mai 26
Bilan 2008 de la perception du .fr
“Une bonne image sur un marché des noms de domaine encore trop méconnu du grand public” : voici selon l’AFNIC la synthèse du bilan 2008 de la perception du .fr. Le registre a en effet publié ce jour un communiqué de presse sur son site suite à la traditionnelle étude annuelle sur la perception du .fr et des noms de domaine par le grand public.
Réalisée par MetroPanel, l’enquête 2008 a été effectuée en ligne du 7 au 14 mars auprès de 1 265 internautes.
Les informations principales du communiqué de presse en question :
- les noms de domaine sont clairement perçus par 62 % des répondants comme des moyens privilégiés d’affirmer une identité ou une personnalité sur internet;
- les valeurs véhiculées par l’extension : francophonie (59 %), appartenance (28 %) et proximité (18 %);
- on constate une forte notoriété de “l’offre .fr” (70 % des répondants déclarent la connaître);
- 59 % des répondants n’ayant jamais déposé de nom de domaine déclarent ne pas voir à quoi cela leur serait utile;
- 61% des répondants ont acquis leurs noms de domaine via un “package” (domaine + hébergement);
- les prestataires (bureaux d’enregistrement) sont encore mal identifiés ou confondus par le public avec les fournisseurs d’accès;
- 38% des répondants ont affirmé faire pointer leurs noms de domaine vers des contenus personnels et/ou les utiliser comme supports d’adresses e-mail (17 % des cas cités)
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Quelques réflexions en vrac :
- là où environ 60% des répondants évoquent une vision positive du .fr, le même pourcentage n’a encore jamais déposé de nom de domaine. Il faut donc a priori rendre l’offre plus attractive pour que le public ne se contente plus de penser, mais agisse…
- … d’autant plus qu’il est manifestement conscient de l’existence d’une offre sur le secteur de l’enregistrement de noms de domaine en .fr. On a donc bien un public a priori enthousiasmé par le produit et conscient de son accessibilité, mais attentiste…
- … à moins que le problème soit qu’il n’arrive pas à faire le rapprochement entre ce qu’il peut/ce qu’il aimerait se procurer et la manière de le faire, puisqu’il n’est manifestement pas familier avec la notion de prestataire/de registrar. Il faut dire que les registrars francais ne sont pas forcément très expressifs, quand on sait que leurs confrères américains sponsorisent le Superbowl et que leurs voisins allemands sont côtés en bourse. Plus surprenant encore, on découvre qu’il existe manifestement une faille commerciale à exploiter par les FAI francais, qui pourraient bien tenir la poule aux œufs d’or s’ils se lançaient dans la commercialisation de noms de domaine en .fr ! Il leur faudrait bien sûr pour cela se lancer également sur le marché de l’hébergement, car l’activité de registrar en elle-même ne permet pas de dégager de marges substantielles.
- l’adage selon lequel environ 1 nom de domaine sur 2 est inutilisé semble se confirmer sur le .fr. Il y a donc ici aussi un potentiel à exploiter, et pas seulement pour les registrars et autres plateformes de blog mais également pour les acteurs du second marché spécialisés sur la monétisation des noms de domaine à moyen/long terme (achat-vente) et à court/moyen terme (parking)

