août 13 2010

Le nom de domaine à 4 feuilles

Catégorie : GénéralRémy @

Maybe some luck inside ?On compare souvent le second marché des noms de domaine à ceux de la bourse, de l’immobilier ou de l’art. Curieusement, on ne lui prête que très rarement d’analogies avec le marché des jeux de hasard. Elles sont pourtant nombreuses; rien de tel qu’un vendredi 13 pour nous nous le rappeler.

Choses à savoir, piqûres de rappel et pièges à éviter :

  • reconnaissons-le, le domaining a un côté ludique. Comment expliquer sinon que certains énergumènes y passent leurs nuits et leurs weekends pendant plusieurs années d’affilée tout en gardant le sourire malgré leurs pertes abyssales ?
  • le domaining peut être addictif : Vous pouvez vous faire piéger par l’appât du gain, par votre amour des mots ou par votre égo, pour ne citer que ces sournoises pathologies. La quantité est à l’investisseur en noms domaine ce que l’ivresse des profondeurs est au plongeur. Et quand la maladie vous aura gangréné, même le Docteur Hauss ne pourra plus rien pour vous. Vous emporterez vos domaines maudits dans votre tombe. Pire, ils continueront d’asphyxier lentement votre descendance;
  • comme la banque au casino, registres et registrars gagnent toujours à la fin : les registrars boivent, les domaineurs trinquent (bien que l’inverse soit vrai aussi). Il serait d’ailleurs intéressant – particulièrement sous certaines extensions – de connaître la proportion de noms de domaine détenus par des domaineurs… et les intérêts qui en découlent pour les registres/registrars. Si l’on regarde du côté de la dernière extension à la mode, le .co, les enregistrements spéculatifs sont carrément l’un des piliers majeurs du « succès ». Un pilier sur lequel le registre comptait, à en croire l’orientation de sa campagne marketing;
  • les lois de la statistique sont impitoyables, notamment en matière de taux de revente : 0 à 5% par an en moyenne (cas de revente de portefeuilles entiers exclus). A moins de vous être constitué un portefeuille fait d’un subtile mélange faible quantité/forte qualité, vous ne dépasserez probablement jamais cette barre des 5%. Vous continuerez pourtant votre quête de domaines à quatre feuilles;
  • certains domaines (improbables) se transforment un jour en véritables ticket de loterie : qui ne se souvient pas du « dossier » Vizzavi.com, vendu 24 millions de Francs par des quidams ? Ironiquement, c’est précisément ce genre d’histoires qui entretient l’illusion de l’argent facile dans le secteur. Si des noobs l’ont fait, pourquoi pas vous ?
  • le second marché des noms de domaine est accessible au grand public : un nom de domaine libre coûte à peine plus cher qu’un Morpion chez le buraliste du coin. A ce prix-là, pas étonnant que ça vous démange. Quant aux rachats spéculatifs sur le second marché, ils peuvent encore vous coûter moins cher qu’une soirée un peu trop arrosée au casino. Mieux : la chemise n’est pas obligatoire derrière votre PC; la cravate encore moins, même pour les dandy-domaineurs;
  • quand on joue aux noms de domaine, c’est parfois entre amis mais souvent contre quelqu’un : beaucoup se sont lancés dans le domaining pour tenter d’imiter les copains. Le suivisme est d’ailleurs bien souvent leur seule stratégie. Quoi de plus logique dès lors que de voir même en ses amis des ennemis potentiels, prêts à vous piétiner pour marcher avant vous sur le prochain bout de terrain virtuel dernier-cri;
  • certaines négociations se transforment en véritables parties de poker : vous pensez toujours que cette offre à 150 000 EUR sur votre pire .biz  était un coup de bluff ? Dommage, l’acheteur était aussi ignorant que sérieux à l’époque. Depuis, votre gourmandise lui a fait ouvrir les yeux et il s’est rabattu sur le .com de votre voisin. La vie est cruelle, mais chaque offre de 60 EUR reçue sur Sedo vient heureusement raviver la flamme;
  • comme au jeu, la triche est partout dans les noms de domaine : au point qu’on a du inventer des dizaines de termes barbares pour répertorier les fraudes, arnaques et autres techniques plus ou moins licites (front running, warehousing, reverse hijacking pour n’en citer que 3 d’instinct);
  • montrer son jeu pour mieux le cacher ou cacher son jeu pour mieux le montrer, même combat !
  • comme dans tout jeu qui se respecte, il y a des prix à gagner : domaineur de l’année, meilleur courtier, meilleure plateforme, meilleur registrar… pour qui le pompon ?
  • la chance n’arrive qu’aux autres : c’est à dire à ceux qui ont découvert Internet avant 1995, qui ont les poches pleines, qui ont vendu leur portefeuille à Marchex ou qui ont hérité des domaines ultra-premium de leur grand-mère. De quoi vous faire rager, mais pas vous abattre.

