oct 18
La valorisation des noms de domaine – l’ancienneté – acte 2
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Le monde est petit et les nouvelles vont vite. A peine posté mon dernier billet relatif à l’influence de l’ancienneté d’un nom de domaine sur sa valorisation, j’ai eu la bonne surprise de voir Barry Goggin y réagir sur son excellent blog PredictiveDomaining (en anglais). Barry est biologiste de métier, membre de l’Académie des Sciences de New-York et webmaineur à ses heures perdues. Son blog se consacre, comme son nom l’indique, au predictive domaining, un art (ou faudrait-il dire une science ?) qui consiste à déterminer quels noms de domaine auront une grande probabilité de « percer » dans le futur. Un exemple tout bête et fictif (je ne suis pas allé voir les whois): bien malin celui qui a pensé à enregistrer PanneauSolaire.com au milieu des années 90, quand le produit/le concept existait mais que beaucoup étaient loin de se douter de l’ampleur qu’allait prendre le phénomène à partir du milieu des années 2000. Et je ne parle pas de l’état des lieux en 2020 ;o)
A vrai dire, Barry a trouvé pas mal de choses à redire sur mon billet et c’est tant mieux, car cela apporte de l’eau au moulin et permet de confronter les idées. Un certain nombre de réactions intéressantes également sur ForumNDD.com, que je vous invite à visiter à cette occasion. Il faut dire que le thème intéresse tout particulièrement les référenceurs si l’on part de l’idée qu’on nom de domaine ancien à statistiquement plus de chances d’avoir une histoire beaucoup plus riche qu’un domaine fraîchement débarqué. A condition qu’il ait été indexé par les moteurs de recherche courants, a priori. Faute de quoi un nom de domaine ancien restera toutefois intéressant, mais plutôt pour l’aspect « bonne bouteille » (forme de prestige et de crédibilité).
Pour faire simple et avec son accord/encouragement, je vais reprendre les termes employés par Barry dans son billet (dont on pourrait traduire le titre par « Importance de l’âge du nom de domaine, mythes et réalités« 
et laisser le manège des opinons faire le reste en commentaires ou ailleurs
)
Pour (bien) commencer, l’auteur plante le décor en posant ouvertement la question de savoir s’il est juste de classer la notion d’âge d’un nom de domaine dans les critères de valorisation. En clair, a-t-on ici affaire à un mythe ou à une réalité ?
Barry nous propose ensuite un listing des thèmes directement ou indirectement liés à l’ancienneté d’un nom de domaine :
Âge d’un nom de domaine (temps écoulé depuis son enregistrement)
Pour l’auteur, le simple fait qu’un nom de domaine soit plus ou moins vieux ne lui confère aucun avantage en soi, et ne doit par conséquent pas être considéré comme susceptible d’avoir un impact sur sa valeur. Mais Barry me rejoint finalement sur la notion de « cachet » d’un nom de domaine enregistré aux prémices d’Internet. Comparons cela à une 2CV : ce qui fait la valeur de ces voitures de nos jours, ce sont bien plus leur cachet que leur mécanique a proprement parler, car convenez que pour faire Paris-Nice sur 4 roues, on a inventé un peu mieux depuis. Quoi que la mécanique d’une 2CV, c’est quelque chose à ce qu’il paraît !
Âge d’un nom de domaine (présence dans les index des moteurs de recherche)
La durée d’indexation d’un nom de domaine dans les moteurs de recherche – et tout particulièrement Google – est à n’en point douter un facteur positif. Un nom de domaine indexé depuis des années est en quelques sortes la garantie d’un actif fiable et pérenne. Un « sceau de confiance ». Pour Barry (et pour d’autres), c’est la durée d’indexation dans les moteurs qui valorise le plus un nom de domaine, plus en tout cas que sa date d’enregistrement.
