons pas pour autant l’évolution de la technique et laissons les experts du predictive domaining dénicher avant les autre les noms qui deviendront peut-être les standards de demain. En attendant, la météo, elle, fera nécessairement parler toujours plus de monde, ne serait-ce que pour la simple raison qu’il y a toujours plus de monde sur terre.

Pour en revenir au nom de domaine d’hier, je ne vois aucune raison de ne pas vous le citer puisque les enchères sont terminées : c’est EcranPlat.com. A première vue, c’est un nom tout à fait exquis : court, descriptif, sans équivoque, associé à des volumes de recherche conséquents, correspondant à un produit susceptible d’être acheté sur Internet (et en dehors) et donc logiquement associé à des CPC solides parmi les nombreux annonceurs qu’il intéresse. Bien. Mais à y regarder de près, où en est l’écran plat aujourd’hui ? Il va bien : sans être allé faire de recherches poussées sur le sujet et en me limitant au site de l’INSEE, je pense que plus des trois quarts des foyers français en sont désormais équipés, qu’il soit question d’écrans plats de PC ou de télévision. Là où on parlait de produit de haut de gamme il n’y a encore pas si longtemps de cela, on est désormais face à un produit grand public qui a sa place dans le panier des français moyens. Très bien. Mais dans quel contexte le terme « écran plat » est-il arrivé sur nos lèvres ? Pour nous permettre de distinguer entre le bon viel écran cathodique de notre jeunesse et la nouveauté format feuille de papier que les fabricants nous ont fait miroiter !

Seulement voilà, ceux qui n’auront jamais connu que l’écran plat – les graines d’internautes consommateurs de demain – vont-il devoir recourir à cet artifice linguistique, à l’heure où il n’y a déjà plus que des écrans plats dans les rayons ? Pas si sûr, peut-être qu’ils (re)parleront tout simplement d’écrans, parce qu’il n’auront jamais connu les gros cubes qui encombraient nos bureaux et nos salons.

Ce n’est pas un mal en soi, ni une critique envers ceux qui se sont positionnés sur les enchères d’EcranPlat.com : j’en ai moi-même fait partie et je suis heureux d’avoir du mettre les mains dans le moteur pour mettre en route mon cerveau. Mais imaginons que l’objectif du gagnant de ces enchères soit de revendre ce nom de domaine dans les 5 ans, celui-ci est-il réalisable ? Comme tout le monde le sait (ou fait mine d’ignorer), il est rare de vendre un nom dans les mois qui suivent son acquisition. D’abord parce que la plupart des investisseurs en noms de domaines aiment bien laisser le temps faire son effet bénéfique sur leurs poussins. A moins de jouer les équilibristes et d’avoir déjà un acheteur final au moment même où on se positionne sur les enchères. Mais dans une configuration classique, celui qui a remporté ces enchères – et dans la mesure où son but de faire une plus-value à la revente et non de le développer – se retrouvera probablement confronté à un dilemme ou pris dans un étau : d’un côté, l’adage qui veut que les domaines génériques gagnent en valeur avec le temps; d’un autre, le dépérissement du terme (selon ma vision exposée plus haut. Je peux tout aussi bien me tromper) et la nécessité qui en découlera de vendre rapidement… au risque de ne pas vendre du tout ou de vendre à perte. On parle quand même d’un investissement à plusieurs centaines d’euros.

Quand vous enregistrez ou rachetez un nom de domaine, posez-vous donc la question de la durabilité du terme qui lui est associé. Si c’est un produit, demandez-vous s’il existera encore dans 3, 5 ou 10 ans (voire plus). Si vous êtes dans le brouillard, vous pouvez utiliser des outils comme Google Trends pour vous orienter. Les noms de domaine à effet de mode ne sont pas mauvais pour autant, ils peuvent même être de bons générateurs de trafic à court terme. Il y a aussi des noms qui ont les deux, comme Noel.com : on fêtera toujours Noël dans 50 ans et Noel.com fera toujours plus de trafic en décembre.

Et si vous n’arrivez pas à vous freiner, forcez-vous à pencher du côté des mauvaises langues qui disent que rien de sert d’investir dans les noms de domaine car une nouvelle technologie les aura remplacé d’ici 10 ans grand maximum !

