Toys.com vendu 5,1 millions de dollars

Rover - DSC_5379Au terme d’enchères aux allures de saga, le nom de domaine toys.com (« jouets » en français) a été racheté hier par Toys’R’Us pour 5,1 millions de dollars US. C’est ce qu’a rapporté le site d’informations spécialisé sur les noms de domaine DomainNameWire, se basant sur une retransmission en live blogging sur DirectNavigation.com.

Aux coudes à coudes avec National A-1 Advertising, le géant mondial des jouets s’est imposé au finish après plus de 3 heures de lutte intense.

Un prix final exceptionnel donc, qui placerait la transaction dans le Top 3 des meilleures ventes publiques de tous les temps derrière Business.com (7,5 millions USD / novembre 1999) et casino.com (5,5 millions USD / octobre 2003).

Mais au delà du prix atteint, c’est l’histoire des enchères qui retient mon attention. Une histoire compliquée qu’il vaut mieux décortiquer point par point. Je me permets à cet effet de vous proposer une simple traduction libre de l’article original de DomainNameWire :

  • 5 février 2009 : DomainNameWire rapporte la tenue d’enchères privées pour des noms de domaine de la société en liquidation « The Parent Company », propriétaire de eToys.com;
  • 6 février 2009 : se basant sur des sources multiples, DomainNameWire indique que l’acheteur de eToys.com est la société Toys’R’Us, agissant sous le nom de « Eagle LLC » lors de la séance d’enchères.
  • 6 février 2009 : dans le même temps, DomainNameWire apprend qu’au moins une société n’ayant pu prendre part aux enchères initiales car il en ignorait l’existence a signalé son intention de remettre en cause l’accord conclu;
  • 12 février 2009 : après avoir été officiellement désigné comme vainqueur de l’enchère, Toys’R’Us annonce son acquisition de eToys.com;
  • 18 février 2009 : DomainNameWire apprend que toys.com sera remis aux enchères et que le précédent vainqueur du nom de domaine, Faculty Lounge Partners, sera désigné comme le lièvre (j’ai pris la liberté de traduire par « lièvre » le terme anglais de Stalking-Horse Bidder, pardon aux puristes qui pourraient connaître la traduction exacte si elle diffère de la mienne : je la reprendrai alors volontiers dans mon billet)
  • 26 février 2009 : l’ensemble des nouveaux enchérisseurs inscrits complètent les documents légaux nécessaire à la participation au deuxième round. Parmi eux, Toys’R’Us, National A-1 Advertising et… Frank Shilling, investisseur renommé en noms de domaine
  • 27 février 2009 : toys.com vendu 5,1 millions de dollars US

A noter que le tribunal adminsitratif doit encore entériner la vente dans les heures à venir. Si c’était le cas, le nom de domaine trouverait l’un des meilleurs toîts possibles pour sans doute ne plus jamais le quitter… à moins que Toys’R’Us se retrouve un jour en liquidation.

Il sera également intéressant d’observer l’utilisation que va faire le leader mondial de sa nouvelle pépite. Si un rebranding est à mes yeux peu probable car il entraînerait des coûts monumentaux lorsqu’on sait que l’enseigne compte plusieurs dizaines de magasins rien qu’en France, il n’est pas non plus à exclure. Car reconnaissons que le nom d’enseigne Toys’R’us n’est pas des plus intuitifs et ne fait pas rêver. Quitte à inclure le terme « Toys » dans sa dénomination à l’international, autant se renommer  tout bonnement Toys, voire Toys.com si vous voulez miser sur un développement ambitieux de votre activité online.

Creative Commons License Crédit photo : Dylan Parker

Chutes de domaines en altitude

Flocons - tombe la neigeExtrait d’un e-Mail reçu à l’instant du futur-ex prestataire Lycos : « Plus que 4 jours avant l’arrêt complet de notre service d’hébergement et la non disponibilité de votre domaine ! Le 1er mars, LYCOS cessera toute son activité d’hébergement et notre service client ne sera plus joignable. Si vous souhaitez continuer à utiliser votre domaine, votre  site ou votre serveur, il vous faut alors transférer IMMÉDIATEMENT votre domaine et votre site chez un autre hébergeur« 

A prévoir donc, de violentes chutes de domaines en altitude.

Nul doute que certains ont déjà tendu les bâches en contrebas, et qu’il y aura toujours suffisamment de badauds pour s’en étonner…

Bonne cueillette aux uns donc; et aux autres : il n’est pas trop tard pour ne pas avoir l’air bête !

