nov 30 2010

Faites-vous un nom (.fr) !

Catégorie(s) : Premier marchéAdmin @

Cette fin de mois de novembre est décidément riche en évènements du côté de l’AFNIC : après avoir publié récemment l’édition 2010 de son observatoire du marché des noms de domaine en France – ou faudrait-il dire « des marchés » car cette étude consacre pour la 3ème fois consécutive* un chapitre au second marché – le registre du .fr a lancé hier une nouvelle campagne de communication destinée à promouvoir le .fr.

Du changement dans le contenu par rapport à la dernière édition, mais le support de communication reste le même : faites-vous-un-nom.fr (au sens propre, hein).

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nov 11 2010

Ventes Sedo – semaine 44

Catégorie(s) : Meilleures ventes, Premier marchéAdmin @

SedoLa dernière liste des ventes hebdomadaires sur Sedo m’avait été livrée avec un peu de retard, et celle-ci arrive avec un peu d’avance. Conséquence : deux billets similaires qui se suivent sur Blogodomaines.

J’aurais pu dédier hier un billet à la récente annonce par l’ICANN de la fin de la « séparation des pouvoirs » entre registres et registrars, mais je n’ai pas encore décelé de conséquences palpables que cette décision pourrait avoir sur le second marché des noms de domaine donc j’ai préféré passer pour l’instant. Ne nous y trompons pas, toutefois : cette décision marque un tournant dans l’histoire du nommage sur Internet.

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sept 12 2010

GoDaddy à vendre (?)

Catégorie(s) : Premier marchéAdmin @

Si le sujet n’a pas (encore) été vastement abordé dans la presse spécialisée francophone, la nouvelle a pourtant fait l’effet d’un coup de tonnerre chez nos voisins américains. Et il y a de quoi : GoDaddy.com, le premier registrar au monde par la taille – et de loinest serait à vendre. C’est en tous cas ce qui a été annoncé hier par le très sérieux Wall Street Journal. Sans que l’information n’ait encore été confirmée par du leader mondial de l’enregistrement de noms de domaine, elle semble émaner de personnes proches du dossier, comme il est coutume de les appeler dans ce genre de scénarios improbables. Ces sources affirment que la banque d’investissement Qatalyst Partners a été mandatée par Bob Parsons, fondateur et actionnaire unique de GoDaddy, pour trouver un repreneur à l’issu d’une mise aux enchères qui pourrait générer des offres avoisinant le milliard de dollars (source WSJ)

De prime abord, il me semble qu’il est de mise de prendre cette annonce avec la plus grande prudence : l’information n’a, encore une fois, pas été confirmée par les responsables de GoDaddy. Elle semble par ailleurs en décalage avec l’actualité d’une société dont il était question il n’y a pas si longtemps (en 2006, tout de même) qu’elle s’introduise en bourse. Le fantasque Bob Parsons avait quelques mois plus tard annoncé sur son blog qu’il renonçait à cette manœuvre dont GoDaddy n’avait selon lui `pas besoin´, en raison notamment des excellents résultats de l’entreprise et des conditions de marché loin d’être optimales à l’époque (que faudrait-il dire aujourd’hui ?)

GoDaddy aurait pourtant eu depuis 2006 l’occasion de revenir sur le front de l’introduction en bourse. Bob Parsons lui même avait d’ailleurs laissé entendre que la probabilité de ressortir le dossier des tiroirs n’était pas inexistante. Après tout, toutes les conditions avaient à l’époque été validées par l’autorité de régulation des marchés et la situation financière de GoDaddy ne semble pas s’être dégradée depuis, loin s’en faut. Le registrar, connu pour ses opérations marketing aussi « torrides » que coûteuses (les fameux spots TV à la mi-temps de la finale du Superbowl), possède actuellement une part monstrueuse de plus de 30% du marché ultra-concurrentiel de l’enregistrement de noms de domaine. Aujourd’hui, près d’un  nouveau nom de domaine sur deux est enregistré chez GoDaddy. La société emploie plus d’un milliers de collaborateurs, s’est diversifiée avec succès dans les prestations d’hébergement, les solutions e-commerce et même le second marché des noms de domaine.

