juin 19 2008

L’Internet Commerce Association (ICA) s’implante en Europe

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Dans un communiqué de presse en date de ce jour, Sedo a annoncé l’implantation de l’ICA (Internet Commerce Association) en Europe. La nouvelle a parallèlement été rendue publique dans le cadre de la conférence DomainerMeeting se tenant actuellement à Paris.

Ci-dessous le détail du communiqué de presse en question.

Internet Commerce Association

Sedo soutient l’implantation de L’Internet Commerce Association (ICA) en Europe

PARIS, le 19 juin 2008 – L’Internet Commerce Association (ICA) a annoncé aujourd’hui son implantation en Europe, en coopération avec le registrar EuroDNS. L’Internet Commerce Association Europe (ICA-EU) sera basée au Luxembourg afin de mieux pouvoir représenter ses membres auprès du Parlement européen à Bruxelles, de la Cour Européenne de Justice de Luxembourg ainsi que des différents gouvernements européens. Elle sera notamment représentée par le registrar EuroDNS.

L’ICA est une organisation à but non-lucratif basée à Washington, DC. Sa mission est de promouvoir et défendre les activités des investisseurs en noms de domaine (“domaineurs”) ainsi que des entreprises qui leur fournissent des services.

Sedo est membre fondateur de l’ICA et se réjouit du développement des activités de cette dernière en Europe.

A propos de Sedo

Sedo, acronyme de « Search Engine for Domain Offers », est leader mondial du second marché des noms de domaine. L’entreprise, basée à Cologne (Allemagne) et Boston (USA), offre – avec 11,5 millions de noms de domaine et sites Web proposés à la vente par leurs propriétaires sur sa plateforme dont 3 millions sont en parking – le plus vaste choix mondial en la matière. Ce succès a convaincu plus de 690 000 membres. Sedo est une filiale d’AdLINK (ISIN DE0005490155 / German WKN: 549015), division du groupe allemand United Internet AG (ISIN DE0005089031/ WKN 508903). Sedo propose des versions locales de son site Web en français (Sedo.fr), en anglais (Sedo.co.uk), en allemand (Sedo.de) et en espagnol (Sedo.com). Pour davantage de renseignements, visitez http://www.sedo.com







juin 15 2008

Yahoo + Google = Google

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YahoogleLa nouvelle était dans l’air depuis quelques mois déjà; c’est désormais officiel : Yahoo a annoncé vendredi qu’il avait conclu avec Google un accord de sous-traitance d’une partie de son activité publicitaire. En clair, on servira du flux publicitaire Google aux consommateurs Yahoo. En cuisine, le grand chef Google se régale déjà. En caisse, Le restaurateur au point d’exclamation espère empocher près de 800 millions de dollars de recettes publicitaires annuelles grâce à cet accord.

Que signifie ou peut signifier cette nouvelle pour le second marché des noms de domaine ? A la fois beaucoup et pas grand chose.

Beaucoup lorsqu’on sait le poids qu’a acquis le parking au fil des années et la consolidation qui lui est promise. Seulement voilà, l’un des prérequis de la consolidation d’un marché est la concurrence; or dans le cas présent, la dominance de Google risque bien de se transformer en monopole.

Pas grand chose lorsqu’on sait que la monétisation parking ne représente qu’une part relativement faible du gâteau « PPC » et que l’accord se limite au trafic nord-américain.

Mais une chose semble sûre : un accord entre Yahoo et Microsoft aurait pu faire autrement plus de bien au marché que celui annoncé vendredi. En effet, si les deux premiers avaient joint leurs forces, les plus optimistes auraient pu imaginer que leur union aurait été en mesure, à terme, de contrebalancer le poids insolent de Google sur le marché des liens publicitaires. Ou tout au moins pousser le géant de Moutain View à se surpasser en termes de technologies et de rémunérations. Au lieu de cela, ce deal devrait renforcer un peu plus la position dominante de Google et enfoncer le Live.com de Microsoft.

