mai 11 2008

IDN francophones - à prendre ou à laisser ?

Catégorie : GénéralRémy @

A l’heure de la consolidation du marché, beaucoup de domaineurs cherchent à se diversifier, voire pourquoi pas à se spécialiser dans une niche sur un marché qui lui ne l’est plus, niche. Alors on s’interroge, on se consulte, on se braistorme (bouh le vilain mot !). Bref, on cherche à innover, quitte à placer la barre du risque un peu plus haut que celle de la raison. Car après tout, qui ne tente rien n’a rien et sur un terrain ou le premier arrivé est le seul servi, les hésitations se payent comptant.

S’il est un thème qui revient souvent sur le tapis dans les discussions inter-domaineurs, c’est bien celui du potentiel des IDN (noms de domaine internationalisés). Vous savez, ces bestioles avec des accents dessus. Enfin pour les plus latins d’entre eux, car ailleurs, ces caractères spéciaux sont parfois la base d’une langue entière. L’Arabe par exemple. Ou bien le Japonais. Ou encore le Chinois. Prononcez “Chine” et les yeux des investisseurs brillent. Et quand on y réfléchit bien, celui qui a mis quelques pièces sur le potentiel des IDN chinois pourrait bien avoir eu une vision lumineuse. A l’heure où la croissance chinoise explose, l’Internet ne fait pas exception à la règle et les noms de domaine étant à la base de tout… en plus, un nom de domaine, ça ne pollue pas (enfin sauf vos boîtes e-mail lorsque la machine à spam tourne à pleine cadence) !

Difficile de se positionner sur une langue qu’on ne maîtrise pas, toutefois. Or tout domaineur francophone n’a pas la chance d’avoir une future belle-mère chinoise prête à tout pour convaincre son futur gendre d’épouser sa fille. Tout domaineur francophone n’a pas non plus les moyens de s’entourer des bons professionnels pour l’épauler dans sa démarche d’exploration des noms de domaine en caractères arabes. Mais tout domaineur francophone maîtrise le Francais (à des niveaux différents, mais méfiez-vous de l’eau qui dort : ce sont parfois ceux qui font le plus de fote d’aurtografe qui ont les meilleurs domaines). Et dans la langue de Molière, il y a des accents. Et là où il y a des accents, il y a des IDN. Eurêka ! (ne cherchez pas, eurêka.com est pris ;-))

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mai 06 2008

America.com mis aux enchères

Catégorie : Second MarchéRémy @

Communiqué de presse paru ce jour sur AFP :

Le nom de domaine “america.com” va être mis aux enchères sur internet du 22 au 29 mai et devrait atteindre plusieurs millions de dollars, a annoncé lundi la société Internet Media Consultants SA basée à Nyon (ouest de la Suisse).

Evalué entre 3,5 et 7,3 millions de dollars, ce nom est réservé depuis le milieu des années 1990. Il n’a jamais été véritablement utilisé comme site internet, selon Paolo Belcastro, directeur d’Internet Media Consultants SA (IMCSA).

Cette société, active notamment dans la gestion de portefeuilles de noms de domaines, a indiqué mettre en vente le nom de domaine “america.com” pour le compte d’un client qui possède ce nom depuis plusieurs années.

“Des grandes entreprises ont déjà manifesté leur intérêt”, selon un communiqué d’IMCSA qui qualifie “america.com” de “plus beau nom de domaine sur internet”.

Les enchères démarreront le 22 mai à 19H00 GMT sur les deux grands sites de vente de noms de domaines, greatdomains.com et sedo.com et se termineront le 29 à 19H00 GMT avec un prix de réserve d’un million de dollars.


avr 29 2008

Une tempête dans un verre d’eau ?

Catégorie : Général, Premier MarchéRémy @

Retour aux affaires après quelques jours de vacances…

Il y a plus d’un an déjà, le décret du 6 février 2007 relatif à l’attribution et à la gestion des noms de domaine avait fait couler beaucoup d’encre. Suite à ce petit coup de tonnerre, on réinventait dans les pires scénarios un .FR géré par des méchants étrangers aux dents longues. Les plus réalistes se contentaient de souligner que les arbres ne poussent pas dans le ciel et que l’AFNIC resterait au final seul maître à bord avec des règles du jeu quasiment inchangées. Bien que je pense qu’un vent de fraîcheur ne ferait pas de mal à l’industrie, je suis plutôt de la deuxième école, comme j’ai pu l’expliquer ci ou là.

Mais l’heure n’est plus aux spéculations, elle est à la prise de parole et à l’action. En effet, le Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi a lancé vendredi dernier une consultation publique sur les modalités de gestion du .FR et des extensions d’outre mer. Le but annoncé : “recueillir l’avis de l’ensemble des acteurs de la communauté Internet afin de contribuer à définir les modalités de gestion des domaines internet concernés par l’article L.45 du code des postes et des télécommunications (CPCE) et par son décret d’application 2007-162 : « .fr », « .gf », « .gp », « .mq », « .re », « .pm », « .wf », « .yt », « .tf », [...] ainsi que les futurs domaines « .bl » (Saint Barthelemy) et « .mf » (Saint Martin)”.

