Faire-part de naissance… d’un nom de domaine

Pour marquer le passage imminent de la barre symbolique du demi-millier de followers sur Twitter, je me suis récemment proposé d’offrir un nom de domaine (libre et en .com, hein, faut pas pousser !) à l’heureux 500ème. Et à ce petit jeu, c’est @CardsStationery qui a décroché le pompon. Un peu surpris de voir un twittos anglophone monter au créneau sur ce coup, j’ai réalisé qu’il s’agissait en fait d’un sous-compte de @FairePartoo, vitrine Twitter (twitrine ?) du site FairePartoo.com. Ayant découvert récemment sur leur blog l’histoire du nom de domaine FairePartoo.com, je me suis dit qu’il pourrait être sympa de parler noms de domaine avec l’un des fondateurs de la boutique.

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Entretien avec l’acheteur du nom de domaine brico.fr

vis écrouOfficiellement, il s’agissait du premier nom de domaine mis aux enchères publiques offline en France. Une nouvelle si insolite qu’elle avait même été reprise par le Journal Du Net, certes réputé parmi les moins avares en matière de publication d’articles sur le thème des noms de domaine.

Fin mot de l’histoire, brico.fr a bien été adjugé le 15 décembre dernier à Saint-Etienne. Ceux qui surveillaient le whois depuis cette date ont bien du s’en douter, mais rien n’avait jusque là vraiment transpiré sur les détails de la transaction et l’identité de l’acheteur.

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Chauds les marrons !

Ah, la période de l’Avent ! Ses traditions, ses marchés, ses senteurs, ses noms de domaine taillés sur mesure, ses grandes surfaces bondées, la douce frénésie des achats de Noël… tout un programme qu’on savoure (subit ?) année après année.

Fidèle parmi les fidèles, j’ai entrepris le weekend dernier une ultime croisade pour l’approvisionnement en cadeaux et autres douceurs de dernière minute. Comme des milliers de disciples, mon périple m’a mené de stands en boutiques, de boutiques en magasins et de magasins en supermarchés.

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Domaine de secours

L’une des questions qui passionne le plus les foules en matière de noms de domaine est sans conteste : avec ou sans tiret ? Mais le hasard m’a récemment fait croiser la route d’un spécimen d’un genre nouveau : le nom de domaine apostrophé.

Chutes de neige oblige, j’ai du laisser ma voiture en plan ce matin et regoûter aux joies des transports publics. C’est sur le quai de la gare que mon regard à croisé un panneau publicitaire pour le moins de circonstance; de loin, on n’y décelait rien d’autre que de la neige. Non content de joncher le sol, le manteau blanc s’affichait jusque sur les murs. Original !

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Plus d’essence ? Roulez aux noms de domaine !

De ce que je lis dans la presse et constate aux stations-service en frontière franco-suisse, il devient de plus en plus difficile de trouver de l’essence en France par les temps qui courent. Par simple curiosité et en fervent adepte de la navigation directe, j’ai donc entré ce matin les domaines essence.fr et carburant.fr dans mon navigateur pour voir si le citoyen français pouvait trouver un peu de réconfort voire même une aide concrète sous ces noms « tête de gondole » de la thématique.

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Des noms de domaine qui ont du goût

Signe que de banals gestes du quotidien sont parfois source d’inspiration, c’est en allant nonchalamment me faire un café que m’est venue l’idée de ce billet. Non pas que le ronronnement de la cafetière m’ait subitement plongé dans un profond état d’inspiration, mais parce que l’évidence s’est tout bonnement retrouvée sous mes yeux. Juste là, à côté de la machine à café, un petit sac… pardon, un cornet, comme on dit en Suisse. Dans ce cornet, du sucre. Pas du sucre en poudre, du sucre en morceaux. Des morceaux joliment emballés dans des sachets individuels, comme ceux qui accompagnent souvent le petit noir qu’on nous sert au café du coin.

