avr 05 2008

De la responsabilité du prestataire parking

Catégorie : Parking de domainesRémy @

Je ne suis pas particulièrement fan des articles juridiques sur les noms de domaine et les décisions de justice dont ils peuvent faire l’objet et préfère de loin laisser la parole à des spécialistes compétents. En outre, la plupart des articles diffusés dans une presse devenue semi-généraliste ne servent à mes yeux qu’à entretenir le feu de la crainte du cybersquatting et à encourager les entreprises à rester dans la course aux dépôts défensifs. Ce faisant, on détourne subtilement l’attention du public de l’intérêt du nom de domaine en tant qu’actif.

Mais à force d’en voir passer de toutes les couleurs, on se forme… et on s’informe. C’est ainsi que j’ai récemment découvert un post intéressant sur domain-recht.de (en allemand) dont j’ai pensé qu’il pourrait faire l’objet ici d’une traduction synthétisée pour ceux d’entre vous – que je crois nombreux – qui ne maîtrisent pas la langue de Goethe.

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avr 05 2008

La valorisation des noms de domaine – longueur et mémorisation

Catégorie : ValorisationRémy @

Suite de ma série de billets sur les critères de valorisation des noms de domaine, avec aujourd’hui quelques mots sur les thèmes de la longueur et de la mémorisation.

La règle est simple : plus c’est long, plus c’est bon. Plus un nom de domaine est court, plus il est facile à mémoriser et plus il aura de valeur.

Si on a inventé le système de DNS pour s’épargner la peine de mémoriser des adresses IP, ce n’est pas pour faire pire avec des lettres que ce qu’on aurait fait avec des suites de chiffres.

C’est pourquoi les termes les plus courts sont également les plus prisés et ceux qui généralement s’échangent le plus cher sur le second marché. Ne cherchez pas un trois lettres libre en .com : les 17 576 combinaisons possibles de LLL – comme on les appelle dans le jargon des domaineurs – sont toutes prises depuis belle lurette. Et pour cause. Outre leur valeur spéculative indéniable (il est devenu très rare de voir des .com en 3 lettres s’échanger à moins de 5000 USD sur le second marché), les LLL correspondent souvent à de nombreux acronymes ou sigles dans le monde entier. Pour tester leur indice de popularité, on peut utiliser un dictionnaire spécialisé ou tout simplement effectuer une requête Google et noter le nombre de résultats.

D’un côté, la taille moyenne des domaines enregistrés s’allonge irrémédiablement en raison de la pénurie de noms disponibles. D’un autre côte, l’être humain tend naturellement vers la simplicité. Regardez un adolescent taper un SMS et vous comprendrez !

Or la longueur du nom de domaine aura une influence directe sur la faculté des internautes à le mémoriser. Indépendamment du fait qu’on opte pour un nom générique ou artificiel, un terme court est plus facile à retenir qu’un terme long, aussi recherché soit-il. C’est sans doute l’une des raisons qui ont conduit le fondateur d’Amazon Jeff Benzos a ne pas opter pour le nom de domaine initialement prévu, abracadabra.com. L’un des critères à prendre en compte dans le choix d’un nom est également le taux d’erreur de frappe, que nous verrons dans un prochain billet. Il est quand même plus probable de riper en saisissant abracadabra.com dans son navigateur qu’en tapant amazon.com.


avr 02 2008

Quand le .FR passe à la télé

Catégorie : Premier MarchéRémy @

Publié aujourd’hui sur le site de l’AFNIC :

L’AFNIC lance une série de films humoristiques, destinée à promouvoir les mille et une possibilités de personnalisation d’une adresse en .fr

Destinée aux internautes, la nouvelle campagne de l’AFNIC a pour vocation de présenter les possibilités illimitées de personnalisation d’une adresse en .fr.

Imaginée et conçue sous forme de petites annonces, cette campagne de communication, drôle et percutante, est fidèle à la tradition de communication décalée et humoristique menée par l’AFNIC depuis quelques années.

Reposant sur quatre films humoristiques, la nouvelle campagne de communication de l’AFNIC met en scène des protagonistes, aux caractères bien trempés, qui nous font part de leurs aspirations et revendications par le biais de leurs nouvelles adresses en .fr, à l’image de leur personnalité.

Ces quatre scénettes ont ensuite été déployées sur différents sites stratégiques dont le Journal du Net, 01 net ou Wat et sont bien entendu visibles sur le site faites-vous-un-nom.fr. Des films qui accompagnent une campagne off-line et un dispositif on-line composé de bannières.

Cette campagne vidéo de l’AFNIC a été imaginée par CoSpirit / MediaTrack (conseil en marketing et média) en partenariat avec Loadings -spécialisée dans les solutions audiovisuelles en ligne- et les quatre films réalisés par Nath Dumont.
En savoir plus : découvrez les films !

www.faites-vous-un-nom.fr

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À propos de l’AFNIC
(Association Française pour le Nommage Internet en Coopération)

Association à but non lucratif, l’AFNIC est l’organisme chargé de la gestion administrative et technique des noms de domaine .fr et .re, suffixes internet correspondant à la France et à l’Île de la Réunion.
L’AFNIC est composée d’acteurs publics et privés : représentants des pouvoirs publics, utilisateurs et prestataires de services Internet (bureaux d’enregistrement).
En savoir plus


avr 01 2008

Poissondavril.com

Catégorie : GénéralRémy @

La fin de la journée approche, donc petite mise au point sur mon dernier billet…

Il s’agissait bien entendu d’un poisson d’avril :-) Je n’avais à vrai dire pas prévu d’en faire, mais quand on finit la journée avec des poissons collés partout dans le dos, la tentation est trop forte.

