La valorisation des noms de domaine – Le potentiel de revente

Il existe à ce jour environ 185 millions de noms de domaine enregistrés dans le monde, toutes extensions confondues. Un chiffre qui croît de plusieurs millions par trimestre (par exemple, +9 millions d’enregistrements au 2ème trimestre 2009 par rapport trimestre précédent, selon le dernier rapport de Verisign)

Parallèlement, on dénombre quelques centaines de ventes publiques dans les sacro-saints tableaux hebdomadaires de DNJournal, chiffre également en croissance. A supposer que les ventes publiques ne représentent que l’infime partie immergée d’un gros iceberg (c’est le cas, mais reste à savoir de quelle taille est la partie du glaçon sous l’eau) et que s’échangent quotidiennement plusieurs milliers de noms de domaine en coulisses, on peut tout au plus chiffrer en dizaines de milliers le nombre de ventes mensuelles sur le second marché, toutes extensions, toutes catégories et toutes langues confondues.

Sans chercher à disserter ici sur le potentiel de croissance du second marché par rapport au premier, quelque chose saute à l’œil à l’étude de ces quelques chiffres : statistiquement, les probabilités de revente d’un nom de domaine sont relativement minces à l’échelle individuelle. Bien sûr et à moins d’être particulièrement maladroit, vous vendrez d’autant plus de noms que vous aurez un portefeuille fourni. Ainsi, BuyDomains – dont l’inventaire doit atteindre à vue de nez les 700 000 noms de domaine, arrive à clore quelques centaines de ventes chaque semaine. Mais soyons clairs : 1. ceux qui jouent dans cette ligue se comptent sur les doigts de la main et 2. ils ont d’autres soucis, notamment celui des coûts d’entretien de leurs portefeuilles (imaginez la facture de frais de renouvellement annuels chez BuyDomains…). Et même pour ces gros poissons, la question centrale n’est pas différente de celle que tout investisseur en noms de domaine, professionnel ou amateur, se pose : comment écouler suffisamment de stock pour que mon activité soit, si ce n’est bénéficiaire, au moins équilibrée/rentable sur le long terme ?

Bref, il faut vendre. Ceux qui vous disent qu’ils ne veulent pas/n’ont pas besoin de vendre ne sont pas des investisseurs, ce sont des collectionneurs. Bien sûr, on peut être un peu les deux à la fois et il est des bouteilles qu’on préfère garder à la cave jusqu’à pourquoi pas les savourer soi-même aux beaux jours de sa retraite. Mais globalement, il faut vendre un minimum pour que les achats et la démarche tout entière soit justifiés.

Toute la difficulté consiste donc à dénicher et à acquérir sur le premier ou le second marché des noms de domaine revendables. Et ce n’est pas une mince affaire. D’abord parce que personne n’est dupe (quoi que) et que mathématiquement, la probabilité de revendre tous ses noms de domaine est quasi nulle. Il va donc dans un premier temps falloir se faire à l’idée qu’une partie du cheptel sera irrémédiablement emportée dans la tombe; cette partie profitera tout au mieux à votre descendance, si encore elle sait préserver ce capital. Et je ne parle pas de le faire fructifier. Bref. Quel pourcentage de votre stock êtes-vous susceptible d’écouler chaque année ? 20% ? Certainement pas. 10% ? Si vous faites un deal de gros, pourquoi pas. 5% ? C’est déjà moins irréaliste. 3% ? Si vous êtes bien rodé, ok. 0% ?! Si vous faites n’importe quoi en termes d’acquisitions et faites en plus la fine bouche sur les rares offres qui se présentent, ce n’est pas impossible. Désolé si j’ai cassé un peu l’ambiance ou fait tomber un mythe.

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Les noms de domaine en .de d’1 et 2 caractères mis sur le marché !

La nouvelle a fait l’effet d’un petit coup de tonnerre dans le microcosme du nommage germanique. Avant-hier, le Denic (registre du .de / équivalent allemand de l’AFNIC) a annoncé dans un communiqué de presse qu’il serait désormais possible d’enregistrer des noms de domaine en .de composés d’1 et de 2 caractères, ainsi que de chiffres. Ce type de noms de domaine était jusque là gelé par le registre allemand.

Ce mini-landrush aura lieu le 23 octobre 2009 à 9 heures précises et c’est la (bonne vieille) règle du premier arrivé, premier servi qui s’appliquera.

Il est intéressant de noter que le registre allemand n’a pas opté pour la méthode la plus en vogue ces derniers temps, à savoir celle d’une mise aux enchères. On ne pourra donc pas accuser le Denic de privilégier l’aspect mercantile. Les premiers servis ne seront donc pas les plus offrants, mais bien les plus rapides. La lutte technique et stratégique risque donc d’être belle. Les moyens visant à augmenter les chances d’obtenir son sésame sont divers et variés. Parmi eux, passer commande auprès d’un grand nombre de registrars – si possible en alternant les gros et les plus petits – pour espérer faire mouche chez Pierre si Paul n’est pas assez prompt.