Pour tout vous dire, je prends habituellement mon café sans sucre. Mais cette fois-ci, mon œil est irrésistiblement attiré par le florilège de couleurs qui s’échappe de ce sac plastique. A peine le temps d’y penser que l’information est déjà passée de l’œil au cerveau et du cerveau à ma main, déjà plongée au fond du sac pour en ressortir l’objet de ma curiosité. « eausucrée », puis-je lire sur le devant de l’emballage du premier morceau saisi, « pinceàsucre » sur le second, « fleurdesucre » sur le troisième. Jusqu’à ce que le revers de l’emballage capte définitivement mon attention :

sucre.ch, le nom de domaine avec des morceaux de sucre dedans

xxx

zucker/sucre/zucchero
aarberg

www.zucker.ch
www.sucre.ch

Chapeau l’artiste ! Il ne manque que zucchero.ch pour le hat trick parfait ! Sugar.ch n’eut pas été de refus non plus : même si l’anglais ne compte pas parmi les langues officielles de la Suisse, c’est une langue souvent retenue pour son universalité par les éditeurs de sites locaux.

De retour à mon poste, me voici parti aux trousses des sites web incriminés avec pour seule arme la barre d’adresse de mon navigateur. Arme fatale, quoi qu’on en dise. La navigation directe a cet énorme avantage de ne pas détourner l’internaute de son chemin, ni ne souffre d’éventuelles interférences crées par l’environnement, comme c’est souvent le cas sur les moteurs de recherche. Avec un nom aussi représentatif et accrocheur que sucre.ch, aucun risque que ma mémoire m’ait fait défaut sur les 30 mètres qui séparent la cuisine de mon poste de travail. J’aurais pu tenir des semaines, voire des mois avant de finir par saisir le nom de domaine dans un navigateur; il aurait toujours tenu sa place dans un coin ma tête.

Et vient l’instant du levé de rideau. Face à l’écran, je découvre à ma petite surprise que sucre.ch et zucker.ch ne sont pas la propriété, comme je m’y attendais, d’un Syndicat des Producteurs de Sucre Suisses ou d’un organisme similaire (Cf le CEDUS en France, qui communique d’ailleurs sur LeSucre.com alors même qu’il détient le category killer sucre.fr). Mais pour en revenir à sucre.ch, il s’agit bien de la propriété d’un acteur privé, les Sucreries Aarberg et Frauenfeld SA. Un acteur qui sait de toute évidence parler à ses visiteurs avec des noms de domaine savamment choisis, et leur propose sur sucre.ch de s’orienter vers :

  • sucre.ch, le site officiel des sucreries Aarberg et Frauenfeld SA
  • sucrisse.ch, la manière moderne de sucrer
  • SucreSuisse.ch, la plate-forme d’information du sucre suisse

Et la sucrerie suisse-allemande de nous servir le même menu dans la langue de Goethe : zucker.ch/sucrisse.ch/SchweizerZucker.ch. Exquis…

Quant à la fameuse « carte manquante », zucchero.ch, je découvre qu’elle ne manque pas de goût elle aussi. Mieux, elle complète en quelque sorte de la meilleure des façons ce succulent menu de noms de domaine. On y trouve la boutique en ligne d’un prestataire tessinois spécialisé dans la publicité sur sachets de sucre. Peut-être est-ce d’ailleurs ce même publicitaire qui a conseillé les Sucreries Aarberg et Frauenfeld dans le choix de leur campagne ?

Mon périple terminé et ma curiosité satisfaite, je me prends à déballer mon morceau de sucre et à en agrémenter mon café, qui lui aussi avait peut-être raté quelque chose pendant tout ce temps où je l’avais bu sans saccharose.

Quelques mois plus tôt, nous vendions sucre.com. Durant la phase de prospection d’acheteurs, j’avais vu sucre.ch sans vraiment le regarder. Qui eut cru que plus tard, un morceau de leur histoire se retrouverait dans ma tasse ?

Quand les noms de domaine sont délicieux, la gourmandise n’est un plus un vilain défaut.