Creative Commons License Crédit photo : Andy Hay

A nos ventes manquées

l'argent vu de prèsEn voulant faire quelques courses sur Sedo aujourd’hui, quelque chose (de pourtant courant) m’a particulièrement marqué. Sans avoir fait suffisamment d’offres pour pouvoir en tirer une statistique parlante, j’ai toutefois été frappé par le nombre de mes ardeurs qui se sont vues refroidies par un prix minimum démesuré. Des noms de domaine sur lesquels j’étais pourtant plein de bonnes intentions et que j’aurais volontiers négocié dans l’intérêt des vendeurs, tout au moins dans les limites raisonnables des valeurs de marché. Cela reste une notion bien suggestive et ma valeur de marché n’est peut-être pas celle qu’entend le vendeur, mais je pense suffisamment connaître le sujet pour ne pas exagérer dans ma définition du terme « démesuré ».

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec l’interface Sedo, la plateforme propose à ses vendeurs de noms de domaine différentes options de prix. Vous pouvez par exemple fixer un prix indicatif et ainsi laisser les acheteurs potentiels / le système de négociations automatisé Sedo vous transmettre toutes les offres, fussent-elles inférieures à ce montant. Ou vous pouvez fixer un prix minimum que je qualifierais de « plancher », prix en-dessous duquel les offres sont systématiquement refusées par l’interface Sedo et les intéressés invités à augmenter leur mise jusqu’à atteindre la somme fatidique.

Seulement voilà, en utilisant la deuxième option, vous vous privez potentiellement de ventes. Bien sûr, son but premier est de vous garantir de ne pas être dérangé pour rien. Je ne vais pas le cacher : il m’arrive moi-même d’utiliser cette option. Mais pas à outrance. Elle se montre par exemple adaptée lorsque vous venez d’acheter – disons 500 EUR – un nom de domaine que vous êtes prêt a remettre sans trop attendre sur le marché mais que vous n’allez pas, cela va de soi, vendre moins que le prix auquel vous l’avez obtenu. Vous allez me dire, peut-être que tous les noms sur lesquels j’ai fait des offres aujourd’hui étaient dans ce cas de figure. Honnêtement, je ne pense pas, ou alors les vendeurs ex-acheteurs ont été bien mal inspirés de mettre autrefois à l’achat un prix équivalent à celui qu’ils fixent comme prix minimum à la vente aujourd’hui.

Vous allez aussi me dire que je n’ai qu’à outrepasser Sedo et tenter une offre via le whois, ne risquant a priori pas de me prendre une porte automatique. Certes, mais de nos jours, 1 whois sur 2 (j’exagère à peine) est anonyme d’une part, et je dispose pas non plus d’un temps illimité pour courir après des vendeurs d’autre part; si j’utilise les systèmes de négociations en ligne de Sedo et consorts, c’est aussi pour gagner en sécurité, en temps et en anonymat.

Le comble est que la plupart des prix de plancher constatés étaient supérieurs à 10 000 EUR/USD/GBP. Là encore, ça ne parlera sans doute pas à tous ceux qui me lisent, mais il faut savoir qu’il n’est permis aux vendeurs de ne fixer de prix minimum qu’à concurrence de 10 000 EUR/USD/GBP. Au-delà, il faut l’approbation de Sedo. En théorie en commandant une évaluation qui déterminera la valeur estimative du nom de domaine et transposera celle-ci sur le prix minimum. Mais en pratique, la manœuvre est également réalisable en contactant le support Sedo ou son Account Manager dédié. Je ne critique bien entendu pas le fait qu’un « raccourci » soit possible : un client SedoPro qui souhaite mettre en vente un nom de domaine premium n’a pas besoin de commander une évaluation sur Sedo pour faire attester de la valeur de son actif. Mais la plupart des noms que je visais aujourd’hui n’étaient pas des premiums.

Il serait donc amusant d’évaluer le nombre et le volume de ventes « perdues » par des vendeurs d’une part trop gourmands, mais aussi trop bornés pour s’offrir la chance d’une négociation tout à fait correcte. Je ne parle même pas de l’obtention d’un accord, je parle de discussions.

Si vous êtes vendeur, attention donc à ne pas tomber amoureux de vos domaines en vente à un point d’en devenir aveugle. Certains domaines ne recevront jamais de première offre à mid €€ €€€; même des noms francophones premiums qui les valent ne reçoivent pas de premières offres dans ces eaux. Ça ne les empêche pas de pouvoir finir haut, seulement il faut savoir accepter de partir de bas. Et s’il vous faut absolument un plancher, arrêtez-vous à 5000 EUR grand max et souvenez-vous que le prix de vente moyen d’un nom de domaine ne culmine pas à 30 000 EUR, mais se situe au contraire dans les 2000 EUR.  Si vous souhaitez simplement ne pas être dérangé pour pas grand chose, un prix minimum de 500 EUR devrait suffir pour le commun des domaines.

