fév 24 2010

Photodomaines.com

Catégorie : Général,Perlodomaines,PhotodomainesRémy @

Les noms de domaine sont devenus omniprésents dans la communication des entreprises, si bien que les consommateurs (malgré nous) permanents de publicité que nous sommes sont confrontés quotidiennement à des dizaines de visuels dans lesquels sont mis en scène d’une manière ou d’une autre des noms de domaine. Certains, à force de rabâchage ou tout simplement parce qu’ils sortent du lot, restent ancrés dans nos petites têtes (qui n’a jamais vu un mangerbouger.fr ou un hotels.com ?), d’autres en revanche ont beaucoup plus de mal à ne pas rentrer par une oreille (un œil) et à sortir par l’autre (qui retient plus de 10 minutes les sous-domaines en .gouv.fr utilisés par le gouvernement français ?).

Le fanatique des noms de domaine que je suis a une fâcheuse tendance a faire une fixation sur les noms de domaine affichés dans les pubs. Sur Internet, à la télé, dans la rue… comme si je n’en ingurgitais pas assez comme ça tous les jours au boulot. Et certains monopolisent davantage mon attention que d’autres. Souvent, je me contente de regarder et de sourire. Et puis parfois, je vois passer des choses un peu plus insolites que j’ai envie d’immortaliser. Comme l’attardé des nouvelles technologies que je suis n’est équipé d’un téléphone portable avec appareil photo intégré que depuis quelques mois (ça doit pourtant être la norme depuis des années maintenant), c’est devenu bien plus facile pour moi de dégainer mon objectif qu’avant.

De là m’est venue l’idée d’une nouvelle série de billets sur Blogodomaines. Une série qui ferait parler l’adage « parce qu’une petite image vaut mieux qu’un long discours« , en somme. Le concept est donc de photographier à la volée et en toutes saisons des noms de domaine insolites, accrocheurs, inspirants, funky, tarabiscotés, délirants – tout ce qui fait qu’il peut valoir le coup d’appuyer sur le déclencheur – et de venir les poster ici.

Parce que je n’ai que deux yeux et pas encore le don d’ubiquité, j’aurai besoin de votre soutien pour m’aider à enrichir cette photothèque spéciale « noms de domaine ». Je compte donc sur vous pour m’envoyer à remy[at]blogodomaines.com tout cliché mettant en scène un ou des  noms de domaine qui aura(ront) retenu votre attention. Rien à gagner pour le moment, si ce n’est un peu de gloire et un petit backlink, cela va de soi ;o)

J’inaugure la rubrique avec une photo prise hier sur le parking du boulot :

Ce camion ne pouvait pas mieux choisir son parking !

Alors, de quel nom de domaine vous souviendrez-vous dans 2 jours ? Moi, je sais duquel je me souviendrai quand la clim’ tombera en panne l’été prochain ;o)

A vos objectifs !


jan 07 2010

Qui a la plus grosse ?

Catégorie : Général,Second MarchéRémy @

102Sur le second marché, la coutume veut souvent que les plus GROS domaineurs soient consacrés par la taille de leur portefeuille de noms de domaine. On lit encore fréquemment que le marché de la revente de noms de domaine est une affaire de volume et que quiconque veut y réussir doit donc l’appréhender comme tel. On s’émerveille devant les dizaines, voire les centaines de milliers de noms de domaine amassés par des structures spécialisées dans la revente de noms de domaine. Jusqu’à en oublier même qu’elles doivent à peine gagner de quoi couvrir leurs frais de fonctionnement.

Ce que j’en dis, c’est qu’il serait à la limite plus pertinent de déterminer qui sont les plus GROS domaineurs en les faisant simplement monter sur la balance – sans leur portefeuille de domaines, cela va de soi.