« If you can’t beat them, join them« . Un adage reconnu et renommé dans le monde des affaires. Mais nombre d’analystes pensent que Yahoo a opté pour la pire alternative stratégique qui soit en concluant ce partenariat avec Google. En effet, bien pire que de se priver d’un allié de choix dans la lutte contre leur rival historique, Yahoo déroule à ce dernier le tapis rouge vers son réseau d’annonceurs. « Google knows controls everything« 

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mai 31 2008

Sedo discusses domain management

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Voici une interview video donnée pour vnunet.com par Nora Nanayakkara, Directrice des Ventes de la filiale de Sedo au Royaume-Uni.

Les quelques 10 minutes de video couvrent un large éventail de thèmes basiques mais éducatifs, entre autres :

  • business model des plateformes d’achat-vente
  • différence fondamentale entre domaining et cybersquatting
  • domaines génériques et navigation directe
  • potentiel commercial et publicitaire des domaines génériques
  • essoufflement du premier marché et recours toujours plus fréquent au second
  • aspects juridiques et responsabilité des intermédiaires
  • perception et utilisation des domaines par le grand public
  • multiplication et croissance des ccTLDs face aux gTLDs

J’oubliais : l’interview est en anglais. Bon visionnage !







mai 26 2008

Bilan 2008 de la perception du .fr

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« Une bonne image sur un marché des noms de domaine encore trop méconnu du grand public » : voici selon l’AFNIC la synthèse du bilan 2008 de la perception du .fr. Le registre a en effet publié ce jour un communiqué de presse sur son site suite à la traditionnelle étude annuelle sur la perception du .fr et des noms de domaine par le grand public.

Réalisée par MetroPanel, l’enquête 2008 a été effectuée en ligne du 7 au 14 mars auprès de 1 265 internautes.

Les informations principales du communiqué de presse en question :

  • les noms de domaine sont clairement perçus par 62 % des répondants comme des moyens privilégiés d’affirmer une identité ou une personnalité sur internet;
  • les valeurs véhiculées par l’extension : francophonie (59 %), appartenance (28 %) et proximité (18 %);
  • on constate une forte notoriété de « l’offre .fr » (70 % des répondants déclarent la connaître);
  • 59 % des répondants n’ayant jamais déposé de nom de domaine déclarent ne pas voir à quoi cela leur serait utile;
  • 61% des répondants ont acquis leurs noms de domaine via un « package » (domaine + hébergement);
  • les prestataires (bureaux d’enregistrement) sont encore mal identifiés ou confondus par le public avec les fournisseurs d’accès;
  • 38% des répondants ont affirmé faire pointer leurs noms de domaine vers des contenus personnels et/ou les utiliser comme supports d’adresses e-mail (17 % des cas cités)

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Quelques réflexions en vrac :

  • là où environ 60% des répondants évoquent une vision positive du .fr, le même pourcentage n’a encore jamais déposé de nom de domaine. Il faut donc a priori rendre l’offre plus attractive pour que le public ne se contente plus de penser, mais agisse…

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mai 12 2008

Si j’étais domaineur…

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Si j’étais domaineur, j’aurais mon bureau perché dans les arbres en pleine campagne et déposerais des domaines au gré de mes envies. Je consacrerais une heure par jour à la lecture des dernières actualités, sans oublier de noter dans mon calepin magique tout ce qui pourrait être source d’inspiration.

Si j’étais domaineur, je tiendrais un blog, un forum ou un site d’information pour partager mes expériences et faire vivre l’esprit de communauté.

Mon mot d’ordre serait la diversification. Mon portefeuille serait varié dans son ensemble, mais marqué d’une touche personnelle. Des IDN peut-être, ou plus de .fr que de raison.

Si j’étais domaineur, mon bloc-notes m’accompagnerait partout : dans la rue, au supermarché, au stade. J’y noterais toutes les tendances. Avec un peu d’entraînement, mon cerveau deviendrait mon bloc-notes virtuel, ce qui me permettrait de ne plus passer pour un imbécile dans la rue avec mon calepin.

