Message d’outre-blog

 

Brrrrrr, qu’il fait sombre là-dedans ! Et je ne vous parle pas des toiles d’araignées.

En direct de la sépulture d’un Blogodomaines momifié depuis maintenant plus de 4 mois, votre humble serviteur vient vous délivrer un message à caractère personnel, qui une fois n’est pas coutume ne vous apprendra rien ou si peu sur les noms de domaine.

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Les 10 billets les plus populaires en 2010 sur Blogodomaines

Vous avez été plusieurs dizaines de milliers à visiter Blogodomaines au cours de l’année 2010. Bien qu’en hausse, la fréquentation du blog n’a explosé par rapport à 2009, mais il faut dire que la fréquence de publication a baissé de mon côté de 10% sur cette même période. Bilan : félicitations (et avant tout merci) à vous et honte à moi !

A l’heure des comptes, je me suis dit qu’il serait sympa de faire un petit récapitulatif des articles qui vous ont le plus plu (pas facile à prononcer) en 2010, sur le seul critère du poids de pages vues. Les lauréats de cette séquence souvenirs sont :

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Les 100 meilleures ventes de noms de domaine en .fr en 2010

Pour honorer la tradition des best of de fin d’année, j’ai fouiné dans mes archives pour vous concocter une liste des 100 meilleures ventes de noms de domaine en .fr en 2010.

J’avais initialement prévu de publier un classement des 100 ventes record de noms de domaine francophones de l’année, mais je vous avoue que la montagne de travail de recherche nécessaire m’a un peu découragé sur le moment. Ne perdez cependant pas espoir : je pourrais être pris de remords et prévoir une nuit blanche pour vous préparer cette liste suprême dans les jours à venir !

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Sex.com, la saga continue

sex.comComme je l’écrivais dans mon dernier billet sur la vente de sex.com, le Tribunal Californien des Faillites devait rendre hier sa décision dans l’affaire, à savoir essentiellement se prononcer en faveur ou contre l’offre ferme de $13M formulée par la société Clever Holdings dans le cadre de la vente du nom de domaine via Sedo. Sans grande surprise, la juge en charge de l’affaire, Geraldine Mund, a donné son accord pour que soit validée l’offre en question.

Cet article pourrait s’arrêter ici, scellant le record du montant public le plus important jamais payé pour un nom de domaine « nu » (sans site web associé).

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GoDaddy n’est plus à vendre

logo godaddyIl semblerait que j’ai été bien inspiré d’insérer sciemment un point d’interrogation à la fin du titre de mon récent billet sur la mise en vente de GoDaddy. Le Wall Street Journal, qui avait lui-même révélé la mise aux enchères du plus gros registrar au monde, vient d’annoncer que l’intéressé a fait marche arrière la semaine dernière.

Selon des sources proches du dossier (encore elles), le processus de mise aux enchères de GoDaddy était en bonne voie, plusieurs intéressés sérieux s’étant manifestés pour s’aligner sur la somme de 1,5 à 2 milliards de dollars réclamés par le fondateur et CEO Bob Parsons.

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Vous prendrez bien un morceau d’histoire ?


Imaginez avoir dans votre portefeuille l’un des anciens noms de domaine de Mark Zuckerberg himself ! Et pas le moindre, « l’ancêtre » de Facebook. Plutôt cool comme collector, non ? Et bien si mettre la main sur un tel morceau d’histoire est aujourd’hui un rêve pour vous, vous avez les moyens de le réaliser.

Enfin, « les moyens »… on se comprend : il vous en coûtera quand même la bagatelle de quelques dizaines (voire centaines) de milliers de dollars. Ce nom de domaine, c’est FaceMash.com.


Comment faire pour vous en emparer et frimer devant vos amis ? Rien de plus simple, rendez-vous sur le site d’achat-vente de noms de domaine et de sites web Flippa.com et déposez votre offre en ligne ! Des 5 offres reçues jusque là par le vendeur, la plus haute s’élève à $19 000. Détail d’importance : le prix de réserve de $8 000 ayant d’ores et déjà été atteint, le nom de domaine sera vendu quoi qu’il advienne dans un peu plus de 18 jours. De quoi laisser le temps à la mayonnaise de monter un peu. D’ici là et moyennant un chèque de $125 000, l’intéressé vous laisse même rentrer chez vous avec votre nouveau joujou, sans discuter davantage. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, aussi bien pour lui que pour vous.