Les plus GROS domaineurs ne sont certainement pas ceux qui ont le plus de domaines. Ce ne sont certainement pas non plus ceux qui ont fait à un instant T la plus grosse vente ou le plus gros achat; peut-être avaient-il simplement entre les mains le fameux billet de loterie que même Roger ou Lucette auraient pu avoir. Ce ne sont sans doute pas non plus ceux qui génèrent le plus de revenus. Les plus GROS domaineurs ne sont pas ceux qui ont le plus de moyens à leur disposition.

Non, les plus GROS domaineurs sont de la plus petite des espèces : celle qui a compris, comprend et continuera à comprendre ce qui fait la VALEUR d’un nom de domaine.

La taille du portefeuille n’est pas l’amie de l’investisseur en noms de domaine. Elle est même souvent son ennemie. Sur un marché de la revente encore relativement peu liquide, les mégalomanes d’aujourd’hui sont les liquidateurs de demain. A l’heure des Grands Comptes, mieux vaudra avoir collecté 100 noms de domaine dans toute votre vie et avoir réussi à en vendre 50 à prix de marché qu’avoir du en accumuler 5000 pour être parvenu à vendre le même nombre, à prix cassé qui plus est. La quantité des stocks n’assure pas la quantité des ventes, elle plombe au contraire très souvent la rentabilité et les taux de conversion. Pire, elle grise le commun des domaineurs, à qui elle donne l’illusion de construire quelque chose d’évolutif (scalable). Certains sages disent (et se reconnaîtront) que la quantité est à l’investisseur en noms de domaine ce que l’ivresse des profondeurs est au plongeur.

Sauf exception, vous ne multipliez pas vos chances en multipliant les noms dans votre portefeuille. Vous multipliez vos chances en affûtant vos critères de sélection, ce qui vous conduira d’ailleurs souvent naturellement à réduire votre inventaire ou tout du moins à en réduire le taux de croissance.

Combien de mauvais domaines faut-il avoir eu la lucidité de laisser expirer, de revendre à prix coûtant ou de tout simplement ne pas enregistrer/racheter pour être un BON domaineur ? Beaucoup trop. Sachez vous contenter de cette quantité-là !

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Creative Commons License crédit photo : me and the sysop


oct 06 2009

La sagesse ou l’insouciance ?

Catégorie : GénéralRémy @

THAT is the question... mark!Le second marché des noms de domaine regorge à la fois d’opportunités et de pièges. Dès lors et si l’on tient absolument à voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein, quelle est la pire des choses qui puisse vous arriver ? Ne pas savoir saisir les opportunités ou tomber dans les pièges ? Dans le difficile apprentissage du domaining, vaut-il mieux consacrer plus de ressources à la détection des chances ou à la gestion des risques ? Ce billet vous aidera peut-être à affiner votre avis sur la question.

Pour éviter des erreurs qui peuvent vite coûter très cher, mieux vaut réfléchir avant de se lancer éperdument dans la bataille  d’une part, et respecter une certaine hygiène de vie d’autre part. Comme souvent dans ces cas-là, la voie vers la sagesse est montrée par des spécialistes aguerris du marché. Je conçois qu’écouter les conseils des « anciens » puisse être barbant pour le nouveau venu que vous êtes peut-être, mais je ne saurais que trop vous recommander de ne pas faire l’impasse sur ces avis. Certains précurseurs ont fait des erreurs avant vous, ne renoncez pas au privilège d’en prendre acte par la théorie plutôt que par la pratique. Vous perdrez suffisamment d’argent et de cheveux en erreurs de jeunesse et en investissements hasardeux, n’en rajoutez pas en enfonçant des portes ouvertes ! A la manière d’un vaccin, ces conseils ont besoin de piqûres de rappel pour continuer de produire leurs effets au fil des années. N’enterrez donc pas ces articles dont vous savez qu’ils vous veulent du bien; au contraire, relisez-les régulièrement.

