juin 28 2008

Enchères Premium Sedo / Juin 2008 : les résultats

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De retour de l’ICANN Meeting (article + photos à suivre)… back to business !

Voici une brève analyse statistique des résultats des enchères Premium Sedo/GreatDomains qui se sont tenues du 19 au 26 juin 2008 :

  • taux de réussite : 35%
  • volume des ventes : 201.159 EUR
  • répartition gTLD / ccTLD parmi les ventes : 91% / 9% (tous des .es)
  • part du .com : 55% des ventes / 59% des ventes de gTLDs
  • part des LLLs (domaines en 3 lettres) : 29% des ventes
  • 16% des domaines n’ont pas reçu d’offre

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juin 23 2008

Ex.tensions…

Catégorie(s) : Foire aux articles, Premier marchéAdmin @

Jamais, de mémoire de (jeune) passionné des noms de domaine, une annonce n’avait suscité autant d’attention sur et en dehors du marché.

Tout est parti d’une interview accordée aujourd’hui au journal Les Echos par Paul Twomey, Président de l’ICANN, dans laquelle est abordée la question controversée de la multiplication des extensions.

Et quelle interview ! On y apprend que l’ICANN s’est fixé pour « enjeu clé » de sa 32ème réunion internationale se tenant actuellement à Paris la « libéralisation des extensions génériques sur Internet ». Rien de bien nouveau à première vue, simplement une manière ronflante de rappeler que l’introduction de nouveaux TLDs est l’un des principaux leviers du développement de l’espace de nommage à l’échelle mondiale.

Sauf que Paul Twomey va plus loin dans sa réflexion et enchaîne :

dès le premier trimestre de 2009, les 1,3 milliard d’internautes pourront acquérir des adresses génériques, en déposant des mots courants comme .amour, .haine ou .ville ou encore des noms propres, comme .lesechos, par exemple.

Le ton est donné. La nouvelle fait l’effet d’un coup de trafalgar et ne tarde pas à se propager sur la toile comme un feu de brousse. Le Monde, L’Express, La Tribune, L’Expansion et bien d’autres encore y vont de leur article. Et à l’heure où j’écris, le petit écran a sans doute pris le relais.

Info ou intox ? Si l’on ne peut occulter l’effet « coup de pub » souhaité par Paul Twomey (et le journal Les Echos, ce qui n’a pas échappé à Jean-Marie Leray) à l’heure où les pontes du nommage débarquent au Méridien Montparnasse, on ne peut pas non plus prendre la nouvelle à la légère. Un vent de révolution soufflerait-il sur le marché des noms de domaine et l’Internet en général ? Je laisse chacun se faire sa propre opinion, les lectures de chevet ne manquant pas.

Mais quid de l’impact d’une telle annonce – si l’ICANN devait aller au bout de ses ambitions annoncées – sur le second marché des noms de domaine ? Je dois dire que jamais en 5 ans d’expérience dans le milieu on ne m’avait autant demandé mon avis qu’aujourd’hui. La nouvelle a donc au moins le mérite de faire l’effet un coup de pied dans la fourmilière.

Ma première réponse serait : « du calme« . Le brouhaha médiatique sévissant depuis ce matin a eu pour effet premier d’éveiller les sens du fameux 1,3 milliard d’internautes qu’évoque Twomey dans son intervention. Loïc Damilaville souligne à juste titre dans une interview accordée aujourd’hui à 01net qu’il devrait se passer quelques mois (années) entre les mots et les actes éventuels :

La définition des conditions requises pour y participer sera finalisée vers la fin de 2008 ou le début de 2009. Une phase d’appel devrait avoir lieu l’an prochain, avec une validation des premiers dossiers à l’automne. Mais il ne faut pas s’attendre au lancement des premiers sites avec ces nouvelles extensions avant le premier trimestre 2010.

Soit presque deux ans, autant dire une éternité dans l’écosystème des noms de domaine.

