oct 09 2009

Conseil des sages

Catégorie : Second MarchéRémy @

Je vous disais dans mon dernier billet combien il est important d’écouter les conseils des anciens pour quiconque souhaite se lancer dans les investissements en noms de domaine. Ou même de réécouter ce type de conseils pour ceux qui évoluent sur le second marché depuis quelques années déjà.

Sans qu’on puisse y voir un quelconque phénomène de transmission de pensées, mon confrère blogueur Elliot Silver de ElliotsBlog.com a publié hier le premier acte d’une série d’articles rassemblant les conseils de quelques uns des investisseurs en noms de domaine les plus reconnus et renommés de tous les temps.

Le principe est simple. Elliot a posé la question suivante a plusieurs dizaines de ses contacts pouvant prétendre faire partie du « panthéon des domaineurs » : « Si vous ne deviez donner qu’un seul conseil à un investisseur en noms de domaine « à temps partiel » qui souhaite faire fructifier son affaire, quel serait ce conseil ? » Et force est de constater que les intéressés ont trouvé la question à la fois amusante et motivante, puisque plus d’une cinquantaine d’entre eux s’est prêtée au jeu. Parmi les premiers contributeurs, de grands noms comme Frank Shilling de Name Administration, Monte Cahn de Moniker, David Castello de CCIN ou encore Adam Strong de Domain Name News.

Des conseils tous plus avisés les uns que les autres, et donc un billet (en anglais) aussi recommandable que recommandé.

C’est par ici que ça se passe. Bravo à Elliot pour son initiative, qui va certainement donner vie à l’une des séries d’articles les plus renommés de la blogosphère sur les noms de domaine. On notera et enviera au passage le carnet d’adresses d’Elliot. N’oubliez pas de suivre les actes 2 à 5 !


août 27 2009

Le nom de domaine le plus vieux de l’histoire racheté sur le second marché

Catégorie : Perlodomaines, Premier Marché, Second MarchéRémy @

L’excellent DNJournal de Ron Jackson a annoncé aujourd’hui en exclusivité que le tout premier nom de domaine en .COM enregistré – le célèbre Symbolics.com – vient de changer de main pour la première fois depuis son dépôt original le 15 mars 1985.

L’acheteur, qui s’offre ainsi un symbolique coup de pub, est la société d’investissements XF.com. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Aron Meystedt, jeune dirigeant de la société XF.com Investments, est naturellement un homme comblé et a déjà en tête un projet à la mesure du premier nom de domaine en .COM jamais enregistré. Cette valeureuse brebis rejoint d’autres belles bêtes de son cheptel comme HY.com, March.com ou Copies.com.

Ron Jackson en profite pour ajouter avec justesse que contrairement à ce qui est souvent affirmé, Symbolics.com n’est pas le premier nom de domaine de tous les temps, mais  « seulement » le premier .COM jamais enregistré. C’est Nordu.net, déposé le 1er janvier 1985, qui a inauguré la naissance du système de nommage.  Mais dépose par le registre, donc ne comptant pas vraiment comme enregistrement*. Quoi qu’il en soit, il semblerait que Nordu.net n’ait jamais pu voler la vedette à Symbolics.com. Sans doute parce que le .com s’est rapidement imposé comme la référence sur Internet et que le terme « Symbolics » ne pouvait être voué à autre chose qu’à la célébrité.

De cette nouvelle est partie une discussion sur ForumNDD.com. De cette discussion est partie une question. De cette question, j’ai pensé qu’il serait amusant de faire un jeu.

La question en question (…) : quel est le tout premier nom de domaine en .FR déposé dans l’histoire, noms institutionnels comme AFNIC.fr exclus ?

Le but du jeu : ramener son titulaire ici même sur BlogoDomaines et lui arracher un petit commentaire,  tout simplement ^^

Je compte sur vous pour m’aider à le retrouver. Commentez, farfouillez, faites tourner !

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* Merci à détective Tomsa pour ses investigations !


août 10 2009

Etude du second marché des noms de domaine au 2ème trimestre 2009 par Sedo

Catégorie : Second MarchéRémy @

PaperasseLa traditionnelle étude de marché trimestrielle de Sedo est dans les bacs (PDF) depuis cet après-midi. Ce dossier souvent très instructif donne un aperçu global des transactions publiées sur la plateforme d’achat-vente de noms de domaine leader du marché. Pour cette édition Q2 2009, beaucoup étaient naturellement impatients de découvrir l’évolution des impacts de la crise économique mondiale, déjà ressentis lors des deux derniers trimestres.

