fév 09 2010

Le rapport Sedo du marché des noms de domaine en 2009 est dans les bacs

Catégorie : Second MarchéRémy @

Oyé oyé braves gens, l’édition 2009 du traditionnel rapport Sedo du marché des noms de domaine est dans les bacs ! C’est ce que je viens d’apprendre par un communiqué de presse dont voici un extrait :

Cologne, le 09 février 2010 – malgré la crise économique, le second marché des noms de domaine a poursuivi sa croissance en 2009 [...] Le nombre de transactions a connu une hausse de 4,6% et le volume transactionnel a progressé de 1,6 M.


Voici les faits marquants de ce rapport annuel :

  • 38.675 noms de domaine ont été échangés sur Sedo en 2009, soit une progression de 4,6% par rapport à l´année 2008.
  • Le .com est demeuré en tête des échanges de domaines génériques de premier niveau, représentant une part de 74% des échanges de gTLDs.

  • Les noms de domaine géographiques ont constitué une belle surprise, atteignant pour certains des prix de vente très élevés, comme russia.com (1,1 million de dollars US), brazil.com (500.000 dollars US), ou encore sudan.com (120.000 dollars US).
  • Le prix d’achat le plus élevé en 2009 pour un nom de domaine s’est établit à 1,6 million de dollars US et a été atteint par le domaine fly.com.

Le communiqué de presse en question est disponible dans son intégralité au lien suivant; pour consulter le rapport, c’est par ici que ça se passe.

Sain(t)e lecture pour quiconque s’intéresse de près ou de loin au second marché des noms de domaine ! Pour les plus courageux et méticuleux d’entre vous qui voudront sortir calculettes et tableaux statistiques pour recouper dans les détails les résultats de cette étude avec la mouture de 2008, voici de quoi bien débuter.

J’en fais d’ores et déjà une lecture de chevet pour les prochains jours et tâche de venir poster pour vous une petite analyse personnelle ici-même.


fév 03 2010

Blogodomaines à la Une sur ITespresso.fr !

Catégorie : Second MarchéRémy @

bePOINTcomLorsque Nicolas, rédacteur pour le compte d’ITespresso.fr, découvre le lancement par le Groupe Doctissimo (Lagardère Active) du site be.comla première communauté 100% mode – il se dit que son éditeur n’a certainement pas sorti un nom de domaine d’une telle trempe de sa cave personnelle. Lorsqu’on sait qu’à ce jour, tous les noms de domaine en 3 caractères sont réservés depuis belle lurette sous l’extension .com (et peut-être même tous les domaines de 4 caractères, à vérifier), que dire des pièces de collection que représentent ceux en 2 caractères – les fameux LL.com, NN.com ou LN/NL.com* dans le jargon des investisseurs en noms de domaine – ? Ce nom de domaine n’a donc pu qu’être racheté sur le second marché, pour la raison première qu’il avait été auparavant exploité par BEoS avant d’être repris par un investisseur.

Nicolas décide alors de prendre sa souris et son téléphone pour mener sa petite enquête sur l’acqusition de ce nom de domaine. Son instinct le mène d’abord tout naturellement au service presse de Lagardère, qui se montre sans surprise peu loquace sur le sujet, tout en avouant indirectement avoir racheté ce nom de domaine de grand cru sur le second marché. De nous jours, il est amusant de constater qu’il reste encore délicat pour les entreprises françaises de révéler les sommes déboursées sur le second marché pour acquérir (pardon, il faut dire « sécuriser » pour les Grandes Marques) des noms de domaine de qualité. Il est même ironiquement malvenu d’avouer qu’on a recouru au second marché tout court, sans doute pour des raisons d’égo. Alors qu’au contraire, cela peut se révéler tout à fait judicieux en termes de communication. Passons.

Toujours est-il qu’il ne fallait pas espérer lancer un nouveau site sous la langoureuse appellation be.com et passer totalement inaperçu aux yeux de quelques irréductibles passionnés de noms de domaine.

