Photodomaines.com

Les noms de domaine sont devenus omniprésents dans la communication des entreprises, si bien que les consommateurs (malgré nous) permanents de publicité que nous sommes sont confrontés quotidiennement à des dizaines de visuels dans lesquels sont mis en scène d’une manière ou d’une autre des noms de domaine. Certains, à force de rabâchage ou tout simplement parce qu’ils sortent du lot, restent ancrés dans nos petites têtes (qui n’a jamais vu un mangerbouger.fr ou un hotels.com ?), d’autres en revanche ont beaucoup plus de mal à ne pas rentrer par une oreille (un œil) et à sortir par l’autre (qui retient plus de 10 minutes les sous-domaines en .gouv.fr utilisés par le gouvernement français ?).

Le fanatique des noms de domaine que je suis a une fâcheuse tendance a faire une fixation sur les noms de domaine affichés dans les pubs. Sur Internet, à la télé, dans la rue… comme si je n’en ingurgitais pas assez comme ça tous les jours au boulot. Et certains monopolisent davantage mon attention que d’autres. Souvent, je me contente de regarder et de sourire. Et puis parfois, je vois passer des choses un peu plus insolites que j’ai envie d’immortaliser. Comme l’attardé des nouvelles technologies que je suis n’est équipé d’un téléphone portable avec appareil photo intégré que depuis quelques mois (ça doit pourtant être la norme depuis des années maintenant), c’est devenu bien plus facile pour moi de dégainer mon objectif qu’avant.

De là m’est venue l’idée d’une nouvelle série de billets sur Blogodomaines. Une série qui ferait parler l’adage « parce qu’une petite image vaut mieux qu’un long discours« , en somme. Le concept est donc de photographier à la volée et en toutes saisons des noms de domaine insolites, accrocheurs, inspirants, funky, tarabiscotés, délirants – tout ce qui fait qu’il peut valoir le coup d’appuyer sur le déclencheur – et de venir les poster ici.

Parce que je n’ai que deux yeux et pas encore le don d’ubiquité, j’aurai besoin de votre soutien pour m’aider à enrichir cette photothèque spéciale « noms de domaine ». Je compte donc sur vous pour m’envoyer à remy[at]blogodomaines.com tout cliché mettant en scène un ou des  noms de domaine qui aura(ront) retenu votre attention. Rien à gagner pour le moment, si ce n’est un peu de gloire et un petit backlink, cela va de soi ;o)

J’inaugure la rubrique avec une photo prise hier sur le parking du boulot :

Ce camion ne pouvait pas mieux choisir son parking !

Alors, de quel nom de domaine vous souviendrez-vous dans 2 jours ? Moi, je sais duquel je me souviendrai quand la clim’ tombera en panne l’été prochain ;o)

A vos objectifs !

Sex.com en route vers un nouveau record ?

ThreesomeLa nouvelle aurait presque passé sous silence la récente vente de poker.org pour un million de dollars. Dans un peu moins d’un mois, une légende des noms de domaine va remonter sur scène. Pour la énième fois dira-t-on, après moultes aventures rocambolesques parmi lesquelles des changements de mains multiples, des vols, des procès à rallonge et même un livre. Aucun doute, ce nom de domaine est une histoire à lui tout seul. Mais pourrait-il en être autrement pour LE nom de domaine générique non-développé (il redirige actuellement vers une page parking) qui selon moi reçoit le plus de type-in sur la planète et symbolise à lui seul l’une des industries les plus anciennes, les plus innovantes et les plus performantes sur le Web ?

Cette fois-ci, c’est dans le cadre d’une vente aux enchères sur saisie que sex.com sera remis en jeu. En effet, il semblerait que la société ESCOM LLC, qui avait aurait racheté ce nom de domaine en janvier 2006 pour 14 millions de dollars (un montant qui n’a jamais été confirmé officiellement, contrairement à la transaction elle-même), doive aujourd’hui faire face a des difficultés financières telles que la seule issue soit la liquidation d’actifs tels que sex.com. Preuve – si besoin est – que les noms de domaine sont bien considérés comme des actifs à part entière puisque les huissiers les saisissent pour rembourser les créanciers le cas échéant.

La vente aux enchères se tiendra le 18 mars prochain dans les locaux de Windels Marx Lane & Mittendorf LLP à New York.

Le ticket d’entrée n’est certes pas donné, mais somme toute logique pour un nom de domaine de ce calibre : $1,000,000. Les intéressés sont invités à se présenter sur place avec un chèque certifié de ce montant, garantie sine qua non pour s’asseoir dans la salle d’enchères. Pour peu que ledit chèque soit présenté, la vente est publique.

Ce sera à n’en point douter un des évènements de l’année dans le microcosme des noms de domaine. De là à savoir si le record de $14 millions prétendument établi il y a quelques années peut à nouveau être battu…

La légende est (à nouveau) en marche. Faites vos jeux !

