Cette semaine, la liste des ventes publiques Sedo nous gratifie d’un très bon cru de domaines francophones se plaçant dans le trio de tête de chaque catégorie.
Notons tout d’abord, les deux très belles ventes de faire-part.com et viager.com, qui se positionnent aux deuxième et troisième place des ventes en .com. Au terme d’enchères riches en rebondissements, qui ont vu le prix doubler en une heure, faire-part.com s’est finalement vendu à 46 501 EUR. La preuve que le tiret dans un nom de domaine n’est pas forcément une mauvaise chose pour peu que le terme s’orthographie avec un trait d’union. Cette belle vente ferait presque de l’ombre au non moins sympathique viager.com, tout de même vendu 16 000 EUR.
Dans la catégorie des ccTLD, notons la troisième place de bandes-annonces.fr, affichant un prix de vente à 6 500 EUR qui vient confirmer l’excellente santé actuelle du marché du .fr dont nous aurons l’occasion de reparler prochainement…
Dans la catégorie « autres gTLD », le keyword domain jeudepoker.net a changé de main pour 3 200 EUR et confirme à la fois l’engouement actuel pour ce jeu de cartes et l’alternative intéressante que représentent les rachats de noms de domaine sur un marché où les coûts d’acquisition du trafic sont élevés en raison de la concurrence et de l’impossibilité de passer par Google Adwords.
Enfin, n’oublions pas definition.net et foi.net, vendus respectivement 2 150 et 1 500 EUR et qui viennent compléter plus modestement cette série de ventes francophones.
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Après le meeting ICANN de Paris en juin, les noms de domaine étaient à nouveau à l’honneur en France avec le SedoPro Partner Forum 2008. Du 26 au 28 octobre, tout le gratin du second marché des noms de domaine européen et asiatique était réuni dans le décor de carte postal du pays niçois.
Sur fond de crise économique mondiale, domainers et autres acteurs phares du marché étaient venus passer quelques jours de détente, de networking et de réflexion dans la Baie des Fourmis entre Nice et Monaco.*
Par un temps magnifique digne d’un été indien voire d’un plein mois d’août pour l’hôte germanique Sedo, tout ce petit monde avait posé ses bagages à l’hôtel Royal Riviera de Saint-Jean-Cap-Ferrat pour goûter à un programme riche et varié, où travail et plaisir ont subtilement joué au chat et à la souris.
Laissant presque croire qu’il règne à domainland comme un improbable microclimat, il s’est mis à pleuvoir dès l’instant où les derniers convives ont quitté les lieux pour regagner leurs pays de résidence respectifs. Un signe du destin qui a le mérite de rendre moins difficile la rédaction d’un billet qui aurait sans doute dû attendre un peu si l’appel de la plage s’était fait sentir. Je vous propose donc en exclusivité un bref récit en 3 actes et quelques photos de ces 3 jours inoubliables. Suivez le guide !
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On a appris hier via un communiqué sur Challenges.fr que le group Rentabiliweb lançait son portail de jeux mono- et multijoueurs à l’adresse www.jeu.org.
Selon le communiqué en question, « ce portail est le fruit du travail conjoint de trois filiales du groupe en Russie, en Bulgarie, et en France, et a été développé pour offrir rapidité et simplicité à l’internaute. Il est destiné à créer un carrefour d’audience en France et dans un deuxième temps à l’international, pour rassembler les joueurs occasionnels, désirant un moment de détente immédiat et accessible »
Un joli domaine générique malgré la relative inadéquation entre le terme et l’extension.
Le nom de domaine jeu.org avait d’ailleurs été vendu pour 10 300 EUR le 8 avril 2008 sur Sedo. De là à savoir s’il n’a pas rechangé de main entre temps…
Une bonne nouvelle également a priori pour jeux.org, qui va profiter d’une sympathique déviation de trafic compte tenu de la plus grande popularité du terme au pluriel.
Faites vos jeux ;o)
J’avais déjà eu l’occasion de présenter ma vision des potentielles conséquences sur le second marché d’une multiplication des extensions telle qu’annoncée par l’ICANN lors de sa dernière réunion à Paris en juin dernier.
Alors que le prochain meeting du Caire approche à grand pas, les spéculations des premiers jours ayant suivi l’annonce font peu à peu la place à des approches plus analytiques et constructives. A l’heure où les premières manœuvres sont engagées dans les hautes sphères de la Gouvernance, entreprises et spécialistes des noms de domaine se demandent comment se préparer au mieux à ce potentiel changement de donne.
C’est ainsi que Charles Tiné, Directeur et Fondateur du Mailclub, a récemment sorti sa plume et rédigé une pièce en 4 actes visant à présenter son approche de ce qu’il n’hésite pas à qualifier de changement d’ère dans l’histoire du nommage Internet.
Il y analyse notamment les impacts de la libéralisation sur la stratégie de nommage des entreprises, le potentiel technique et marketing des CorpTLD (appellation choisie en référence aux gTLD, ccTLD et autres sTLD), le nommage à deux vitesses qui naîtrait d’un tel système et l’importance de l’appréhension des futures extensions par les moteurs de recherche.
Un article qui vaut le détour et que Charles m’a donné l’aimable autorisation de reprendre sur Blogodomaines.
Pour ma part, ma position de Saint-Thomas n’a pas singulièrement changé… une occasion de plus pour le marché des noms de domaine de me surprendre ;o)
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Le monde est petit et les nouvelles vont vite. A peine posté mon dernier billet relatif à l’influence de l’ancienneté d’un nom de domaine sur sa valorisation, j’ai eu la bonne surprise de voir Barry Goggin y réagir sur son excellent blog PredictiveDomaining (en anglais). Barry est biologiste de métier, membre de l’Académie des Sciences de New-York et webmaineur à ses heures perdues. Son blog se consacre, comme son nom l’indique, au predictive domaining, un art (ou faudrait-il dire une science ?) qui consiste à déterminer quels noms de domaine auront une grande probabilité de « percer » dans le futur. Un exemple tout bête et fictif (je ne suis pas allé voir les whois): bien malin celui qui a pensé à enregistrer PanneauSolaire.com au milieu des années 90, quand le produit/le concept existait mais que beaucoup étaient loin de se douter de l’ampleur qu’allait prendre le phénomène à partir du milieu des années 2000. Et je ne parle pas de l’état des lieux en 2020 ;o)
A vrai dire, Barry a trouvé pas mal de choses à redire sur mon billet et c’est tant mieux, car cela apporte de l’eau au moulin et permet de confronter les idées. Un certain nombre de réactions intéressantes également sur ForumNDD.com, que je vous invite à visiter à cette occasion. Il faut dire que le thème intéresse tout particulièrement les référenceurs si l’on part de l’idée qu’on nom de domaine ancien à statistiquement plus de chances d’avoir une histoire beaucoup plus riche qu’un domaine fraîchement débarqué. A condition qu’il ait été indexé par les moteurs de recherche courants, a priori. Faute de quoi un nom de domaine ancien restera toutefois intéressant, mais plutôt pour l’aspect « bonne bouteille » (forme de prestige et de crédibilité).
Pour faire simple et avec son accord/encouragement, je vais reprendre les termes employés par Barry dans son billet (dont on pourrait traduire le titre par « Importance de l’âge du nom de domaine, mythes et réalités« 
et laisser le manège des opinons faire le reste en commentaires ou ailleurs
)
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