Nous l’avons vu dans mon dernier billet, l’extension associée à un nom de domaine a une influence directe sur sa valeur. A racine équivalente, un domaine en .com sera quasiment toujours mieux valorisé qu’un .net, et un .net qu’un .biz. Sauf tremblement de terre improbable sur le premier marché (à ne pas confondre avec une secousse), la hiérarchie parmi les gTLDs devrait rester inchangée pour des années encore. En matière de ccTLDs, il est plus délicat d’établir ne serait-ce qu’un semblant classement car les considérations linguistiques viennent sérieusement compliquer les choses. Non pas que celles-ci ne rentrent pas en ligne de compte pour les gTLDs : un money.com est bien entendu autrement plus intéressant qu’un argent.com.
Mais entre geld.it et geld.fr, difficile de dire lequel est le meilleur (ou le moins pire). Et ce sans même chercher à comparer laquelle des deux extensions est la mieux cotée, mais simplement parce que Geld signifie “argent”… en allemand. Pour que le terme prenne son sens, il faudra donc idéalement l’associer au .de, voire au .at ou au .ch.
Sur des combinaisons pertinentes, on peut donc avoir au final un nom de domaine mieux valorisé sous un ccTLD que sous un gTLD. Notamment lorsque l’extension nationale en question affiche un fort taux de pénétration par rapport au .com, comme c’est le cas du .de. Ainsi, tous les domaineurs (et les internautes) allemands s’accorderaient à dire qu’un geld.de est autrement plus alléchant qu’un geld.com. Alors qu’il est beaucoup plus délicat d’affirmer qu’argent.fr peut valoir plus qu’argent.com…
Lire la suite de « La valorisation des noms de domaine – les aspects linguistiques »
Après mon billet d’introduction sur la valorisation des noms de domaine, l’heure est venue de prendre le taureau par les cornes et de poser la première pierre d’un édifice dont j’avoue avoir moi-même du mal à estimer l’ampleur.
Comme je l’indiquais à la fin de mon billet initial, je commencerai ce tour d’horizon des critères qui font la valeur d’un nom de domaine sur le second marché par les considérations « géographiques », c’est à dire l’extension (même si les gTLD n’ont a priori aucune dimension géographique) d’une part, et la langue (si tant est qu’il y en ait une, c’est à dire que le domaine soit générique) associée à la racine du domaine d’autre part. Comme il y a beaucoup à dire sur la question des extensions, les aspects linguistiques purs feront l’objet d’un billet séparé.
Dans la mesure où l’on recense à ce jour des centaines de TLD réparties entre les TLD génériques, géographiques et markétés, il me sera impossible de les passer tous en revue. Je m’efforcerai donc de mettre l’accent sur les plus répandus, les plus controversés et/ou les plus en vogue.
Il est une règle d’or sur laquelle tout le monde – domaineur ou non – devrait pouvoir se mettre à peu près d’accord (profitons-en) : Dot Com is the King. En d’autres termes et à l’échelle mondiale, le .com reste LA référence. Pour les amateurs de comparaisons, le .com est un peu aux noms de domaine ce que le Kleenex est aux mouchoirs de poche : un symbole.
Lire la suite de « La valorisation des noms de domaine – l’extension »
Les plus observateurs d’entre vous l’auront peut-être remarqué, Blogodomaines arbore depuis ce jour un tout nouveau logo.
Les plus observateurs d’entre vous ayant peut-être également remarqué mes limites en matière de programmation et autres plaisirs de la vie de webmaster, ils se sont certainement dit que cette œuvre d’art n’était pas une création maison. Bonne intuition ;-)
L’occasion donc pour moi de remercier son créateur Tomsa, Super Modérateur de forumndd.com. Non seulement Tomsa participe activement à la mise en place du forum aux côtés de l’admin Inonuffin, mais il réalise d’excellentes créations multimédia dans le cadre de son poste de gérant de l’entreprise Facies Communication (facies.fr)
Merci donc pour ce tout nouveau blogologo !