Alors pourquoi vendre si tout va bien ? A moins qu’il ne faille retourner la question ainsi pour y voir plus clair : pourquoi attendre pour vendre si GoDaddy a atteint le haut d’une vague dont il ne peut désormais que redescendre ? C’est à vrai dire la seule perspective qui me semble à ce jour permettre de comprendre la situation décrite par le Wall Street Journal. En l’espèce, celle-ci me semble essentiellement dictée par le destin de son fondateur et actionnaire unique. Bob Parsons a aujourd’hui la soixantaine passée. Depuis 1997, il s’est évertué à faire de GoDaddy le leader incontesté de l’enregistrement de noms de domaine et un acteur incontournable sur les secteurs satellites, notamment l’hébergement et la commercialisation de certificats SSL. On peut imaginer que notre ami Bob, qui n’est manifestement pas du genre à faire dans la demi-mesure, ne se sente pas d’attaque pour le challenge de la prochaine décennie. Qui pourrait lui en vouloir ? Après tout, il est seul capitaine à bord et a visiblement mené la barque très convenablement jusque là. Pourquoi ne pas laisser la barre à quelqu’un d’autre, quitte à ce que se soit à un inconnu ?

A supposer qu’il ne s’agisse pas d’un bruit de couloir infondé et que GoDaddy soit effectivement vendu aux enchères dans les mois à venir, une chose est sûre : le paysage du premier marché des noms de domaine s’en trouverait sensiblement changé. Si un concurrent parvenait à faire main basse sur la société, alors ce ne serait vraisemblablement pas un outsider compte tenu du prix en jeu (il est question d’un milliard de dollars, mais cette somme correspondrait davantage à un prix de réserve qu’à un prix de vente d’après moi, compte tenu des $800 millions de chiffre d’affaires déclarés par GoDaddy en 2009); ce qui signifierait une consolidation du « portefeuille » de deux mastodontes et l’avènement d’une sorte de super-puissance des noms de domaine. Si GoDaddy était racheté par un acteur étranger au marché des noms de domaine – je pense notamment à un fonds d’investissement – alors son destin s’en trouverait là aussi grandement modifié. Bob Parsons n’a sans doute pas mené seul GoDaddy au succès, et le capital humain de la société a donc certainement un rôle important à jouer, mais ne dit-on pas qu’un troupeau n’est pas grand chose sans son berger ? Bob peut certes transmettre son bâton et quelques chiens du meilleur pédigrée, mais la transhumance ne sera pas pour autant vouée au succès pour le repreneur. Cela demeurerait un challenge des plus motivants.

Quoi qu’il en soit, il s’agit à n’en point douter d’un dossier à suivre de près pour les acteurs du premier comme du second marché des noms de domaine. J’ose demander qui d’entre vous n’a pas au moins un nom de domaine en gestion chez GoDaddy ?







sept 10 2010

Retrouver la date d’enregistrement d’un nom de domaine en .ch

Catégorie(s) : Premier marché, TutorielsAdmin @

Comme il faut bien vivre avec les mœurs son pays d’accueil, je suis fréquemment amené à m’intéresser de près aux noms de domaine en .ch.

L’extension suisse, forte de presque 1 500 000 noms de domaine à l’heure où j’écris d’après les statistiques du registre SWITCH, compte parmi ses particularités le fait de ne pas voir s’afficher publiquement dans le whois la date de création des noms de domaine en .ch. Pas plus que l’adresse e-mail ou le numéro de téléphone de leurs titulaires, d’ailleurs, mais c’est une autre question.

Ce manque d’informations vitales sur la carte d’identité des noms de domaine en .ch n’est pas sans poser quelques soucis de traçabilité pour quiconque s’intéresse de près à un spécimen pour une raison ou pour une autre. S’il est à ma connaissance impossible de lever l’anonymat sur les adresses e-mail et les numéros de téléphone des titulaires – contraignant les intéressés à prendre contact par voie postale ou à jouer de l’annuaire et consorts – il existe un moyen simple et relativement efficace de lever le voile sur la date d’expiration d’un nom de domaine en .ch.