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Creative Commons License Crédit Photo : Serge Melki

Sedo rachète à Dotster la société RevenueDirect

***** COMMUNIQUÉ DE PRESSE (version originale) *****

Sedo rachète à Dotster la société RevenueDirect

Grâce à l’acquisition d’un des leaders de la monétisation de noms de domaine, Sedo augmente considérablement ses parts de marché en Amérique du Nord et conclut un partenariat stratégique avec Dotster, l’ancienne maison-mère de RevenueDirect.

Cologne, Allemagne, 25/02/09 – Sedo, la première place de marché mondiale pour l’achat-vente de noms de domaine, a annoncé aujourd’hui l’acquisition de RevenueDirect, un prestataire spécialisé dans le parking de noms de domaine dont la clientèle est majoritairement composée d’investisseurs en noms de domaine. L’acquisition de l’imposante base de données clients de RevenueDirect permet à Sedo d’augmenter de manière significative ses parts de marché en Amérique du Nord.

Parallèlement à ce rachat, Sedo annonce avoir conclu un partenariat stratégique avec le registrar Dotster, ancienne maison-mère de RevenueDirect et leader sur le marché nord-américain de l’enregistrement de noms de domaine. Grâce à cette alliance d’envergure, Sedo accède au large inventaire de Dotster et profite de son excellent positionnement sur son marché géographique coeur. Les clients de Dotster, quant à eux, bénéficient de la technologie de monétisation trafic performante développée par Sedo depuis plus de 5 ans, ainsi que de son expertise du second marché des noms de domaine.

Sedo ambitionne d’exploiter les forces qui ont fait le succès de RevenueDirect sur le marché hautement concurrentiel de la monétisation de noms de domaine. Parmi elles, un large éventail de possibilités en matière de personnalisation des pages parking. En outre, la clientèle de RevenueDirect bénéficie dès à présent des technologies de monétisation innovantes et de l’excellent service de Sedo.

Le partenariat conclu avec Dotster en marge de cette acquisition est tout aussi intéressant pour Sedo. « Devenir le partenaire privilégié d’une entreprise du calibre de Dotster est une grande fierté pour Sedo. Cette collaboration sera bénéfique pour tous les clients de RevenueDirect et conduit parallèlement à une valorisation de l’imposant inventaire en noms de domaine de ce leader historique du marché de la monétisation trafic », affirme Tim Schumacher, PDG de Sedo. « Les nombreuses synergies entre Dotster et Sedo posent les bases d’une avancée stratégique majeure pour les deux sociétés et cette alliance témoigne de l’importance accordée par Sedo à l’établissement de liens forts avec des registrars de premier rang » poursuit-il. « Cette acquisition majeure démontre enfin les ambitions à long terme de Sedo qui, malgré le ralentissement économique actuel, renforce sa présence sur le marché de manière significative », conclut Tim Schumacher.

« Au vu de la position dominante de Sedo sur le second marché des noms de domaine, cette acquisition est une excellente nouvelle » s’est félicité John Smrekar, Président de RevenueDirect. « En rejoignant les clients Sedo, les utilisateurs de RevenueDirect pourront profiter des services de monétisation de qualité supérieure et de l’excellent support clientèle offerts par Sedo. Lorsque nos deux plateformes feront l’objet d’une intégration commune, les clients Dotster bénéficieront par ailleurs de services à valeur ajoutée touchant au second marché des noms de domaine. Nous nous réjouissons donc à la fois de rejoindre une entreprise telle que Sedo et d’intégrer l’un des acteurs majeurs sur ce secteur d’activité porteur » a-t-il conclu.

A propos de Sedo

Sedo est le spécialiste du second marché des noms de domaine et propose – avec 14 millions de noms de domaine proposés à la vente par leurs titulaires sur sa plateforme dont plus de 5 millions sont en parking – le plus vaste choix mondial en la matière. Plus d’informations sur http://www.sedo.com. Sedo est une filiale d’AdLINK (ISIN DE0005490155 / WKN: 549015), division du groupe United Internet AG (ISIN DE0005089031/ WKN 508903).

L’arroseur arrosé ?

ArrosoirMail reçu à l’instant sur info [at] blogodomaines.com :

Dear owner of blogodomaines.com,

I noticeded that your domain « blogodomaines.com » expires in a few weeks, which means that it is going to be publicly available soon. I’d like to buy this domain name before it expires.

I assume that you are not interested in keeping it for yourself.

I can buy this domain for $25 plus any renewal related expenses. What do you think?