A retenir donc : tout le monde peut répondre à cette consultation. C’est important. Mais répondre à quoi, au juste ? A une série de 25 questions sur les règles de gestion des extensions précédemment citées, dont fait partie le .FR (sans vouloir dévaluer les autres extensions). Des exemples :

- Quels sont, selon vous, les facteurs d’attractivité du « .fr » par rapport aux autres domaines internet de premier niveau (notamment le nouveau domaine «.eu » ou les domaines génériques « .com », «.org », etc.) ? Quels sont au contraire les facteurs limitant son intérêt ?

- Quels seraient les avantages et les inconvénients à étendre les critères d’éligibilité du « .fr » au-delà des seuls acteurs établis en France, notamment aux acteurs européens ?

- Quels avantages ou inconvénients voyez-vous à l’introduction d’autres extensions correspondant à des sous-parties du territoire métropolitain (« .bzh », « .paris », etc.) ?

Tout un programme ! Le formulaire PDF complet est téléchargeable ici.

Une fois les réponses recueillies (date limite de retour du formulaire : le 24 juin 2008), sera rendu publique “la synthèse des résultats de cette consultation et les premières orientations qu’il retient pour la mise en œuvre du décret 2007-162“. Viendra ensuite la fameuse phase des appels à candidatures pour le rôle de registre et le vrai-faux suspense sur l’issue de l’histoire.

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avr 20 2008

La valorisation des noms de domaine - trafic

Catégorie : ValorisationRémy @

T-R-A-F-I-C. Six lettres qui suffisent à résumer le nerf de la guerre sur Internet. Qu’il soit question de pages vues, de visites uniques ou de visiteurs, le trafic est au Web ce que la sève est aux arbres : la vie.

Du simple blogeur amateur aux mastodontes de l’e-commerce en passant par les domaineurs, le rituel matinal est le même pour nombre d’entre nous : café, infos, point sur le trafic de la veille. Ceux qui tirent un revenu de leur activité en ligne y rajoutent bien entendu un relevé du chiffre d’affaires… qui dépend avant tout du trafic généré par leur(s) site(s).

Car comme dans le business offline, vous pouvez avoir la plus grande et la plus belle des boutiques du monde, la vérité est que si personne n’y met (et n’y remet) les pieds, vous êtes mal engagé.

Si estimer la valeur d’un nom de domaine est si délicat, c’est avant tout car la plupart des critères de valorisation sont subjectifs. Le trafic, en revanche, se quantifie. Même si l’on retrouve une part de subjectivité dans l’objectivité en raison des différents types de trafic que l’on dénombre. Prenez par exemple de trafic dit “expiré” (expired traffic en anglais) : si je désactive demain mon site et vous cède après-demain le nom de domaine associé, vous allez bénéficier d’un trafic résiduel correspondant aux visiteurs qui, non-conscients de cette désactivation, continueront à se rendre sur mon site. Cela signifiera-t-il pour autant que ce trafic est un acquis de qualité ?

Non, pour la raison première que ce trafic va progressivement diminuer si vous ne redonnez pas “vie” au nom de domaine en me rachetant par exemple mon contenu ou en poursuivant sur la voie de ce que j’avais fait jusque là. Ou que vous innovez dans un sens qui plaît aux visiteurs.

De la même manière qu’un sou est un sou, un visiteur est un visiteur et si vous arrivez d’une manière ou d’une autre à convertir ces visiteurs “résiduels” en consommateurs pour votre projet (un site d’informations payants sur les noms de domaine, par exemple), alors ce trafic aura bel et bien acquis pour vous une valeur.

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avr 15 2008

The Domain Name Business is Real!

Catégorie : Second MarchéRémy @

A quand un topo sur le second marché des noms de domaine au JT de Claire Chazal ?


avr 14 2008

Les erreurs les plus fréquentes dans le domaining

Catégorie : Second MarchéRémy @

Voici un article très intéressant sur lequel je suis tombé hier en baroudant sur forumndd.com. Il est l’œuvre de Kate, super-modératrice du forum (en tandem avec Tomsa) et accessoirement administratrice du portail de vente de noms de domaines ShopN@mes.com.

Le post en question traite avec perspicacité des erreurs les plus fréquentes (à ne pas commettre, donc) dans le domaining.

Conseils hautement recommandables compte tenu de l’expérience de son auteur, que je remercie au passage pour son aimable autorisation de reprise.

Les erreurs les plus fréquentes dans le domaining

Peut-on encore gagner de l’argent avec les noms de domaine en 2008 ?