PS : j’en profite pour vous rappeller que vos photos sont toujours les bienvenues pour agrémenter la rubrique photodomaines du blog !

Lancement du site ingenieurs.fr

Ceux qui connaissent un peu la région Rhône-Alpes, le football et les vieilles légendes savent combien il est difficile pour un Stéphanois de faire l’éloge d’une réalisation d’un voisin lyonnais (et vice versa). Comme l’ASSE a remporté le dernier derby à Gerland, je vais quand même (faire semblant de) me forcer et féliciter Thierry Debarnot et toute l’équipe de Media Etudiant pour le lancement du dernier poulain du groupe : ingenieurs.fr

ingenieurs.fr, ingenieurs.com, deux noms de domaine, même combat

MediaEtudiant.fr est la première communauté étudiante de France. Quoi de plus logique dès lors que d’avoir opté pour le nom de domaine de premier choix ingenieurs.fr pour bâtir la première communauté d’étudiants ingénieurs en France ?

L’ex étudiant en lettres/langues que je suis aurait bien du mal à vous parler des formations d’ingénieurs et des métiers d’ingénieurs comme si c’était une deuxième nature, mais les passionnés pourront échanger à loisir sur le forum d’ingénieurs.fr et, s’ils souhaitent donner un nouvel élan à leur carrière, consulter la rubrique emploi du site pour décrocher un stage ou trouver leur bonheur parmi les dernières offres.

Après le lancement très médiatisé de devoirs.fr, Media Etudiant montre une fois encore son attachement aux noms de domaine génériques de qualité. De mon côté, je suis heureux d’avoir pu les aider à faire l’acquisition de l’indispensable version en .com d’ingenieurs.fr. Je constate d’ailleurs qu’ingenieurs.com est l’URL officielle du site, bien que la communication soit centrée sur ingenieurs.fr. Dans tous les cas, l’espace est idéalement occupé puisque la seule carte manquante au carré – ingenieur.com – redirige sur ingenieur.de, un site en allemand qui ne devrait ni faire d’ombre à Media Etudiant, ni changer de main de sitôt.

À noter également, d’un point de vue « domainistique », que le groupe a su se donner les moyens de ses ambitions puisque les trois spécimens ingenieur.fr + ingenieurs.fr + ingenieurs.com ont été négociés sur le second marché (montants confidentiels). Il ne fait aucun doute que l’investissement sera rapidement rentabilisé pour le spécialiste du secteur au vu de la croissance soutenue des sites de son réseau. L’un des nombreux reporters de Blogodomaines qui parcourent le globe sans relâche à la recherche des derniers scoops en matière de noms de domaine a d’ailleurs pu retrouver M. Debarnot himself dans les tribunes de Gerland et recueillir quelques mots de sa part en exclusivité :

Je souhaitais lancer un site de niche innovant à destination des ingénieurs car les écoles nous ont sollicité à plusieurs reprises sur ce sujet. Pour nous imposer rapidement comme une marque incontournable auprès des jeunes et des étudiants ingénieurs, et aussi faciliter la commercialisation des espaces, je ne voyais pas de meilleur moyen que d’investir dans le couple de noms de domaine ingenieurs.fr/ingenieur.fr. Hasard du calendrier, quelques semaines seulement après la finalisation des négociations sur les deux .fr, ingenieurs.com était mis aux enchères; j’ai donc eu le plaisir de négocier son acquisition avec mon voisin stéphanois (enfin suisse plutôt) Rémy chez Virtual Network.

Et à peine 3 mois plus tard, Thierry est en passe de conquérir le monde avec son joyau, rendez-vous compte !

Ceux d’entre vous qui souhaitent en savoir plus sur l’initiative ingenieurs.fr peuvent contacter Thierry via l’espace presse du site ou consulter le communiqué de presse publié spécialement pour l’occasion. A écouter également, une excellente interview audio du fondateur sur FrenchWeb.fr.

Longue vie à ingenieurs.fr, bonne chance à Media Etudiant pour la suite et impatient de voir le prochain category killer de la maison !