Mais nous ne sommes plus en 1995 : aujourd’hui, les enjeux sont tels que même les registrars eux-mêmes participent parfois aux landrush (avec l’avancée technologique et administrative qui est la leur) pour alimenter leurs portefeuilles privés. De là à qualifier la manœuvre de délit d’initié…

Sedo va encore plus loin en se positionnant comme intermédiaire dans cette mini-ruée vers l’or. Le leader mondial de l’achat-vente de noms de domaine, d’origine allemande, ne pouvait pas laisser passer cette occasion rêvée de faire du buzz.

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Le nom de domaine celibataire.com aux enchères sur Sedo

Le nom de domaine celibataire.com est aux enchères sur Sedo jusqu’à dimanche.

Celibataire.com, c’est :

  • l’un des tous meilleurs termes descriptifs en français sur la thématique « rencontres »;
  • un prix de réserve des plus raisonnables pour un nom de domaine premium;
  • un fort potentiel de branding grâce au côté accrocheur et sans équivoque du nom;
  • un rayonnement qui va bien au-delà des frontières françaises, et s’étend à la francophonie entière;
  • un terme associé à l‘extension-reine, le .COM. Un gage de qualité, de sérieux et de durabilité;
  • un nom initialement déposé en 1997 et qui a fêté ses 12 ans le 14 juillet dernier. Comme une bonne bouteille conservée à la cave et qui attend sagement la meilleure occasion d’être débouchée;
  • près de 500 visiteurs ciblés par mois et des taux de conversion déjà conséquents sans efforts de développement particuliers. Des visiteurs qui saisissent naturellement « celibataire.com » dans leur navigateur et qui sont donc dans une démarche de recherche avancée, voire de pré-consommation. Soit autant de visiteurs pré-convertis pour l’acquéreur;
  • une occasion unique : dimanche à 20h40 (voire un peu plus tard si prolongations dues à de probables offres de dernière minute), le nom de domaine aura trouvé preneur et ne sera vraisemblablement plus jamais remis sur le marché car développé par un utilisateur final

birds flying highA la manière d’un emplacement de premier choix sur une prestigieuse avenue commerçante, le nom de domaine celibataire.com offrira pignon sur rue à tout acteur souhaitant s’implanter ou consolider sa position sur le marché porteur des rencontres. Un choix stratégique judicieux pour un spécialiste des rencontres en ligne, mais aussi un formidable relais de croissance pour une agence matrimoniale ambitieuse.

Le célibat, l’amour et les rencontres sont autant de thèmes universels qui concernent toutes les couches de population et les tranches d’âges dès l’adolescence. La thématique n’est donc pas sujette à des effets de mode. Si les agences matrimoniales trustaient logiquement la plus grande part du marché des rencontres avant l’avènement et la démocratisation d’Internet, la donne a  radicalement changé ces dernières années. L’évolution des technologies – mais aussi et surtout des mentalités – a fait du Web le terrain de rencontre privilégié des célibataires. Pour augmenter leurs chances de rencontrer l’âme sœur, les célibataires n’hésitent pas à mettre la main au portefeuille. D’autant plus qu’avec la pléthore de sites et d’abonnés, il devient de plus en plus difficile de trouver la perle rare. Les services premium payants sont donc pour eux un excellent moyen d’affiner leur recherche et de n’être mis en relation qu’avec des personnes dont les profils correspondent à leurs critères de sélection, et donc à leurs affinités. Si les sites de rencontres sur Internet ont indiscutablement le vent en poupe, on peut penser que les agences matrimoniales traditionnelles ne sont pas enterrées pour autant. Avant tout car elles proposent un réel service d’accompagnement  personnalisé dans la démarche de recherche de l’âme sœur, contrairement aux sites de rencontres en ligne où l’on peut avoir l’impression d’être livré à soi-même. De la capacité de ces agences à s’adapter à cette nouvelle donne en utilisant Internet comme levier de croissance peut dépendre leur survie.

Dans cet environnement ultra-dynamique et concurrentiel,  il est vital pour tous les acteurs d’utiliser et de maîtriser l’intégralité du spectre des outils de communication sur Internet – dont le nom de domaine, pilier de toute communication online. A ce niveau, une erreur de casting peut coûter cher et des dizaines de nouveaux sites se noient dans la masse pour avoir négligé le choix de leur « cyberenseigne ». Parallèlement, d’autres savent se démarquer en choisissant des noms de domaines forts et accrocheurs à titre d’enseigne principale ou pour des sites satellites.

