mar 06
Ciel, mon domaine !
Mauvaise surprise pour les habitués de Web Rank Info, une référence parmi les sites de conseils en référencement : dans la nuit d’hier, le nom de domaine webrankinfo.com s’est retrouvé parqué sur Parked.com. Pas par son titulaire Olivier Duffez, qui aurait subitement opté pour une monétisation plus directe du trafic monstrueux généré par son “bébé”, mais par un tiers mal intentionné.
En 24 heures, la nouvelle a déjà fait le tour du web et alimente les discussions les plus diverses. Il semblerait qu’il s’agisse d’un coup vieux comme le monde : le vol de nom de domaine.
Ceux qui étaient sur le marché à ses débuts se souviennent certainement des méthodes d’enregistrement et de transferts peu sécurisées (et surtout peu sécurisantes) qui rendaient les vols de noms de domaine faciles et donc relativement courants.
On se souvient d’un certain google.de qui en 2004 - si ma mémoire est bonne - avait fini entre les mains d’un joyeux lycéen allemand qui s’était dit “et si je lançais une demande de transfert, pour voir”. Un employé Google mal réveillé / mal informé avait ensuite permis au coup du siècle de réussir en acceptant mécaniquement la demande de transfert en question. Un peu de lobbying et beaucoup de pression avaient à l’époque permis de rattraper le coup dans la journée.
Depuis, les choses ont heureusement bien évolué en matière de prévention des transferts abusifs. Les formulaires papier - un régal pour ceux qui n’ont aucun problème moral à imiter des signatures - se raréfient; les systèmes d’AUTH-Code, eux, se multiplient.
L’Internet évolue, et les méthodes des fraudeurs avec. Le cas échéant, c’est une faille de sécurité au niveau de la messagerie du compte e-mail associé au domaine (adresse admin-c) qui semblerait être en cause. Et quand on a pris les manettes de la tour de contrôle, il est tout de suite plus facile de détourner un avion. C’est ainsi que webrankinfo.com s’est offert un aller simple OVH-GoDaddy. Je dis un aller simple, car les chances de récupérer le joyau sont à mes yeux minimes, même quand on s’appelle WRI. A moins que Bob Parsons préfère subitement le social au SuperBowl…
Mais ces chances existent et comme beaucoup, je souhaite que cette histoire trouve un dénouement heureux. Le cas contraire, Olivier Duffez pourra toujours se rabattre sur webrankinfo.fr, qu’il avait eu la bonne idée de sécuriser en juin 2004.
Mais à quel prix ? Sans doute plus élevé que tout ce qu’aura pu gagner le pirate !