Si j’étais domaineur, j’exercerais une activité parallèle pour m’assurer un revenu stable. Mais une activité pas trop prenante non plus pour garder du temps pour ma passion et mes proches. Je pourrais partir au travail sans excès de pression, car j’aurais un repli en cas de pépin. Je n’en oublierais pas pour autant la valeur du travail. D’ailleurs, je serais un domaineur-travailleur qui s’efforce de rationaliser et d’optimiser au maximum sa démarche.

Si j’étais domaineur, j’arrêterais de travailler à 50 ans et me consacrerais à des projets de placement alternatif pour diversifier mon capital. Je penserai alors à mes premiers mois difficiles de domaineur, à l’époque où je mangeais des pâtes pour m’acheter mon premier .com générique de premier choix sur Sedo. Je penserai aussi à tous les domaines médiocres déposés dans un élan d’optimiste ou après une soirée trop arrosée. Je me dirais que si le .tk était gratuit à l’époque, c’est qu’il y avait une raison. Je me souviendrais comme j’étais vexé lorsque on me donnait une évaluation déprimante sur les forums pour l’un de mes domaines, alors que j’avais moi-même tendu le bâton pour me faire battre et que tous ces gens ne voulaient que mon bien.

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mai 11 2008

IDN francophones – à prendre ou à laisser ?

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A l’heure de la consolidation du marché, beaucoup de domaineurs cherchent à se diversifier, voire pourquoi pas à se spécialiser dans une niche sur un marché qui lui ne l’est plus, niche. Alors on s’interroge, on se consulte, on se braistorme (bouh le vilain mot !). Bref, on cherche à innover, quitte à placer la barre du risque un peu plus haut que celle de la raison. Car après tout, qui ne tente rien n’a rien et sur un terrain ou le premier arrivé est le seul servi, les hésitations se payent comptant.

S’il est un thème qui revient souvent sur le tapis dans les discussions inter-domaineurs, c’est bien celui du potentiel des IDN (noms de domaine internationalisés). Vous savez, ces bestioles avec des accents dessus. Enfin pour les plus latins d’entre eux, car ailleurs, ces caractères spéciaux sont parfois la base d’une langue entière. L’Arabe par exemple. Ou bien le Japonais. Ou encore le Chinois. Prononcez « Chine » et les yeux des investisseurs brillent. Et quand on y réfléchit bien, celui qui a mis quelques pièces sur le potentiel des IDN chinois pourrait bien avoir eu une vision lumineuse. A l’heure où la croissance chinoise explose, l’Internet ne fait pas exception à la règle et les noms de domaine étant à la base de tout… en plus, un nom de domaine, ça ne pollue pas (enfin sauf vos boîtes e-mail lorsque la machine à spam tourne à pleine cadence) !

Difficile de se positionner sur une langue qu’on ne maîtrise pas, toutefois. Or tout domaineur francophone n’a pas la chance d’avoir une future belle-mère chinoise prête à tout pour convaincre son futur gendre d’épouser sa fille. Tout domaineur francophone n’a pas non plus les moyens de s’entourer des bons professionnels pour l’épauler dans sa démarche d’exploration des noms de domaine en caractères arabes. Mais tout domaineur francophone maîtrise le Francais (à des niveaux différents, mais méfiez-vous de l’eau qui dort : ce sont parfois ceux qui font le plus de fote d’aurtografe qui ont les meilleurs domaines). Et dans la langue de Molière, il y a des accents. Et là où il y a des accents, il y a des IDN. Eurêka ! (ne cherchez pas, eurêka.com est pris ;-))

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avr 29 2008

Une tempête dans un verre d’eau ?

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Retour aux affaires après quelques jours de vacances…

Il y a plus d’un an déjà, le décret du 6 février 2007 relatif à l’attribution et à la gestion des noms de domaine avait fait couler beaucoup d’encre. Suite à ce petit coup de tonnerre, on réinventait dans les pires scénarios un .FR géré par des méchants étrangers aux dents longues. Les plus réalistes se contentaient de souligner que les arbres ne poussent pas dans le ciel et que l’AFNIC resterait au final seul maître à bord avec des règles du jeu quasiment inchangées. Bien que je pense qu’un vent de fraîcheur ne ferait pas de mal à l’industrie, je suis plutôt de la deuxième école, comme j’ai pu l’expliquer ci ou là.