  • Prérequis n°1 : disposer d’un compte utilisateur chez SWITCH. Si c e n’est pas votre cas, vous pouvez ouvrir un compte sur nic.ch.
  • Prérequis n°2 : que le nom de domaine objet de la recherche soit enregistré chez SWITCH (le registre du .ch jouant également un rôle de registrar en commercialisant directement l’extension, contrairement à ce que fait l’AFNIC par exemple), et non chez un partenaire SWITCH comme OVH ou Gandi (liste des partenaires SWITCH)

Une fois connecté sur votre compte SWITCH, rendez-vous via le menu vertical situé sur la gauche de l’écran dans la rubrique Noms de domaine, puis dans la sous-rubrique Gestion. Saisissez ensuite dans le champ Gérer un autre nom de domaine la racine du domaine de votre choix, cochez la case .ch et cliquez sur Chercher. Sur la page suivante, vous verrez s’afficher la date d’activation des serveurs de noms. Celle-ci coïncide systématiquement avec la date de création du nom de domaine : même si les DNS ne sont en fait activés par SWITCH qu’à réception du paiement, l’inscription dans le fichier zone se fait dès l’enregistrement du nom.

On peut ensuite aisément déduire de cette date la date d’expiration du nom de domaine puisqu’à l’instar des .fr, les noms de domaine en .ch sont enregistrables uniquement par périodes successives d’un an. Ainsi par exemple, un nom de domaine activé le 15 septembre 209 expirera officiellement le 15 septembre 2010, même dans le cas où son effacement aurait été demandé entre temps par son titulaire, de ce que je sais.

Je ne tiens pas compte ici des détails du processus d’expiration des domaines en .ch, mais il faut savoir qu’un nom programmé pour expirer le 15 d’un mois n’expirera en réalité pas le 15 même : il existe comme pour de nombreuses extensions une période dite de rédemption.

Petit conseil au passage à ceux d’entre vous qui ont chez SWITCH des noms de domaine en .ch qu’ils souhaitent résilier : pensez à bien demander la résiliation au plus tard 30 jours avant la fin de l’abonnement, sans quoi le coût d’enregistrement de l’année suivante vous sera facturé et sera dû, même si le domaine est effacé ultérieurement.

Voilà, en espérant que ce petit tuyau vous soit utile dans votre chasse aux .ch !







mar 27 2010

L’histoire sans fin

Catégorie(s) : Premier marché, Second marchéAdmin @

De VoltaireOn a coutume de dire que le premier marché (celui de l’enregistrement de noms de domaine disponibles) est victime d’un phénomène de saturation grandissant, a fortiori sur les extensions les plus prisées. Aujourd’hui, c’est un fait : il devient de plus en plus difficile de trouver un nom de domaine libre pour quiconque aspire à un minimum de qualité. La croissance du second marché est d’ailleurs la conséquence directe de l’engorgement du premier. Certains vont même jusqu’à invoquer le principe des vases communicants : plus le premier marché se rétrécit (ou croît, selon la perspective choisie), plus le second marché se développe.

Les extrémistes du second marché – des spécimens rares qui n’ont même pas  cherché à enregistrer un nom de domaine à la main depuis le milieu des années 2000 car ils savent que c’est peine perdue dans 99% des cas – se réjouissent donc des courbes de croissance sportives du premier marché, dans lesquelles ils voient un asséchement garanti des inventaires de qualité encore disponibles. Certains vieux roublards du second marché voient même plutôt d’un bon œil la prolifération de wanna be domainers, car c’est en quelque sorte cette relève qui assure la cannibalisation des étages inférieurs des inventaires : au début de sa quête, un domaineur débutant va en effet souvent jeter son dévolu sur des domaines libres, car cela reste le meilleur moyen de se constituer un fond de cale pour une mise de départ raisonnable. Même une fois les bases du métier apprises et maîtrisées, il se nourrira principalement de domaines débusqués sur le premier marché, sauf que la qualité de la marchandise tendra a être sensiblement meilleure (typiquement des noms échangés entre 100 et 500 euros sur le second marché). Ce n’est souvent que plus tard que ce type d’investisseur viendra faire de l’ombre aux vieux dinosaures du second marché, qui ne se nourrissent presque plus que de rachats de noms de domaine déjà pris ou de drops (noms de domaine tout juste expirés). La crainte des anciens ne se situe donc pas là, puisque ce jeu des forces fait davantage vivre le marché qu’il ne l’assèche.