Une fois le minimum syndical de jalons théoriques posés, vous allez devoir apprendre de vos propres erreurs. Cela va vous demander avant tout une prédisposition à l’auto-critique, ainsi qu’une bonne dose de persévérance. Pour moi, les deux plus grands pièges qui vous attendent sont : 1. tomber amoureux de vos domaines et 2. tomber amoureux de vous-même. Je vous vois rire d’ici. Ne rigolez pas ! L’égo et les ravages qu’il cause peuvent vous entraîner bien plus bas que vous ne le pensez si vous vous confortez dans l’idée que vous et vos domaines êtes la meilleure chose qui soit jamais arrivé à l’Internet. Personne n’a besoin de vous. Ni vos domaines pour exister, ni vos prétendus concurrents pour se surpasser, ni vos futurs acheteurs pour conquérir le monde. Comme l’auto-critique n’est pas toujours facile, n’hésitez pas à demander des avis de connaisseurs sur vos récentes cessions ou acquisitions. Pour ce faire, vous pouvez par exemple vous rendre sur des forums spécialisés (vous trouverez quelques adresses très fréquentables dans la sidebar de BlogoDomaines). Là encore, mettez tout égo de côté. Allez-y soit comme si vous alliez prendre un verre avec un bon ami et montrez-vous chaleureusement à l’écoute des critiques, soit comme si vous alliez chez un psy pour avoir un avis neutre de spécialiste sur un problème qui vous turlupine. Ne faites en aucun cas une affaire personnelle des remarques ou critiques qu’on pourrait y émettre sur vos choix stratégiques : personne ne vous veut de mal; vous demandez un avis, des âmes charitables vous le donnent.

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oct 01 2009

Hello world!

Catégorie : GénéralRémy @

When I launched BlogoDomaines.com back in 2007, it was meant to be a a 100% French blog. The reasons for that were quite simple: I didn’t feel comfortable enough writing in English or even in German on the one side; and on the other side, I wanted to do something good for the French market instead of having my content diluted among highly qualitative English ressources that were (and mostly still are) mostly read at that time.  Also, because I was working at Sedo back then – and so being somehow on the other side of the fence – the perspective was pretty different and I honestly wouldn’t have known what to blog about in English.

But today, things are different. Not that my English has become better – far from that – but when English was rather needed on an internal level when I worked at Sedo, I now have to use it on a regular basis when speaking with domain investors worldwide, making spontaneous offers to domain owners, answering to sales inquiries regarding our portfolio… and most of all when thinking about our development strategy and about how our domain portfolio should ideally look like. And to be honest with you and with myself, I don’t think you can really earn a decent leaving from a French-only portolio, not matter how good it is and assuming you don’t work on anything else than sales (for me, development IS another business). Of course, there are always more good surprises and still a lot of opportunities on the French market. Although we happened to sell French domains for 6 figures amounts like Masculin.com back in 2007, we would be crazy to think we can close similar sales on a weekly or even monthly basis.

So it looks like today I have to be even more open than I was before when I dealt with other aspects of the market, but after all that’s what I like and that’s why I always chose foreign languagues as an essential part of my education. Although German was my first choice and I spent more than 6 years overall in German speaking countries, I also had the chance to travel to English-speaking countries and I enjoyed it very much. When I chose to join Virtual Network and so to head to Switzerland 3 months ago, I must admit I was a bit concerned about losing my language skills, so I tried to figure out ways to avoid that. Well, looks like I have found one  more (the other ones being chatting in German on the phone with my former colleagues at Sedo and going to the pub with some British friends I made over here) : blogging in English! And why not blogging in German and in other languages too, until I can take the translation toolbar out of my blog for ever.

Let’s be honest: blogging in English will also be a way for me to get better exposure for projects I am involved in and to exchange with my readers on a broader reach. I already had the chance to have some chats with English and German-speaking « domain bloggers » and I would love to interact with them all via our respective blogs/websites.  Funny enough, one of these guys is French and most of you know him for what he has done and is still doing for the domain industry: François from Domaining.com. By the way, I would like to thank him for integrating my blog’s feed to domaining.com although I was not blogging in English back in these days.

