Partager un lien vers son portefeuille de domaines en vente sur Sedo

[UPDATE] : cette fonction (c.a.d. la première méthode décrite dans le billet ci-dessous) bien pratique pour les uns et bien incommodante pour les autres a vécu ses derniers instants début juin 2011, Sedo ayant manifestement choisi de la sacrifier sur l’autel de la confidentialité et de la protection des données personnelles.

R.I.P. :-)

NB : les méthodes 2 et 3 restent d’actualité

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Un mini tuto au programme aujourd’hui !

Voici 3 méthodes pour partager – notamment avec des acheteurs potentiels – un lien vers l’intégralité de votre portefeuille de noms de domaine en vente sur Sedo.

La première méthode, la plus old school car utilisable et utilisée depuis des années par les « Sedonistes » aguerris, n’est en revanche pas la plus sûre, comme vous allez le constater. Elle consiste à intégrer son identifiant Sedo dans le lien standard suivant :

http://sedo.com/search/searchresult.php4?showuser=IDENTIFIANT

, en veillant bien à respecter la casse (ex : NomDeDomaine VS nomdedomaine). Contrairement à ce qui était le cas jusqu’à il n’y a pas si longtemps, Sedo encrypte désormais le lien en question dès lors qu’il est saisi et validé dans un navigateur (en le remplaçant par l’URL d’arrivée http://sedo.com/search/searchresult.php4?language=fr). Mais à partir du moment vous avez pris le parti de communiquer ce lien à quelqu’un, vous prenez quoi qu’il en soit un risque en termes de sécurité. Votre interlocuteur connaît en effet de facto votre identifiant Sedo et vous venez gracieusement de lui ouvrir l’une des deux portes à l’entrée sur votre compte. En clair, il ne lui reste « plus » qu’à trouver votre mot de passe pour s’introduire tranquillement dans votre bergerie (bien qu’il ne puisse y chaparder de moutons à proprement parler, il pourrait caresser leur laine soyeuse). Les domaineurs sont généralement des gens très civilisés mais on ne peut pas en dire autant de tout le monde, donc soyez prudent avec cette méthode d’ancien combattant !

La seconde méthode, semblable voire équivalente à la précédente mais autrement plus sûre, a été récemment introduite par Sedo, sans que je puisse dire avec certitude si cela s’est fait lors de la refonte de leur site web l’an dernier où lors de la sortie il y a quelques jours de la dernière version de leur module de recherche. Toujours est-il qu’il suffit pour accéder à cette fonction de :

  • vous connecter à votre espace-membre Sedo (mon Sedo)
  • puis de vous rendre dans la rubrique « données personnelles »
  • et enfin d’aller sous l’onglet « paramètres personnels »

Vous verrez alors s’afficher en haut de page un lien en partie encrypté qui présente le double avantage d’être « jetable » – il est possible de générer à la volée de nouveaux liens encodés – et d’être sécurisé puisqu’au format https.

La troisième méthode, la moins directe, consiste à ne pas activer/à désactiver l’option « ne pas afficher de liens vers mon portefeuille de noms de domaine » dans les paramètres d’affichage de page d’offres de n’importe lequel de vos noms de domaine en vente sur Sedo. Cette fonctionnalité est accessible depuis :

  • mon Sedo > gestion de domaines > clic sur un domaine en vente de votre portefeuille > lien vers votre portefeuille de noms de domaine

Si vous activez cette option, l’ensemble de vos noms de domaine en vente sur Sedo apparaîtra directement sur n’importe quelle page d’offre de l’un des noms de domaine concernés.  Je n’ai pas pu trouver d’exemple de page d’offre intégrant cette fonctionnalité, dont j’ai l’impression qu’elle est peu populaire parmi les utilisateurs Sedo. Si quelqu’un a repéré un spécimen, il peut volontiers le partager en commentaires et je l’intègrerai dans cet article.

Le partage public ou privé de son inventaire de noms de domaine peut s’avérer utile dans de certains cas, tels qu’une une vente de gros sur un forum dédié aux noms de domaine ou une vente ciblée sur une thématique à un utilisateur final. A vous de jongler avec les options ci-dessus au gré de vos besoins.

Bon partage à tous !

GoDaddy à vendre (?)