facemash

Vous vous demandez si Mark Zuckerberg en personne a mis ce nom de domaine en vente pour passer le temps, financer sans trop se fouler une petite soirée entre amis ou faire parler les curieux comme moi ? Il n’en est rien. Il semblerait en fait que le fondateur de Facebook ait tout simplement laissé expirer le nom de domaine FaceMash.com il y a plusieurs années. Laisser tomber un collector de ce calibre comme une vieille chaussette, c’en est presque triste. En tous cas, ça n’a pas fait que des malheureux puisque le premier arrivé à l’expiration de ce nom a, comme le veut la règle, été le premier (et le seul) servi. Il a dès lors gagné le droit de disposer librement du nom de domaine. Et après avoir loué celui-ci pendant un temps pour $100/mois à un réseau social alternatif en phase de lancement, il semblerait que notre ami ait décidé d’arrêter l’aventure et de passer à autre chose.

Petit détail sympathique : le nom de domaine FaceMash.com a même joué les premiers rôles dans le film « The Social Network », relatant l’histoire de Facebook. Le long métrage fait notamment la part belle au nom de domaine durant la scène d’ouverture. Selon le vendeur, cette seule exposition bonus aurait causé un pic de trafic quotidien à plus de 1000 visites/jour lors de la sortie du film, contre 600 vues/mois en temps normal. Plutôt bon marchand, le propriétaire attire notamment l’attention des intéressés potentiels sur le fait que Sony Pictures est titulaire de la version équivalente en .net, FaceMash.net.

Comme l’affaire pourrait paraître un peu trop grosse pour être vraie, le vendeur renvoie à l’historique du whois du nom de domaine pour prouver qu’il a bien appartenu un temps au plus jeune milliardaire du monde (selon le classement Forbès 2010).

Bon, puisqu’il faut bien trouver des défauts à ce nom de domaine, notons qu’il n’abritait pas exactement la réplique originelle de Facebook. C’eut été différent pour TheFacebook.com, qui était pour le coup l’ancien nom de Facebook.com version old school. Non, FaceMash était en fait un programme que le petit Mark avait écrit pendant ses années d’errance à Harvard, programme s’apparentant à un « hot or not ? ». Je laisse les plus curieux se délecter de l’intégralité de l’histoire sur http://en.wikipedia.org/wiki/Facebook (§ History)

Souhaitons bonne chance au vendeur ! Et à l’acheteur aussi, car il risque de devoir suer un peu pour arriver à ses fins. Et tant qu’on y est, félicitons Flippa.com pour ce joli coup de pub !

Pour suivre la fin de l’histoire, c’est par ici : enchères FaceMash.com

UPDATE : le nom de domaine a finalement été adjugé pour $30,201 (soit près de 22 900€) à l’issue des enchères le 25 octobre 2010. Il est désormais hébergé chez Network Solutions, avec des coordonnées whois en partie masquées mais laissant transparaître le nom d’un certain Sean Kelly en contact administratif. FaceMash.com redirige actuellement vers une page parking NetSol.

Le nom de domaine à 4 feuilles

Maybe some luck inside ?On compare souvent le second marché des noms de domaine à ceux de la bourse, de l’immobilier ou de l’art. Curieusement, on ne lui prête que très rarement d’analogies avec le marché des jeux de hasard. Elles sont pourtant nombreuses; rien de tel qu’un vendredi 13 pour nous nous le rappeler.

Choses à savoir, piqûres de rappel et pièges à éviter :