Soyons fous et imaginons une prolifération rampante des fameuses « nouvelles extensions » (qui par essence ne seront pas nouvelles bien longtemps, et je crois que c’est là leur principal talon d’Achille) : .amour, .gloire et .beauté, dans sa version star.wars. Quelles conséquences sur le second marché ? J’en vois plusieurs :

  • à court terme, la confusion et certainement une baisse généralisée des prix. L’effet poudre aux yeux fera croire à tous ceux qui ont raté le train du .com (voire du .fr, en France) qu’un original mapetite.entreprise leur donnera la clé des champs. Les investisseurs en noms de domaine auront donc encore plus de difficulté à prêcher pour leur paroisse qu’aujourd’hui.
  • à moyen et long termes, un renforcement de la popularité, de la crédibilité et donc de la valeur du .com : je ne suis pas sociologue mais je crois que lorsqu’une communauté (en l’occurrence, celle des internautes) est déboussolée - et autant dire qu’il y aurait matière à perdre le Nord – elle se raccroche à des fondamentaux. A mes yeux, le .com a tout pour représenter la Grande Ourse dans la purée d’étoiles générée par le Big Bang annoncé. D’autres extensions comme le .net voire le .org pourraient également tirer leur épingle du jeu.
  • un coup fatal pour les extensions déjà sous respiration artificielle depuis quelques temps. Quelques exemples parmi d’autres : .biz, .ws, .dj.
  • des départs encore plus poussifs qu’à l’accoutumée pour de nouvelles extensions qui pour le coup auraient eu toutes leurs chances sous l’ancien régime. Le .tel ne paye déjà pas de mine en ce lundi 23 juin 2008, mais qu’en adviendra-t-il quand il se noiera dans la masse des .telephone, .mobile et .portable en 2019 ? Allô la Terre ? ici l’ICANN !
  • des feux de brousse spéculatifs sans lendemain. Pour comprendre, répétez l’histoire du .eu et décalquez-là sur des centaines d’extensions : les domainers les moins expérimentés sauteront de joie lorsqu’ils verront des cours.bourse, billet.avion et autres attrape.nigauds libre de tout marquage. Et oublieront par la même deux fondamentaux : qui va leur racheter leurs pépites si l’extension n’est pas utilisée instinctivement par les internautes et quand bien même elle le serait un minimum, pourquoi racheter cours.bourse quand bourse.cours est libre ?
  • conséquence directe de la cupidité de certains, une hausse du cybersquatting et des pratiques assimilables. Le domaineur avisé est raisonnable, mais au prix où les noms de domaine sont commercialisés, l’internaute Pierre ou Paul n’y réfléchira pas à deux fois lorsqu’il verra un sncf.voyages scintiller sous ses yeux ébahis. Et les entreprises de s’arracher les cheveux. Et les juristes de se frotter les mains.
  • Une pagaille monstre dans les « flux de domaines ». Comprendre par là que trouver un acheteur est une chose, mais transférer un domaine en est une autre. Quand je vois que certaines extensions donnent tellement de fil à retordre côté transfert aux plateformes spécialisées qu’elles vont jusqu’à les refuser purement et simplement, je me dis que faire changer de main un cadeau.empoisonné sera l’enfer.
  • donc à terme, une méfiance et un scepticisme généralisés des acteurs du second marché envers ces « nouvelles » extensions. Et un recentrage sur les valeurs sûres du nommage (pour finalement suivre la tendance parmi utilisateurs finaux)

Bref, un sacré mic mac en perspective, avec pour résumer une application à la valorisation des extensions de l’adage « les riches toujours plus riches (.com et consorts), les pauvres toujours plus pauvres (.museum, .coop, .trucmuche et compagnie) »

Sur ce, bonne.nuit !







juin 21 2008

Enchères Moniker DomainerMeeting : les résultats

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Marteau EnchèresMoniker vient de publier les résultats des enchères « Premium Live » qui se sont tenues le vendredi 20 juin dans le cadre du DomainerMeeting de Paris.

Je vous en propose aujourd’hui un rapide tour d’horizon, avec pour commencer les résultats « bruts », suivis de quelques statistiques.

Domain Name Sold Price
Aftermarket.com $125,000
Rainbows.com $45,000
Domain.pl $45,000
PhoneAccessories.com $25,000
Loans.dk $15,000
MotorBikes.net $10,000
OUX.com $9,500
Bavarian.com $9,000
Next.org $9,000
ComputerNotebooks.com $7,500
AuPair.fr $6,250
Hoe.net $6,000
Indemnity.com $5,500
Propriedade.com $5,000
PetSupplies.info $5,000
Appeler.fr $3,500
AssurancesVoiture.fr $3,500
CareerAdvisors.com $3,500
BabyMedications.com $2,000
DVDs.us $1,800
DomainerMeetings.com $1,750
ParisCams.com $1,500
Meeting.eu $1,500
Domain.sc $1,500
FreeVideos.jp $1,500
AutomobilePolicy.com $1,250
Keep.info $1,150
Business.vg $1,050
Disease.es $1,000
LouGehrigsDisease.org $1,000
Vacations.org.uk $600
LawFirm.es $600
Foreclosing.co.uk $600
Nightclub.eu $600
MakeOut.asia $500
CosmeticSurgeons.de $500
LatinWomen.info $500
Muslim.info $400
ProfessionalAthletes.co.uk $300
FreeMusicDownloads.info $300
WrinkleFreeClothes.com $200
HollywoodReporter.net $125
ParisGuideBooks.com $100
Crepesuzette.com $100
21C.asia $100
Torche.info $100
Projecteur.info $100
AB.fm $100
Attorney.mn $100
Blackjack.gd $100
Convention.la $100