Sans se décourager, Nicolas poursuit son enquête. Est-ce par hasard ou parce que le monde est petit? Toujours est-il qu’elle le mène sur les traces de Blogodomaines et des tartines indigestes servies sporadiquement par son drôle d’auteur. S’en suivent quelques lignes échangées sur Twitter et par e-mail dans un déroutant jargon domainesque, puis une épique conversation sur Skype lors de laquelle Nicolas s’efforce de me faire expliquer dans des termes enfantins les plus obscures ficelles du domain marketing, de la valorisation des noms de domaine, de la « brandabilité » et de la navigation directe.

Un jour plus tard, me voici multi-cité dans un article dont l’angle d’approche est ma foi aussi original (d’habitude, on voudrait me faire parler de cybersquatting, de scandales et d’histoires de domaines à l’eau de rose, ce que je refuse le plus souvent pour ne pas faire perdre leur temps aux pauvres lecteurs à qui l’on servirait ça) que réussi.

Merci donc à Nicolas et à ITespresso.fr d’avoir pensé à moi pour cette bien modeste contribution, et bienvenue à vous qui découvrez ce blog grâce à eux :o)

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* L = Letter (lettre) et N = Number (nombre). Par exemple : ab.com, 12.com, 1a.com, b2.com


jan 12 2010

credit.fr vendu 587 500 EUR

Catégorie : Meilleures Ventes, Second MarchéRémy @

Selon une information DomainNameWire.com, credit.fr s’est récemment vendu pour la somme de 587 500 EUR sur Sedo.

Notons que la transaction semble englober à la fois le nom de domaine et le site Internet, celui-ci étant resté en ligne suite au transfert du domaine chez EuroDNS.

Selon toute vraisemblance, le vendeur est parmi nous. Un récent commentaire sur BlogoDomaines ne semble en effet laisser planer que peu de doute sur la question; je vous laisse fouiller mais d’expérience, je crois savoir qu’il ne s’échange pas tous les jours des premiums en .fr…

Il ne m’a pas été possible de déterminer l’identité de l’acheteur sur simple consultation de la base de données WHOIS de l’AFNIC. Mais comptez sur moi pour relayer toute info d’insider sur le sujet (ou officielle, ça m’arrive aussi de faire de l’information dans les règles de l’art) !

Cette transaction fait du coup tomber 2 records officiels : celui de la plus grosse vente pour un nom de domaine en .fr (palme jusqu’alors détenue par auto.fr et ses 100 000 EUR) et celui du montant le plus élevé jamais payé pour un nom de domaine francophone (titre honorifique jusqu’alors détenu par masculin.com et ses 150 000 EUR). Mais attention encore une fois, on compare la vente de noms de domaine « nus » et celle d’un site développé, le résultat est donc à tempérer. Et puis comme toujours, il y a l’officiel et le confidentiel.

La vente de credit.fr n’est également pas sans rappeler celle de kredit.de pour presque 900 000 EUR en novembre 2008.

Félicitations aux deux parties, qui sonnent de bien belle manière le début d’une année prometteuse pour le second marché des noms de domaine francophones !


jan 07 2010

Qui a la plus grosse ?

Catégorie : Général, Second MarchéRémy @

102Sur le second marché, la coutume veut souvent que les plus GROS domaineurs soient consacrés par la taille de leur portefeuille de noms de domaine. On lit encore fréquemment que le marché de la revente de noms de domaine est une affaire de volume et que quiconque veut y réussir doit donc l’appréhender comme tel. On s’émerveille devant les dizaines, voire les centaines de milliers de noms de domaine amassés par des structures spécialisées dans la revente de noms de domaine. Jusqu’à en oublier même qu’elles doivent à peine gagner de quoi couvrir leurs frais de fonctionnement.

Ce que j’en dis, c’est qu’il serait à la limite plus pertinent de déterminer qui sont les plus GROS domaineurs en les faisant simplement monter sur la balance – sans leur portefeuille de domaines, cela va de soi.

Les plus GROS domaineurs ne sont certainement pas ceux qui ont le plus de domaines. Ce ne sont certainement pas non plus ceux qui ont fait à un instant T la plus grosse vente ou le plus gros achat; peut-être avaient-il simplement entre les mains le fameux billet de loterie que même Roger ou Lucette auraient pu avoir. Ce ne sont sans doute pas non plus ceux qui génèrent le plus de revenus. Les plus GROS domaineurs ne sont pas ceux qui ont le plus de moyens à leur disposition.

