Vous prendrez bien un domain hack ?

Au royaume des domain hacks, l’imagination est reine.

A l’heure de l’apéro, voici un spécimen qui ne manque pas de goût :

ScotCH

*

*

*

*

*

*

*

*

*

*

La niche semble porteuse puisque cogn.ac redirige vers cognac.co.uk et que bie.re est utilisé par la société réunionnaise Bourbon (sic!) Isolation Ecologique.

Même du côté des Îles Cayman, on boit du whis.ky. Pun.ch n’a pas résisté lui non plus à la soif de domaines des Suisses Allemands.

Past.is et champag.ne, quant à eux, semblent absents de la carte des consommations. Jusqu’à la prochaine soirée d’ivresse des domaineurs anonymes ?

Rappelons que l’abus de domain hacks est dangereux pour la santé des investisseurs en noms de domaine et des éditeurs de sites web soucieux des règles élémentaires d’un branding réussi. A consommer avec la plus grande modération, donc.

On ne se délecte pas moins des trouvailles des autres. Levons notre verre à leur santé !

del.icio.us : un domaine au goût indigeste

Le célèbre site de social bookmarking del.icio.us – propriété de Yahoo – a annoncé hier sur son blog qu’il venait de conclure l’acquisition du nom de domaine delicious.com.

Nul besoin de chercher bien loin les raisons de ce rebranding : avec une URL comme http://del.icio.us pour enseigne, difficile de passer la seconde pour l’un des services les plus appréciés du Web et considéré comme l’un des précurseurs de l’ère 2.0. Si le nom de domaine « jeu de mots » pouvait encore faire sourire à l’époque où le fondateur Joshua Schachter l’avait choisi pour son nouveau poulain, il n’était sans doute aujourd’hui plus concevable pour Delicious de continuer à accumuler les soucis de mémorisation et de déviation de trafic.

La voix de la raison l’a donc emporté, même si la note a du être salée compte tenu de la notoriété du site. Le prix d’achat du nom de domaine n’a pas été communiqué, mais le titulaire du nom de domaine générique delicious.com devait attendre patiemment son heure depuis quelques temps déjà.

Au delà du cas d’espèce, del.icio.us avait été le déclencheur d’une mode des domain hacks parmi les domaineurs et plus généralement les webmasters. Mais aucune enseigne notoire n’ayant véritablement mordu à l’hameçon, le phénomène a crée plus de dégâts qu’ils n’a crée de vocations. Résultat, ce feu de paille spéculatif a virtuellement tiré la valeur des domain hacks vers le bas.

Rappelons qu’un domain hack est un nom de domaine qui, associé à son extension, forme un mot ou un ensemble de mots. Certaines extensions se prêtent davantage à la technique que d’autres. Le .be, par exemple, peut à la fois être utilisé pour former des termes se terminant par « be » dans la langue francaise (her.be, dau.be, four.be…) et pour reprendre le verbe être « to be » en anglais (let-it.be, might.be, 2beornot2.be). Le .fr, au contraire, n’offre à ma connaissance aucune réelle possibilité.

Mon activité quotidienne me fait fréquemment croiser le chemin de domain hacks. Mais au final, peu marquent mon esprit, preuve qu’un domain hack est davantage enclin à satisfaire un désir de fantaisie qu’il ne constitue un choix judicieux. Le seul spécimen qui ait vraiment retenu mon attention en 5 ans est un peu particulier et devrait faire sourire (ou pas) les spécialistes de la propriété industrielle qui me lisent : biscuit.lu.

Peut-être aurez-vous plus d’exemples à partager en commentaires ? Et pour ceux qui seraient en manque d’inspiration, certains ont pensé à tout.