Quelques statistiques, en vrac :

  • Sur un inventaire de 229 domaines, 51 se sont vendus. Soit un taux de réussite de 22%. Dans le métier, il est de coutume de dire qu’une série d’enchères où 50% des domaines se sont écoulés est un succès. On peut donc parler d’un demi-succès en termes d’écoulement des stocks.
  • Le volume total des ventes est de 361.375 USD, soit 231.244 EUR
  • Les gTLDs (.com/.net./.info/.org) représentent 55% des ventes. A lui seul, le .com totalise 31% des ventes et 57% des ventes de gTLDs
  • Les ccTLDs n’ont donc pas démérité, loin s’en faut, avec 45% des transactions. Parmi elles, les .fr et le .uk placent chacun 3 représentants. Les .eu, .es et .asia totalisent 2 ventes chacun. Les extensions exotiques (.sc, .vg, .fm, .mn, .gd, .la) font curieusement bonne figure, représentant au final 10% des transactions totales
  • Le volume global des ventes de ccTLDs est de 85.800 USD, contre 275.575 USD pour les gTLDs. Soit un rapport d’environ 1/4 pour 3/4.
  • Les records : aftermarket.com pour 125.000 USD chez les gTLDs et domain.pl pour 45.000 USD chez les ccTLDs. A elles deux, ces transactions représentent 47% du volume total des ventes.
  • Cocorico ! Le .fr, avec 13.250 USD de volume de ventes, totalise 15% du volume des transactions sur ccTLDs et presque 4% du pactole global. J’imagine que les acheteurs sont des investisseurs étrangers. J’en mettrais même ma main au feu pour aupair.fr. Une seule transaction sur un terme francais en .com vient s’y ajouter : crepesuzette.com pour 100 USD.

Il y aurait bien sûr matière à faire d’autres statistiques, mais je m’arrêterai là pour vous éviter une indigestion. En revanche, je rappelerai que Moniker fait durer le plaisir en organisant du 20 au 26 juin des « Extended Online Auction » sur des centaines de domaines supplémentaires.

A ma connaissance, il s’agissait des premières enchères publiques sur noms de domaine en France, félicitations aux organisateurs pour cette belle initiative !







juin 20 2008

De la multiplication des TLDs

Catégorie(s) : Premier marchéAdmin @

S’il est un sujet en vogue à quelques jours de la 32ème réunion de l’ICANN dont le coup d’envoi sera donné dimanche à Paris, c’est bien celui de la multiplication (prolifération ?) des extensions. Et plus précisément des motivations sur lesquelles ses « supporters » se basent.

. paris, .bzh, .cat, .sport… les nouveaux projets plus ou moins farfelus affluent à un rythme assez affolant.

Si l’on peut aisément concevoir que la mise en service de nouvelles extensions constitue à terme l’une des pierres angulaires de l’essor du nommage sur Internet dont l’un des plus gros problèmes actuel est l’embouteillage, on peut également se demander quel est le sens profond de la manoeuvre. Les véléités commerciales ne prendraient-elle pas sournoisement le dessus sur l’essentiel, à savoir l’intérêt pour l’utilisateur final de la chaîne de valeur : l’internaute.

C’est la question que s’est posée Charles Tiné, Gérant du registrar français Mailclub, nous livrant une analyse pertinente et pleine d’humour reprise dans les colonnes du Journal du Net et dont je recommande la lecture aux défendeurs comme aux détracteurs des nouvelles extensions.

Quant à moi, je devrais avoir l’occasion de m’exprimer publiquement sur la question d’ici peu, mais je n’en dis pas plus pour l’instant…







juin 19 2008

L’Internet Commerce Association (ICA) s’implante en Europe

Catégorie(s) : Foire aux articlesAdmin @

Dans un communiqué de presse en date de ce jour, Sedo a annoncé l’implantation de l’ICA (Internet Commerce Association) en Europe. La nouvelle a parallèlement été rendue publique dans le cadre de la conférence DomainerMeeting se tenant actuellement à Paris.