Non, les plus GROS domaineurs sont de la plus petite des espèces : celle qui a compris, comprend et continuera à comprendre ce qui fait la VALEUR d’un nom de domaine.

La taille du portefeuille n’est pas l’amie de l’investisseur en noms de domaine. Elle est même souvent son ennemie. Sur un marché de la revente encore relativement peu liquide, les mégalomanes d’aujourd’hui sont les liquidateurs de demain. A l’heure des Grands Comptes, mieux vaudra avoir collecté 100 noms de domaine dans toute votre vie et avoir réussi à en vendre 50 à prix de marché qu’avoir du en accumuler 5000 pour être parvenu à vendre le même nombre, à prix cassé qui plus est. La quantité des stocks n’assure pas la quantité des ventes, elle plombe au contraire très souvent la rentabilité et les taux de conversion. Pire, elle grise le commun des domaineurs, à qui elle donne l’illusion de construire quelque chose d’évolutif (scalable). Certains sages disent (et se reconnaîtront) que la quantité est à l’investisseur en noms de domaine ce que l’ivresse des profondeurs est au plongeur.

Sauf exception, vous ne multipliez pas vos chances en multipliant les noms dans votre portefeuille. Vous multipliez vos chances en affûtant vos critères de sélection, ce qui vous conduira d’ailleurs souvent naturellement à réduire votre inventaire ou tout du moins à en réduire le taux de croissance.

Combien de mauvais domaines faut-il avoir eu la lucidité de laisser expirer, de revendre à prix coûtant ou de tout simplement ne pas enregistrer/racheter pour être un BON domaineur ? Beaucoup trop. Sachez vous contenter de cette quantité-là !

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Creative Commons License crédit photo : me and the sysop


déc 28 2009

Rétrospective 2009

Catégorie : Second MarchéRémy @

Rétro PortraitAlors que Noël est déjà derrière nous et que le passage dans la dernière année de la première décennie du 3ème millénaire (2010, en somme) n’est plus qu’à quelques encablures, l’heure est résolument aux prises de recul et aux réflexions en tous genres. J’en profite donc pour vous  souhaiter de Joyeuses Fêtes avant tout, et ensuite pour vous proposer une rétrospective de l’année écoulée sur le marché des noms de domaine. Je ne pense pas me risquer cette année au jeu des prévisions pour 2010 : autant aller acheter un billet de loterie.

A titre personnel, 2009 fut pour moi une année de changements. Le marché sur lequel j’évolue est certes resté le même, mais le décor est sensiblement différent. Pas seulement parce que j’ai délaissé les plates rives du Rhin pour les bords vallonnés du Léman, mais parce que je suis passé de l’autre côté de la barrière, en quittant le « club des vendeurs de pelles » (ne rien y voir de péjoratif, simplement une métaphore instinctive) pour descendre à la mine et aller gratter la terre et secouer mon tamis. Avec un premier constat : impossible de dire lequel des deux postes de travail est le plus confortable, tant le terrain est caillouteux de toutes parts. La jeunesse du second marché des noms de domaine en fait un univers où tout reste possible, avec tout ce que cela comporte comme bons et mauvais côtés. Vous pouvez débusquer un gros diamant le lundi et rentrer bredouille tous les soirs suivants jusqu’à la fin de la semaine. Comble des combles : à la fin du mois, vous vous apercevez que ce n’est pas forcément ceux qui remontaient de la mine avec des seaux apparemment bien pleins qui sont les mieux lotis; ce n’est pas cette quantité qui leur mettra nécessairement de quoi manger sur la table.

Cette énième métaphore mise de côté, je constate également combien il est difficile de se tenir objectivement informé des mouvements et de l’état du marché lorsque vous êtes « en bas de l’échelle ». Travailler chez un intermédiaire tel que Sedo me donnait un poste d’observation et une vue imprenable sur tout le secteur. Las ! Je dois désormais zigzaguer entre les sources d’informations pour ne retenir que les plus pertinentes et prendre un pouls du marché sans doute  encore faussé par des avis souvent trop subjectifs. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles la fréquence des billets sur BlogoDomaines a baissé. Et celle pour laquelle les observations et avis exposés dans cette rétrospective vaudront ce qu’ils valent. Pour autant, allons-y gaiement !

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