La réponse est oui, mais le domaining n’est pas un plan “argent facile”. Ceux qui se lancent avec cette idée en tête s’exposent à des désillusions et quitteront le business aussi rapidement qu’ils sont entrés.

Voici quelques erreurs parmi les plus courantes.

Frénésie de l’enregistrement

Très souvent, les nouveaux venus sont emportés par la frénésie de l’enregistrement.

Ils réalisent qu’ils arrivent bien tard sur le marché et que les meilleurs noms sont enregistrés depuis longtemps. Du coup, ils se lancent dans une débauche d’enregistrement de noms pour tenter de compenser leur retard. C’est une erreur.

La qualité est toujours préférable à la quantité.

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avr 13 2008

Merci

Catégorie : GénéralRémy @

Pour une fois, je ne vais pas vous sucer le cerveau avec mes histoires de noms de domaine ;-)

Je tenais simplement à remercier chaleureusement celles et ceux qui ont pensé à mon anniversaire. Je n’ai pas (encore) eu le temps de tous vous remercier personnellement mais que ce soit par téléphone, par email ou via les gadgets du web 2.0, tous vos messages m’ont fait très plaisir !

Pour ceux qui m’ont demandé à quel bon plat j’avais eu droit, la réponse est “un couscous”.

Pour celles qui m’ont demandé si je n’avais pas trop mal aux cheveux ce matin au réveil, la réponse est “non”.

Et pour ceux qui m’ont demandé “quoi de neuf?“, la réponse se voudra standard et de mise avec l’évènement du jour : “que du vieux” !

Merci encore !


avr 08 2008

Viens chez moi, j’habite chez une copine !

Catégorie : Second MarchéRémy @

C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu aujourd’hui la dernière chronique de Cédric Manara sur Domaines.info, intitulée “la valorisation des noms de domaine de troisième niveau

Il y est question de la location de ce qu’on appelle couramment les “sous-domaines” dans le jargon du marché. Exemple : vous êtes titulaire du nom de domaine domaine.com et - non content d’exploiter un vignoble - vous vous dites que vous pourriez tirer un revenu complémentaire de votre joyau via une forme d’investissement locatif. Alors vous vous mettez en tête de contacter tous les registrars français et de leur proposer de les “héberger” sous votre nom de domaine avec des déclinaisons de type “gandi.domaine.com”, “ovh.comaine.com” ou “amen.domaine.com”. Si le modèle économique brut me semble tiré par les cheveux (car concept difficile à vendre pour le titulaire du domaine et peu d’intérêt pour le locataire), c’est une option tout à fait plausible pour des opérations de co-branding, comme le souligne Cédric. Le reste de l’article porte surtout sur des études de cas juridiques et je laisse les puristes s’en délecter.

Sans nécessairement se focaliser sur le cas particulier de la location de domaines de troisième niveau, il faut à mon goût lire une tendance derrière tout cela. Tendance très bien résumée dans la toute première phrase de l’article : “La saturation des extensions, .COM en tête, amène à chercher d’autres moyens pour être visible dans les espaces de nommage les plus populaires“. En clair, nous sommes sur un marché en phase de maturation et dont les ramifications, les acteurs et les produits sont constamment amenés à évoluer.

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avr 06 2008

Le parking de domaines en format de poche

Catégorie : Parking de domainesRémy @

On me demande souvent : “Mais Rémy, comment ça fonctionne, ton histoire de parking de noms de domaine ?“. Et même si je ne me lasse jamais d’en expliquer le modèle économique, je me suis souvenu récemment qu’un bon dessin valait mieux qu’un long discours. Et comme la nature a bien fait les choses, j’ai la chance de pouvoir poster le dessin en question sur ce blog pour que ceux que ça intéresse l’aient à portée de main.

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avr 05 2008

De la responsabilité du prestataire parking

Catégorie : Parking de domainesRémy @

Je ne suis pas particulièrement fan des articles juridiques sur les noms de domaine et les décisions de justice dont ils peuvent faire l’objet et préfère de loin laisser la parole à des spécialistes compétents. En outre, la plupart des articles diffusés dans une presse devenue semi-généraliste ne servent à mes yeux qu’à entretenir le feu de la crainte du cybersquatting et à encourager les entreprises à rester dans la course aux dépôts défensifs. Ce faisant, on détourne subtilement l’attention du public de l’intérêt du nom de domaine en tant qu’actif.

Mais à force d’en voir passer de toutes les couleurs, on se forme… et on s’informe. C’est ainsi que j’ai récemment découvert un post intéressant sur domain-recht.de (en allemand) dont j’ai pensé qu’il pourrait faire l’objet ici d’une traduction synthétisée pour ceux d’entre vous - que je crois nombreux - qui ne maîtrisent pas la langue de Goethe.

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