Rétrospective 2009

Rétro PortraitAlors que Noël est déjà derrière nous et que le passage dans la dernière année de la première décennie du 3ème millénaire (2010, en somme) n’est plus qu’à quelques encablures, l’heure est résolument aux prises de recul et aux réflexions en tous genres. J’en profite donc pour vous  souhaiter de Joyeuses Fêtes avant tout, et ensuite pour vous proposer une rétrospective de l’année écoulée sur le marché des noms de domaine. Je ne pense pas me risquer cette année au jeu des prévisions pour 2010 : autant aller acheter un billet de loterie.

A titre personnel, 2009 fut pour moi une année de changements. Le marché sur lequel j’évolue est certes resté le même, mais le décor est sensiblement différent. Pas seulement parce que j’ai délaissé les plates rives du Rhin pour les bords vallonnés du Léman, mais parce que je suis passé de l’autre côté de la barrière, en quittant le « club des vendeurs de pelles » (ne rien y voir de péjoratif, simplement une métaphore instinctive) pour descendre à la mine et aller gratter la terre et secouer mon tamis. Avec un premier constat : impossible de dire lequel des deux postes de travail est le plus confortable, tant le terrain est caillouteux de toutes parts. La jeunesse du second marché des noms de domaine en fait un univers où tout reste possible, avec tout ce que cela comporte comme bons et mauvais côtés. Vous pouvez débusquer un gros diamant le lundi et rentrer bredouille tous les soirs suivants jusqu’à la fin de la semaine. Comble des combles : à la fin du mois, vous vous apercevez que ce n’est pas forcément ceux qui remontaient de la mine avec des seaux apparemment bien pleins qui sont les mieux lotis; ce n’est pas cette quantité qui leur mettra nécessairement de quoi manger sur la table.

Cette énième métaphore mise de côté, je constate également combien il est difficile de se tenir objectivement informé des mouvements et de l’état du marché lorsque vous êtes « en bas de l’échelle ». Travailler chez un intermédiaire tel que Sedo me donnait un poste d’observation et une vue imprenable sur tout le secteur. Las ! Je dois désormais zigzaguer entre les sources d’informations pour ne retenir que les plus pertinentes et prendre un pouls du marché sans doute  encore faussé par des avis souvent trop subjectifs. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles la fréquence des billets sur BlogoDomaines a baissé. Et celle pour laquelle les observations et avis exposés dans cette rétrospective vaudront ce qu’ils valent. Pour autant, allons-y gaiement !

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Derrière chaque vente de nom de domaine se cache une histoire

Toutes les ventes récentes de noms de domaine sont riches en enseignements, notamment sur la question de l’identité des acheteurs. Certaines indications précieuses peuvent vous donner des pistes de réflexion concrètes, notamment en vue de cessions ou d’acquisitions futures. Vous pouvez par exemple être titulaire de la version au singulier d’un nom au pluriel vendu récemment, et le simple fait de vous en être rendu compte vous permettra peut-être de remonter aisément jusqu’à l’acheteur et d’entrer en discussions avec lui. De même, un domaine (ou un groupe de domaines) vendu récemment peu vous donner des idées d’enregistrement ou de rachats si vous jugez la thématique porteuse.

D’où l’intérêt de surveiller régulièrement le pouls du marché, par exemple en consultant l’excellente liste hebdomadaire compilée par le vénéré Ron Jackson de DnJournal.com. Les ventes les plus simples et les plus intéressantes à analyser sont sans doute les vôtres. Parfois, nul besoin d’attendre la clôture d’une transaction pour savoir qui se cache derrière un mystérieux acquéreur; car justement, tous les acheteurs ne se cachent pas. Certains préfèrent négocier en direct et à visage découvert. Vous vous retrouvez alors un peu comme un enfant qui sait ce qu’il va avoir à Noel : content quand même, mais rassasié niveau curiosité. A contrario, les ventes réalisées via les plateformes spécialisées comme Sedo ou Afternic peuvent donner bien du fil à retordre aux enquêteurs les plus chevronnés. En effet et dans la mesure où ces plateformes fonctionnent sur le sacro-saint principe de l’anonymat, vous ne pouvez en principe pas savoir qui se cache derrière M. l’Acheteur Potentiel (un bon copain de M. Ano Nymous de chez l’AFNIC, à ce qu’il se dit)

Cependant, il existe des moyens simples de lever au moins partiellement le voile sur l’identité des acquéreurs. Ou tout du moins d’essayer, essentiellement sur la base du bon viel adage « ça ne coûte rien de demander ». Vous pouvez donc, via les systèmes de commentaires en ligne souvent intégrés par les plateformes en question, poser quelques questions à l’intéressé concernant son identité et ses intentions. Parfois, ça marche. Mais attention, c’est à double tranchant : en se sentant questionné voire espionné, votre acheteur peut sérieusement se refroidir. Notamment s’il a été mandaté pour racheter votre nom de domaine dans le cadre d’un projet confidentiel sous toutes coutures. Il sera alors typiquement dans une approche « sous-marin » qui n’aura pas pour but premier de contrecarrer votre envie de tout savoir, mais simplement de maintenir un degré de confidentialité maximal. En tant que vendeur, il est important de savoir respecter ce genre de détails si vous ne voulez pas voir certaines ventes vous passer sous le nez par excès de curiosité. Mon conseil : concentrez-vous sur votre prix de vente et faites abstraction des éléments extérieurs !

Une vente est une vente, et croire que l’on tirera nécessairement plus de bénéfices d’une vente à un groupe du CAC40 ou à une multinationale plutôt qu’à une start-up ou une PME est souvent faux. Rappelez-vous que le potentiel d’un nom de domaine de qualité est souvent mieux reconnu par un acteur économique de type « outsider dynamique » que  de type « mastodonte bien établi », qui lui cherchera davantage à capitaliser sur ses acquis. C’est la théorie que je tâcherai de vous démontrer par l’exemple un peu plus loin dans ce billet… n’hésitez pas à aller vous chercher un thé ou à faire une pause pipi dès à présent si l’envie vous en prend : [modestie off] le billet est encore un peu long avant de donner sa pleine mesure [/modestie off]

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