Quant au premier marché, la principale réponse au phénomène d’étranglement trouvée/souhaitée par ses acteurs institutionnels et commerciaux (essentiellement le triptyque ICANN/registres/registrars) reste pour l’heure la fameuse (semi)-libéralisation des TLDs; avec à la clé une possible multiplication de nouvelles extensions de tous bords et de tous genres – et donc autant de relais de croissance pour les acteurs impliqués.

Dès lors, les adeptes de la théorie des vases communicants exposée en introduction de ce billet doivent-ils se faire du souci ? Et si des centaines de nouvelles extensions venaient à voir le jour ? Et si en plus de la quantité, la qualité était au rendez-vous ? Et si les entreprises et les internautes délaissaient peu à peu les extensions historiques pour ces nouveaux venus de l’espace de nommage ? Et si ce big bang venait diluer la valeur du .com ? Si celui-ci, las d’avoir été aux noms de domaine ce que le Kleenex est aux mouchoirs de poche, ne devenait plus qu’une vulgaire feuille de papier toilette ? Et si les piliers du second marché étaient contraints de faire leurs valises et d’aller chercher ailleurs leur réussite, minés par ce renouveau du premier marché et son excédent d’inventaires de qualité ?

Qu’on se rassure, un tel scénario n’est pas prêt d’arriver. C’est en tous cas mon avis.

D’abord parce qu’il faudra encore des années avant l’avènement des premiers enfants de l’ouverture des TLDs. Comme le processus prend du retard au niveau de l’ICANN d’une part et que les dossiers sont longs à monter pour les aspirants d’autre part, je m’attends à une première vague de lancements plutôt modeste. Pendant ce temps-là, certains candidats indécis suivront en tribunes le départ de la course, se réservant l’occasion de faire marche arrière en cas de scénario du pétard mouillé. Mais comme les entrepreneurs en herbe sont souvent plein d’espoir et que même les plus prudents ne pourront pas se permettre de rater le bon (?) wagon, je prédis une seconde vague de lancements à J+1 an, plus grosse celle-là. Tout comme les baby-boomeurs de l’après-guerre que l’on retrouve papy-boomeurs 60 ans plus tard, les surfeurs de cette 2ème vague de nouvelles extensions se retrouveront tous plus ou moins confrontés à la dure épreuve du reality check au même moment, soit environ 2-3 ans après le lancement initial de « leurs » extensions.

C’est alors qu’une (grande) partie de cette progéniture rejoindra le cimetière des extensions mort-nées, sous respiration artificielle ou grabataires (.coop, .museum, .aero, ou plus récemment .mobi).

Ensuite, parce que même un succès mesuré de ces nouvelles extensions à court terme pourrait signifier à moyen et long terme un renforcement de la valeur des extensions historiques. C’est d’ailleurs le scénario que je retiendrais : un apparent départ en fanfare des nouvelles extensions, une euphorie parmi leurs créateurs voire même chez certains apprentis-domaineurs, des débuts prometteurs (les taux de croissance sont forcément meilleurs lorsqu’on part de 0) … puis un essoufflement, les premiers comptes à rendre, une perte d’orientation chez les internautes… et un retour aux valeurs sûres; les valeurs refuges des investisseurs du second marché, en quelque sorte : .com, .net et extensions géographiques fortes (.de. .co.uk…). Les extensions actuellement « marginales » du second marché (.info, .org…) feront les frais de ce scénario ou au contraire, en tireront un second souffle.

Mais alors, qu’est-ce qui pourrait bien arrêter – ou ne serait-ce qu’enrayer – la marche en avant du second marché ? J’imagine que le détracteur que vous êtes peut-être veut enfin savoir !

