juil 21
A nos ventes manquées
En voulant faire quelques courses sur Sedo aujourd’hui, quelque chose (de pourtant courant) m’a particulièrement marqué. Sans avoir fait suffisamment d’offres pour pouvoir en tirer une statistique parlante, j’ai toutefois été frappé par le nombre de mes ardeurs qui se sont vues refroidies par un prix minimum démesuré. Des noms de domaine sur lesquels j’étais pourtant plein de bonnes intentions et que j’aurais volontiers négocié dans l’intérêt des vendeurs, tout au moins dans les limites raisonnables des valeurs de marché. Cela reste une notion bien suggestive et ma valeur de marché n’est peut-être pas celle qu’entend le vendeur, mais je pense suffisamment connaître le sujet pour ne pas exagérer dans ma définition du terme « démesuré ».
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec l’interface Sedo, la plateforme propose à ses vendeurs de noms de domaine différentes options de prix. Vous pouvez par exemple fixer un prix indicatif et ainsi laisser les acheteurs potentiels / le système de négociations automatisé Sedo vous transmettre toutes les offres, fussent-elles inférieures à ce montant. Ou vous pouvez fixer un prix minimum que je qualifierais de « plancher », prix en-dessous duquel les offres sont systématiquement refusées par l’interface Sedo et les intéressés invités à augmenter leur mise jusqu’à atteindre la somme fatidique.
Seulement voilà, en utilisant la deuxième option, vous vous privez potentiellement de ventes. Bien sûr, son but premier est de vous garantir de ne pas être dérangé pour rien. Je ne vais pas le cacher : il m’arrive moi-même d’utiliser cette option. Mais pas à outrance. Elle se montre par exemple adaptée lorsque vous venez d’acheter – disons 500 EUR – un nom de domaine que vous êtes prêt a remettre sans trop attendre sur le marché mais que vous n’allez pas, cela va de soi, vendre moins que le prix auquel vous l’avez obtenu. Vous allez me dire, peut-être que tous les noms sur lesquels j’ai fait des offres aujourd’hui étaient dans ce cas de figure. Honnêtement, je ne pense pas, ou alors les vendeurs ex-acheteurs ont été bien mal inspirés de mettre autrefois à l’achat un prix équivalent à celui qu’ils fixent comme prix minimum à la vente aujourd’hui.
Vous allez aussi me dire que je n’ai qu’à outrepasser Sedo et tenter une offre via le whois, ne risquant a priori pas de me prendre une porte automatique. Certes, mais de nos jours, 1 whois sur 2 (j’exagère à peine) est anonyme d’une part, et je dispose pas non plus d’un temps illimité pour courir après des vendeurs d’autre part; si j’utilise les systèmes de négociations en ligne de Sedo et consorts, c’est aussi pour gagner en sécurité, en temps et en anonymat.
Le comble est que la plupart des prix de plancher constatés étaient supérieurs à 10 000 EUR/USD/GBP. Là encore, ça ne parlera sans doute pas à tous ceux qui me lisent, mais il faut savoir qu’il n’est permis aux vendeurs de ne fixer de prix minimum qu’à concurrence de 10 000 EUR/USD/GBP. Au-delà, il faut l’approbation de Sedo. En théorie en commandant une évaluation qui déterminera la valeur estimative du nom de domaine et transposera celle-ci sur le prix minimum. Mais en pratique, la manœuvre est également réalisable en contactant le support Sedo ou son Account Manager dédié. Je ne critique bien entendu pas le fait qu’un « raccourci » soit possible : un client SedoPro qui souhaite mettre en vente un nom de domaine premium n’a pas besoin de commander une évaluation sur Sedo pour faire attester de la valeur de son actif. Mais la plupart des noms que je visais aujourd’hui n’étaient pas des premiums.
Il serait donc amusant d’évaluer le nombre et le volume de ventes « perdues » par des vendeurs d’une part trop gourmands, mais aussi trop bornés pour s’offrir la chance d’une négociation tout à fait correcte. Je ne parle même pas de l’obtention d’un accord, je parle de discussions.
Si vous êtes vendeur, attention donc à ne pas tomber amoureux de vos domaines en vente à un point d’en devenir aveugle. Certains domaines ne recevront jamais de première offre à mid €€ €€€; même des noms francophones premiums qui les valent ne reçoivent pas de premières offres dans ces eaux. Ça ne les empêche pas de pouvoir finir haut, seulement il faut savoir accepter de partir de bas. Et s’il vous faut absolument un plancher, arrêtez-vous à 5000 EUR grand max et souvenez-vous que le prix de vente moyen d’un nom de domaine ne culmine pas à 30 000 EUR, mais se situe au contraire dans les 2000 EUR. Si vous souhaitez simplement ne pas être dérangé pour pas grand chose, un prix minimum de 500 EUR devrait suffir pour le commun des domaines.