Âge d’un nom de domaine et pages parking
Les pages parking ne sont en général pas indexées dans les moteurs de recherche. Si certaines parviennent à s’y glisser – et c’est possible – elles n’y restent en principe jamais pour bien longtemps, car elles n’ont que peu de contenu et en général peu de liens entrants. En conséquence, elle n’ont établi aucune relation de confiance avec le moteur de recherche et ce indépendamment de leur durée de présence.
Je rajouterai ici un point important à mes yeux, car la question m’est souvent posée : non, un ancien nom de domaine parqué n’est pas condamné au bagne des index ! En lui associant un site de qualité, le domaine, a fortiori s’il est générique, trouvera aussi aisément que rapidement son rythme de croisière dans les moteurs.
Âge d’un nom de domaine et domaines expirés
En toute logique, un nom de domaine est appelé à disparaître des index quelques temps après son expiration. Il perd ainsi ses liens et sera, en cas de reprise, traité comme un nouveau venu par les moteurs de recherche. Sa valeur viendra alors de la qualité du nom de domaine lui-même et d’un potentiel trafic résiduel.
Âge d’un nom de domaine et historique (au sens d’histoire)
Un nom de domaine ancien ayant été désindexé d’un moteur de recherche pour en avoir violé ses conditions d’utilisation se retrouvera pénalisé et perdra par la même les bénéfices que lui avait conféré son listing dans l’index. Si vous êtes sur le point d’enregistrer ou de racheter un nom de domaine, vérifiez donc les Archives Internet (Wayback Machine, Cf. Archive.org) pour éviter les mauvaises suprises.
Âge d’un nom de domaine et thématique
Ou la question sujette à débat de savoir si un nom de domaine – a fortiori générique – doit héberger ou avoir hébergé un ou des sites en rapport direct avec sa thématique pour conserver toute sa valeur aux yeux des moteurs de recherche. L’exemple pris par Barry m’a d’ailleurs fait sourire car il risque de ne pas plaire à quelqu’un que je ne citerai pas et qui se reconnaîtra peut-être : « par exemple, utiliser mercure.com pour la planète ou l’élément chimique « mercure »« … CQFD
) Sur le fond, Barry se soucierait davantage de savoir si les liens existants resteraient pertinent dans le cas où le site associé au nom de domaine viendrait à changer de thématique.
Âge d’un nom de domaine et linking
Les liens entrants sont un facteur déterminant dans l’indexation par les moteurs de recherche, notamment Google. En outre, l’âge des liens est important et on peut aisément imaginer que plus un nom de domaine aura été indexé depuis longtemps, plus la probabilité pour qu’il aît accumulé des liens anciens est grande.
Conclusion
La valeur d’un nom de domaine est en premier lieu le prix qu’un acheteur est disposé à offrir pour celui-ci. La valorisation des noms de domaine se base sur des faits, mais également sur des mythes et des idées préconçues. Si un acheteur pense qu’un nom de domaine lambda enregistré il y a de cela plusieurs années et laissé depuis en parking est de meilleure qualité qu’un nom de domaine déposé il y a quelques mois mais déjà indexé par les moteurs, alors rien ni personne ne lui empêchera de proposer davantage pour le premier.
En resumé, voici donc les points à considérer par tout acheteur de nom de domaine :
- durée de présence éventuelle dans l’index
- indexation continue ou interrompue/saccadée
- absence d’enfreinte aux règles des moteurs de recherche
- âge des liens entrants
Pour finir, Barry ajoute qu’il a fait d’excellentes expériences de rachat de noms de domaine anciens associés à des sites pérennes, même si ceux-ci ont en toute logique un prix d’acquisition plus élevé.
L’auteur nous donne d’ores et déjà rendez-vous pour un prochain billet destiné à donner des pistes pour trouver de tels noms de domaine d’un part, et des conseils pour préserver leur valeur d’autre part.
Je ne peux que recommander d’avance cette lecture et remercie Barry de m’avoir encouragé à rédiger cette v2 de mon billet original !

26 octobre 2008 à
Merci pour cette traduction trés instructive.