Alors faites vos jeux, mais pas trop quand même !

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Creative Commons License crédit photo : marlèned


mai 19 2010

Le nom de domaine BernardTapie.com en danger

Catégorie : GénéralRémy @

BernardTapieDifficile d’avoir raté l’annonce du récent lancement du site BernardTapie.com tant la nouvelle a fait et refait le tour d’Internet, de la presse écrite et des chaînes TV. Hier soir encore, je me suis vu servir un énième spot publicitaire vantant les mérites de ce site révolutionnaire pour « économiser sur ses factures courantes et ses achats ». La devise de l’enseigne : Ensemble, tout devient moins cher. Et si tout devenait un fiasco pour MM. Bernard et Laurent Tapie ?

Car derrière ce lancement en fanfare se cache une faille monumentale qui pourrait transformer la cyberboutique en château de cartes.

Et une fois n’est pas coutume, c’est dans la gestion du nom de domaine qu’il y a problème. Un simple coup d’œil au whois de BernardTapie.com suffit à constater l’énormité de la chose. Le titulaire est en effet la société Optidomains et le contact administratif Laurent Tapie himself. Seulement voilà, c’est au niveau de l’adresse e-mail portée en contact administratif qu’il y a un hic, et pas des moindres : celle-ci ne peut tout bonnement pas exister, car le nom de domaine sur laquelle elle repose est disponible à l’enregistrement à l’heure où j’écris !  Difficile dans ces circonstances pour quiconque s’adresserait à johndoe@optidomains.fr d’entendre en réponse autre chose que le son de l’écho.

Quand on sait l’importance de l’adresse e-mail de contact administratif dans le processus de transfert d’un nom de domaine par exemple, on ne peut que s’inquiéter de ce triste tableau. Je ne voudrais pas être alarmiste mais à l’heure où j’écris ces lignes, n’importe quelle personne particulièrement mal intentionnée peut :

  • se rendre chez le bureau d’enregistrement de son choix et y déposer le nom de domaine optidomains.fr. C’est mal, certes, mais techniquement possible.
  • associer en 1 clic une adresse e-mail à ce nom de domaine, disons johndoe@optidomains.fr à tout hasard…
  • se rendre chez un autre  registrar et initier une demande de transfert du nom de domaine BernardTapie.com
  • demande qu’elle recevra à l’adresse e-mail johndoe@optidomains.fr et qu’il n’aura qu’à valider
  • suite à quoi le nom de domaine lui sera transféré
  • libre à elle ensuite de changer les serveurs DNS pour rendre le site HS ou afficher à la place le site ou le message de son choix

Pas besoin de vous faire un dessin…

Certes, il existerait dès lors des recours pour Tapie Père et Fils. L’enregistrement du nom de domaine optidomains.fr, notamment, pourrait être aisément contesté. Sans parler de l’opération de vol de nom de domaine perpétrée sur BernardTapie.com. Mais les dégâts entraînés par la perte du domaine seraient immédiats, irréversibles à court-terme et longs à réparer.

Certes, j’ose espérer que grâce à ce billet ou à d’autres, la faille sera détectée et corrigée entre temps. Mais sur le fond, ne frise-t-on pas à ce niveau la faute professionnelle ?

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********** UPDATE **********

Entre 10h30 et 10h45 ce mercredi 19 mai, le nom de domaine optidomains.fr a été déposé par « Ano Nymous » chez OVH. Reste à voir si derrière lui se cache l’administrateur du site ou un tiers. A suivre…

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avr 29 2010

Une aiguille dans une botte de foin

Catégorie : Général,Second MarchéRémy @

Strohballen - Hay baleIl y a près de 200 millions de noms de domaine enregistrés sur Terre, et il y a le vôtre.

Il y a quelques dizaines de milliers de noms de domaine qui s’échangent chaque année sur le second marché, et il y a le vôtre. Les vôtres, tout au plus.

Il y a des douzaines d’extensions représentées dans les listes de ventes hebdomadaires de noms de domaine, et il y a celles sur lesquelles vous êtes positionné. Il y a celles qui marchent bien, mais auxquelles vous n’êtes pas éligible. Et celles dont vous auriez juré qu’elles seraient porteuses, mais qui se révèlent être un fiasco.

Il y a les langues qui reviennent le plus souvent dans les listes de noms de domaine vendus, et il y a votre langue maternelle. Et d’autres que vous maîtrisez plus ou moins, tout au mieux.