J’ai ma petite idée sur la question, aussi farfelue soit-elle : dans un futur (lointain, n’exagérons rien), les entreprises auront bien compris et intégré les enjeux des noms de domaine en général, et les avantages concurrentiels procurés par les noms de domaine génériques de qualité en particulier. L’heure de la Grande Bataille aura alors sonné. Fortes d’un savoir et de moyens plus conséquents, les entreprises rentreront dans l’ère de l’arbitrage. Elles hausseront leur niveau de jeu, affûteront leurs méthodes et deviendront plus malines que le plus malin des domaineurs. A la manière de mantes religieuses, elles se délecteront d’abord les domaineurs les plus digestes. Après en avoir fait certains prisonniers et avoir étudié leur comportement en captivité pendant quelques années, elles les imiteront jusqu’à atteindre un degré de perfection qui entraînera l’extinction de cette espèce. Puis, ayant parallèlement capitalisé sur la valeur du trésor de guerre ainsi amassé, elles s’attaqueront aux butins et aux terrains de chasse des domaineurs intermédiaires, puis à ceux des plus expérimentés. Dans la tourmente, les prix flamberont un instant, puis une fois tout l’espace occupé par les entreprises, le calme règnera sur le second marché. Un calme de courte durée, car annonciateur de l’ère la plus meurtrière : celle ou les entreprises se battront entre elles pour défendre leurs terrains et conquérir ceux de leurs voisines.

Les domaineurs repentis contempleront ce champ de bataille d’un œil mi-amusé, mi-terrifié. Le second marché dans toute sa splendeur. Une histoire sans fin.

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Creative Commons License Crédit photo : Simon Bonaventure








oct 17 2009

Les noms de domaine en .de d’1 et 2 caractères mis sur le marché !

Catégorie(s) : Enchères, Premier marché, Second marchéAdmin @

La nouvelle a fait l’effet d’un petit coup de tonnerre dans le microcosme du nommage germanique. Avant-hier, le Denic (registre du .de / équivalent allemand de l’AFNIC) a annoncé dans un communiqué de presse qu’il serait désormais possible d’enregistrer des noms de domaine en .de composés d’1 et de 2 caractères, ainsi que de chiffres. Ce type de noms de domaine était jusque là gelé par le registre allemand.

Ce mini-landrush aura lieu le 23 octobre 2009 à 9 heures précises et c’est la (bonne vieille) règle du premier arrivé, premier servi qui s’appliquera.

Il est intéressant de noter que le registre allemand n’a pas opté pour la méthode la plus en vogue ces derniers temps, à savoir celle d’une mise aux enchères. On ne pourra donc pas accuser le Denic de privilégier l’aspect mercantile. Les premiers servis ne seront donc pas les plus offrants, mais bien les plus rapides. La lutte technique et stratégique risque donc d’être belle. Les moyens visant à augmenter les chances d’obtenir son sésame sont divers et variés. Parmi eux, passer commande auprès d’un grand nombre de registrars – si possible en alternant les gros et les plus petits – pour espérer faire mouche chez Pierre si Paul n’est pas assez prompt.

Mais nous ne sommes plus en 1995 : aujourd’hui, les enjeux sont tels que même les registrars eux-mêmes participent parfois aux landrush (avec l’avancée technologique et administrative qui est la leur) pour alimenter leurs portefeuilles privés. De là à qualifier la manœuvre de délit d’initié…

Sedo va encore plus loin en se positionnant comme intermédiaire dans cette mini-ruée vers l’or. Le leader mondial de l’achat-vente de noms de domaine, d’origine allemande, ne pouvait pas laisser passer cette occasion rêvée de faire du buzz.

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août 27 2009

Le nom de domaine le plus vieux de l’histoire change de main

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L’excellent DNJournal de Ron Jackson a annoncé aujourd’hui en exclusivité que le tout premier nom de domaine en .COM enregistré – le célèbre Symbolics.com – vient de changer de main pour la première fois depuis son dépôt original le 15 mars 1985.

L’acheteur, qui s’offre ainsi un symbolique coup de pub, est la société d’investissements XF.com. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Aron Meystedt, jeune dirigeant de la société XF.com Investments, est naturellement un homme comblé et a déjà en tête un projet à la mesure du premier nom de domaine en .COM jamais enregistré. Cette valeureuse brebis rejoint d’autres belles bêtes de son cheptel comme HY.com, March.com ou Copies.com.