To round it all up, there actually is a project which I wanted to talk you about today. Not a revolutionary thing – not yet – but something that I figured out I could mention here. Yesterday, we launched a new website on Domains1.com. Basically, Domains1.com is the best way for domain sellers to get in touch with us and to submit domains they might be willing to sell.  Virtual Network has been investing over 10 million USD in domain acquisitions since 1998 and is constantly looking for new opportunities. So if you are looking for some serious buyer for your domains, there you have one. If you’re not selling yourself but know about people that are, feel free to spread the word!

Back to the main subject of this post, I just wanted to add I won’t be systematically writing in English here, but rather sporadically. You will recognize it at my post’s titles.  I may also feel like blogging in German, who knows? So this goes to ally my French readers: don’t worry. I know most of you understand English, so I guess I don’t need to translate my post back into French*

Thanks for reading!

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* Si vous n’avez rien compris à ce post (sans doute à cause de mon mauvais anglais), pas de panique : je vais juste blogguer en anglais de temps à autre pour le fun, mais la majorité de mes billets restera en français.


sept 29 2009

Patience

Catégorie : GénéralRémy @

VertouS’il n’existe pas de recette miracle pour réussir en tant qu’investisseur en noms de domaine, il est toutefois des vertus qui peuvent rendre la route vers le succès moins tortueuse. Je pourrais certainement vous en citer des dizaines si nous cherchions absolument à en dresser une liste mais s’il ne fallait retenir qu’une seule qualité parmi tant d’autres, c’est de loin sur la patience que se porterait mon choix. Le temps joue en effet un rôle crucial à de nombreux niveaux en matière de domaining : qu’il s’agisse de négocier un rachat ou une vente, de trouver à force de tests le meilleur mot-clé pour un nom de domaine en parking, d’attendre patiemment qu’une offre se présente pour les moins prisés de vos poulains ou de choisir le bon moment pour vous positionner sur une thématique particulière, tout est souvent question de timing.

Ironiquement, le second marché des noms de domaine est également un marché ultra-dynamique ou il faut savoir faire preuve de réactivité pour ne pas rater certaines affaires, en débusquer d’autres ou même se couper un bras avant de courir à sa perte. Le fait de devoir être constamment à l’affût sur le court terme (conséquence logique de la règle du « premier arrivé, premier servi »Wink fait parfois perdre de vue que pour réussir et s’imposer sur le long terme, il faut faire preuve d’endurance plus que d’opportunisme.

On perçoit parfois les investisseurs en noms de domaine comme des prédateurs tapis dans l’ombre et prêts à bondir au moindre moment de distraction d’un bonhomme ou d’une  machine. Mais en vérité, les acteurs à qui revient le vrai mérite sont ceux qui ont su s’imposer sur la durée. Et si l’on cherche à tout prix à comparer le domaining à une course à je-ne-sais-quoi, alors cette course est un marathon, certainement pas un sprint. Quiconque a approché la réussite sur ce marché l’a fait à force de patience. Avec le peu de recul que me confèrent mes 5 ans d’expérience du marché, je crois même que les investisseurs les plus chevronnés sont ceux qui ont su passer maîtres dans l’art de la maîtrise du temps, de tous points de vue.

En fin de compte, j’aurais tendance à dire qu’il faut prendre le temps d’aller vite pour réussir dans ce milieu. Ou savoir vite prendre son temps, selon l’humeur. Être impatient n’est pas un mal en soi, à moins que cela ne soit chronique chez vous, auquel cas je vous souhaite beaucoup de courage. L’impatience est aussi synonyme d’adrénaline, précisément celle dont vous aurez besoin pour vous montrer alerte et spontané dans certaines situations. Il ne faut donc pas refouler son impatience, mais savoir l’écouter et la décrypter. Sentir l’impatience qui monte en vous est une étape indispensable à la maîtrise de ses effets. Si vous vous sentez impatient, commencez donc par vous demander pourquoi.

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