Il y a une multitude d’utilisateurs finaux potentiels pour votre nom de domaine, et il y a tous ceux qui n’en ont pas besoin. Il y a aussi ceux qui ignorent ce qu’est un nom de domaine, ceux qui ne savent pas qu’il existe un second marché, ceux qui ignorent ce qu’est un whois et ceux qui ne vous approcheront pas par pur principe, parce qu’ils vous considèrent comme un receleur. Parmi eux, certains auraient pourtant l’envie et les moyens d’acquérir votre nom de domaine.

Il y a foison d’investisseurs en noms de domaine, professionnels ou amateurs. Et il y a vous.

Il y a tous les jours des dizaines d’opportunités d’enrichir judicieusement votre portefeuille de noms de domaine, et il y a celles que vous serez assez présent/perspicace/chanceux pour voir passer. Mais il y a surtout celles que vous raterez, faute de temps, d’argent ou d’autre chose.

Il y a ceux qui ont de la chance, et ceux qui en ont moins. Ceux qui étaient devant leur PC connecté à Internet en 1995, et ceux qui n’avaient même pas conscience de l’existence de ce média révolutionnaire. Il y a ceux qui avaient senti le second marché des noms de domaine mais qui n’avaient pas suffisamment de fonds pour s’y lancer, et ceux qui au contraire avaient l’argent mais pas le flair pour mettre la main sur les meilleurs noms. Il y a même ceux qui avaient les deux, mais qui comme vous ne disposaient que de 24 heures par jour. Tout le monde regrette aujourd’hui, les premiers comme les derniers.

Il y a ceux qui perdent des procès sur des noms de domaine génériques, et d’autre qui empilent les domaines litigieux sans n’être jamais inquiétés.

Il y a ceux qui savent programmer des machines pour les aider dans leur entreprise, et ceux qui n’en ont pas les moyens techniques, intellectuels ou financiers. Il y a ceux que les machines qu’ils ont programmées mènent par le bout du nez et entraînent vers le fond. Et ceux qui se hissent vers le haut à la seule force de leur soif d’apprendre, de leur instinct et de leur perspicacité.

Il y a ceux qui ont de gros budgets et les dilapident en un rien de temps, et ceux qui n’en ont que de très modestes mais les dépensent intelligemment.

Il y a des portefeuilles de plusieurs centaines de milliers de noms de domaine, et il y a le vôtre, fort d’une centaine de brebis tout au plus. Peut-être n’avez-vous même qu’un seul nom de domaine sur lequel vous avez tout misé ?

Il y a des noms de domaine médiocres qui se vendent toutes les semaines, et des domaines de qualité qui dorment dans votre portefeuille depuis des lustres.

Il y a ceux qui enregistrent un nom de domaine et le vendent le lendemain, et ceux qui emporteront la quasi-totalité des leurs dans la tombe.

Il y a les mauvaises affaires qui ont des airs de bonnes, et les bonnes des airs de mauvaises.

Il y a les négociations qui aboutissent, et toutes celles qui échouent.

Il y a un gâteau manifestement copieux, et la part que vous allez en manger. Une maigre part, dans tous les cas. Pas une miette, dans le pire – et finalement pas si rare – d’entre eux.

Ne vous laissez pas aveugler par le marché, car vous ne l’égalerez jamais. Peu importe à quel point vous pourriez le connaître ou même le prédire.

Observez-le, mais gardez à l’esprit que c’est lui qui vous dictera sa loi.

D’un côté, il y a le marché. De l’autre, vous et vos noms de domaine. Vous êtes comme une aiguille dans une botte de foin.

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Creative Commons License crédit photo : Roberto Verzo


avr 15 2010

Fablodomaine

Catégorie : GénéralRémy @

Quand je vous dit que tout commence par un (bon) nom de domaine…

Celui-ci est fabuleux, au sens littéral du terme : LeCorbeauEtLeRenard.com

La morale, selon vous ?


avr 01 2010

L’AFNIC et SEDO joignent leurs forces dans un partenariat d’envergure

Catégorie : GénéralRémy @

logologo_refInformation exclusive Blogodomaines ! L’AFNIC (Association Française pour le Nommage Internet en Coopération, en charge de la gestion de la gestion administrative et technique des noms de domaine en .fr et en .re) et SEDO (Search Engine for Domain Offers, première plate-forme mondiale d’achat-vente de noms de domaine) organiseront prochainement, dans le cadre d’un partenariat exceptionnel, la mise aux enchères des noms de domaine de la liste des termes fondamentaux AFNIC.