Ci-dessous le détail du communiqué de presse en question.

Internet Commerce Association

Sedo soutient l’implantation de L’Internet Commerce Association (ICA) en Europe

PARIS, le 19 juin 2008 – L’Internet Commerce Association (ICA) a annoncé aujourd’hui son implantation en Europe, en coopération avec le registrar EuroDNS. L’Internet Commerce Association Europe (ICA-EU) sera basée au Luxembourg afin de mieux pouvoir représenter ses membres auprès du Parlement européen à Bruxelles, de la Cour Européenne de Justice de Luxembourg ainsi que des différents gouvernements européens. Elle sera notamment représentée par le registrar EuroDNS.

L’ICA est une organisation à but non-lucratif basée à Washington, DC. Sa mission est de promouvoir et défendre les activités des investisseurs en noms de domaine (“domaineurs”) ainsi que des entreprises qui leur fournissent des services.

Sedo est membre fondateur de l’ICA et se réjouit du développement des activités de cette dernière en Europe.

A propos de Sedo

Sedo, acronyme de « Search Engine for Domain Offers », est leader mondial du second marché des noms de domaine. L’entreprise, basée à Cologne (Allemagne) et Boston (USA), offre – avec 11,5 millions de noms de domaine et sites Web proposés à la vente par leurs propriétaires sur sa plateforme dont 3 millions sont en parking – le plus vaste choix mondial en la matière. Ce succès a convaincu plus de 690 000 membres. Sedo est une filiale d’AdLINK (ISIN DE0005490155 / German WKN: 549015), division du groupe allemand United Internet AG (ISIN DE0005089031/ WKN 508903). Sedo propose des versions locales de son site Web en français (Sedo.fr), en anglais (Sedo.co.uk), en allemand (Sedo.de) et en espagnol (Sedo.com). Pour davantage de renseignements, visitez http://www.sedo.com







juin 17 2008

Record mondial : sexe.org vendu plus de 150 000 USD

Catégorie(s) : Meilleures ventes, Second marchéAdmin @

Fait assez rare pour être souligné, c’est un nom de domaine composé d’un terme de la langue française qui fait la Une de l’actualité du second marché aujourd’hui.

Sexe.org s’est en effet vendu pour la modique somme de $151 400 (l’équivalent de 97 520 EUR), ce qui en fait à ce jour la meilleure vente de tous les temps pour un nom de domaine en .org.

L’annonce a été faite conjointement par le vendeur, l’acheteur et le courtier sur leur sites respectifs, TheDomains.com, Sexe.org et ImmobilierVirtuel.com. Elle a également été reprise aujourd’hui dans le très sérieux LowDown de DNJournal.

Le vendeur, M. Berkens, est un avocat domaineur à ses heures perdues (voire un peu plus à juger par la quantité des inventaires exposés sur son site MostWantedDomains.com. L’acheteur est la SARL GN Multimédia (notamment éditrice de Rencontre.net). Le courtier est la société Ebridger SARL.

Il est intéressant de constater qu’il ne s’agit donc pas d’une vente entre domaineurs, mais bien d’une transaction domaineur/utilisateur final dans la mesure où l’acheteur est un spécialiste établi de la monétisation adulte.

Sexe.org fait tomber de peu le record établi en décembre 2006 par date.org (150 349 USD), également utilisable comme terme francophone mais bien évidemment racheté dans une toute autre optique (« date » signifiant « rendez-vous (amoureux)/rencart » en anglais). Fait remarquable, sexe.org arrive presque au tiers du montant record payé pour un domaine francophone en .com, en l’occurence 150 000 EUR pour masculin.com en juin 2007.

Après porn.fr vendu 30 000 EUR en janvier sur Sedo et et porn.net vendu 400 000 USD en février sur SnapNames, les noms de domaine adultes semblent donc avoir le vent en poupe. Rien de bien étonnant lorsqu’on sait que le sexe est l’un des premiers vecteurs de trafic sur Internet et qu’il ne subit quasiment pas les effets de mode où de conjoncture.







juin 17 2008

Rapport Verisign : croissance soutenue du marché de l’enregistrement de noms de domaine au premier trimestre 2008

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Selon un communiqué de presse publié le 16 juin 2008 par Verisign, le registre du .com/.net/.tv, la hausse des enregistrements de noms de domaine au premier trimestre 2008 s’est élevée à 6% par rapport au trimestre précédent. La tendance est stable comparée à la croissance trimestrielle moyenne reportée pour 2007.

