déc 28 2009

Rétrospective 2009

Catégorie : Second MarchéRémy @

Rétro PortraitAlors que Noël est déjà derrière nous et que le passage dans la dernière année de la première décennie du 3ème millénaire (2010, en somme) n’est plus qu’à quelques encablures, l’heure est résolument aux prises de recul et aux réflexions en tous genres. J’en profite donc pour vous  souhaiter de Joyeuses Fêtes avant tout, et ensuite pour vous proposer une rétrospective de l’année écoulée sur le marché des noms de domaine. Je ne pense pas me risquer cette année au jeu des prévisions pour 2010 : autant aller acheter un billet de loterie.

A titre personnel, 2009 fut pour moi une année de changements. Le marché sur lequel j’évolue est certes resté le même, mais le décor est sensiblement différent. Pas seulement parce que j’ai délaissé les plates rives du Rhin pour les bords vallonnés du Léman, mais parce que je suis passé de l’autre côté de la barrière, en quittant le « club des vendeurs de pelles » (ne rien y voir de péjoratif, simplement une métaphore instinctive) pour descendre à la mine et aller gratter la terre et secouer mon tamis. Avec un premier constat : impossible de dire lequel des deux postes de travail est le plus confortable, tant le terrain est caillouteux de toutes parts. La jeunesse du second marché des noms de domaine en fait un univers où tout reste possible, avec tout ce que cela comporte comme bons et mauvais côtés. Vous pouvez débusquer un gros diamant le lundi et rentrer bredouille tous les soirs suivants jusqu’à la fin de la semaine. Comble des combles : à la fin du mois, vous vous apercevez que ce n’est pas forcément ceux qui remontaient de la mine avec des seaux apparemment bien pleins qui sont les mieux lotis; ce n’est pas cette quantité qui leur mettra nécessairement de quoi manger sur la table.

Cette énième métaphore mise de côté, je constate également combien il est difficile de se tenir objectivement informé des mouvements et de l’état du marché lorsque vous êtes « en bas de l’échelle ». Travailler chez un intermédiaire tel que Sedo me donnait un poste d’observation et une vue imprenable sur tout le secteur. Las ! Je dois désormais zigzaguer entre les sources d’informations pour ne retenir que les plus pertinentes et prendre un pouls du marché sans doute  encore faussé par des avis souvent trop subjectifs. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles la fréquence des billets sur BlogoDomaines a baissé. Et celle pour laquelle les observations et avis exposés dans cette rétrospective vaudront ce qu’ils valent. Pour autant, allons-y gaiement !

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déc 07 2009

Derrière chaque vente de nom de domaine se cache une histoire

Catégorie : Meilleures Ventes, Second MarchéRémy @

Toutes les ventes récentes de noms de domaine sont riches en enseignements, notamment sur la question de l’identité des acheteurs. Certaines indications précieuses peuvent vous donner des pistes de réflexion concrètes, notamment en vue de cessions ou d’acquisitions futures. Vous pouvez par exemple être titulaire de la version au singulier d’un nom au pluriel vendu récemment, et le simple fait de vous en être rendu compte vous permettra peut-être de remonter aisément jusqu’à l’acheteur et d’entrer en discussions avec lui. De même, un domaine (ou un groupe de domaines) vendu récemment peu vous donner des idées d’enregistrement ou de rachats si vous jugez la thématique porteuse.

D’où l’intérêt de surveiller régulièrement le pouls du marché, par exemple en consultant l’excellente liste hebdomadaire compilée par le vénéré Ron Jackson de DnJournal.com. Les ventes les plus simples et les plus intéressantes à analyser sont sans doute les vôtres. Parfois, nul besoin d’attendre la clôture d’une transaction pour savoir qui se cache derrière un mystérieux acquéreur; car justement, tous les acheteurs ne se cachent pas. Certains préfèrent négocier en direct et à visage découvert. Vous vous retrouvez alors un peu comme un enfant qui sait ce qu’il va avoir à Noel : content quand même, mais rassasié niveau curiosité. A contrario, les ventes réalisées via les plateformes spécialisées comme Sedo ou Afternic peuvent donner bien du fil à retordre aux enquêteurs les plus chevronnés. En effet et dans la mesure où ces plateformes fonctionnent sur le sacro-saint principe de l’anonymat, vous ne pouvez en principe pas savoir qui se cache derrière M. l’Acheteur Potentiel (un bon copain de M. Ano Nymous de chez l’AFNIC, à ce qu’il se dit)