Exception faite des noms des communes françaises et d’une liste noire non-exhaustive établie par l’AFNIC à son entière discrétion, l’ensemble de la liste des termes fondamentaux téléchargeable au lien suivant (réservé aux adhérents AFNIC) sera proposé dans le cadre d’enchères en ligne organisées par la société SEDO. En raison du volume non-négligeable de l’inventaire (plusieurs centaines de noms de domaine), l’opération devrait être répartie sur un trimestre et la liste scindée en plusieurs séries d’enchères hebdomadaires. Pour l’occasion, les sites internet www.sedo.fr et www.afnic.fr devraient arborer un design spécial. Il s’agit là d’un signe fort envoyé par les deux acteurs, le site de SEDO venant tout juste de faire peau neuve au prix de plusieurs centaines de milliers d’euros de budget marketing et celui de l’AFNIC n’ayant pour ainsi dire pas évolué depuis 10 ans.

Autre fait exceptionnel : les enchères seront ouvertes à tous (y compris aux Français de l’étranger et aux étrangers de France). Cette décision a été motivée par la présence dans la liste de noms de pays en .fr et par la volonté d’éviter toute discrimination. Nul doute que la bataille devrait être rude entre les milliardaires russes sur un federation-derussie.fr et que la Maison Blanche ne devrait pas laisser passer l’occasion de mettre la main sur « son » etats-unis-d-amerique.fr. Et que dire de l’attrait de noms prestigieux comme jamahiriya-arabe-libyenne.fr (الجماهيريةالعربية الليبية الشعبية الإشتراكية العظمى, en arabe)

Dans cette liste également, de nombreux noms de domaine premium tels que :

  • avocat.fr (nom d’un fruit gras à la peau verte),
  • barreau.fr (Cf. barreau de chaise, ou de prison),
  • docteurs.fr (j’ai le .com, il me FAUT la paire !),
  • presse.fr (les agrumes apprécieront),
  • email.fr (en attendant la version IDN),
  • whois.fr (j’imagine mal M. Ano Nymous laisser passer sa chance sur celui-là),
  • poudre.fr (excellente typo de poutre.fr)
  • travesti.fr (idéal pour une boutique de déguisements)
  • schnouf.fr (je n’ai pas retrouvé la signification de celui-ci, mais c’est un bon brandable)

Mais aussi des blockbusters comme internet.fr, webmaster.fr, dieu.fr, elections.fr, com.fr ou france.fr (le projet en cours ne devrait donc pas aboutir malgré une charte graphique déjà avalisée)

En accord avec l’Etat français, les noms de domaine liberte.fr, egalite.fr et fraternite.fr ne seront pas proposés dans le cadre de ces enchères spéciales. Greve.fr ne devrait pas non plus obtenir son bon de sortie, en vertu du droit fondamental qu’il symbolise en France.

Afin de garantir la meilleure activité possible, tous ces noms de domaine seront mis aux enchères sans prix de réserve. A moins qu’ils ne reçoivent aucune offre (pas à exclure pour certains navets comme cadavre.fr), ils trouveront donc preneur dans tous les cas.

Pour assurer la bonne marche des transferts des noms de domaine vendus, SEDO et l’AFNIC ont choisi de faire appel au registrar OVH, qui devra pour l’occasion revoir l’intégralité de sa procédure technico-administrative et son interface client d’un autre âge.

Fait important, tous les noms de domaine rachetés dans le cadre de ces enchères feront l’objet – à l’instar des méthodes pratiquées par Verisign sur le .TV – d’une trarification annuelle variable fixée après-coup par l’AFNIC en fonction de l’identité de l’acquéreur. Un nom comme notaire.fr devrait donc faire l’objet d’une facturation supérieure à un huissier.fr, jugé moins noble. En cas de rachats multiples par un même acquéreur, d’autres noms comme marijuana.fr pourraient être facturés au poids.

L’AFNIC et Sedo espèrent générer grâce à ces enchères plus de 10 millions d’euros de volume de ventes, là où la société INDOM – conseillère privilégiée de l’AFNIC depuis l’avènement du dossier .paris – a valorisé l’ensemble du portefeuille à 45 532 EUR (quarante cinq mille cinq cent trente deux euros). Exceptionnellement, Sedo ne touchera pas 10 mais 20% de commission sur les ventes réalisées. La société s’engage en échange à augmenter de 500% ses effectifs francophones et à bannir le titulaire du nom de domaine afnique.fr de sa plate-forme.

Cette collaboration faite suite à la récente réelection de l’AFNIC pour la gestion du .fr, et au prochain changement d’appelation du Groupe AdLINK pour Sedo Holding.

La date symbolique du 14 juillet devrait finalement être retenue pour le lancement de cette opération, au détriment de celle du 3 octobre initialement proposée par la société de droit allemand Sedo. Le jour de la Fête Nationale française aurait en outre été vivement conseillé par Bob Parsons à Matthieu Weill, le Président de GoDaddy lui ayant vanté les retombées exceptionnelles qu’entraîneraient un spot publicitaire télévisé passé à la mi-temps de la finale de la Coupe du Monde de football 2010.