Sex.com, la saga continue

sex.comComme je l’écrivais dans mon dernier billet sur la vente de sex.com, le Tribunal Californien des Faillites devait rendre hier sa décision dans l’affaire, à savoir essentiellement se prononcer en faveur ou contre l’offre ferme de $13M formulée par la société Clever Holdings dans le cadre de la vente du nom de domaine via Sedo. Sans grande surprise, la juge en charge de l’affaire, Geraldine Mund, a donné son accord pour que soit validée l’offre en question.

Cet article pourrait s’arrêter ici, scellant le record du montant public le plus important jamais payé pour un nom de domaine « nu » (sans site web associé).

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GoDaddy n’est plus à vendre

logo godaddyIl semblerait que j’ai été bien inspiré d’insérer sciemment un point d’interrogation à la fin du titre de mon récent billet sur la mise en vente de GoDaddy. Le Wall Street Journal, qui avait lui-même révélé la mise aux enchères du plus gros registrar au monde, vient d’annoncer que l’intéressé a fait marche arrière la semaine dernière.

Selon des sources proches du dossier (encore elles), le processus de mise aux enchères de GoDaddy était en bonne voie, plusieurs intéressés sérieux s’étant manifestés pour s’aligner sur la somme de 1,5 à 2 milliards de dollars réclamés par le fondateur et CEO Bob Parsons.

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Le nom de domaine sex.com en passe d’être vendu $13M ?

Selon une information toute récente du très sérieux DomainNameWire reprise notamment par TheRegister.co.uk, le nom de domaine prestigieux sex.com serait en passe d’être vendu pour 13 millions de dollars US.

C’est en tous cas le montant d’une offre ferme transmise aujourd’hui au tribunal en charge du dossier (la Cour des Faillites californienne). L’offre en question émane de la société Clover Holdings Limited et a été formulée dans le cadre du mandat de courtage confié à Sedo il y a quelques mois. Selon les documents officiels remis au parquet, Clover aurait proposé la meilleure offre parmi les 12 intéressés en lice.

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Plus d’essence ? Roulez aux noms de domaine !

De ce que je lis dans la presse et constate aux stations-service en frontière franco-suisse, il devient de plus en plus difficile de trouver de l’essence en France par les temps qui courent. Par simple curiosité et en fervent adepte de la navigation directe, j’ai donc entré ce matin les domaines essence.fr et carburant.fr dans mon navigateur pour voir si le citoyen français pouvait trouver un peu de réconfort voire même une aide concrète sous ces noms « tête de gondole » de la thématique.

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Des noms de domaine qui ont du goût

Signe que de banals gestes du quotidien sont parfois source d’inspiration, c’est en allant nonchalamment me faire un café que m’est venue l’idée de ce billet. Non pas que le ronronnement de la cafetière m’ait subitement plongé dans un profond état d’inspiration, mais parce que l’évidence s’est tout bonnement retrouvée sous mes yeux. Juste là, à côté de la machine à café, un petit sac… pardon, un cornet, comme on dit en Suisse. Dans ce cornet, du sucre. Pas du sucre en poudre, du sucre en morceaux. Des morceaux joliment emballés dans des sachets individuels, comme ceux qui accompagnent souvent le petit noir qu’on nous sert au café du coin.

Pour tout vous dire, je prends habituellement mon café sans sucre. Mais cette fois-ci, mon œil est irrésistiblement attiré par le florilège de couleurs qui s’échappe de ce sac plastique. A peine le temps d’y penser que l’information est déjà passée de l’œil au cerveau et du cerveau à ma main, déjà plongée au fond du sac pour en ressortir l’objet de ma curiosité. « eausucrée », puis-je lire sur le devant de l’emballage du premier morceau saisi, « pinceàsucre » sur le second, « fleurdesucre » sur le troisième. Jusqu’à ce que le revers de l’emballage capte définitivement mon attention :

sucre.ch, le nom de domaine avec des morceaux de sucre dedans

xxx

zucker/sucre/zucchero
aarberg

www.zucker.ch
www.sucre.ch

Chapeau l’artiste ! Il ne manque que zucchero.ch pour le hat trick parfait ! Sugar.ch n’eut pas été de refus non plus : même si l’anglais ne compte pas parmi les langues officielles de la Suisse, c’est une langue souvent retenue pour son universalité par les éditeurs de sites locaux.