Cette croissance des dépôts de noms de domaine s’élève à 26% sur l’année glissante, c’est à dire par rapport au premier trimestre 2007.

Verisign a pu dénombrer 162 millions de noms de domaine enregistrés au 31 mars 2008, gTLDs et ccTLDs confondus. Pour rappel, on comptait environ 70 millions de noms de domaine fin 2004. Ce sont donc presque 100 millions d’unités qui ont été ajoutées en un peu plus de 3 ans.

Les requêtes DNS sont également en forte augmentation, selon Verisign. En effet, ce ne sont pas moins de 50 milliards de requêtes quotidiennes qui ont été comptabilisées au premier trimestre 2008, contre une moyenne de 30 au même trimestre l’an dernier.

Au niveau local, Verisign tient à souligner l’importance croissante de l’Inde dans le paysage Internet. Avec plus de 41 millions d’utilisateurs Internet, le pays constitue la huitième population Internet la plus élevée au monde. Parallèlement, l’Inde n’affiche qu’un taux de pénétration de 4%. Son potentiel de croissance est donc exceptionnel, y compris dans le secteur de l’enregistrement de noms de domaine. Ainsi, Verisign a pu remarquer une hausse des enregistrements en Inde de 46% sur l’année glissante et des 12% par rapport au quatrième trimestre 2007.

Ces conclusions sont tirées du traditionnel rapport trimestriel de Verisign sur l’industrie des noms de domaine (Domain Name Industry Brief). L’ensemble de ces rapports est consultable au lien suivant : http://www.verisign.com/domainbrief.







juin 15 2008

Yahoo + Google = Google

Catégorie(s) : Foire aux articlesAdmin @

YahoogleLa nouvelle était dans l’air depuis quelques mois déjà; c’est désormais officiel : Yahoo a annoncé vendredi qu’il avait conclu avec Google un accord de sous-traitance d’une partie de son activité publicitaire. En clair, on servira du flux publicitaire Google aux consommateurs Yahoo. En cuisine, le grand chef Google se régale déjà. En caisse, Le restaurateur au point d’exclamation espère empocher près de 800 millions de dollars de recettes publicitaires annuelles grâce à cet accord.

Que signifie ou peut signifier cette nouvelle pour le second marché des noms de domaine ? A la fois beaucoup et pas grand chose.

Beaucoup lorsqu’on sait le poids qu’a acquis le parking au fil des années et la consolidation qui lui est promise. Seulement voilà, l’un des prérequis de la consolidation d’un marché est la concurrence; or dans le cas présent, la dominance de Google risque bien de se transformer en monopole.

Pas grand chose lorsqu’on sait que la monétisation parking ne représente qu’une part relativement faible du gâteau « PPC » et que l’accord se limite au trafic nord-américain.

Mais une chose semble sûre : un accord entre Yahoo et Microsoft aurait pu faire autrement plus de bien au marché que celui annoncé vendredi. En effet, si les deux premiers avaient joint leurs forces, les plus optimistes auraient pu imaginer que leur union aurait été en mesure, à terme, de contrebalancer le poids insolent de Google sur le marché des liens publicitaires. Ou tout au moins pousser le géant de Moutain View à se surpasser en termes de technologies et de rémunérations. Au lieu de cela, ce deal devrait renforcer un peu plus la position dominante de Google et enfoncer le Live.com de Microsoft.

« If you can’t beat them, join them« . Un adage reconnu et renommé dans le monde des affaires. Mais nombre d’analystes pensent que Yahoo a opté pour la pire alternative stratégique qui soit en concluant ce partenariat avec Google. En effet, bien pire que de se priver d’un allié de choix dans la lutte contre leur rival historique, Yahoo déroule à ce dernier le tapis rouge vers son réseau d’annonceurs. « Google knows controls everything« 

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juin 11 2008

Quatre raisons d’investir dans les domaines francophones

Catégorie(s) : Second marchéAdmin @

David Chelly, domaineur francophone reconnu et renommé sur le second marché et éditeur du site d’informations Domaine1.fr, a récemment rédigé un article repris hier dans les colonnes de DomainNews.com. Un fait assez rare pour être souligné quand on sait que les domaineurs francophones sortent rarement de leur tanière et quand bien même ils le voudraient, il n’est pas facile de se voir repris dans des sites d’informations anglophones de référence sans contacts. Comprendre : les domaineurs francophones mettent le nez à la fenêtre d’une part, et s’intègrent au réseau domaining international d’autre part. On ne peut que s’en réjouir.