Cependant, il existe des moyens simples de lever au moins partiellement le voile sur l’identité des acquéreurs. Ou tout du moins d’essayer, essentiellement sur la base du bon viel adage « ça ne coûte rien de demander ». Vous pouvez donc, via les systèmes de commentaires en ligne souvent intégrés par les plateformes en question, poser quelques questions à l’intéressé concernant son identité et ses intentions. Parfois, ça marche. Mais attention, c’est à double tranchant : en se sentant questionné voire espionné, votre acheteur peut sérieusement se refroidir. Notamment s’il a été mandaté pour racheter votre nom de domaine dans le cadre d’un projet confidentiel sous toutes coutures. Il sera alors typiquement dans une approche « sous-marin » qui n’aura pas pour but premier de contrecarrer votre envie de tout savoir, mais simplement de maintenir un degré de confidentialité maximal. En tant que vendeur, il est important de savoir respecter ce genre de détails si vous ne voulez pas voir certaines ventes vous passer sous le nez par excès de curiosité. Mon conseil : concentrez-vous sur votre prix de vente et faites abstraction des éléments extérieurs !

Une vente est une vente, et croire que l’on tirera nécessairement plus de bénéfices d’une vente à un groupe du CAC40 ou à une multinationale plutôt qu’à une start-up ou une PME est souvent faux. Rappelez-vous que le potentiel d’un nom de domaine de qualité est souvent mieux reconnu par un acteur économique de type « outsider dynamique » que  de type « mastodonte bien établi », qui lui cherchera davantage à capitaliser sur ses acquis. C’est la théorie que je tâcherai de vous démontrer par l’exemple un peu plus loin dans ce billet… n’hésitez pas à aller vous chercher un thé ou à faire une pause pipi dès à présent si l’envie vous en prend : [modestie off] le billet est encore un peu long avant de donner sa pleine mesure [/modestie off]

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nov 26 2009

DomainSponsor s’implante en Europe

Catégorie : Parking de domaines, Second MarchéRémy @

Logo DomainSponsor

Je viens d’apprendre par voie de presse que l’un des leaders mondiaux de la monétisation de noms de domaine, DomainSponsor, allait très prochainement s’implanter en Europe. DomainSponsor est une filiale du groupe Oversee.net et compte notamment parmi ses concurrents Parked.com, Sedo ou encore NameDrive.

Le but premier de cette implantation semble d’ailleurs clairement de venir contester la suprématie des deux derniers acteurs cités sur le marché européen et notamment celle de Sedo sur le marché allemand, indiscutablement le plus stratégique en Europe à l’heure actuelle. La lutte pour la conquête du marché britannique, considéré par les experts comme un vivier à fort potentiel de croissance, promet également d’être serrée. Rappelons que Sedo s’était déjà positionné en ouvrant un filiale à Londres début 2008. Le modèle de développement de DomainSponsor sur le marché français sera également intéressant à suivre. Souhaitons-leur bonne chance !

L’intégralité du communiqué de presse initial est disponible ici (en anglais), mais je vous propose la version en français pour plus de confort :

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nov 22 2009

Des nouvelles du front

Catégorie : Second MarchéRémy @

Plus d’un mois sans billet sur BlogoDomaines… j’aurais presque un peu honte. La faute à quelques jours de vacances, à une installation en Suisse loin d’être parachevée, à quelques pépins de santé et – autant être franc – à un léger manque d’inspiration. Pas trop motivé pour vous faire partager des infos lues et relues un peu partout sur la Toile; pas toujours assez armé pour me lancer dans de grandes analyses; et pas assez fou pour vous faire partager toutes mes dernières trouvailles et autres secrets de fabrication ^^. Ceci étant, mon but n’a jamais été de faire de la quantité et je n’ai (encore) aucun annonceur pour me mettre la pression.

Je suis d’ailleurs aussi surpris qu’heureux lorsque j’apprends que certains blogs francophones sur les noms de domaine comme edidier.com commencent à tirer leur épingle du jeu au point d’afficher des statistiques de fréquentation franchement pas vilaines pour une thématique de niche. Moi qui comptais vous faire partager mes stats un de ces quatre, je vais les garder pour moi finalement ! Mais sans aucun travail de référencement, j’ai les visiteurs les plus fidèles de la Terre et à mes yeux, ça vaut tout le trafic du monde. Amen.

Comme je ne suis quand même pas venu ici que pour me justifier ou lancer des fleurs à mes confrères, je vais essayer de pondre un petit quelque chose. Pour innover, je vous propose quelques pensées en vrac sur des sujets choisis au gré de l’humeur du dimanche.