  • reconnaissons-le, le domaining a un côté ludique. Comment expliquer sinon que certains énergumènes y passent leurs nuits et leurs weekends pendant plusieurs années d’affilée tout en gardant le sourire malgré leurs pertes abyssales ?
  • le domaining peut être addictif : Vous pouvez vous faire piéger par l’appât du gain, par votre amour des mots ou par votre égo, pour ne citer que ces sournoises pathologies. La quantité est à l’investisseur en noms domaine ce que l’ivresse des profondeurs est au plongeur. Et quand la maladie vous aura gangréné, même le Docteur Hauss ne pourra plus rien pour vous. Vous emporterez vos domaines maudits dans votre tombe. Pire, ils continueront d’asphyxier lentement votre descendance;
  • comme la banque au casino, registres et registrars gagnent toujours à la fin : les registrars boivent, les domaineurs trinquent (bien que l’inverse soit vrai aussi). Il serait d’ailleurs intéressant – particulièrement sous certaines extensions – de connaître la proportion de noms de domaine détenus par des domaineurs… et les intérêts qui en découlent pour les registres/registrars. Si l’on regarde du côté de la dernière extension à la mode, le .co, les enregistrements spéculatifs sont carrément l’un des piliers majeurs du « succès ». Un pilier sur lequel le registre comptait, à en croire l’orientation de sa campagne marketing;
  • les lois de la statistique sont impitoyables, notamment en matière de taux de revente : 0 à 5% par an en moyenne (cas de revente de portefeuilles entiers exclus). A moins de vous être constitué un portefeuille fait d’un subtile mélange faible quantité/forte qualité, vous ne dépasserez probablement jamais cette barre des 5%. Vous continuerez pourtant votre quête de domaines à quatre feuilles;
  • certains domaines (improbables) se transforment un jour en véritables ticket de loterie : qui ne se souvient pas du « dossier » Vizzavi.com, vendu 24 millions de Francs par des quidams ? Ironiquement, c’est précisément ce genre d’histoires qui entretient l’illusion de l’argent facile dans le secteur. Si des noobs l’ont fait, pourquoi pas vous ?
  • le second marché des noms de domaine est accessible au grand public : un nom de domaine libre coûte à peine plus cher qu’un Morpion chez le buraliste du coin. A ce prix-là, pas étonnant que ça vous démange. Quant aux rachats spéculatifs sur le second marché, ils peuvent encore vous coûter moins cher qu’une soirée un peu trop arrosée au casino. Mieux : la chemise n’est pas obligatoire derrière votre PC; la cravate encore moins, même pour les dandy-domaineurs;
  • quand on joue aux noms de domaine, c’est parfois entre amis mais souvent contre quelqu’un : beaucoup se sont lancés dans le domaining pour tenter d’imiter les copains. Le suivisme est d’ailleurs bien souvent leur seule stratégie. Quoi de plus logique dès lors que de voir même en ses amis des ennemis potentiels, prêts à vous piétiner pour marcher avant vous sur le prochain bout de terrain virtuel dernier-cri;
  • certaines négociations se transforment en véritables parties de poker : vous pensez toujours que cette offre à 150 000 EUR sur votre pire .biz  était un coup de bluff ? Dommage, l’acheteur était aussi ignorant que sérieux à l’époque. Depuis, votre gourmandise lui a fait ouvrir les yeux et il s’est rabattu sur le .com de votre voisin. La vie est cruelle, mais chaque offre de 60 EUR reçue sur Sedo vient heureusement raviver la flamme;
  • comme au jeu, la triche est partout dans les noms de domaine : au point qu’on a du inventer des dizaines de termes barbares pour répertorier les fraudes, arnaques et autres techniques plus ou moins licites (front running, warehousing, reverse hijacking pour n’en citer que 3 d’instinct);
  • montrer son jeu pour mieux le cacher ou cacher son jeu pour mieux le montrer, même combat !
  • comme dans tout jeu qui se respecte, il y a des prix à gagner : domaineur de l’année, meilleur courtier, meilleure plateforme, meilleur registrar… pour qui le pompon ?
  • la chance n’arrive qu’aux autres : c’est à dire à ceux qui ont découvert Internet avant 1995, qui ont les poches pleines, qui ont vendu leur portefeuille à Marchex ou qui ont hérité des domaines ultra-premium de leur grand-mère. De quoi vous faire rager, mais pas vous abattre.

Alors faites vos jeux, mais pas trop quand même !

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Creative Commons License crédit photo : marlèned

Le nom de domaine BernardTapie.com en danger

BernardTapieDifficile d’avoir raté l’annonce du récent lancement du site BernardTapie.com tant la nouvelle a fait et refait le tour d’Internet, de la presse écrite et des chaînes TV. Hier soir encore, je me suis vu servir un énième spot publicitaire vantant les mérites de ce site révolutionnaire pour « économiser sur ses factures courantes et ses achats ». La devise de l’enseigne : Ensemble, tout devient moins cher. Et si tout devenait un fiasco pour MM. Bernard et Laurent Tapie ?

Car derrière ce lancement en fanfare se cache une faille monumentale qui pourrait transformer la cyberboutique en château de cartes.

Et une fois n’est pas coutume, c’est dans la gestion du nom de domaine qu’il y a problème. Un simple coup d’œil au whois de BernardTapie.com suffit à constater l’énormité de la chose. Le titulaire est en effet la société Optidomains et le contact administratif Laurent Tapie himself. Seulement voilà, c’est au niveau de l’adresse e-mail portée en contact administratif qu’il y a un hic, et pas des moindres : celle-ci ne peut tout bonnement pas exister, car le nom de domaine sur laquelle elle repose est disponible à l’enregistrement à l’heure où j’écris !  Difficile dans ces circonstances pour quiconque s’adresserait à johndoe@optidomains.fr d’entendre en réponse autre chose que le son de l’écho.