Dans son article, David expose les 4 (bonnes) raisons d’investir dans les noms de domaine francophones. Un plaidoyer pour le marché local donc, mais également un appel du pied à la communauté internationale d’investisseurs en noms de domaine. Certains francophones diront que la concurrence est bien assez sévère sur ce marché pour mettre l’eau à la bouche des puissants et malicieux domaineurs étrangers. D’autres auront une vision à long-terme et plus axée communautaire et reconnaîtront qu’aucun marché ne peut vivre en autarcie et que plus on est de fous, plus on rit.

Avant de vous laisser découvrir l’article par vous-mêmes, voici simplement un listing des fameuses 4 raisons d’investir dans les domaines francophones selon David :

  • un large réservoir d’utilisateurs finaux potentiels
  • des prix raisonnables et encore sous-évalués
  • une concurrence faible
  • le « bon esprit » et la fiabilité des acteurs locaux

Pour les détails, l’article de DomainNews est consultable dans son intégralité (et en anglais) ici.







juin 04 2008

Le championnat d’Europe des ccTLDs

Catégorie(s) : Premier marchéAdmin @

L’EURO 2008 approche à grands pas et à l’heure des derniers matches amicaux, les spéculations vont bon train sur la forme et les chances des équipes en lice. Grand amateur de football et de noms de domaine, c’est assez naturellement que m’est venue l’idée de combiner les deux dans une analyse décalée. Le but : simuler un championnat d’Europe des ccTLDs sur la base de la configuration de L’EURO 2008.

Groupe A : Suisse, République Tchèque, Portugal, Turquie

Pour le match d’ouverture mettant en scène l’un des deux pays organisateurs et un outsider du tournoi, l’ambiance est à son comble. Les spectateurs suisses, revigorés par la barre du million récemment franchie par le .ch, croient fort dans les chances de la Nati de faire un coup lors de cette compétition. Le résultat les satisfait pleinement, avec un large 1 119 000 (.ch) – 430 300 (.cz) pour leur équipe favorite. Les 3 points sont dans la poche, le tournoi commence bien. Les Tchèques, eux, démarrent l’aventure d’une bien fâcheuse manière.

Quelques heures plus tard à Genève, Portugais et Turques savent qu’ils doivent entamer la compétition par une victoire s’il veulent rester au contact de la Suisse. Les Turques semblent mal supporter la pression de l’enjeu et passent à côté de leur premier match avec un décevant 159 000 (.tr) – 217 000 (.pt). Le Portugal était pourtant à leur portée, mais les barrières instaurées par le registre en matière de second marché ont finalement été fatales à l’attaque turque.

Dans le match entre la République Tchèque et le Portugal, les premiers sont naturellement sous la pression d’une élimination prématurée en cas de seconde défaite d’affilée. Les Portugais se reposent quelque peu sur leurs lauriers et se recroquevillent en défense. La sentence ne se fait pas attendre et avec deux fois plus de domaines, les Tchèques reviennent dans le coup.

Tout cela ne fait pas les affaires de la Turquie, condamnée à battre des Suisses montés sur ressort dans leur stade de Bâle. Poussé par un public en délire, la Nati s’impose sur un score sans appel de 1 119 000 (.ch) à 159 000 (.tr), la défense turque ayant sérieusement pris l’eau face à leur attaque de feu. Avec 0 points en deux matches, les Turcs sortent par la petite porte.

La Suisse compte bien enchaîner sur sa lancée en se qualifiant dans son stade fétiche de Bâle qui l’a vue éliminer les Turques au tour précédent. Pour cela, les Helvétiques n’ont besoin que d’un petit point face au Portugal. Les Portugais, à force de trop compter sur une défaite des Tchèques à Genève, se crispent et rentrent avec une valise pleine. 9 points en trois match pour les Suisses, le pays est en effervescence et attend les quarts de finale de pied ferme. Avec 3 points, les Portugais ne sont plus maîtres de leur destin et doivent compter sur une défaite des Tchèques contre la Turquie pour espérer passer.

Mais cette défaite ne viendra pas. Grâce à une prestation solide, les Tchèques s’imposent facilement par 430 300 (.cz) – 159 000 (.tr) contre des Turcs déjà éliminés.

Classement final du groupe A :

  1. Suisse, 9 points
  2. République Tchèque, 6 points
  3. Portugal, 3 points
  4. Turquie, 0 points

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