L’affaire SnapNames : avec le recul, ça me fait penser à la main de Thierry Henry. On pourrait en parler pendant des heures et des heures, mais le fait est qu’il vaut mieux se taire.

L’humour : beaucoup en manquent, pas DomainGang.com. Il y avait longtemps qu’on n’avait pas eu l’occasion de lire quelque chose d’aussi rafraîchissant dans la cyberpresse spécialisée. A consommer sans modération !

Les ventes de .fr : le prix moyen est une chose, la liquidité du marché en est une autre. Les records sont autant d’arbres qui cachent la forêt.

Les newbies : il faudra m’expliquer comment en 2009, on peut réussir dans le domaining en occultant complètement les rachats sur le second marché ?! Je ne dis pas qu’il ne reste pas de domaines sympa disponibles à l’enregistrement, je dis que beaucoup se trompent sur la notion de risque. Pour moi, empiler 200 noms enregistrés à la hâte sur le premier marché est un risque bien plus grand que tenter un x2 sur un nom racheté 2000 EUR sur le second marché. On peut tromper mille fois mille personnes… non, on peut tromper une fois mille personnes, mais on ne peut pas tromper mille fois mille personnes… non, on peut tromper une fois mille personne mais on peut pas tromper mille fois une personne. Non…

Les nouvelles extensions : finalement, il y a peut-être du bon dans l’attente entraînée par les délais à rallonge : les candidats potentiels auront plus de temps pour enfin réaliser l’aberration de la chose.

Le .tel : si jamais… il reste une petite place entre le .coop et le .museum au cimetière des extensions.

Les ventes à 7 chiffres : pour espérer en faire, il faudrait en toute logique répondre systématiquement par un montant à 7 ou 8 chiffres à toute offre reçue. Mais est-ce bien raisonnable et combien de ventes cela fait-il manquer ?

Les prix fixes : vendez plus pour gagner moins !

Minisites : maxi miroir aux alouettes.

Les scripts d’évaluation automatiques de noms de domaine : avec une variante « greffe de cœur », ça pourrait marcher.

Les IDN.IDN : ça ne rend certainement pas l’Internet plus global, comme on a pu le lire un peu partout. Ça le rend plus local, en fait. Par contre, les carottes rendent toujours aussi aimable.

Les mini .de : et mer.de…

La chanson française : fais ta vie ou va sur Salope.com

Finalement, c’est peut-être mieux quand je ne poste pas !

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Creative Commons License crédit photo : C.Y.R.I.L.


oct 17 2009

Les noms de domaine en .de d’1 et 2 caractères mis sur le marché !

Catégorie : Enchères, Premier Marché, Second MarchéRémy @

La nouvelle a fait l’effet d’un petit coup de tonnerre dans le microcosme du nommage germanique. Avant-hier, le Denic (registre du .de / équivalent allemand de l’AFNIC) a annoncé dans un communiqué de presse qu’il serait désormais possible d’enregistrer des noms de domaine en .de composés d’1 et de 2 caractères, ainsi que de chiffres. Ce type de noms de domaine était jusque là gelé par le registre allemand.

Ce mini-landrush aura lieu le 23 octobre 2009 à 9 heures précises et c’est la (bonne vieille) règle du premier arrivé, premier servi qui s’appliquera.

Il est intéressant de noter que le registre allemand n’a pas opté pour la méthode la plus en vogue ces derniers temps, à savoir celle d’une mise aux enchères. On ne pourra donc pas accuser le Denic de privilégier l’aspect mercantile. Les premiers servis ne seront donc pas les plus offrants, mais bien les plus rapides. La lutte technique et stratégique risque donc d’être belle. Les moyens visant à augmenter les chances d’obtenir son sésame sont divers et variés. Parmi eux, passer commande auprès d’un grand nombre de registrars – si possible en alternant les gros et les plus petits – pour espérer faire mouche chez Pierre si Paul n’est pas assez prompt.

Mais nous ne sommes plus en 1995 : aujourd’hui, les enjeux sont tels que même les registrars eux-mêmes participent parfois aux landrush (avec l’avancée technologique et administrative qui est la leur) pour alimenter leurs portefeuilles privés. De là à qualifier la manœuvre de délit d’initié…

Sedo va encore plus loin en se positionnant comme intermédiaire dans cette mini-ruée vers l’or. Le leader mondial de l’achat-vente de noms de domaine, d’origine allemande, ne pouvait pas laisser passer cette occasion rêvée de faire du buzz.

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