Stan Nonin,
stan.m.nonin@blueridgehosting.com

Bien vu M. Nonin, mon domaine est justement programmé pour expiration le 5 mars prochain : http://www.whois-search.com/whois/blogodomaines.com

Partir du principe que je ne suis pas intéressé pour le conserver est certes une conclusion un peu plus hasardeuse, mais bien vu aussi d’un point de vue psychologique : semer le doute est le meilleur moyen de détourner l’attention.

Détourner l’attention sur quoi me direz-vous ? C’est simple. Si je réponds à la requête de M. Nonin par un sobre « why not ? » (en gros), voire même par un mail sans contenu, j’aurai sans doute droit au numéro suivant : « très bien, mais je préfèrerais commander une évaluation d’un expert au préalable. J’ai l’habitude de travailler avec XYZ. Contactez-les, et je m’engage à payer le prix auquel ils évalueront le domaine« . La suite, dans l’idéal (pour lui) : je commande, je paye… et je n’ai plus jamais de nouvelles de notre ami. Ou pire, il s’agit d’une approche à pas de velours pour me sous-tirer des données personnelles (identifiant voire mot de passe chez mon registrar, informations de paiement). Bref, je n’ose pas imaginer.

Pas plus que je n’ose imaginer l’ampleur du flux malicieux ainsi déversé dans les boîtes e-mail des titulaires de milliers de noms de domaine…

Petit conseil pratique à ceux qui recevraient de tels e-mails, usuellement appelés « scams » : faites une rapide recherche-moteur sur tout ou partie du message reçu. Ce qui nous donnerait, par exmple ici :

Si des dizaines de personnes se demandent publiquement si c’est un scam, alors c’est un scam :o)

Bref, cela me fera une raison de plus pour penser à renouveler BlogoDomaines.com. Si toutefois j’arrivais quand même à oublier, prenez-le : je l’aurai bien mérité !

Creative Commons License crédit photo : hirondellecanada

Ventes Sedo – Semaine 6

Voici en coup de vent la liste des ventes Sedo supérieures à 700 USD pour la semaine écoulée : Ventes Sedo – Semaine 6

La première page (ventes de gTLDs supérieures à 3.000 USD) est vierge de tout nom de domaine de racine française. En bas de classement, on retrouve brumisateur.com vendu 2.500 EUR.

Comme le veut désormais la tendance, c’est pami les ventes de ccTLDs qu’on décompte le plus de ventes « francophones » avec cette semaine un bouquet coloré : options.ch (4.000 EUR), les LLL.fr ipb.fr et svr.fr (1.500 EUR chacun), televisions.me (1.050 USD), bioscience.eu et mono.be (700 EUR chacun).

Des transactions coquines dans la rubrique « autres gTLDs » : vibromasseur.net (2.000 EUR) et bondage.mobi (951 EUR). Un thème toujours d’actualite.net (999 EUR).

Poste de Domain Manager à pourvoir

HermineSi quelqu’un cherche un poste d’administrateur de noms de domaine dans les Côtes d’Armor, la société Hermine a ce qu’il faut en stock.

Petite précision : la mission ne consiste pas à s’occuper du portefeuille de noms de domaine de la société Hermine elle-même, mais plutôt de celui de leurs clients : « En lien avec les clients de la société, vous aurez pour mission d’assurer les achats, les renouvellements et les transferts des noms de domaine de leur site internet.« 

Et en plus, votre futur patron communique sur un nom de domaine générique (Cf photo), c’est-t-y pas pas beau ça ?

Tangi, c’est dans ton coin ça non ^_^ ?

Creative Commons License photo credit: Michaël64

DNS-News.fr / Edito Janvier 2009 : Second marché en pleine forme et nouvelles extensions en panne

Dans la dernière édition de son excellente newsletter mensuelle, Loic Damilaville de DNS-News.fr nous gratifie d’un édito de qualité sur la santé actuelle du second marché des noms de domaine et sur les difficultés d’avancement du planing des nouvelles extensions.

L’article complet est disponible au lien suivant.

Depuis maintenant plus de 10 ans, Loic – notamment adjoint au Directeur Général de l’AFNIC et fondateur du Club Noms de domaine – analyse sans relâche l’évolution du marché des noms de domaine et de la gouvenance de l’internet. Il est également l’auteur du Livre blanc sur la gestion des noms de domaine, un ouvrage à mettre entre toutes mains !

