août 13
La valorisation des noms de domaine - les artifices
Pour être franc, je me demande parfois si je ne risque pas d’emporter ma série d’articles sur les critères de valorisation des noms de domaine dans la tombe avant même de l’avoir parachevée. Certains lecteurs se sont étonnés de mon choix de ne pas faire un seul et unique article synthétique sur la question pour “frapper un grand coup”. Un grand coup dans quoi ? Dans le vide, à mon humble avis. Car il n’est pas question ici de marquer de son empreinte un écosystème déjà bien fourni en sites et articles de référence.
Il est question d’apporter une modeste pierre à l’édifice construit par des passionnés et de passer en revue des critères établis - connus ou moins connus des spécialistes comme des débutants - et de rentrer suffisamment dans les détails pour ne pas pisser dans un violon (pardonnez-moi l’expression mais je n’en ai pas trouvé de meilleure). Car s’ils pullulent et se multiplient sur la toile, les charlatans de la valorisation des noms de domaine tendront le bâton qui servira (et qui sert déjà) aux novices voire à certains initiés à battre ceux qui ont su détecter et croire en la valeur de l’une des sources de la vie sur Internet : le nom de domaine.
Je divague. Au menu aujourd’hui, noms de domaine et artifices. Kesako ? Pas forcément simple à définir, sauf si l’on part du postulat (sur lequel nous devrions tous nous entendre) que les noms les mieux valorisés sont ceux qui se composent d’un ou plusieurs termes descriptifs. Ma définition sera donc la suivante : les artifices sont tous les caractères ou combinaisons de caractères de de nature à agrémenter un terme générique. Par extension, ceux-ci peuvent même venir décorer un terme lui même artificiel (exemple : iGoogle)
La liste est longue et inépuisable et c’est en partie grâce à ces artifices qu’il existe une infinité de combinaisons possibles en matière de noms de domaine. Quelques exemples pour y voir plus clair :
- i-formation.fr
- efleurs.com
- bourseonline.org
- voiture24.biz
- supercartes.net
- 123-encheres.ch
- monappartement.be
Alors pourquoi des artifices ? Soit par nécessité, soit par choix. Par nécessité parce qu’il est bien arrivé un moment (virtuel) où la plupart des noms de domaine génériques premium étant pris, il a fallu songer à autre chose. Certains ont tout de suite plongé dans le tout-artificiel (Yahoo), d’autres se sont raccrochés aux branches du générique. Et s’y raccrochent encore. Deux exemples choisi parmi les mastodontes de l’Internet : Ebay (”ElectroBaie”) et MySpace (”MonEspace”)
Et les marques s’y mettant, les visionnaires se sont dit qu’il y avait sans doute un créneau à exploiter en détectant avant d’autres la brandabilité de certaines combinaisons.
Les effets de mode ne sont certainement pas étrangers au développement du phénomène : il y a eu l’époque des “xxx24″ (DomainDiscount24), la folie des “xxxonline” (CadresOnline), la frénésie des “e/ixxx” (Ebay, iFrance), la course aux “123xxx” (123pneus), la ruée vers les “superxxx” (SuperToinette) et j’en passe.
Encore quelques exemples à la volée et je vous laisserai poursuivre la liste à votre guise dans la partie commentaires :
- c-delabombe(bébé).fr
- kelcon.com
- planetedomaines.org
- allokiné.biz
Alors la question : bon ou pas bon ? Valorisant ou dévalorisant ? Je suis peut-être obtus, mais je vois mal comment de tels artifices peuvent apporter de la valeur à un nom de domaine générique. Une touche d’originalité, tout au plus. Une opportunité de se caler dans les roues d’une mode ? Si oui, miser sur le possible attrait de tels noms de domaine pour un utilisateur final relève-t-il du predictive domaining ?
J’ai failli mettre le tiret dans le sac des artifices mais je pense qu’il a bien mérité un billet dédié ! Aussi et le serpent de mer “kékémieux ? avec ou sans tiret ?” étant largement nourri par les problématiques de référencement, je lance un appel pour mon prochain article de la série sur la valorisation des noms de domaine” : j’envisage de publier un face-à-face (amical, sérieux et constructif) entre un ou des adeptes du sans tiret (que l’on trouvera a priori dans le cercle des domaineurs) et un ou des inconditionnels du tiret (a priori des spécialistes du SEO). Mais s’il y a des domaineurs qui ne jurent que par le tiret ou des webmasters à qui il donne des boutons… voire même des webmaineurs indécis, c’est encore mieux !
A gagner : pas grand chose en fait (désolé…), à part un peu de promo et une chance de faire profiter aux lecteurs de vos connaissances et de votre point de vue.
Vous savez où me trouver alors n’hésitez pas !


14 août 2008 à
Si oui, miser sur le possible attrait de tels noms de domaine pour un utilisateur final relève-t-il du predictive domaining ?
Oui si tu es le premier à proposer ce type de ndd.
14 août 2008 à
Pour moi non plus ils n’ont pas grande valeur…
4 septembre 2008 à
[...] domaine “artificiel” quelcredit.fr qui tire bien son épingle du [...]
27 septembre 2008 à
[...] sans tiret(s). Pourquoi ? Car le tiret peut être à mes yeux considéré comme un artifice pénalisant en termes de simplicité d’écriture et de prononciation. Le célèbre test de la [...]