Or selon Sedo, le second marché des noms de domaine n’a pas connu la crise d’avril à juin. Il a poursuivi sa croissance malgré une économie mondiale en berne et au total, ce sont plus de 9 400 noms de domaine qui se sont échangés sur la plateforme au deuxième trimestre 2009, totalisant un volume de plus de 11 millions d’euros. Toujours selon Sedo, l’une des tendances marquantes du trimestre écoulé est le passage de l’extension .co.uk devant le .com dans le classement des prix de vente moyens des TLDs. Ainsi et alors qu’un .co.uk s’est échangé pour 2 095 EUR en moyenne au second trimestre 2009, il n’a fallu en débourser que 1 355 pour un .com.

Si l’on s’en tient à la seule analyse globale de Sedo, tout laisse donc à penser que la multiplication des échanges de noms de domaine sur le second marché à suffit à compenser la baisse du prix de vente moyen. Car légère baisse il y a bien eu : rappelons qu’en 2008, un .com s’échangeait pour 1 493 EUR en moyenne sur la même plateforme Sedo. De là à comprendre si ce recul est du à une baisse du nombre de transactions record, à un rétrécissement de la « masse lourde » (transactions entre 10 000 et 50 000 EUR) ou à une surmultiplication des « petites transactions » (moins de 300 EUR)… Et si l’on compare le 2ème trimestre 2009 avec le 2ème trimestre 2008, la baisse est sans doute encore plus prononcée (je n’ai pas retrouvé l’info mais ce sont surtout les deux derniers trimestres de 2008 qui ont tiré les valeurs vers le bas, Q1 et Q2 étant même de très bons crus, de mémoire).

Le plus simple est de se pencher sur l’étude en question pour y voir plus clair.

Ce qui n’a pas changé tout d’abord : avec 76% des ventes totales de gTLDs, le .com truste le classement et poursuit sur sa lancée de 2008. Le .net a quant à lui croqué une plus grande part du gâteau, avec 11% des ventes de gTLDs contre 7% au premier trimestre. Parmi les ventes ccTLDs, même tendance à la stabilité. Le .de reste l’extension la plus populaire (60% des ventes), devant le .co.uk (13%) et le .eu (9%).  Le .fr ferme la marche avec 2% des ventes. L’extension nationale de la France est en perte de vitesse d’un point par rapport à la moyenne de 2008, mais il faut dire que certains ccTLDs aux allures de mastodontes comme le .cn poussent fort et font vite de la place autour d’eux (31% de croissance au 2nd trimestre par rapport au précédent).

Concernant le nombre total de ventes, Q2 à fait mieux (9 403) que son prédécesseur Q1 (9 326), mais là encore moins bien que Q2 2008 (9 727). Cependant, on semble sorti du trou d’air remarqué fin 2008 (8 754 ventes pour Q4).

Du côté des canaux de ventes, les enchères système ont enregistré une hausse de 3% par rapport au 1er trimestre, le nombre de transactions découlant de négociations via le système « classique » d’offre/contre-offre affichant quant à lui un léger recul.

Le prix de vente moyen par domaine, toutes extensions confondues, s’est élevé au 2ème trimestre à 1 200 EUR environ. Le .com est donc comme d’habitude au-dessus de la ligne de flottaison, de même que le .net (1 337 EUR en moyenne au Q2). On ne peut pas en dire autant du .org (767 EUR), du .biz (461 EUR) et du .info (461 EUR également).

Chez les ccTLDs, le .co.uk est donc la star du trimestre avec un prix de vente moyen de 2 095 EUR, soit près de 900 euros de plus que la moyenne toutes extensions confondues.  Prix il est vrai largement drainé par les deux ventes record de horseracing.co.uk et onlinecasino.co.uk pour respectivement 100 000 GBP. Lorsqu’on sait que le Royaume-Uni est l’un des pays les plus durement affectés par la crise… Au rayon des bonnes surprises, le .at fait un bon de 100% par rapport au trimestre précédent et frôle la barre fatidique des 1 200 EUR (1 170 pour être exact). Le .es, le.fr, le .de et le .eu se prennent tous une sérieuse claque avec des prix de vente moyens divisés par 2 pour certains (dont le .fr, qui passe de 3 440 EUR au premier trimestre 2009 à 1 825 EUR au second trimestre – ce qui reste une performance très honorable). Si le .de s’échange bien, il semblerait que sa valeur moyenne s’essouffle un peu, passant de 950 EUR au premier trimestre 2009 à 734 EUR au second.