Pour les uns comme pour les autres, celibataire.com est un formidable actif qui, associé à une utilisation judicieuse, leur permettra de toucher leur cible au plus juste. Le tout pour un investissement marketing modéré puisqu’un tel nom saura, grâce à l’harmonieuse combinaison de sa généricité et de sa consonance positive, passer rapidement et durablement dans les mentalités jusqu’à devenir une référence du secteur.

Si vous souhaitez davantage de renseignements sur ce nom de domaine, n’hésitez pas à me contacter ! Si vous avez des questions sur le processus d’enchères, vous pouvez très volontiers vous adresser à Sedo.

Bonne chance à tous les participants !

« Faire des rencontres sur Internet n’est plus un tabou aujourd’hui, c’est un moyen simple et naturel d’ouvrir son cercle de connaissances » Marc Simoncini, PDG de Meetic (source : Meetic.fr)

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Conseil des sages

Je vous disais dans mon dernier billet combien il est important d’écouter les conseils des anciens pour quiconque souhaite se lancer dans les investissements en noms de domaine. Ou même de réécouter ce type de conseils pour ceux qui évoluent sur le second marché depuis quelques années déjà.

Sans qu’on puisse y voir un quelconque phénomène de transmission de pensées, mon confrère blogueur Elliot Silver de ElliotsBlog.com a publié hier le premier acte d’une série d’articles rassemblant les conseils de quelques uns des investisseurs en noms de domaine les plus reconnus et renommés de tous les temps.

Le principe est simple. Elliot a posé la question suivante a plusieurs dizaines de ses contacts pouvant prétendre faire partie du « panthéon des domaineurs » : « Si vous ne deviez donner qu’un seul conseil à un investisseur en noms de domaine « à temps partiel » qui souhaite faire fructifier son affaire, quel serait ce conseil ? » Et force est de constater que les intéressés ont trouvé la question à la fois amusante et motivante, puisque plus d’une cinquantaine d’entre eux s’est prêtée au jeu. Parmi les premiers contributeurs, de grands noms comme Frank Shilling de Name Administration, Monte Cahn de Moniker, David Castello de CCIN ou encore Adam Strong de Domain Name News.

Des conseils tous plus avisés les uns que les autres, et donc un billet (en anglais) aussi recommandable que recommandé.

C’est par ici que ça se passe. Bravo à Elliot pour son initiative, qui va certainement donner vie à l’une des séries d’articles les plus renommés de la blogosphère sur les noms de domaine. On notera et enviera au passage le carnet d’adresses d’Elliot. N’oubliez pas de suivre les actes 2 à 5 !

La sagesse ou l’insouciance ?

THAT is the question... mark!Le second marché des noms de domaine regorge à la fois d’opportunités et de pièges. Dès lors et si l’on tient absolument à voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein, quelle est la pire des choses qui puisse vous arriver ? Ne pas savoir saisir les opportunités ou tomber dans les pièges ? Dans le difficile apprentissage du domaining, vaut-il mieux consacrer plus de ressources à la détection des chances ou à la gestion des risques ? Ce billet vous aidera peut-être à affiner votre avis sur la question.

Pour éviter des erreurs qui peuvent vite coûter très cher, mieux vaut réfléchir avant de se lancer éperdument dans la bataille  d’une part, et respecter une certaine hygiène de vie d’autre part. Comme souvent dans ces cas-là, la voie vers la sagesse est montrée par des spécialistes aguerris du marché. Je conçois qu’écouter les conseils des « anciens » puisse être barbant pour le nouveau venu que vous êtes peut-être, mais je ne saurais que trop vous recommander de ne pas faire l’impasse sur ces avis. Certains précurseurs ont fait des erreurs avant vous, ne renoncez pas au privilège d’en prendre acte par la théorie plutôt que par la pratique. Vous perdrez suffisamment d’argent et de cheveux en erreurs de jeunesse et en investissements hasardeux, n’en rajoutez pas en enfonçant des portes ouvertes ! A la manière d’un vaccin, ces conseils ont besoin de piqûres de rappel pour continuer de produire leurs effets au fil des années. N’enterrez donc pas ces articles dont vous savez qu’ils vous veulent du bien; au contraire, relisez-les régulièrement.