De retour à mon poste, me voici parti aux trousses des sites web incriminés avec pour seule arme la barre d’adresse de mon navigateur. Arme fatale, quoi qu’on en dise. La navigation directe a cet énorme avantage de ne pas détourner l’internaute de son chemin, ni ne souffre d’éventuelles interférences crées par l’environnement, comme c’est souvent le cas sur les moteurs de recherche. Avec un nom aussi représentatif et accrocheur que sucre.ch, aucun risque que ma mémoire m’ait fait défaut sur les 30 mètres qui séparent la cuisine de mon poste de travail. J’aurais pu tenir des semaines, voire des mois avant de finir par saisir le nom de domaine dans un navigateur; il aurait toujours tenu sa place dans un coin ma tête.

Et vient l’instant du levé de rideau. Face à l’écran, je découvre à ma petite surprise que sucre.ch et zucker.ch ne sont pas la propriété, comme je m’y attendais, d’un Syndicat des Producteurs de Sucre Suisses ou d’un organisme similaire (Cf le CEDUS en France, qui communique d’ailleurs sur LeSucre.com alors même qu’il détient le category killer sucre.fr). Mais pour en revenir à sucre.ch, il s’agit bien de la propriété d’un acteur privé, les Sucreries Aarberg et Frauenfeld SA. Un acteur qui sait de toute évidence parler à ses visiteurs avec des noms de domaine savamment choisis, et leur propose sur sucre.ch de s’orienter vers :

  • sucre.ch, le site officiel des sucreries Aarberg et Frauenfeld SA
  • sucrisse.ch, la manière moderne de sucrer
  • SucreSuisse.ch, la plate-forme d’information du sucre suisse

Et la sucrerie suisse-allemande de nous servir le même menu dans la langue de Goethe : zucker.ch/sucrisse.ch/SchweizerZucker.ch. Exquis…

Quant à la fameuse « carte manquante », zucchero.ch, je découvre qu’elle ne manque pas de goût elle aussi. Mieux, elle complète en quelque sorte de la meilleure des façons ce succulent menu de noms de domaine. On y trouve la boutique en ligne d’un prestataire tessinois spécialisé dans la publicité sur sachets de sucre. Peut-être est-ce d’ailleurs ce même publicitaire qui a conseillé les Sucreries Aarberg et Frauenfeld dans le choix de leur campagne ?

Mon périple terminé et ma curiosité satisfaite, je me prends à déballer mon morceau de sucre et à en agrémenter mon café, qui lui aussi avait peut-être raté quelque chose pendant tout ce temps où je l’avais bu sans saccharose.

Quelques mois plus tôt, nous vendions sucre.com. Durant la phase de prospection d’acheteurs, j’avais vu sucre.ch sans vraiment le regarder. Qui eut cru que plus tard, un morceau de leur histoire se retrouverait dans ma tasse ?

Quand les noms de domaine sont délicieux, la gourmandise n’est un plus un vilain défaut.

PS : j’en profite pour vous rappeller que vos photos sont toujours les bienvenues pour agrémenter la rubrique photodomaines du blog !

Lancement du site ingenieurs.fr

Ceux qui connaissent un peu la région Rhône-Alpes, le football et les vieilles légendes savent combien il est difficile pour un Stéphanois de faire l’éloge d’une réalisation d’un voisin lyonnais (et vice versa). Comme l’ASSE a remporté le dernier derby à Gerland, je vais quand même (faire semblant de) me forcer et féliciter Thierry Debarnot et toute l’équipe de Media Etudiant pour le lancement du dernier poulain du groupe : ingenieurs.fr

ingenieurs.fr, ingenieurs.com, deux noms de domaine, même combat

MediaEtudiant.fr est la première communauté étudiante de France. Quoi de plus logique dès lors que d’avoir opté pour le nom de domaine de premier choix ingenieurs.fr pour bâtir la première communauté d’étudiants ingénieurs en France ?