Je ne m’attarde pas sur les prix médians, s’agissant visiblement d’une donnée nouvelle (mais ô combien précieuse lorsqu’on connaît l’impact des ventes record!) dans le rapport Sedo, et les éléments de comparaison manquant quelque peu. Retenez seulement que le prix de vente médian d’un .com au second trimestre 2009 s’est élevé à 315 EUR, et celui d’un .fr à 646 EUR. Il sera intéressant de voir l’évolution de cette donnée au troisième trimestre.

Pour finir, voici les 10 plus grosses ventes publiques du deuxième trimestre, toutes extensions confondues (les prix indiqués sont en GBP, la flemme de faire les conversion ce coup-là ^^) :

  1. talk.com, 303 994£
  2. spel.se, 169 746£
  3. juegos.com.mx, 128 884£
  4. horseracing.co.uk, 100 000£
  5. onlinecasino.co.uk, 100 000£
  6. juegos.com.ar, 81 068£
  7. livestream.com, 68 138£
  8. timemanagement.com, 61 659£
  9. 90.com, 49 437£
  10. concept.com, 37 164£

La même chose, version .com only :

  1. talk.com, 303 994£
  2. livestream.com, 68 138£
  3. timemanagement.com, 61 659£
  4. 90.com, 49 437£
  5. concept.com, 37 164£
  6. foros.com, 32 285£
  7. kosovo.com, 30 079£
  8. viewit.com, 27 935£
  9. staysure.com, 23 936£
  10. directories.com, 18 837£

Sedo anticipe une légère baisse du nombre total de transactions pour le troisième trimestre 2009, été oblige, mais tablent sur une stabilisation du prix moyen et médian. Toujours selon Sedo, la conjoncture des ventes de ccTLDs devrait poursuivre sa belle progression, conséquence d’une tendance à la localisation des échanges sur Internet (même venant des multinationales, dont les canaux de distribution ont tendance à se localiser plutôt qu’à se globaliser).

Et vous ? Êtes-vous surpris par ces chiffres du second trimestre ? Correspondent-ils grosso modo à vos indices transactionnels ? Comment voyez-vous les mois à venir ? Dîtes-moi tout !

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L’étude Sedo est disponible dans son intégralité (et en anglais) au lien suivant : http://www.sedo.co.uk/press/domainmarketstudyQ22009-uk.pdf. Merci à leurs équipes pour ce travail de compilation !

Creative Commons License crédit photo : zigazou76


juil 23 2009

Annuaire des spammeurs et scammeurs spécialisés dans les noms de domaine

Catégorie : Second MarchéRémy @

La découverte du jour : une base de données référençant spammeurs et autre scammeurs spécialisés dans les noms de domaine. L’adresse : http://www.domainspammers.com.

Le concept est fort utile pour savoir si un individu qui vous a récemment contacté pour témoigner de son (prétendu ?) intérêt pour un ou plusieurs de vos noms de domaine n’est en fait qu’un sillonneur de whois et un arroseur de boîtes mails.

Grâce à son côté évolutif et participatif – chacun peut enrichir la base de données – DomainSpammers.com permet de partager vos éventuelles mauvaises expériences et donc d’aider la communauté. Ainsi, une simple recherche Google sur un individu mène parfois rapidement sur ce site. C’est alors un premier signe que la personne en question fait l’objet de soupçons de la part d’un ou plusieurs membres de la communauté.

Attention toutefois à ne pas devenir l’arroseur arrosé et à ne pas vous faire cataloguer vous-même comme spammeur/scammeur si vous avez l’habitude de contacter spontanément des titulaires via les whois pour des propositions de rachat. Personnalisez un maximum vos e-mails et expliquez un tant soit peu l’objet de votre démarche ! Vous éviterez ainsi de passer pour un robot mais surtout, augmenterez vos chances d’attirer l’attention de votre interlocuteur. Plus encore que parmi les candidatures professionnelles, une grande majorité des e-mails de proposition de rachat passe directement à la corbeille. Soignez donc votre démarche et surtout, montrez-vous cordiaux et disponibles !


juil 21 2009

A nos ventes manquées

Catégorie : Second MarchéRémy @

l'argent vu de prèsEn voulant faire quelques courses sur Sedo aujourd’hui, quelque chose (de pourtant courant) m’a particulièrement marqué. Sans avoir fait suffisamment d’offres pour pouvoir en tirer une statistique parlante, j’ai toutefois été frappé par le nombre de mes ardeurs qui se sont vues refroidies par un prix minimum démesuré. Des noms de domaine sur lesquels j’étais pourtant plein de bonnes intentions et que j’aurais volontiers négocié dans l’intérêt des vendeurs, tout au moins dans les limites raisonnables des valeurs de marché. Cela reste une notion bien suggestive et ma valeur de marché n’est peut-être pas celle qu’entend le vendeur, mais je pense suffisamment connaître le sujet pour ne pas exagérer dans ma définition du terme « démesuré ».