Quand on sait l’importance de l’adresse e-mail de contact administratif dans le processus de transfert d’un nom de domaine par exemple, on ne peut que s’inquiéter de ce triste tableau. Je ne voudrais pas être alarmiste mais à l’heure où j’écris ces lignes, n’importe quelle personne particulièrement mal intentionnée peut :

  • se rendre chez le bureau d’enregistrement de son choix et y déposer le nom de domaine optidomains.fr. C’est mal, certes, mais techniquement possible.
  • associer en 1 clic une adresse e-mail à ce nom de domaine, disons johndoe@optidomains.fr à tout hasard…
  • se rendre chez un autre  registrar et initier une demande de transfert du nom de domaine BernardTapie.com
  • demande qu’elle recevra à l’adresse e-mail johndoe@optidomains.fr et qu’il n’aura qu’à valider
  • suite à quoi le nom de domaine lui sera transféré
  • libre à elle ensuite de changer les serveurs DNS pour rendre le site HS ou afficher à la place le site ou le message de son choix

Pas besoin de vous faire un dessin…

Certes, il existerait dès lors des recours pour Tapie Père et Fils. L’enregistrement du nom de domaine optidomains.fr, notamment, pourrait être aisément contesté. Sans parler de l’opération de vol de nom de domaine perpétrée sur BernardTapie.com. Mais les dégâts entraînés par la perte du domaine seraient immédiats, irréversibles à court-terme et longs à réparer.

Certes, j’ose espérer que grâce à ce billet ou à d’autres, la faille sera détectée et corrigée entre temps. Mais sur le fond, ne frise-t-on pas à ce niveau la faute professionnelle ?

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********** UPDATE **********

Entre 10h30 et 10h45 ce mercredi 19 mai, le nom de domaine optidomains.fr a été déposé par « Ano Nymous » chez OVH. Reste à voir si derrière lui se cache l’administrateur du site ou un tiers. A suivre…

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Une aiguille dans une botte de foin

Strohballen - Hay baleIl y a près de 200 millions de noms de domaine enregistrés sur Terre, et il y a le vôtre.

Il y a quelques dizaines de milliers de noms de domaine qui s’échangent chaque année sur le second marché, et il y a le vôtre. Les vôtres, tout au plus.

Il y a des douzaines d’extensions représentées dans les listes de ventes hebdomadaires de noms de domaine, et il y a celles sur lesquelles vous êtes positionné. Il y a celles qui marchent bien, mais auxquelles vous n’êtes pas éligible. Et celles dont vous auriez juré qu’elles seraient porteuses, mais qui se révèlent être un fiasco.

Il y a les langues qui reviennent le plus souvent dans les listes de noms de domaine vendus, et il y a votre langue maternelle. Et d’autres que vous maîtrisez plus ou moins, tout au mieux.

Il y a une multitude d’utilisateurs finaux potentiels pour votre nom de domaine, et il y a tous ceux qui n’en ont pas besoin. Il y a aussi ceux qui ignorent ce qu’est un nom de domaine, ceux qui ne savent pas qu’il existe un second marché, ceux qui ignorent ce qu’est un whois et ceux qui ne vous approcheront pas par pur principe, parce qu’ils vous considèrent comme un receleur. Parmi eux, certains auraient pourtant l’envie et les moyens d’acquérir votre nom de domaine.

Il y a foison d’investisseurs en noms de domaine, professionnels ou amateurs. Et il y a vous.

Il y a tous les jours des dizaines d’opportunités d’enrichir judicieusement votre portefeuille de noms de domaine, et il y a celles que vous serez assez présent/perspicace/chanceux pour voir passer. Mais il y a surtout celles que vous raterez, faute de temps, d’argent ou d’autre chose.

Il y a ceux qui ont de la chance, et ceux qui en ont moins. Ceux qui étaient devant leur PC connecté à Internet en 1995, et ceux qui n’avaient même pas conscience de l’existence de ce média révolutionnaire. Il y a ceux qui avaient senti le second marché des noms de domaine mais qui n’avaient pas suffisamment de fonds pour s’y lancer, et ceux qui au contraire avaient l’argent mais pas le flair pour mettre la main sur les meilleurs noms. Il y a même ceux qui avaient les deux, mais qui comme vous ne disposaient que de 24 heures par jour. Tout le monde regrette aujourd’hui, les premiers comme les derniers.