Et si vous êtes acheteur, ne désespérez pas pour autant ;o)
crédit photo : 1suisse
Quand y’en a plus, y’en a encore :
- Rapport Sedo du second marché des noms de domaine : le volume transactionnel passe la barre des 50 millions d’euros en 2008
- Enchères Premium Sedo / mai 2009 : résultats
- Etude du second marché des noms de domaine au 2ème trimestre 2009 par Sedo
- Enchères Premium Sedo / Juin 2008 : les résultats
- Enchères DomainVermarkterForum (Berlin)

21 juillet 2009 à
C’est toujours pareil, le vendeur veux vendre aux plus cher et l’acheteur veux acheter au moins cher. Le plus gros problème c’est que souvent les deux parties n’estiment pas le domaine suivant les même métriques.
Pour rendre le post croustillant tu aurais du mettre un exemple de domaine, ton offre et sa réponse.
On aurai pu dire qui exagérait vraimment, le vendeur ou l’acheteur
Bonne chance dans tes emplettes.
21 juillet 2009 à
Tout le monde tire sur la corde mais il faut encore que quelqu’un se saisisse de cette corde pur la tiré.
Il faut je pense rester modeste sur le prix de vente de départ car si un nom a vraiment de la valeur je pense que plusieurs personne serons intéressé donc logiquement l’enchère monteras d’elle-même.
21 juillet 2009 à
Interesting article, Remy!
Andrew wrote one the same topic from a different perspective, calling such prices « Make Me Move » prices (from real estate):
http://domainnamewire.com/2009/07/13/pricing-domain-names-at-make-me-move-prices/
He makes a good point: many domainers list their names for sale even though they’re not _really_ serious about selling. Certainly makes buying an inefficient process, and IMO that’s why so many people turn to the expiring auctions and professional sellers like NameMedia.
22 juillet 2009 à
Un exemple concret de négos en cours pour lesquelles malgré le « prix d’appel » élevé du vendeur, celui-ci est descendu rapidement (prix divisé par 10) :
21/07/09 Votre offre : 250 USD
21/07/09 Contre-offre du vendeur : 70.000 USD
22/07/09 Votre offre : 800 USD
22/07/09 Contre-offre du vendeur : 7.200 USD
S’il avait utilisé le montant de 70.000 USD comme prix minimum, les négociations auraient été sabordées et ses chances de vente avec.
De mon côté, ce n’est pas parce que j’ai attaqué à 250$ que je ne suis pas prêt à mettre 15 fois plus.
Les chances d’arriver à un accord sont donc réelles
22 juillet 2009 à
Jolie cadeau que tu nous fait là, en nous en parlant. Je serait curieux de voir à combien il seras vendue à la fin des négociations. Parfois je suis intéressé aussi par un ndd et quand je voie le prix demander j’ai parfois peur. Bonne transaction à toi Rémy.
22 juillet 2009 à
Je viens juste de conclure à 1.100 USD sur le nom en question, mais une transaction n’est complètement bouclée pour l’acheteur que lorsque le mouton est dans sa bergerie, donc wait and see
22 juillet 2009 à
Merci de l’information, attendons de voir si le mouton arrive. En tous cas bonne équilibre dans la vente pour les deux partie. est-ce que tu traite tous tes transaction via Sedo pour les sécurisé ou as tu d’autre poyen pour pas avoir de problème ?
Des petits Tuto dans se genre serais pas mal, sans bien sûr dévoilé tes secret, mais des lignes de conduite avec des erreur a faire et à ne pas faire serais bien je pense.
26 juillet 2009 à
Remy,
Beaucoup apprécié ce post du moment que l’auteur est un acheteur.
Mais cette position existe depuis l’antiquité comme celle d’ailleurs du vendeur.
Personne ne saura le prix véritable d’un NDD dans l’immédiat, mais juste une fourchette.
N’oublions pas que le prix d’une action est souvent basé sur les bénéfices de la SA des 20 voire 40 prochaines années.
Il y a des ndd dont personne ne paierait même les frais d enregistrement mais qui les rapportent par jour.
Le modèle d’évaluation d’un ndd n’est pas encore né, d’ici là le domaineur évitera le domaineur et attendra l’utlisateur final ou bien le domaineur réaliste.
Salutations
Dabsi
3 août 2009 à
Merci pour ce post.
Il y a donc bien des gens qui vende sur sedo.
Pour ma part aucune offre depuis que je suis inscrit.