Et si vous êtes acheteur, ne désespérez pas pour autant ;o)

Creative Commons License crédit photo : 1suisse

RINDD, demandez le programme !

Le programme des premières Rencontres Internationales des Noms de Domaine (26-27 janvier 2009, Forum de Grenelle à Paris) vient de paraître. Organisé par le bureau d’enregistrement de noms de domaine MailClub, et le leader mondial du second marché des noms de domaine Sedo, l’évènement est parrainé par l’AFNIC et l’Eurid.

Des intervenants de renom seront présents, notamment Christian Derambure, président de la CNCPI, Marc Van Wesemael, directeur général de l’Eurid et du DNS.BE, Loïc Damilaville, adjoint du directeur général de l’AFNIC, Marcel Botton, PDG de Nomen, Olivier Andrieu, éditeur du site Abondance.com ou Cédric Manara, professeur à l’EDHEC et spécialiste des questions juridiques liées à internet.

Le marché des noms de domaine évolue, les mentalités aussi. L’idée est de de réunir le premier et le second marché. Aujourd’hui, le nom de domaine est plus que jamais un élément central de toute communication réussie sur Internet. Exploiter cet actif à son plein potentiel requiert des entreprises qu’elles soient familières avec des notions d’ordre à la fois administratif, commercial, juridique et marketing. C’est dans cette optique que les organisateurs ont dévoilé aujourd’hui le programme que voici :

Lundi 26 janvier

Matinée

Accueil autour d’un petit déjeuner à 8h45

Début du forum à 9h30 – Thème général de la matinée : Entreprises et domaineurs sont sur le même marché, ils doivent enfin se parler. Se connaître pour mieux se comprendre.

  • Mot d’accueil : Réunir enfin premier et second marché
  • Second Marché et domaineurs : Mythes et réalités / Domaining, ma passion, Avec Inonuffin de l’équipe de ForumNDD.com et David Chelly de l’ESG Paris.
  • .FR et second marché, avec Loïc Damilaville, adjoint du directeur général de l’AFNIC

Après-midi

Début du forum à 14h – Thème général de l’après midi : Les nouvelles extensions : prise en otage des entreprises ou besoin réel de la communauté internet ?

Seront-elles vraiment utiles à l’utilisateur final et à l’entreprise… ou simplement aux comptes de résultats des registres et bureaux d’enregistrement ? Quels projets ? Quid des CorpTLDs ? Quelles stratégies de nommage pour les entreprises et quels budgets ? Quelle sera la position des moteurs de recherche : modifieront-ils leurs algorithmes ?

  • Nouvelles extensions : les ex… et les futures : le nommage nouveau est arrivé.

* Où en est aujourd’hui le .eu ? Avec Marc Van Wesemael, directeur général de l’Eurid et de DNS.BE.

* Les enjeux des nouvelles extensions

.health, .sport, .kids… : les nouveaux génériques auront-ils un intérêt ? Avec Rudi Vansnick, président Internet Society Belgium et coordinateur des projets .health et .vla, et David Chelly de l’ESG Paris.
.bzh, .vla, … : quelles stratégies pour les GéoTLDs ? Avec Matthieu Crédou, président de l’association www.bzh
les CityTLDs : les villes ont-elles une place dans l’espace de nommage ? Avec Sébastien Bacholet, vice-président de l’ALAC (ICANN), qui présentera également le projet .green.
CorpTLDs : les entreprises doivent-elles investir ? Avec Bart Lieben, avocat chez Laga Bruxelles

* Y a-t-il de l’avenir dans les IDN ?

  • Nouvelles extensions : quels usages par les internautes ? par les moteurs ?

Les nouveaux noms : quel référencement ? Quelle visibilité ? Quel trafic ? Avec Olivier Andrieu, éditeur du site Abondance.com, et Bertrand Floury, du moteur de recherche Seek.fr

Mardi 27 janvier

Matinée

Accueil autour d’un petit déjeuner à 8h45

Début du forum à 9h – Thème général de la matinée : Partage de savoir faire entreprises-domaineurs.

Les entreprises considèrent encore trop souvent le nommage internet comme une pure source de coûts et leurs portefeuilles de noms se développe de façon essentiellement défensive. Y-a-t’il une alternative à cette vision ? Comment peuvent-elle exploiter au mieux leurs centaines, voir milliers, de domaines ? En quoi le métier et l’expérience des domaineurs peuvent-ils les aider à optimiser leurs stratégies ?