Plusieurs clins d’œil dans ce post :

- à mon prédécesseur François, qui m’a transmis le virus dans le meilleur sens du terme

- à Laurent (alias LeBelge dans les commentaires) – l’un des francophones chez Sedo qui ne travaille certes pas dans mon équipe (mais au Product Management Parking) mais qui n’est jamais avare de boutades et de bons tuyaux sur le marché, dont certains ont fortement contribué à la rédaction de billets comme « le boulanger qui ne mangeait pas de son pain« 

- à la « Sedodouane » (qui ne rigole pas), qui m’a donné le feu vert pour la création de ce blog + l’enregistrement du nom de domaine associé aussi mauvais soit-il (personne ne me squatte sur le singulier ou le .fr, c’est un signe de médiocrité mais surtout du très bon esprit des domaineurs francophones).

- à mes 4 ans de service, fêtés il y a peu autour d’un bon verre d’eau plate

Désolé (et merci) à tous ceux qui sont tombés dans le panneau, que ce soit en commentaires ou en privé par e-mail. Niveau commentaires, on a presque battu le record d’affluence des articles a priori les plus sérieux, ce qui me vaudra une belle remise en question sur la qualité de mes billets. Niveau e-mails, plus dur de battre le record quand on en reçoit parfois plus de 100 par jour, mais surprenante vague d’émotion quand même.

Bref, en ce 1er avril, on en a lu des vertes et des pas mûres et je me suis finalement dit qu’il fallait faire honneur à la tradition.

Merci encore aux piégés (qui se vengeront) et bravo aux non-piégés (que je piègerai une prochaine fois) !


avr 01 2008

Y-a-t-il une vie après les noms de domaine ?

Catégorie : GénéralRémy @

Malgré ma courte expérience de 4 ans dans ce milieu, il y a un petit bout de temps que je me pose cette question : peut-on vraiment passer à autre chose lorsqu’on a goûté aux noms de domaine ? Mon prédecesseur chez Sedo avait franchi le cap il y a maintenant quelques années et s’en porte encore très bien aujourd’hui. Mais lui n’était pas accro aux noms de domaine au point par exemple de leur dédier un blog. Bien lui en a pris…

Jamais je n’aurais pensé que ma passion pour le sujet me mettrai dans une situation aussi inconfortable que celle à laquelle j’ai à faire face aujourd’hui. Et pourtant, me voici subitement dans de beaux draps. LeBelge, que certains d’entre vous ont peut-être vu laisser quelques commentaires sur ce blog et me reprocher de ne pas respecter ses multiples contributions à mes sujets, n’est autre qu’un collègue de travail chez Sedo. Esprit de vengeance ou simple mesquinerie, toujours est-il qu’il a ébruité l’affaire en interne et que tout cela a fini aux oreilles du management.

Quel est le problème, me direz-vous ? Il n’aurait dû y en avoir aucun si j’avais déclaré mon projet de blog à la « sedodouane ». Mais voilà, je n’avais pas osé le faire par peur de me voir opposer un refus. Pour ne rien arranger, j’ai déposé spécialement un nom de domaine pour l’occasion (blogodomaines.com), ce qui est formellement interdit à l’ensemble des employés Sedo, les dinosaures comme moi ne dérogeant pas à la règle. Un malheur n’arrivant jamais seul, des recherches sur mes récents posts dans les forums francophones sur les noms de domaine n’ont fait que confirmer les soupçons de trahison de mon employeur et enfoncer un peu plus le clou.

Bref, me voici aujourd’hui prié par mon employeur de prendre la porte après 4 ans de bons et loyaux services. Une fermeture définitive de mon blog et un élargissement de ma clause de non-concurrence déjà fixée à 15 ans pourraient sans doute arranger les choses, mais j’ai toujours considéré la liberté d’expression comme quelque chose de fondamental et je n’ai pas l’intention de céder à une pression de la sorte.

Toujours est-il que la question qui m’a si longtemps hanté mais que j’ai toujours pu repousser jusque là est aujourd’hui réalité : y-a-t-il une vie après les noms de domaine ? Vais-je rester dans le circuit et aller distribuer des CV à la prochaine conférence de l’ICANN à Paris ? Vais-je monter ma propre affaire ? Vais-je rejoindre les rangs d’un concurrent parking ? Vais-je me lancer dans le domaining ? Ou vais-je tourner la page et passer à autre chose ? L’avenir le dira, mais les prochains jours risquent d’être trop pénibles pour prendre ce genre de décisions.

Quoi qu’il en soit, je m’efforce de voir le bon côté des choses : j’ai un blog pour parler de ce qui me pèse et ça, ça vaut tout l’or du monde !