mai 12 2008
Si j’étais domaineur…
Si j’étais domaineur, j’aurais mon bureau perché dans les arbres en pleine campagne et déposerais des domaines au gré de mes envies. Je consacrerais une heure par jour à la lecture des dernières actualités, sans oublier de noter dans mon calepin magique tout ce qui pourrait être source d’inspiration.
Si j’étais domaineur, je tiendrais un blog, un forum ou un site d’information pour partager mes expériences et faire vivre l’esprit de communauté.
Mon mot d’ordre serait la diversification. Mon portefeuille serait varié dans son ensemble, mais marqué d’une touche personnelle. Des IDN peut-être, ou plus de .fr que de raison.
Si j’étais domaineur, mon bloc-notes m’accompagnerait partout : dans la rue, au supermarché, au stade. J’y noterais toutes les tendances. Avec un peu d’entraînement, mon cerveau deviendrait mon bloc-notes virtuel, ce qui me permettrait de ne plus passer pour un imbécile dans la rue avec mon calepin.
Si j’étais domaineur, j’exercerais une activité parallèle pour m’assurer un revenu stable. Mais une activité pas trop prenante non plus pour garder du temps pour ma passion et mes proches. Je pourrais partir au travail sans excès de pression, car j’aurais un repli en cas de pépin. Je n’en oublierais pas pour autant la valeur du travail. D’ailleurs, je serais un domaineur-travailleur qui s’efforce de rationaliser et d’optimiser au maximum sa démarche.
Si j’étais domaineur, j’arrêterais de travailler à 50 ans et me consacrerais à des projets de placement alternatif pour diversifier mon capital. Je penserai alors à mes premiers mois difficiles de domaineur, à l’époque où je mangeais des pâtes pour m’acheter mon premier .com générique de premier choix sur Sedo. Je penserai aussi à tous les domaines médiocres déposés dans un élan d’optimiste ou après une soirée trop arrosée. Je me dirais que si le .tk était gratuit à l’époque, c’est qu’il y avait une raison. Je me souviendrais comme j’étais vexé lorsque on me donnait une évaluation déprimante sur les forums pour l’un de mes domaines, alors que j’avais moi-même tendu le bâton pour me faire battre et que tous ces gens ne voulaient que mon bien.



Pour une fois, je ne vais pas vous sucer le cerveau avec mes histoires de noms de domaine