  • Comment les entreprises peuvent-elles bénéficier de l’expérience des domaineurs ? Avec David Chelly de l’ESG Paris, et Loïc Damilaville, adjoint du DG de l’AFNIC.
  • Comment les noms de domaine ont-ils changé l’univers des marques (caractère distinctif, territorialité, spécialité), comment tirer pleinement parti des noms génériques ? Avec Marcel Botton, président-directeur général de Nomen, Julien Vaast, directeur marketing & web de Becquet.
  • Quels outils pour gérer vos marques sur internet, et rentabiliser vos portefeuilles de domaines : surveillance, statistiques, redirections. Avec Yves Estor, du groupe 3 Suisses International et Jean-François Poussard, rédacteur en chef de Mailclub.info.

Après-midi

Début du forum à 14h – Thème général de l’après-midi : enjeux juridiques de la propriété industrielle sur internet.

Évolution de la jurisprudence, cas des noms de domaine génériques, litiges sur Sedo. Internet et propriété industrielle : des enjeux qui dépassent les seuls noms de domaine.

  • Un nom de domaine potentiellement litigieux portant atteinte à vos droits se retrouve en vente ou en parking sur Sedo ? Parlons-en ! Du bon usage de la procédure de protection des droits de tiers RPP sur Sedo. Avec Sebastian Pritzkow LL.M. du service juridique de Sedo et Nathalie Dreyfus, Conseil en Propriété industrielle, Dreyfus & Associés
  • La PI va-t-elle être dominée par les enjeux internet ?

Avec la participation de :

– Christian Derambure, président de la Compagnie Nationale des Conseils en Propriété industrielle (CNCPI)
– David Taylor, associé, Cabinet Lovells
– Eugénie Chaumont et Juliette Robin, Conseils en Propriété Industrielle, Cabinet Inlex IP Expertises
– Nathalie Dreyfus, Conseil en Propriété industrielle, Dreyfus & Associés
– André Bertrand, avocat

Conclusion des 1ères Rencontres Internationales des Noms de Domaine. Quels enseignements pour chacun des acteurs de l’écosystème du nommage internet – registre, registrar, plateforme du second marché, entreprise (marketing et juridique), domaineur. Quelle vision du marché dans 5 ans… ?

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Les Rencontres Internationales des Noms de Domaine sont co-organisées par le bureau d’enregistrement de noms de domaine MailClub, et le leader mondial du second marché des noms de domaine Sedo. L’évènement est parrainé par l’AFNIC et l’Eurid.

La participation à l’évènement est gratuite et ouverte sur invitation seulement. Si vous êtes intéressé, vous pouvez demander une invitation par e-mail à l’adresse contact[at]sedo.fr ou domaines[at]mailclub.fr.

Attention, le nombre de places est limité et le contingent déjà bien entamé !

2009 sera…

the bowlCreative Commons License photo credit : pyero

Ça y est, les vacances touchent à leur fin. Et l’année aussi. Comme ce radin de Père Noël n’a pas voulu me prêter son traîneau pour rentrer chez moi, c’est en avion que je rallierai Cologne dès ce soir au terme d’une appréciable semaine de repos dans mon Forez natal.

Les fins d’année sont connues pour être toujours propices aux rétrospectives, résolutions et réflexions en tous genres (euh, je viens de faire une allitération là ???). Ayant déjà laissé trop de plumes dans certains regards vers l’arrière, je vous propose aujourd’hui un exercice de projection dans le futur.

Rassurez-vous, je n’ai nullement l’intention de dresser la liste de mes résolutions pour l’année à venir. Quand bien même j’aurais déjà réfléchi moi-même à ce que je compte m’imposer (par la force s’il le faut) en 2009, vous vous ennuieriez à mourir. Et puis les résolutions qu’on ne prend pas sont autant de résolutions qu’on ne risque pas de ne pas tenir (vieux proverbe Grolandais aux vertus embrouillantes).

Le but de la manœuvre du jour est simplement de sortir ma blogoboule de cristal laissée au placard la plus grande partie de l’année pour jouer les Madame Soleil des noms de domaine pour 2009. Prenez place, fermez la porte derrière vous, assurez-vous qu’aucun enfant n’écoute, sentez-vous libre de laisser un pourboire avant même d’entendre ma prophétie et n’hésitez pas à me rouer de coups en commentaires une fois mes inepties intégralement déblatérées.

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