Mais l’heure n’est plus aux spéculations, elle est à la prise de parole et à l’action. En effet, le Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi a lancé vendredi dernier une consultation publique sur les modalités de gestion du .FR et des extensions d’outre mer. Le but annoncé : « recueillir l’avis de l’ensemble des acteurs de la communauté Internet afin de contribuer à définir les modalités de gestion des domaines internet concernés par l’article L.45 du code des postes et des télécommunications (CPCE) et par son décret d’application 2007-162 : « .fr », « .gf », « .gp », « .mq », « .re », « .pm », « .wf », « .yt », « .tf », […] ainsi que les futurs domaines « .bl » (Saint Barthelemy) et « .mf » (Saint Martin) ».

A retenir donc : tout le monde peut répondre à cette consultation. C’est important. Mais répondre à quoi, au juste ? A une série de 25 questions sur les règles de gestion des extensions précédemment citées, dont fait partie le .FR (sans vouloir dévaluer les autres extensions). Des exemples :

- Quels sont, selon vous, les facteurs d’attractivité du « .fr » par rapport aux autres domaines internet de premier niveau (notamment le nouveau domaine «.eu » ou les domaines génériques « .com », «.org », etc.) ? Quels sont au contraire les facteurs limitant son intérêt ?

- Quels seraient les avantages et les inconvénients à étendre les critères d’éligibilité du « .fr » au-delà des seuls acteurs établis en France, notamment aux acteurs européens ?

- Quels avantages ou inconvénients voyez-vous à l’introduction d’autres extensions correspondant à des sous-parties du territoire métropolitain (« .bzh », « .paris », etc.) ?

Tout un programme ! Le formulaire PDF complet est téléchargeable ici.

Une fois les réponses recueillies (date limite de retour du formulaire : le 24 juin 2008), sera rendu publique « la synthèse des résultats de cette consultation et les premières orientations qu’il retient pour la mise en œuvre du décret 2007-162« . Viendra ensuite la fameuse phase des appels à candidatures pour le rôle de registre et le vrai-faux suspense sur l’issue de l’histoire.

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avr 13 2008

Merci

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Pour une fois, je ne vais pas vous sucer le cerveau avec mes histoires de noms de domaine ;-)

Je tenais simplement à remercier chaleureusement celles et ceux qui ont pensé à mon anniversaire. Je n’ai pas (encore) eu le temps de tous vous remercier personnellement mais que ce soit par téléphone, par email ou via les gadgets du web 2.0, tous vos messages m’ont fait très plaisir !

Pour ceux qui m’ont demandé à quel bon plat j’avais eu droit, la réponse est « un couscous ».

Pour celles qui m’ont demandé si je n’avais pas trop mal aux cheveux ce matin au réveil, la réponse est « non ».

Et pour ceux qui m’ont demandé « quoi de neuf?« , la réponse se voudra standard et de mise avec l’évènement du jour : « que du vieux » !

Merci encore !







avr 01 2008

Poissondavril.com

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La fin de la journée approche, donc petite mise au point sur mon dernier billet…

Il s’agissait bien entendu d’un poisson d’avril :-) Je n’avais à vrai dire pas prévu d’en faire, mais quand on finit la journée avec des poissons collés partout dans le dos, la tentation est trop forte.

Plusieurs clins d’œil dans ce post :

- à mon prédécesseur François, qui m’a transmis le virus dans le meilleur sens du terme

- à Laurent (alias LeBelge dans les commentaires) – l’un des francophones chez Sedo qui ne travaille certes pas dans mon équipe (mais au Product Management Parking) mais qui n’est jamais avare de boutades et de bons tuyaux sur le marché, dont certains ont fortement contribué à la rédaction de billets comme « le boulanger qui ne mangeait pas de son pain« 

- à la « Sedodouane » (qui ne rigole pas), qui m’a donné le feu vert pour la création de ce blog + l’enregistrement du nom de domaine associé aussi mauvais soit-il (personne ne me squatte sur le singulier ou le .fr, c’est un signe de médiocrité mais surtout du très bon esprit des domaineurs francophones).