Pour parler de choses moins révolutionnaires, mon prochain billet sur la valorisation des noms de domaine est en cours de rédaction et devrait être en ligne d’ici la fin de la semaine… si j’arrive à me canaliser car il y aurait matière à en tartiner des pages et des pages. Un grand merci d’ores et déjà à ceux qui ont d’emblée exprimé leur intérêt voire leur impatience de lire mes réflexions sur le sujet !
Et un forum francophone de plus sur les noms de domaine, un ! Le petit dernier forumndd.com, officiellement ouvert à tous depuis le 13 mars 2008 et administré par inonuffin de son petit pseudo, se veut un « forum de discussion sans prétention ni prise de tête à propos des noms de domaine, socles incontournables de toute stratégie Internet digne de ce nom« . Bien dit.
Pour travailler et échanger avec lui depuis plusieurs années déjà et pour l’avoir même rencontré personnellement à plusieurs reprises (ce qui est assez rare pour être souligné dans le monde du domaining), je décrirais l’administrateur de forumndd.com comme un jeune domaineur modeste, simple, intègre et surtout ultra-calé sur le sujet. Sa passion pour les noms de domaine sous tous leurs aspects promet un bel avenir au forum.
Côté contenu, il y a tout ce qu’il faut pour être heureux : rubriques registrars, monétisation, juridique, estimations, achat-vente et même une salle arcade pour ceux qui trouveraient encore moyen de s’ennuyer…
Rajoutez à cela une équipe de modérateurs alerte, sympa et passionnée et vous obtenez tous les ingrédients nécessaires à des discussions pleines d’entrain et riches en enseignements.
Longue vie à forumndd.com !

Google vient de prendre une bien curieuse mesure en proposant aux annonceurs de son réseau une possibilité d’opt-out pour le listing sur les pages parking de son réseau de partenaires.
Non pas qu’il était auparavant impossible pour un annonceur de ne pas apparaître sur ces pages, mais la méthode était sensiblement différente : il lui fallait choisir de ne pas souscrire au mode « contenu » proposé par Google (par opposition au mode « recherche« ). Or se priver du réseau « contenu » ne se limite pas seulement à la satisfaction de ne pas apparaître sur les pages parking, mais revient inévitablement à se priver d’autres vecteurs de conversion efficaces (je souligne « autres » car les pages parking sont un vecteur de conversion efficace, Cf. plus bas). Pire, comme certains prestataires parking intègrent des moteurs de recherche à leurs templates, il fallait également – dans l’idéal – qu’un annonceur ne souhaitant VRAIMENT PAS apparaître sur une page parking renonce également au mode « recherche ». Autant se couper les jambes et essayer d’aller faire un bon footing.
Pour se « désabonner » des pages parking, il suffit désormais aux annonceurs de passer par leur menu “Site and Category Exclusion” mis à disposition sous leur compte. En plus de l’opt-out pour les pages parking, ils peuvent également appliquer la même restriction aux pages d’erreurs, aux forums, aux sites communautaires ou aux sites de partage d’images et de vidéos. Pour le coup, certains de ces sites sont réputés pour leur taux de conversion assez bas.
Cette décision a bien entendu rapidement provoqué la surprise voire l’inquiétude des domainers. Pourquoi ? Compte tenu de l’étiquette peu glamour que certains s’appliquent à coller au parking, les annonceurs les moins avertis pourraient être fortement tentés de suivre le troupeau. Or dans un scénario catastrophe où cette option d’opt-out serait allègrement utilisée, les pages parking se videraient peu à peu et les portefeuilles des domainers (et des autres, jusqu’à celles des registrars) avec. Heureusement, les annonceurs les plus avisés – qui connaissent les taux de conversion performants offerts par la navigation directe et donc les pages parking – passeront leur chemin.
Lire la suite de « Le boulanger qui ne mangeait pas de son pain »