Ron Jackson en profite pour ajouter avec justesse que contrairement à ce qui est souvent affirmé, Symbolics.com n’est pas le plus vieux nom de domaine de tous les temps, mais  « seulement » le premier .COM jamais enregistré. C’est en effet Nordu.net, déposé le 1er janvier 1985, qui a inauguré la naissance du système de nommage.  Mais déposé par le registre, donc ne comptant pas vraiment comme enregistrement*. Quoi qu’il en soit, Nordu.net n’a jamais pu voler la vedette à Symbolics.com en termes de médiatisation. Sans doute parce que l’extension .com s’est rapidement imposée comme la référence sur Internet et que le terme « Symbolics » ne pouvait être voué à autre chose qu’à la célébrité éternelle.

De cette nouvelle est née une discussion sur ForumNDD.com. De cette discussion est née une question. De cette question, j’ai pensé qu’il serait amusant de faire un jeu.

La question en question [...] : quel est le tout premier nom de domaine en .FR déposé dans l’histoire, noms institutionnels comme AFNIC.fr exclus ?

Le but du jeu : ramener le titulaire du plus vieux nom de domaine en .fr ici même sur Blogodomaines et lui arracher un petit commentaire,  tout simplement !

Je compte sur vous pour m’aider à le retrouver. Commentez, farfouillez, faites tourner !

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* Merci à détective Tomsa pour ses investigations !







juin 09 2009

Arnaque au renouvellement de nom de domaine

Catégorie(s) : Foire aux articles, Premier marchéAdmin @

Je tenais juste à partager avec vous un bel exemple d’arnaque au renouvellement de nom de domaine (domain renewal scam) reçu il y a quelques jours pour mon sahuc[point]info.

Un grand classique… assez évident à reconnaître pour certains, mais sûrement déroutant pour d’autres. Ouvrez donc l’œil et de manière générale, ne faites confiance à aucun organisme autre que le registrar que vous avez choisi à l’origine pour l’enregistrement de votre nom de domaine.

Ce mail aura au moins eu le mérite de me faire penser à actualiser les données whois de mon domaine, ne serait-ce que pour être à jour au vu des études statistiques  sur la conformité des données Whois menées par l’ICANN.

Pour voir le scam en question dans toute son horreur, cliquez ici !







mar 27 2009

On s’appelle, on se fait une bouffe ?

Catégorie(s) : Premier marchéAdmin @

Voici une vidéo tournée par le registre TELNIC pour la promo des noms de domaine en .TEL ouverts hier au grand public et dont le nombre d’enregistrements dépasse déjà les 100 000 (moutons de Panurge y compris)

A la limite, je trouve le court-métrage plus réussi que l’extension en elle-même ^^







mar 07 2009

Un condensé de .FR

Catégorie(s) : Premier marchéAdmin @

Pour ceux qui auraient raté l’info, l’AFNIC a mis en ligne fin février sur son site Internet une synthèse en 4 pages de son traditionnel Observatoire du marché des noms de domaine en France, dont l’édition 2008 était parue dans son intégralité le 25 novembre dernier. Un document qui ravira sans doute les pressés, les minimalistes et les sélectifs lorsqu’on sait que le rapport original comporte 112 pages.

S’il ne fallait retenir que les points mentionnés dans cette synthèse, on noterait alors que :

  • le .FR est l’extension favorite des Français
  • les dépositaires de noms de domaine en .FR sont de (toujours plus) jeunes particuliers (les vieilles entreprises apprécieront)
  • le marché des bureaux d’enregistrements (registrars) se consolide, tant au niveau de leur nombre que de leurs activités et de leurs tarifs
  • le second marché est de plus en plus dynamique
  • la plupart des noms de domaine en .FR pointent vers deux DNS actifs et que moins de 0,5% utilise le protocole IPv6
  • près d’un nom de domaine en .FR sur deux est utilisé à des fins professionnelles, le reste étant réparti entre sites personnels (5%), pages d’attente (17%), pages parking (6%). Les quelques 20% restants correspondant a priori à des noms de domaine inutilisés/inactifs.
  • le .FR a de beaux jours devant lui, principalement car il est parti de loin et que là où l’extension .DE s’est plutôt popularisée au début des années 2000 par exemple, le .FR n’a peut-être pas encore connu son heure de gloire.

Rendez-vous en novembre 2009 pour voir si le marché des noms de domaine en France aura tenu toutes ses promesses. Je le lui souhaite !