L’ex étudiant en lettres/langues que je suis aurait bien du mal à vous parler des formations d’ingénieurs et des métiers d’ingénieurs comme si c’était une deuxième nature, mais les passionnés pourront échanger à loisir sur le forum d’ingénieurs.fr et, s’ils souhaitent donner un nouvel élan à leur carrière, consulter la rubrique emploi du site pour décrocher un stage ou trouver leur bonheur parmi les dernières offres.

Après le lancement très médiatisé de devoirs.fr, Media Etudiant montre une fois encore son attachement aux noms de domaine génériques de qualité. De mon côté, je suis heureux d’avoir pu les aider à faire l’acquisition de l’indispensable version en .com d’ingenieurs.fr. Je constate d’ailleurs qu’ingenieurs.com est l’URL officielle du site, bien que la communication soit centrée sur ingenieurs.fr. Dans tous les cas, l’espace est idéalement occupé puisque la seule carte manquante au carré – ingenieur.com – redirige sur ingenieur.de, un site en allemand qui ne devrait ni faire d’ombre à Media Etudiant, ni changer de main de sitôt.

À noter également, d’un point de vue « domainistique », que le groupe a su se donner les moyens de ses ambitions puisque les trois spécimens ingenieur.fr + ingenieurs.fr + ingenieurs.com ont été négociés sur le second marché (montants confidentiels). Il ne fait aucun doute que l’investissement sera rapidement rentabilisé pour le spécialiste du secteur au vu de la croissance soutenue des sites de son réseau. L’un des nombreux reporters de Blogodomaines qui parcourent le globe sans relâche à la recherche des derniers scoops en matière de noms de domaine a d’ailleurs pu retrouver M. Debarnot himself dans les tribunes de Gerland et recueillir quelques mots de sa part en exclusivité :

Je souhaitais lancer un site de niche innovant à destination des ingénieurs car les écoles nous ont sollicité à plusieurs reprises sur ce sujet. Pour nous imposer rapidement comme une marque incontournable auprès des jeunes et des étudiants ingénieurs, et aussi faciliter la commercialisation des espaces, je ne voyais pas de meilleur moyen que d’investir dans le couple de noms de domaine ingenieurs.fr/ingenieur.fr. Hasard du calendrier, quelques semaines seulement après la finalisation des négociations sur les deux .fr, ingenieurs.com était mis aux enchères; j’ai donc eu le plaisir de négocier son acquisition avec mon voisin stéphanois (enfin suisse plutôt) Rémy chez Virtual Network.

Et à peine 3 mois plus tard, Thierry est en passe de conquérir le monde avec son joyau, rendez-vous compte !

Ceux d’entre vous qui souhaitent en savoir plus sur l’initiative ingenieurs.fr peuvent contacter Thierry via l’espace presse du site ou consulter le communiqué de presse publié spécialement pour l’occasion. A écouter également, une excellente interview audio du fondateur sur FrenchWeb.fr.

Longue vie à ingenieurs.fr, bonne chance à Media Etudiant pour la suite et impatient de voir le prochain category killer de la maison !

Vous prendrez bien un morceau d’histoire ?


Imaginez avoir dans votre portefeuille l’un des anciens noms de domaine de Mark Zuckerberg himself ! Et pas le moindre, « l’ancêtre » de Facebook. Plutôt cool comme collector, non ? Et bien si mettre la main sur un tel morceau d’histoire est aujourd’hui un rêve pour vous, vous avez les moyens de le réaliser.