– à mes 4 ans de service, fêtés il y a peu autour d’un bon verre d’eau plate

Désolé (et merci) à tous ceux qui sont tombés dans le panneau, que ce soit en commentaires ou en privé par e-mail. Niveau commentaires, on a presque battu le record d’affluence des articles a priori les plus sérieux, ce qui me vaudra une belle remise en question sur la qualité de mes billets. Niveau e-mails, plus dur de battre le record quand on en reçoit parfois plus de 100 par jour, mais surprenante vague d’émotion quand même.

Bref, en ce 1er avril, on en a lu des vertes et des pas mûres et je me suis finalement dit qu’il fallait faire honneur à la tradition.

Merci encore aux piégés (qui se vengeront) et bravo aux non-piégés (que je piègerai une prochaine fois) !







avr 01 2008

Y-a-t-il une vie après les noms de domaine ?

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Malgré ma courte expérience de 4 ans dans ce milieu, il y a un petit bout de temps que je me pose cette question : peut-on vraiment passer à autre chose lorsqu’on a goûté aux noms de domaine ? Mon prédecesseur chez Sedo avait franchi le cap il y a maintenant quelques années et s’en porte encore très bien aujourd’hui. Mais lui n’était pas accro aux noms de domaine au point par exemple de leur dédier un blog. Bien lui en a pris…

Jamais je n’aurais pensé que ma passion pour le sujet me mettrai dans une situation aussi inconfortable que celle à laquelle j’ai à faire face aujourd’hui. Et pourtant, me voici subitement dans de beaux draps. LeBelge, que certains d’entre vous ont peut-être vu laisser quelques commentaires sur ce blog et me reprocher de ne pas respecter ses multiples contributions à mes sujets, n’est autre qu’un collègue de travail chez Sedo. Esprit de vengeance ou simple mesquinerie, toujours est-il qu’il a ébruité l’affaire en interne et que tout cela a fini aux oreilles du management.

Quel est le problème, me direz-vous ? Il n’aurait dû y en avoir aucun si j’avais déclaré mon projet de blog à la « sedodouane ». Mais voilà, je n’avais pas osé le faire par peur de me voir opposer un refus. Pour ne rien arranger, j’ai déposé spécialement un nom de domaine pour l’occasion (blogodomaines.com), ce qui est formellement interdit à l’ensemble des employés Sedo, les dinosaures comme moi ne dérogeant pas à la règle. Un malheur n’arrivant jamais seul, des recherches sur mes récents posts dans les forums francophones sur les noms de domaine n’ont fait que confirmer les soupçons de trahison de mon employeur et enfoncer un peu plus le clou.

Bref, me voici aujourd’hui prié par mon employeur de prendre la porte après 4 ans de bons et loyaux services. Une fermeture définitive de mon blog et un élargissement de ma clause de non-concurrence déjà fixée à 15 ans pourraient sans doute arranger les choses, mais j’ai toujours considéré la liberté d’expression comme quelque chose de fondamental et je n’ai pas l’intention de céder à une pression de la sorte.

Toujours est-il que la question qui m’a si longtemps hanté mais que j’ai toujours pu repousser jusque là est aujourd’hui réalité : y-a-t-il une vie après les noms de domaine ? Vais-je rester dans le circuit et aller distribuer des CV à la prochaine conférence de l’ICANN à Paris ? Vais-je monter ma propre affaire ? Vais-je rejoindre les rangs d’un concurrent parking ? Vais-je me lancer dans le domaining ? Ou vais-je tourner la page et passer à autre chose ? L’avenir le dira, mais les prochains jours risquent d’être trop pénibles pour prendre ce genre de décisions.

Quoi qu’il en soit, je m’efforce de voir le bon côté des choses : j’ai un blog pour parler de ce qui me pèse et ça, ça vaut tout l’or du monde !