Si le sujet n’a pas (encore) été vastement abordé dans la presse spécialisée francophone, la nouvelle a pourtant fait l’effet d’un coup de tonnerre chez nos voisins américains. Et il y a de quoi : GoDaddy.com, le premier registrar au monde par la taille – et de loinest serait à vendre. C’est en tous cas ce qui a été annoncé hier par le très sérieux Wall Street Journal. Sans que l’information n’ait encore été confirmée par du leader mondial de l’enregistrement de noms de domaine, elle semble émaner de personnes proches du dossier, comme il est coutume de les appeler dans ce genre de scénarios improbables. Ces sources affirment que la banque d’investissement Qatalyst Partners a été mandatée par Bob Parsons, fondateur et actionnaire unique de GoDaddy, pour trouver un repreneur à l’issu d’une mise aux enchères qui pourrait générer des offres avoisinant le milliard de dollars (source WSJ)

De prime abord, il me semble qu’il est de mise de prendre cette annonce avec la plus grande prudence : l’information n’a, encore une fois, pas été confirmée par les responsables de GoDaddy. Elle semble par ailleurs en décalage avec l’actualité d’une société dont il était question il n’y a pas si longtemps (en 2006, tout de même) qu’elle s’introduise en bourse. Le fantasque Bob Parsons avait quelques mois plus tard annoncé sur son blog qu’il renonçait à cette manœuvre dont GoDaddy n’avait selon lui `pas besoin´, en raison notamment des excellents résultats de l’entreprise et des conditions de marché loin d’être optimales à l’époque (que faudrait-il dire aujourd’hui ?)

GoDaddy aurait pourtant eu depuis 2006 l’occasion de revenir sur le front de l’introduction en bourse. Bob Parsons lui même avait d’ailleurs laissé entendre que la probabilité de ressortir le dossier des tiroirs n’était pas inexistante. Après tout, toutes les conditions avaient à l’époque été validées par l’autorité de régulation des marchés et la situation financière de GoDaddy ne semble pas s’être dégradée depuis, loin s’en faut. Le registrar, connu pour ses opérations marketing aussi « torrides » que coûteuses (les fameux spots TV à la mi-temps de la finale du Superbowl), possède actuellement une part monstrueuse de plus de 30% du marché ultra-concurrentiel de l’enregistrement de noms de domaine. Aujourd’hui, près d’un  nouveau nom de domaine sur deux est enregistré chez GoDaddy. La société emploie plus d’un milliers de collaborateurs, s’est diversifiée avec succès dans les prestations d’hébergement, les solutions e-commerce et même le second marché des noms de domaine.

Alors pourquoi vendre si tout va bien ? A moins qu’il ne faille retourner la question ainsi pour y voir plus clair : pourquoi attendre pour vendre si GoDaddy a atteint le haut d’une vague dont il ne peut désormais que redescendre ? C’est à vrai dire la seule perspective qui me semble à ce jour permettre de comprendre la situation décrite par le Wall Street Journal. En l’espèce, celle-ci me semble essentiellement dictée par le destin de son fondateur et actionnaire unique. Bob Parsons a aujourd’hui la soixantaine passée. Depuis 1997, il s’est évertué à faire de GoDaddy le leader incontesté de l’enregistrement de noms de domaine et un acteur incontournable sur les secteurs satellites, notamment l’hébergement et la commercialisation de certificats SSL. On peut imaginer que notre ami Bob, qui n’est manifestement pas du genre à faire dans la demi-mesure, ne se sente pas d’attaque pour le challenge de la prochaine décennie. Qui pourrait lui en vouloir ? Après tout, il est seul capitaine à bord et a visiblement mené la barque très convenablement jusque là. Pourquoi ne pas laisser la barre à quelqu’un d’autre, quitte à ce que se soit à un inconnu ?

A supposer qu’il ne s’agisse pas d’un bruit de couloir infondé et que GoDaddy soit effectivement vendu aux enchères dans les mois à venir, une chose est sûre : le paysage du premier marché des noms de domaine s’en trouverait sensiblement changé. Si un concurrent parvenait à faire main basse sur la société, alors ce ne serait vraisemblablement pas un outsider compte tenu du prix en jeu (il est question d’un milliard de dollars, mais cette somme correspondrait davantage à un prix de réserve qu’à un prix de vente d’après moi, compte tenu des $800 millions de chiffre d’affaires déclarés par GoDaddy en 2009); ce qui signifierait une consolidation du « portefeuille » de deux mastodontes et l’avènement d’une sorte de super-puissance des noms de domaine. Si GoDaddy était racheté par un acteur étranger au marché des noms de domaine – je pense notamment à un fonds d’investissement – alors son destin s’en trouverait là aussi grandement modifié. Bob Parsons n’a sans doute pas mené seul GoDaddy au succès, et le capital humain de la société a donc certainement un rôle important à jouer, mais ne dit-on pas qu’un troupeau n’est pas grand chose sans son berger ? Bob peut certes transmettre son bâton et quelques chiens du meilleur pédigrée, mais la transhumance ne sera pas pour autant vouée au succès pour le repreneur. Cela demeurerait un challenge des plus motivants.