Enfin, « les moyens »… on se comprend : il vous en coûtera quand même la bagatelle de quelques dizaines (voire centaines) de milliers de dollars. Ce nom de domaine, c’est FaceMash.com.


Comment faire pour vous en emparer et frimer devant vos amis ? Rien de plus simple, rendez-vous sur le site d’achat-vente de noms de domaine et de sites web Flippa.com et déposez votre offre en ligne ! Des 5 offres reçues jusque là par le vendeur, la plus haute s’élève à $19 000. Détail d’importance : le prix de réserve de $8 000 ayant d’ores et déjà été atteint, le nom de domaine sera vendu quoi qu’il advienne dans un peu plus de 18 jours. De quoi laisser le temps à la mayonnaise de monter un peu. D’ici là et moyennant un chèque de $125 000, l’intéressé vous laisse même rentrer chez vous avec votre nouveau joujou, sans discuter davantage. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, aussi bien pour lui que pour vous.

facemash

Vous vous demandez si Mark Zuckerberg en personne a mis ce nom de domaine en vente pour passer le temps, financer sans trop se fouler une petite soirée entre amis ou faire parler les curieux comme moi ? Il n’en est rien. Il semblerait en fait que le fondateur de Facebook ait tout simplement laissé expirer le nom de domaine FaceMash.com il y a plusieurs années. Laisser tomber un collector de ce calibre comme une vieille chaussette, c’en est presque triste. En tous cas, ça n’a pas fait que des malheureux puisque le premier arrivé à l’expiration de ce nom a, comme le veut la règle, été le premier (et le seul) servi. Il a dès lors gagné le droit de disposer librement du nom de domaine. Et après avoir loué celui-ci pendant un temps pour $100/mois à un réseau social alternatif en phase de lancement, il semblerait que notre ami ait décidé d’arrêter l’aventure et de passer à autre chose.

Petit détail sympathique : le nom de domaine FaceMash.com a même joué les premiers rôles dans le film « The Social Network », relatant l’histoire de Facebook. Le long métrage fait notamment la part belle au nom de domaine durant la scène d’ouverture. Selon le vendeur, cette seule exposition bonus aurait causé un pic de trafic quotidien à plus de 1000 visites/jour lors de la sortie du film, contre 600 vues/mois en temps normal. Plutôt bon marchand, le propriétaire attire notamment l’attention des intéressés potentiels sur le fait que Sony Pictures est titulaire de la version équivalente en .net, FaceMash.net.

Comme l’affaire pourrait paraître un peu trop grosse pour être vraie, le vendeur renvoie à l’historique du whois du nom de domaine pour prouver qu’il a bien appartenu un temps au plus jeune milliardaire du monde (selon le classement Forbès 2010).

Bon, puisqu’il faut bien trouver des défauts à ce nom de domaine, notons qu’il n’abritait pas exactement la réplique originelle de Facebook. C’eut été différent pour TheFacebook.com, qui était pour le coup l’ancien nom de Facebook.com version old school. Non, FaceMash était en fait un programme que le petit Mark avait écrit pendant ses années d’errance à Harvard, programme s’apparentant à un « hot or not ? ». Je laisse les plus curieux se délecter de l’intégralité de l’histoire sur http://en.wikipedia.org/wiki/Facebook (§ History)

Souhaitons bonne chance au vendeur ! Et à l’acheteur aussi, car il risque de devoir suer un peu pour arriver à ses fins. Et tant qu’on y est, félicitons Flippa.com pour ce joli coup de pub !

Pour suivre la fin de l’histoire, c’est par ici : enchères FaceMash.com

UPDATE : le nom de domaine a finalement été adjugé pour $30,201 (soit près de 22 900€) à l’issue des enchères le 25 octobre 2010. Il est désormais hébergé chez Network Solutions, avec des coordonnées whois en partie masquées mais laissant transparaître le nom d’un certain Sean Kelly en contact administratif. FaceMash.com redirige actuellement vers une page parking NetSol.