Rentabiliweb lance son portail de jeux, jeu.org

On a appris hier sur Challenges.fr que le groupe Rentabiliweb s’apprêtait à lancer son portail de jeux mono- et multijoueurs à l’adresse jeu.org.

Le communiqué en question précise :

Le portail jeu.org est le fruit du travail conjoint de trois filiales du groupe en Russie, en Bulgarie, et en France, et a été développé pour offrir rapidité et simplicité à l’internaute. Il est destiné à créer un carrefour d’audience en France et dans un deuxième temps à l’international, pour rassembler les joueurs occasionnels, désirant un moment de détente immédiat et accessible.

Rentabiliweb offre donc à son dernier poulain un bien joli nom de domaine générique, et ce malgré la relative inadéquation entre la racine et l’extension.

Le nom de domaine jeu.org avait d’ailleurs été vendu 10 300 EUR le 8 avril 2008 sur Sedo. De là à savoir si l’acheteur de l’époque était bien Rentabiliweb ou si le nom de domaine a de nouveau changé de mains entre temps…

Une bonne nouvelle également a priori pour jeux.org, qui devrait profiter d’un sympathique « coup de boost » sous forme de déviation de trafic compte tenu de la plus grande popularité du terme au pluriel qu’au singulier alors même que la phonétique est la même.

Faites vos jeux !

del.icio.us : un domaine au goût indigeste

Le célèbre site de social bookmarking del.icio.us – propriété de Yahoo – a annoncé hier sur son blog qu’il venait de conclure l’acquisition du nom de domaine delicious.com.

Nul besoin de chercher bien loin les raisons de ce rebranding : avec une URL comme http://del.icio.us pour enseigne, difficile de passer la seconde pour l’un des services les plus appréciés du Web et considéré comme l’un des précurseurs de l’ère 2.0. Si le nom de domaine « jeu de mots » pouvait encore faire sourire à l’époque où le fondateur Joshua Schachter l’avait choisi pour son nouveau poulain, il n’était sans doute aujourd’hui plus concevable pour Delicious de continuer à accumuler les soucis de mémorisation et de déviation de trafic.

La voix de la raison l’a donc emporté, même si la note a du être salée compte tenu de la notoriété du site. Le prix d’achat du nom de domaine n’a pas été communiqué, mais le titulaire du nom de domaine générique delicious.com devait attendre patiemment son heure depuis quelques temps déjà.

Au delà du cas d’espèce, del.icio.us avait été le déclencheur d’une mode des domain hacks parmi les domaineurs et plus généralement les webmasters. Mais aucune enseigne notoire n’ayant véritablement mordu à l’hameçon, le phénomène a crée plus de dégâts qu’ils n’a crée de vocations. Résultat, ce feu de paille spéculatif a virtuellement tiré la valeur des domain hacks vers le bas.

Rappelons qu’un domain hack est un nom de domaine qui, associé à son extension, forme un mot ou un ensemble de mots. Certaines extensions se prêtent davantage à la technique que d’autres. Le .be, par exemple, peut à la fois être utilisé pour former des termes se terminant par « be » dans la langue francaise (her.be, dau.be, four.be…) et pour reprendre le verbe être « to be » en anglais (let-it.be, might.be, 2beornot2.be). Le .fr, au contraire, n’offre à ma connaissance aucune réelle possibilité.

Mon activité quotidienne me fait fréquemment croiser le chemin de domain hacks. Mais au final, peu marquent mon esprit, preuve qu’un domain hack est davantage enclin à satisfaire un désir de fantaisie qu’il ne constitue un choix judicieux. Le seul spécimen qui ait vraiment retenu mon attention en 5 ans est un peu particulier et devrait faire sourire (ou pas) les spécialistes de la propriété industrielle qui me lisent : biscuit.lu.

Peut-être aurez-vous plus d’exemples à partager en commentaires ? Et pour ceux qui seraient en manque d’inspiration, certains ont pensé à tout.