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Creative Commons Licensecrédit photo : Mycael

Le rapport Sedo du marché des noms de domaine en 2009 est dans les bacs

Oyé oyé braves gens, l’édition 2009 du traditionnel rapport Sedo du marché des noms de domaine est dans les bacs ! C’est ce que je viens d’apprendre par un communiqué de presse dont voici un extrait :

Cologne, le 09 février 2010 – malgré la crise économique, le second marché des noms de domaine a poursuivi sa croissance en 2009 […] Le nombre de transactions a connu une hausse de 4,6% et le volume transactionnel a progressé de 1,6 M.


Voici les faits marquants de ce rapport annuel :

  • 38.675 noms de domaine ont été échangés sur Sedo en 2009, soit une progression de 4,6% par rapport à l´année 2008.
  • Le .com est demeuré en tête des échanges de domaines génériques de premier niveau, représentant une part de 74% des échanges de gTLDs.

  • Les noms de domaine géographiques ont constitué une belle surprise, atteignant pour certains des prix de vente très élevés, comme russia.com (1,1 million de dollars US), brazil.com (500.000 dollars US), ou encore sudan.com (120.000 dollars US).
  • Le prix d’achat le plus élevé en 2009 pour un nom de domaine s’est établit à 1,6 million de dollars US et a été atteint par le domaine fly.com.

Le communiqué de presse en question est disponible dans son intégralité au lien suivant; pour consulter le rapport, c’est par ici que ça se passe.

Sain(t)e lecture pour quiconque s’intéresse de près ou de loin au second marché des noms de domaine ! Pour les plus courageux et méticuleux d’entre vous qui voudront sortir calculettes et tableaux statistiques pour recouper dans les détails les résultats de cette étude avec la mouture de 2008, voici de quoi bien débuter.

J’en fais d’ores et déjà une lecture de chevet pour les prochains jours et tâche de venir poster pour vous une petite analyse personnelle ici-même.

Blogodomaines à la Une sur ITespresso.fr !

bePOINTcomLorsque Nicolas, rédacteur pour le compte d’ITespresso.fr, découvre le lancement par le Groupe Doctissimo (Lagardère Active) du site be.comla première communauté 100% mode – il se dit que son éditeur n’a certainement pas sorti un nom de domaine d’une telle trempe de sa cave personnelle. Lorsqu’on sait qu’à ce jour, tous les noms de domaine en 3 caractères sont réservés depuis belle lurette sous l’extension .com (et peut-être même tous les domaines de 4 caractères, à vérifier), que dire des pièces de collection que représentent ceux en 2 caractères – les fameux LL.com, NN.com ou LN/NL.com* dans le jargon des investisseurs en noms de domaine – ? Ce nom de domaine n’a donc pu qu’être racheté sur le second marché, pour la raison première qu’il avait été auparavant exploité par BEoS avant d’être repris par un investisseur.

Nicolas décide alors de prendre sa souris et son téléphone pour mener sa petite enquête sur l’acqusition de ce nom de domaine. Son instinct le mène d’abord tout naturellement au service presse de Lagardère, qui se montre sans surprise peu loquace sur le sujet, tout en avouant indirectement avoir racheté ce nom de domaine de grand cru sur le second marché. De nous jours, il est amusant de constater qu’il reste encore délicat pour les entreprises françaises de révéler les sommes déboursées sur le second marché pour acquérir (pardon, il faut dire « sécuriser » pour les Grandes Marques) des noms de domaine de qualité. Il est même ironiquement malvenu d’avouer qu’on a recouru au second marché tout court, sans doute pour des raisons d’égo. Alors qu’au contraire, cela peut se révéler tout à fait judicieux en termes de communication. Passons.

Toujours est-il qu’il ne fallait pas espérer lancer un nouveau site sous la langoureuse appellation be.com et passer totalement inaperçu aux yeux de quelques irréductibles passionnés de noms de domaine.

Sans se décourager, Nicolas poursuit son enquête. Est-ce par hasard ou parce que le monde est petit? Toujours est-il qu’elle le mène sur les traces de Blogodomaines et des tartines indigestes servies sporadiquement par son drôle d’auteur. S’en suivent quelques lignes échangées sur Twitter et par e-mail dans un déroutant jargon domainesque, puis une épique conversation sur Skype lors de laquelle Nicolas s’efforce de me faire expliquer dans des termes enfantins les plus obscures ficelles du domain marketing, de la valorisation des noms de domaine, de la « brandabilité » et de la navigation directe.

Un jour plus tard, me voici multi-cité dans un article dont l’angle d’approche est ma foi aussi original (d’habitude, on voudrait me faire parler de cybersquatting, de scandales et d’histoires de domaines à l’eau de rose, ce que je refuse le plus souvent pour ne pas faire perdre leur temps aux pauvres lecteurs à qui l’on servirait ça) que réussi.

Merci donc à Nicolas et à ITespresso.fr d’avoir pensé à moi pour cette bien modeste contribution, et bienvenue à vous qui découvrez ce blog grâce à eux :o)

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* L = Letter (lettre) et N = Number (nombre). Par exemple : ab.com, 12.com, 1a.com, b2.com