avr 05
La valorisation des noms de domaine – longueur et mémorisation
Suite de ma série de billets sur les critères de valorisation des noms de domaine, avec aujourd’hui quelques mots sur les thèmes de la longueur et de la mémorisation.
La règle est simple : plus c’est long, plus c’est bon. Plus un nom de domaine est court, plus il est facile à mémoriser et plus il aura de valeur.
Si on a inventé le système de DNS pour s’épargner la peine de mémoriser des adresses IP, ce n’est pas pour faire pire avec des lettres que ce qu’on aurait fait avec des suites de chiffres.
C’est pourquoi les termes les plus courts sont également les plus prisés et ceux qui généralement s’échangent le plus cher sur le second marché. Ne cherchez pas un trois lettres libre en .com : les 17 576 combinaisons possibles de LLL – comme on les appelle dans le jargon des domaineurs – sont toutes prises depuis belle lurette. Et pour cause. Outre leur valeur spéculative indéniable (il est devenu très rare de voir des .com en 3 lettres s’échanger à moins de 5000 USD sur le second marché), les LLL correspondent souvent à de nombreux acronymes ou sigles dans le monde entier. Pour tester leur indice de popularité, on peut utiliser un dictionnaire spécialisé ou tout simplement effectuer une requête Google et noter le nombre de résultats.
D’un côté, la taille moyenne des domaines enregistrés s’allonge irrémédiablement en raison de la pénurie de noms disponibles. D’un autre côte, l’être humain tend naturellement vers la simplicité. Regardez un adolescent taper un SMS et vous comprendrez !
Or la longueur du nom de domaine aura une influence directe sur la faculté des internautes à le mémoriser. Indépendamment du fait qu’on opte pour un nom générique ou artificiel, un terme court est plus facile à retenir qu’un terme long, aussi recherché soit-il. C’est sans doute l’une des raisons qui ont conduit le fondateur d’Amazon Jeff Benzos a ne pas opter pour le nom de domaine initialement prévu, abracadabra.com. L’un des critères à prendre en compte dans le choix d’un nom est également le taux d’erreur de frappe, que nous verrons dans un prochain billet. Il est quand même plus probable de riper en saisissant abracadabra.com dans son navigateur qu’en tapant amazon.com.
Un petit clin d’œil aux habitants d’un charmant village du Pays de Galles répondant au doux nom de…

… village qui avec ses 58 lettres remporte la palme du lieu le plus long qu’il soit donné d’entrer sous forme de nom de domaine dans son navigateur. Ce n’est que le troisième nom de lieu le plus long du monde, mais les deux premiers dépassent les 63 caractères techniquement possibles. Il restait donc pour battre les Gallois une faille 5 caractères, que s’est empressé de combler le titulaire de :
http://www.iamtheproudownerofthelongestlongestlongestdomainnameinthisworld.com/
A l’opposé, on trouve quelques heureux propriétaires de noms de domaine en une lettre sous .com/.net/.org, dont Nissan et son z.com et Paypal et son x.com. Rappelons que l’IANA avait bloqué le 1er décembre 1993 l’ensemble des noms de domaine en une lettre/ un chiffre sous ces trois extensions. Aujourd’hui, l’ICANN songe à les mettre aux enchères… impossible de faire plus court, et difficile certainement de faire plus cher !
Quand y’en a plus, y’en a encore :
- Ventes Sedo – semaine 32
- Un forum francophone dédié aux noms de domaine ?
- La valorisation des noms de domaine – potentiel commercial
- Enchères GeoDomain Expo Moniker – les résultats
- La valorisation des noms de domaine (prélude)