Soirée belge

Menu BelgeCe soir était programmée la fin des enchères sur les « géodomaines » bruxelles.com et belgique.com. Avec des mises maximum de quelques milliers d’euros à 2 heures du gong final, je m’étais bien dit qu’on n’allait pas s’ennuyer. Je m’étais donc confortablement installé dans le canapé, avais ouvert une bonne Leffe, sorti les pop-corn (faute de frites) et laissé les investisseurs s’expliquer.

Résultat : pour des enchères sensées finir à 10h du soir, je suis encore debout à minuit.

Si la règle veut qu’on n’annonce pas de ventes officielles avant l’issue complète du processus transactionnel qui suit l’accord (essentiellement le transfert des fonds et du nom de domaine), rien de secret puisqu’il s’agissait d’enchères publiques : belgique.com s’est donc vendu pour 25.000 EUR ce jeudi 12 février à 22h56 précises. Son petit frère bruxelles.com lui a presque volé la vedette, terminant à 28.500 EUR 8 minutes plus tard.

La lutte fut donc longue, belle… et multiculturelle. Se sont succédés à la barre des Européens, des Asiatiques et des Américains. Ces derniers semblaient avoir mis suffisamment de poids dans la balance pour rafler la mise mais, faute de rester dans l’espace francophone, ces deux joyaux devraient au moins rester sur le Vieux Continent (sous réserve de transfert par les acheteurs à une société offshore, bien entendu)

Rappelons que les « géodomaines » (terminologie employée pour les noms de domaine correspondant à des termes géographiques – notamment des villes et pays, donc) sont parmi les plus prisés au monde car ils offrent souvent des possibilités de développement fort intéressantes. Imaginez-vous titulaire de la paire belgique.com et bruxelles.com… ces deux noms-là vous déroulent le tapis rouge pour une présence en ligne de premier plan au pays des gauffres (j’en salive :p)

Félicitations aux acheteurs, mais également au(x) vendeur(s), qui a (ont) su prendre un beau risque en démarrant les enchères suite à deux offres successives de 60 EUR le 6 février. Il(s) vend(ent) au final ses (leurs) joyaux à une valeur légèrement supérieure au cours du marché actuel, à mes yeux. Mais les acheteurs ne font pas une mauvaise pioche non plus en mettant la main à prix raisonnable sur des actifs à fort potentiel.

Source : enchères Sedo

Creative Commons Licensecrédit photo : Phillie Casablanca

Ventes Sedo – Semaine 5

Voici la liste des ventes de noms de domaine sur Sedo pour la semaine 5.

Rien de bien fameux là-dedans, tant sur le plan des « grosses ventes » que celui des pièces de qualité exceptionnelle. En effet, c’est la paire nohotels.com et nohotel.com qui tient la corde avec 60.000 USD. Ce qui fait virtuellement 30.000 USD par tête… soit 500 USD de plus que le dauphin yog.com. Côté qualité, j’ai tellement de mal à me prononcer pour un favori que je serais presque tenté de remettre le trophée à pornphone.com, dont je ne doute pas qu’il saura trouver naturellement son public.

Niveau francophone, c’est presque le désert cette semaine. La première place de la liste (si l’on ne regarde que le chiffre absolu sans tenir compte de la monnaie) revient à institutions.com (2.499 USD); et encore le terme est usité en anglais donc ça compte pour du beurre. Le second de ce classement d’honneur, formationpro.com (2.400 EUR), a le mérite d’être 100% français. Même parmi les ccTLDs, il faut descendre assez bas pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Ce quelque chose, c’est mesh.fr (maillle/filet en anglais) parti à 1.200 EUR. Vient ensuite… encore un terme anglais : metoyou.fr pour 1.000 EUR.

Le nom de domaine le plus intéressant du lot est peut-être bien le dernier de la liste hebdomadaire, que je me suis permis pour l’occasion de marquer en rouge même s’il n’est pas 100% français en ce sens qu’il s’agit d’un LLL (une suite de 3 lettres, dans le jargon « domaineur« ). Mais l’acheteur, lui, est bien français. L’entreprise, en tous cas. Je ne vous le cache pas plus longtemps; il s’agit d’ovh.info, parti pour 3.000 USD vers un prestataire que nombre d’entre vous reconnaîtront, voire utilisent.

J’étais moi-même étonné car malgré leurs parts de marché conséquentes en France, on ne peut pas dire qu’OVH donne l’impression de porter beaucoup d’attention aux noms de domaine (leur priorité étant manifestement les prestations d’hébergement).

Quoi qu’il en soit, félicitations à l’acheteur parce que sur un nom commercial en LLL, être titulaire du .com, .net, .org, .biz, .info, .fr, .pl, .it, .es (et j’en rate sûrement), ça inspire le respect.