Quoi qu’il en soit, il s’agit à n’en point douter d’un dossier à suivre de près pour les acteurs du premier comme du second marché des noms de domaine. J’ose demander qui d’entre vous n’a pas au moins un nom de domaine en gestion chez GoDaddy ?

Retrouver la date d’enregistrement d’un nom de domaine en .ch

Comme il faut bien vivre avec les mœurs son pays d’accueil, je suis fréquemment amené à m’intéresser de près aux noms de domaine en .ch.

L’extension suisse, forte de presque 1 500 000 noms de domaine à l’heure où j’écris d’après les statistiques du registre SWITCH, compte parmi ses particularités le fait de ne pas voir s’afficher publiquement dans le whois la date de création des noms de domaine en .ch. Pas plus que l’adresse e-mail ou le numéro de téléphone de leurs titulaires, d’ailleurs, mais c’est une autre question.

Ce manque d’informations vitales sur la carte d’identité des noms de domaine en .ch n’est pas sans poser quelques soucis de traçabilité pour quiconque s’intéresse de près à un spécimen pour une raison ou pour une autre. S’il est à ma connaissance impossible de lever l’anonymat sur les adresses e-mail et les numéros de téléphone des titulaires – contraignant les intéressés à prendre contact par voie postale ou à jouer de l’annuaire et consorts – il existe un moyen simple et relativement efficace de lever le voile sur la date d’expiration d’un nom de domaine en .ch.

  • Prérequis n°1 : disposer d’un compte utilisateur chez SWITCH. Si c e n’est pas votre cas, vous pouvez ouvrir un compte sur nic.ch.
  • Prérequis n°2 : que le nom de domaine objet de la recherche soit enregistré chez SWITCH (le registre du .ch jouant également un rôle de registrar en commercialisant directement l’extension, contrairement à ce que fait l’AFNIC par exemple), et non chez un partenaire SWITCH comme OVH ou Gandi (liste des partenaires SWITCH)

Une fois connecté sur votre compte SWITCH, rendez-vous via le menu vertical situé sur la gauche de l’écran dans la rubrique Noms de domaine, puis dans la sous-rubrique Gestion. Saisissez ensuite dans le champ Gérer un autre nom de domaine la racine du domaine de votre choix, cochez la case .ch et cliquez sur Chercher. Sur la page suivante, vous verrez s’afficher la date d’activation des serveurs de noms. Celle-ci coïncide systématiquement avec la date de création du nom de domaine : même si les DNS ne sont en fait activés par SWITCH qu’à réception du paiement, l’inscription dans le fichier zone se fait dès l’enregistrement du nom.

On peut ensuite aisément déduire de cette date la date d’expiration du nom de domaine puisqu’à l’instar des .fr, les noms de domaine en .ch sont enregistrables uniquement par périodes successives d’un an. Ainsi par exemple, un nom de domaine activé le 15 septembre 209 expirera officiellement le 15 septembre 2010, même dans le cas où son effacement aurait été demandé entre temps par son titulaire, de ce que je sais.

Je ne tiens pas compte ici des détails du processus d’expiration des domaines en .ch, mais il faut savoir qu’un nom programmé pour expirer le 15 d’un mois n’expirera en réalité pas le 15 même : il existe comme pour de nombreuses extensions une période dite de rédemption.

Petit conseil au passage à ceux d’entre vous qui ont chez SWITCH des noms de domaine en .ch qu’ils souhaitent résilier : pensez à bien demander la résiliation au plus tard 30 jours avant la fin de l’abonnement, sans quoi le coût d’enregistrement de l’année suivante vous sera facturé et sera dû, même si le domaine est effacé ultérieurement.

Voilà, en espérant que ce petit tuyau vous soit utile dans votre chasse aux .ch !