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec l’interface Sedo, la plateforme propose à ses vendeurs de noms de domaine différentes options de prix. Vous pouvez par exemple fixer un prix indicatif et ainsi laisser les acheteurs potentiels / le système de négociations automatisé Sedo vous transmettre toutes les offres, fussent-elles inférieures à ce montant. Ou vous pouvez fixer un prix minimum que je qualifierais de « plancher », prix en-dessous duquel les offres sont systématiquement refusées par l’interface Sedo et les intéressés invités à augmenter leur mise jusqu’à atteindre la somme fatidique.

Seulement voilà, en utilisant la deuxième option, vous vous privez potentiellement de ventes. Bien sûr, son but premier est de vous garantir de ne pas être dérangé pour rien. Je ne vais pas le cacher : il m’arrive moi-même d’utiliser cette option. Mais pas à outrance. Elle se montre par exemple adaptée lorsque vous venez d’acheter – disons 500 EUR – un nom de domaine que vous êtes prêt a remettre sans trop attendre sur le marché mais que vous n’allez pas, cela va de soi, vendre moins que le prix auquel vous l’avez obtenu. Vous allez me dire, peut-être que tous les noms sur lesquels j’ai fait des offres aujourd’hui étaient dans ce cas de figure. Honnêtement, je ne pense pas, ou alors les vendeurs ex-acheteurs ont été bien mal inspirés de mettre autrefois à l’achat un prix équivalent à celui qu’ils fixent comme prix minimum à la vente aujourd’hui.

Vous allez aussi me dire que je n’ai qu’à outrepasser Sedo et tenter une offre via le whois, ne risquant a priori pas de me prendre une porte automatique. Certes, mais de nos jours, 1 whois sur 2 (j’exagère à peine) est anonyme d’une part, et je dispose pas non plus d’un temps illimité pour courir après des vendeurs d’autre part; si j’utilise les systèmes de négociations en ligne de Sedo et consorts, c’est aussi pour gagner en sécurité, en temps et en anonymat.

Le comble est que la plupart des prix de plancher constatés étaient supérieurs à 10 000 EUR/USD/GBP. Là encore, ça ne parlera sans doute pas à tous ceux qui me lisent, mais il faut savoir qu’il n’est permis aux vendeurs de ne fixer de prix minimum qu’à concurrence de 10 000 EUR/USD/GBP. Au-delà, il faut l’approbation de Sedo. En théorie en commandant une évaluation qui déterminera la valeur estimative du nom de domaine et transposera celle-ci sur le prix minimum. Mais en pratique, la manœuvre est également réalisable en contactant le support Sedo ou son Account Manager dédié. Je ne critique bien entendu pas le fait qu’un « raccourci » soit possible : un client SedoPro qui souhaite mettre en vente un nom de domaine premium n’a pas besoin de commander une évaluation sur Sedo pour faire attester de la valeur de son actif. Mais la plupart des noms que je visais aujourd’hui n’étaient pas des premiums.

Il serait donc amusant d’évaluer le nombre et le volume de ventes « perdues » par des vendeurs d’une part trop gourmands, mais aussi trop bornés pour s’offrir la chance d’une négociation tout à fait correcte. Je ne parle même pas de l’obtention d’un accord, je parle de discussions.

Si vous êtes vendeur, attention donc à ne pas tomber amoureux de vos domaines en vente à un point d’en devenir aveugle. Certains domaines ne recevront jamais de première offre à mid €€ €€€; même des noms francophones premiums qui les valent ne reçoivent pas de premières offres dans ces eaux. Ça ne les empêche pas de pouvoir finir haut, seulement il faut savoir accepter de partir de bas. Et s’il vous faut absolument un plancher, arrêtez-vous à 5000 EUR grand max et souvenez-vous que le prix de vente moyen d’un nom de domaine ne culmine pas à 30 000 EUR, mais se situe au contraire dans les 2000 EUR.  Si vous souhaitez simplement ne pas être dérangé pour pas grand chose, un prix minimum de 500 EUR devrait suffir pour le commun des domaines.

Et si vous êtes acheteur, ne désespérez pas pour autant ;o)

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