Il y a ceux qui perdent des procès sur des noms de domaine génériques, et d’autre qui empilent les domaines litigieux sans n’être jamais inquiétés.

Il y a ceux qui savent programmer des machines pour les aider dans leur entreprise, et ceux qui n’en ont pas les moyens techniques, intellectuels ou financiers. Il y a ceux que les machines qu’ils ont programmées mènent par le bout du nez et entraînent vers le fond. Et ceux qui se hissent vers le haut à la seule force de leur soif d’apprendre, de leur instinct et de leur perspicacité.

Il y a ceux qui ont de gros budgets et les dilapident en un rien de temps, et ceux qui n’en ont que de très modestes mais les dépensent intelligemment.

Il y a des portefeuilles de plusieurs centaines de milliers de noms de domaine, et il y a le vôtre, fort d’une centaine de brebis tout au plus. Peut-être n’avez-vous même qu’un seul nom de domaine sur lequel vous avez tout misé ?

Il y a des noms de domaine médiocres qui se vendent toutes les semaines, et des domaines de qualité qui dorment dans votre portefeuille depuis des lustres.

Il y a ceux qui enregistrent un nom de domaine et le vendent le lendemain, et ceux qui emporteront la quasi-totalité des leurs dans la tombe.

Il y a les mauvaises affaires qui ont des airs de bonnes, et les bonnes des airs de mauvaises.

Il y a les négociations qui aboutissent, et toutes celles qui échouent.

Il y a un gâteau manifestement copieux, et la part que vous allez en manger. Une maigre part, dans tous les cas. Pas une miette, dans le pire – et finalement pas si rare – d’entre eux.

Ne vous laissez pas aveugler par le marché, car vous ne l’égalerez jamais. Peu importe à quel point vous pourriez le connaître ou même le prédire.

Observez-le, mais gardez à l’esprit que c’est lui qui vous dictera sa loi.

D’un côté, il y a le marché. De l’autre, vous et vos noms de domaine. Vous êtes comme une aiguille dans une botte de foin.

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Creative Commons License crédit photo : Roberto Verzo

Plus c’est long, plus c’est bon

Dans ma série de billets sur la valorisation des noms de domaine, j’insiste entre autres sur la nécessité de privilégier les noms de domaine courts, notamment car ceux-ci sont plus faciles à mémoriser.

Au-delà de l’évidente difficulté à trouver des spécimens courts encore disponibles et de leurs prix souvent élevés sur le second marché, certains n’en font qu’à leur tête. C’est ainsi que je vous propose ma découverte du jour : FautVraimentEtreConPourAvoirUneAdresseInternetAussiLongue.com

En effet, mais il faut surtout ne pas manquer d’humour; et de ténacité pour conserver jalousement ce nom de domaine à rallonge depuis 10 looooooooongues années !

Si mon compteur dit juste, la racine de ce nom de domaine totalise la bagatelle de 57 caractères. Rappelons à cet effet que la limite maximale autorisée est de 63. Six caractères de plus et c’était donc le jackpot pour notre ami. Comment n’a-t’-il pas songé à ajouter un superlatif devant « con » pour que le compte y soit ? Peut-être parce qu’aucun mot de 6 lettres ne lui est venu à l’esprit sur le moment ?

Dans la série des noms de domaine les plus longs, un petit clin d’œil aux habitants d’un charmant village du Pays de Galles répondant au doux nom de…

… orné d’un tiret (seuls les experts comprendront pourquoi) et décliné en .com, il remporte l’oscar du nom de domaine le plus long qui soit, avec 63 caractères tout rond.

Eux ont au moins gagné leur titre à la régulière, là où certains se sont montrés plus sournois pour atteindre les fameux 63 caractères :

  • IAmTheProudOwnerOfTheLongestLongestLongestDomainNameInThisWorld.com
  • TheLongestDomainNameInTheWorldAndThenSomeAndThenSomeMoreAndMore.com
  • WieMenschlichMenschenSindZeigtIhrUmgangMitDerMuttersprachefrsch.de
  • (comme souvent en matière de noms de domaine, les possibilités sont infinies)

A l’opposé, on trouve du côté des noms de domaine les plus courts quelques heureux propriétaires de spécimen en une lettre sous .com, dont Nissan et son z.com et Paypal et son x.com. Il existe un vieux serpent de mer selon lequel le reste du cheptel sera un jour ou l’autre relâché sous la forme d’une mise aux enchères. Une longue histoire.