Une fois le minimum syndical de jalons théoriques posés, vous allez devoir apprendre de vos propres erreurs. Cela va vous demander avant tout une prédisposition à l’auto-critique, ainsi qu’une bonne dose de persévérance. Pour moi, les deux plus grands pièges qui vous attendent sont : 1. tomber amoureux de vos domaines et 2. tomber amoureux de vous-même. Je vous vois rire d’ici. Ne rigolez pas ! L’égo et les ravages qu’il cause peuvent vous entraîner bien plus bas que vous ne le pensez si vous vous confortez dans l’idée que vous et vos domaines êtes la meilleure chose qui soit jamais arrivé à l’Internet. Personne n’a besoin de vous. Ni vos domaines pour exister, ni vos prétendus concurrents pour se surpasser, ni vos futurs acheteurs pour conquérir le monde. Comme l’auto-critique n’est pas toujours facile, n’hésitez pas à demander des avis de connaisseurs sur vos récentes cessions ou acquisitions. Pour ce faire, vous pouvez par exemple vous rendre sur des forums spécialisés (vous trouverez quelques adresses très fréquentables dans la sidebar de BlogoDomaines). Là encore, mettez tout égo de côté. Allez-y soit comme si vous alliez prendre un verre avec un bon ami et montrez-vous chaleureusement à l’écoute des critiques, soit comme si vous alliez chez un psy pour avoir un avis neutre de spécialiste sur un problème qui vous turlupine. Ne faites en aucun cas une affaire personnelle des remarques ou critiques qu’on pourrait y émettre sur vos choix stratégiques : personne ne vous veut de mal; vous demandez un avis, des âmes charitables vous le donnent.

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Hello world!

When I launched BlogoDomaines.com back in 2007, it was meant to be a a 100% French blog. The reasons for that were quite simple: I didn’t feel comfortable enough writing in English or even in German on the one side; and on the other side, I wanted to do something good for the French market instead of having my content diluted among highly qualitative English ressources that were (and mostly still are) mostly read at that time.  Also, because I was working at Sedo back then – and so being somehow on the other side of the fence – the perspective was pretty different and I honestly wouldn’t have known what to blog about in English.

But today, things are different. Not that my English has become better – far from that – but when English was rather needed on an internal level when I worked at Sedo, I now have to use it on a regular basis when speaking with domain investors worldwide, making spontaneous offers to domain owners, answering to sales inquiries regarding our portfolio… and most of all when thinking about our development strategy and about how our domain portfolio should ideally look like. And to be honest with you and with myself, I don’t think you can really earn a decent leaving from a French-only portolio, not matter how good it is and assuming you don’t work on anything else than sales (for me, development IS another business). Of course, there are always more good surprises and still a lot of opportunities on the French market. Although we happened to sell French domains for 6 figures amounts like Masculin.com back in 2007, we would be crazy to think we can close similar sales on a weekly or even monthly basis.

So it looks like today I have to be even more open than I was before when I dealt with other aspects of the market, but after all that’s what I like and that’s why I always chose foreign languagues as an essential part of my education. Although German was my first choice and I spent more than 6 years overall in German speaking countries, I also had the chance to travel to English-speaking countries and I enjoyed it very much. When I chose to join Virtual Network and so to head to Switzerland 3 months ago, I must admit I was a bit concerned about losing my language skills, so I tried to figure out ways to avoid that. Well, looks like I have found one  more (the other ones being chatting in German on the phone with my former colleagues at Sedo and going to the pub with some British friends I made over here) : blogging in English! And why not blogging in German and in other languages too, until I can take the translation toolbar out of my blog for ever.

Let’s be honest: blogging in English will also be a way for me to get better exposure for projects I am involved in and to exchange with my readers on a broader reach. I already had the chance to have some chats with English and German-speaking « domain bloggers » and I would love to interact with them all via our respective blogs/websites.  Funny enough, one of these guys is French and most of you know him for what he has done and is still doing for the domain industry: François from Domaining.com. By the way, I would like to thank him for integrating my blog’s feed to domaining.com although I was not blogging in English back in these days.

To round it all up, there actually is a project which I wanted to talk you about today. Not a revolutionary thing – not yet – but something that I figured out I could mention here. Yesterday, we launched a new website on Domains1.com. Basically, Domains1.com is the best way for domain sellers to get in touch with us and to submit domains they might be willing to sell.  Virtual Network has been investing over 10 million USD in domain acquisitions since 1998 and is constantly looking for new opportunities. So if you are looking for some serious buyer for your domains, there you have one. If you’re not selling yourself but know about people that are, feel free to spread the word!

Back to the main subject of this post, I just wanted to add I won’t be systematically writing in English here, but rather sporadically. You will recognize it at my post’s titles.  I may also feel like blogging in German, who knows? So this goes to ally my French readers: don’t worry. I know most of you understand English, so I guess I don’t need to translate my post back into French*

Thanks for reading!

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* Si vous n’avez rien compris à ce post (sans doute à cause de mon mauvais anglais), pas de panique : je vais juste blogguer en anglais de temps à autre pour le fun, mais la majorité de mes billets restera en français.